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Actualités
29 sep. 26
France

Occitanie: les collectivités cherchent de nouvelles voies pour développer le volontariat international

À Toulouse et Montpellier, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, a rencontré plusieurs collectivités et partenaires régionaux pour identifier de nouvelles opportunités de volontariat international.

De Toulouse à Montpellier, les projets de coopération internationale ne manquent pas. Mais dans un contexte de réduction des financements consacrés à l’aide publique au développement, les collectivités et leurs partenaires doivent chercher de nouvelles formes de soutien et de nouveaux partenariats. C’est l’un des enseignements des deux journées de rencontres menées en Occitanie par France Volontaires, les 24 et 25 septembre.

« Ces deux jours au contact d’acteurs engagés de la Région Occitanie étaient indispensables dans un contexte nécessitant plus que jamais une approche collective et partenariale », souligne ainsi Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.

Eau, climat, déchets : les nouveaux enjeux des coopérations occitanes

À Toulouse, plusieurs pistes ont été ouvertes. La Ville et la Métropole vont ainsi expérimenter pour la première fois un dispositif de Congés solidaires avec Planète Urgence, avec cinq missions prévues pour leurs agents. La Ville pourrait ainsi étendre sa dynamique de Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S).

La coopération avec les acteurs régionaux se renforce également. France Volontaires a signé une nouvelle convention avec Occitanie Coopération, le réseau régional multi-acteurs (RRMA). L’objectif est notamment de mieux accompagner les collectivités et associations occitanes dans leurs projets de coopération et de favoriser le recours aux différents dispositifs de volontariat.

Le Sicoval, qui regroupe 36 communes du Lauragais dans le sud-est de Toulouse, poursuit quant à lui une politique active de coopération décentralisée avec Labé en Guinée et Gandon au Sénégal. Deux missions de volontariat sont justement prévues avec le Sénégal dans le cadre du programme Territoires Volontaires: un VSI consacré à la gestion des déchets et une mission de Service civique de réciprocité autour de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationales (ECSI).

À Montpellier, les échanges ont davantage porté sur les secteurs dans lesquels les collectivités cherchent aujourd’hui à développer leurs coopérations internationales. Un atelier consacré à la coopération décentralisée, au V.I.E.S et à la gestion de l’eau a réuni cinq collectivités : la Ville de Montpellier, la métropole, Prades-le-Lez, le Grand Pic Saint-Loup et Nîmes Métropole.

Plusieurs expériences montrent déjà comment le volontariat peut accompagner ces politiques publiques. Prades-le-Lez a notamment accueilli une volontaire indienne en Service civique et envoyé une autre à Pondichéry. La commune envisage désormais de mobiliser des volontaires dans le cadre de sa coopération avec le Bénin. Une nouvelle coopération avec le Togo autour de la gestion de l’eau est également en réflexion.

Les échanges ont surtout fait émerger une possibilité de financement encore insuffisamment mobilisée : les Agences de l’eau peuvent contribuer au financement de missions de V.I.E.S, notamment de volontariat de solidarité internationale. Une piste qui pourrait faciliter le développement de nouveaux projets dans les territoires engagés sur les questions de gestion de l’eau.

D’autres perspectives ont été identifiées. À Sète, la coopération avec la Mauritanie sur la résilience climatique du littoral est en réflexion. À Nîmes, les échanges s’appuient notamment sur une coopération avec Madagascar, menée avec l’appui d’Experts-Solidaires.

Un réseau régional à mobiliser pour développer le V.I.E.S.

Au-delà des projets portés directement par les collectivités, France Volontaires cherche à renforcer les liens avec les différents acteurs de l’écosystème régional. Des échanges ont ainsi eu lieu avec la DRAJES Occitanie autour des politiques de mobilité et de solidarité internationale. Les objectifs sont notamment de mieux faire connaître le V.I.E.S auprès des collectifs départementaux Mobilité européenne et internationale mais aussi de renforcer l’accessibilité du volontariat international au plus grand nombre y compris en milieu rural.

Le dialogue avec les acteurs de la recherche constitue une autre piste. Au Centre de coopération internationale en recherche agronomique (CIRAD), France Volontaires a évoqué avec la direction générale les moyens de mieux faire connaître les possibilités offertes par le V.I.E.S auprès des équipes et des partenaires de l’établissement.

Ces différentes rencontres dessinent un réseau d’acteurs déjà fortement engagés dans les coopérations internationales, mais confrontés à un même enjeu : maintenir et développer leurs projets dans un contexte financier plus contraint.

« Alors que les budgets alloués à l’aide publique au développement connaissent des replis significatifs, ces rencontres démontrent la nécessité et la volonté de trouver, collectivement, les moyens de créer de nouvelles opportunités », estime Yann Delaunay.

La séquence occitane aura aussi permis de consolider les relais locaux de France Volontaires, du réseau régional aux services de l’État, en passant par les collectivités et les acteurs de la recherche. Une étape pour mieux inscrire le V.I.E.S dans les politiques et les coopérations déjà à l’œuvre sur le territoire.