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Publication Sur le terrain
29 jan. 24
Cameroun

TEVO | Leopold et Douglas, carnet de voyage 3/4

Que le temps passe ! Nous sommes déjà fin janvier, Douglas et Léopold ont déjà réalisé plus de la moitié de leur mission de Service Civique. Déployés en septembre 2023, ces deux jeunes camerounais s’étaient dans un premier temps engagés sur un Chantier de solidarité internationale entre la Communauté urbaine de Douala et la ville de Bordeaux, avant de partir pour cette mission de Service Civique International en région Bourgogne Franche-Comté, tous deux mobilisés dans deux établissements scolaires distincts.

Découvrez ci-dessous la suite de leur expérience en réciprocité !

 

  • Quelles activités as-tu menées depuis la dernière fois ?

Douglas :  « Depuis la dernière fois, j’ai eu à imaginer et fabriquer un flocon de neige que j’ai fait en polystyrène et qui mesure à peu près la taille de deux formats A zéro. Les jeunes avaient pour activité d’écrire dessus des mots en rapport avec la fête de Noël, que nous avons exposé durant le goûter de fin d’année avec la classe UPE2A.  J’ai également participé à l’organisation de la soirée de l’école pour les internes et d’un “secret Santa” pour les membres de l’administration.

Je suis également chargé du suivi de baptême des salles de classe, qui consiste à donner à chaque salle de classe le nom d’une personne célèbre, reconnue pour l’activité qu’il exerce ou a exercé en lien avec la filière enseignée. Par exemple, la classe des sciences pourrait porter le nom de Marie Curie. Ce baptême s’inscrit dans le cadre de la labellisation égalité femme-homme mais aussi dans le cadre des 50 ans du Lycée Professionnel Antoine, où j’effectue ma mission, et du changement de nom qui y est associé. »

Douglas et la classe UPE2A durant le goûter de Noël

Léopold : « Depuis la dernière fois, j’ai participé à l’organisation de la soirée de Noël avec les internes. J’étais chargé du tournoi de baby-foot et de la musique, ce qui m’a permis de contribuer à la réussite de l’événement et de créer une ambiance festive pour tous les participants J’ai également créé un club de danse au sein du lycée pour partager avec les élevés les rythmes afro, en particulier les rythmes et danse du Cameroun comme par exemple : urbaine, hiphop, coupé décaler, bikutsi… »

La salle réquisitionnée pour les cours de danse organisés par Léopold

 

  • Quelles découvertes as-tu faites ?

Douglas : « J’ai découvert le marché de Noël de Dijon qui était riche en couleurs, émotions et plein de festivités. »

Léopold : « J’ai eu l’opportunité de voyager en Espagne, précisément à Madrid. J’ai découvert un mélange fascinant de tradition et de modernité, avec des monuments historiques magnifiques comme la tour Bernabéu et des quartiers vibrants et animés. »

  • Te sens-tu totalement à l’aise à mi-chemin de ton volontariat, ou rencontres-tu encore des difficultés ? Lesquelles ?

Douglas : « Mon intégration a été facile grâce au proviseur et à une administration affectueuse. J’ai réussi à m’épanouir au travail comme à l’extérieur mais j’ai quelques préoccupations. L’hiver n’étant pas le temps propice à la réalisation de certains projets, nous avons repoussé leurs finalités, ce qui est dommage parce que je ne pourrais pas voir le rendu ou l’inauguration des projets auxquels j’ai participé. La fin de ma mission le 16 mars 2024 arrivera bien avant. »

Léopold : « Les débuts ont été assez compliqués, mais l’adaptation s’est faite progressivement avec l’aide du personnel et de la proviseure. Je me suis vite adapté aux transports et à mon environnement, ce qui m’a permis de me sentir plus à l’aise dans ma mission. Cependant, l’inquiétude de l’après-mission reste assez stressante pour moi. Je suis conscient que mon volontariat prendra fin bientôt et je me demande ce que je vais faire ensuite. Mais je suis confiant que je pourrai trouver des opportunités intéressantes et continuer à m’investir dans des projets qui me tiennent à cœur. »

  • Comment gardes-tu le lien avec ta famille ? Est-ce difficile ?

Douglas : « Avec ma famille “ça va”. Nous arrivons à nous parler grâce à tous les moyens possibles, j’ai aussi de la famille et des amis en France auxquels j’ai parfois rendu visite. A fortiori, cette mission me permet aussi de m’épanouir professionnellement, car elle favorise mon amélioration dans mes efforts personnels, me permet d’être plus autonome et de faire plus d’économies. J’ai une vision plus concrète de mes projets futurs. »

Léopold : « Oui, il est vrai que c’est assez difficile de garder le lien avec ma famille en raison de la distance. Cependant, nous nous appelons chaque soir et cela nous permet de rester en contact et de partager nos expériences respectives. Je suis très reconnaissant de leur soutien moral, surtout pendant mes débuts. Je suis conscient que cela peut être difficile pour eux aussi, mais nous faisons de notre mieux pour rester en contact et pour nous soutenir mutuellement malgré la distance. »