Des volontaires réunis à Marseille pour penser l’engagement au service des Objectifs de développement durable
Près de 80 volontaires venus de toute la région Sud se sont retrouvés à Marseille, le vendredi 10 avril, pour une journée d’échanges et de réflexion autour de l’engagement. Un temps fort organisé pour renforcer les liens, partager les expériences et améliorer l’accompagnement des missions.
Ils étaient près de 80, pour la plupart volontaires européens et internationaux, réunis à Marseille le vendredi 10 avril. Tous ont en commun une expérience de terrain, en cours ou passée, et une même envie : donner du sens à leur engagement, en lien avec les Objectifs de développement durable (ODD).
Des parcours variés, un même engagement
Dès la veille, les échanges avaient commencé de manière informelle. Autour d’un temps convivial, anciens volontaires et volontaires en mission avaient partagé leurs expériences. Parmi eux, Naomi, ancienne volontaire, ou encore Tanina Ouadi, ancienne volontaire de solidarité internationale à l’Espace Volontariats de Madagascar, et désormais directrice adjointe d’EurasiaNet, une ONG marseillaise membre de France Volontaires qui développe des projets de solidarité internationale entre l’Europe et l’Asie.

Le lendemain, la diversité des profils présents a témoigné de l’ampleur du dispositif. Iheb, volontaire tunisien engagé auprès de l’association marseillaise Une Terre Culturelle, côtoie Mofouz et Tobi, deux volontaires béninois accueillis dans des lycées agricoles à Carmejane et Aix-Valabre. Des volontaires burkinabè et tchadiens, en mission auprès de structures comme Simon de Cyrène Marseille ou l’éco-hameau Saint François à Draguignan, participent également aux échanges. Une volontaire cambodgienne en mission à l’Arche Grenoble complète ce tableau résolument international.
Ateliers participatifs et mise en réseau
La journée s’articule autour de quatre objectifs : renforcer l’ancrage territorial, développer la mise en réseau entre volontaires et tuteurs, encourager le partage d’expériences et améliorer les pratiques d’accompagnement.
Pour y répondre, le GIE International Mobility Pool of Trainers, qui entend facilité la mobilité internationale des jeunes, avait conçu un programme pédagogique structuré. Les participants ont ainsi pu choisir quatre activités parmi sept proposées, organisées en sessions de 45 minutes. Au programme : une enquête de terrain auprès des habitants de Marseille sur leur rapport à l’engagement, des ateliers d’arpentage autour de textes de réflexion ou encore des « marches empathiques » favorisant l’échange en binôme. Des débats, des exercices d’écriture de récits et des temps consacrés à l’élaboration de projets locaux ont complété ce dispositif, pensé pour croiser les regards et faire émerger des pratiques partagées.
À noter enfin que la Région Sud, lauréate du programme TEVO, a annoncé la mise en place d’un dispositif facilitant la mobilité des volontaires : la carte Zou+ Solidaire, qui permet une réduction de 90 % sur les transports régionaux.
Les partenaires de la journée
À l’initiative de la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec le soutien de la Région Sud et de France Volontaires. La rencontre était cofinancée par l’Agence Erasmus+ Jeunesse et Sport représentée sur place par Melissa Khelladi, en charge du Corps européen de solidarité et l’intervention en visioconférence de son directeur, Mathieu Roumégous, qui a réalisé la synthèse de la journée.
