À Paris, la France et la Côte d’Ivoire renforcent leur coopération autour du volontariat
Réunis mardi 24 février à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, responsables institutionnels et volontaires ont acté une nouvelle étape de la coopération franco-ivoirienne : la signature d’un accord-cadre entre France Volontaires et le ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie, qui vise à développer les mobilités croisées et les projets dans les industries culturelles et créatives.
Dans les salons de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, à Paris, la coopération franco-ivoirienne a franchi un nouveau cap. Mardi 24 février, la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, et le directeur général de France Volontaires, Yann Delaunay, ont signé un accord-cadre destiné à renforcer l’engagement citoyen au service des industries culturelles et créatives (ICC), en présence de l’ambassadeur Maurice Kouakou Bandaman.
Un accord-cadre sur le volontariat international pour structurer la coopération culturelle
Ce texte prévoit notamment de favoriser l’interconnaissance entre les deux pays, de mieux mettre en réseau les acteurs culturels et de mobiliser davantage le volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) dans les projets menés en Côte d’Ivoire.
En amont de la signature, Yann Delaunay avait présenté à la ministre l’action de France Volontaires et l’état des lieux du volontariat dans le pays. L’occasion d’insister sur l’enjeu des mobilités croisées. « L’importance pour le gouvernement français est de renforcer les mobilités croisées : permettre à des jeunes et moins jeunes de se confronter aux réalités de terrain, de déconstruire des préjugés et de développer des compétences », a-t-il souligné. Le directeur général a également rappelé la volonté de « développer, renforcer des missions coconstruites selon les priorités définies par le gouvernement ivoirien, en lien avec les dynamiques portées par la France ».

Au cœur de la rencontre, plusieurs volontaires ont apporté un éclairage concret sur ces coopérations. En service civique au sein de France Volontaires, Marie-Gertrude Koulou a mis en avant l’impact de son engagement. « J’espère rapporter avec moi tout ce que j’ai acquis en France pour offrir de nouvelles dynamiques une fois de retour en Côte d’Ivoire. Il existe tellement de dispositifs que l’on peut saisir en étant jeune », a-t-elle expliqué.
Des parcours qui illustrent la réciprocité du volontariat entre France et Côte d’Ivoire
Même conviction chez Franck Gnanzou, volontaire de solidarité internationale au Conseil régional d’Île-de-France et ancien salarié de l’association Moi Jeu Tri. Pour lui, l’expérience acquise en France doit nourrir un retour utile au pays : « J’entends servir mon pays avec ce que j’ai appris au sein de la plus grande collectivité de France », a-t-il résumé.
La volontaire française Maëlys Erondel, ancienne Service Civique à la Communauté Abel avec l’ONG AIME, a également témoigné de la diversité et de la richesse des missions qu’elle a pu accomplir à Grand Bassam, suscitant chez elle un attachement profond à la Côte d’Ivoire qui se matérialise par son prochain retour à Abidjan, cette fois dans le cadre d’un VSI au sein de l’Espace Volontariats.
La ministre Françoise Remarck a, de son côté, souligné le caractère inspirant de ces témoignages et souligné sa volonté de renforcer les opportunités pour les jeunes Ivoiriens et les jeunes Français. Elle a marqué son intérêt pour le programme Volontaires unis pour la Francophonie et exprimé sa « volonté de s’impliquer afin d’accompagner les initiatives et rapprocher les jeunes à travers l’espace francophone », ouvrant la voie à de nouvelles coopérations.
Autour de la table figuraient également des représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi que plusieurs cadres du ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie. Tous ont insisté sur la dynamique engagée et sur le rôle structurant du volontariat dans le rapprochement des jeunesses.
Pour France Volontaires comme pour ses partenaires ivoiriens, la séquence parisienne marque ainsi une étape supplémentaire dans la consolidation d’un partenariat tourné vers la mobilité, la réciprocité et le développement des industries culturelles et créatives.
Le volontariat en Côte d’Ivoire, ça donne quoi ?
Avec 334 V.I.E.S recensés en 2024, la Côte d’Ivoire s’affirme comme un partenaire de longue date en Afrique de l’Ouest. Des programmes comme la Saison Africa 2020, Territoires Volontaires, DENVA et le Projet de mobilité croisée contribuent à cette dynamique : en 2024 toujours, une trentaine d’Ivoiriens effectuaient leur mission en France dans le cadre de la réciprocité. Au-delà de ces programmes, plus de 15 structures culturelles ivoiriennes accueillent régulièrement des volontaires.