En Tunisie, un chantier JSI placé sous le signe du dialogue entre jeunes Corses et Tunisiens
Après quinze jours de chantier au mois de juillet autour de la biodiversité en Méditerranée, les jeunes Corses engagés dans le chantier « Îles en dialogue » ont présenté leur expérience au public, le 19 septembre dernier à Bastia. Une restitution qui a aussi permis de prolonger les liens noués avec leurs homologues tunisiens et de réfléchir aux suites de leur engagement international.
Le 19 septembre, les locaux de la Ligue de l’enseignement de Corse (FALEP), à Bastia, ont accueilli la restitution du séjour de solidarité internationale « Îles en dialogue », organisé en juillet en Tunisie. Début juillet, dix jeunes Corses avaient en effet participé pendant deux semaines, avec dix jeunes Tunisiens, à un projet consacré à la biodiversité et aux enjeux communs aux territoires insulaires méditerranéens.
Pour cette restitution, les participants ont choisi de faire découvrir leur expérience à travers une exposition photographique et un film retraçant les principaux moments du séjour. L’occasion pour les jeunes volontaires de revenir sur les activités menées aux îles Kerkennah, mais aussi de témoigner de ce que cette expérience leur a apporté.

© FALEP Corse
Les échanges avec le public ont notamment porté sur l’engagement et le volontariat international. Au-delà du séjour lui-même, la rencontre a permis d’aborder les perspectives envisagées par les participants. Certains jeunes se sont ainsi déjà positionnés pour poursuivre leur engagement, notamment à travers un éventuel Service Civique international.
Chantiers de jeunes : agir ensemble et découvrir d’autres réalités
Le projet avait débuté le 5 juillet, avec le départ pour les îles Kerkennah. Intitulé « Îles en dialogue : rencontrer, comprendre et agir ensemble sur la biodiversité en Méditerranée », le séjour avait été construit en amont avec les jeunes Tunisiens. L’objectif était de créer un espace de rencontre autour de problématiques communes aux deux territoires : une relation étroite à la mer, un patrimoine culturel vivant et des défis environnementaux qui dépassent les frontières.
Durant quinze jours, les jeunes ont pris part à différentes activités consacrées à la biodiversité marine et à la découverte des pratiques locales, notamment autour de la pêche. Ils ont également réalisé une fresque et participé à de nombreux temps d’échange interculturel. Plus qu’une succession d’activités, le chantier a ainsi constitué un cadre pour apprendre les uns des autres et confronter les regards sur des réalités environnementales et sociales partagées. Les jeunes Corses et Tunisiens ont progressivement tissé des liens au fil des activités menées en commun, au point de conserver aujourd’hui des contacts réguliers.
Cette dimension de réciprocité est également au cœur des perspectives évoquées lors de la restitution. Une manière de prolonger les relations nouées pendant le chantier et de passer d’une première expérience de mobilité à une dynamique d’échanges plus durable.
La soirée s’est achevée autour d’une dégustation de pâtisseries tunisiennes et de thé à la menthe, préparés par les jeunes volontaires avec les bénévoles de l’atelier cuisine de l’espace de vie sociale de la FALEP. Un dernier temps convivial qui a prolongé l’esprit du séjour. Pour la FALEP Corse, cette expérience constitue aussi un point d’appui pour développer de nouveaux projets de solidarité internationale. Les jeunes participants, devenus de véritables ambassadeurs de cette démarche auprès de leur entourage, pourraient ainsi contribuer à susciter de nouvelles envies d’engagement.

© FALEP Corse
Le dispositif JSI en bref
Les chantiers Jeunesse et Solidarité Internationale (JSI) permettent à des groupes de jeunes de 15 à 25 ans de construire et de réaliser collectivement un projet de solidarité internationale, en partenariat avec une association française et une structure locale dans un autre pays. D’une durée d’au moins 15 jours, ces projets favorisent la rencontre interculturelle autour d’actions d’intérêt collectif dans les domaines environnemental, social, éducatif ou culturel. Le dispositif est piloté par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et géré par le FONJEP.