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02 sep. 26
Afrique
Cameroun

Amélie et Arnold, un binôme franco-camerounais du Musée national du Cameroun

Notre mission s’axe sur la communication digitale, avec l'objectif de valoriser le musée

Derrière chaque mission de volontariat, il y a des compétences, mais aussi des rencontres. C’est sur cette conviction que repose la Plateforme de Compétences Franco-Camerounaise de Volontariats (PCFCV), portée par l’expertise de France Volontaires, de l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement (ASCNPD) et d’AGIRabcd, et qui favorise la mobilisation de volontaires camerounais et français au service de projets à impact. 

Loin d’être une simple addition de profils, la mise en binôme crée les conditions d’un véritable partage d’expériences, de transmission de savoirs et de découverte de nouvelles pratiques. À travers ces échanges, volontaires nationaux et internationaux apprennent les uns des autres et construisent ensemble des réponses adaptées aux besoins des territoires et des structures d’accueil.

Au Musée national du Cameroun, cette dynamique prend la forme d’un binôme composé d’Amélie, VSI, et d’Arnold, volontaire national camerounais. Ayant des parcours de vie et des expériences différents, leur collaboration leur permet de confronter leurs pratiques, de questionner leurs façons de travailler et de construire ensemble des réponses adaptées aux besoins du musée. Au fil de leur mission, cette expérience devient ainsi un véritable espace de dialogue et de réflexion commune, où chacun peut apporter son regard tout en s’enrichissant de celui de l’autre.  

Peux-tu te présenter en quelques mots et nous raconter ton parcours ?  

Amélie : Je suis Amélie, volontaire de solidarité internationale. Je viens de Guadeloupe et j’ai été envoyée par la structure France Volontaires Antilles. Je suis au Musée national depuis fin janvier, en tant que chargée de communication, et je suis en mission pour un an. 

Arnold : Je m’appelle Arnold, je suis chargé d’appui à la communication au Musée national du Cameroun. J’ai été envoyé par l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement pour une mission d’un an et j’ai commencé en novembre 2025. 

Pourquoi avoir choisi de t’engager comme volontaire ?  

Amélie : Je me suis engagée en tant que volontaire parce que j’avais cette volonté de découvrir et de continuer à voyager, d’avoir une expérience de vie sur un territoire africain, parce que j’ai une appétence pour les pays d’Afrique du fait de mes précédents voyages. Le volontariat m’a beaucoup plu par sa forme un peu moins stricte, je dirais, et par la possibilité de lier la découverte du territoire et la découverte du monde professionnel sur place. 

Arnold : Je me suis engagé dans le volontariat pour apporter ce que je savais et pour recevoir. Je pense que le volontariat, c’est donner et recevoir, et apprendre davantage sur le terrain. 

En quoi c’était intéressant pour toi de venir faire cette mission au musée ?

Amélie : Pour moi, faire cette mission au musée est intéressant parce que cela me permet de découvrir encore plus la culture du territoire et ses spécificités. 

Arnold : J’ai une licence professionnelle en tourisme et culture, donc je me retrouve dans ce domaine et je voulais apporter ma part de contribution à l’élévation de la culture camerounaise. 

Peux-tu nous décrire ta mission et les actions effectuées ?  

Amélie : Notre mission s’axe sur la communication digitale. Notre objectif va être de valoriser le musée, ses actions et les événements aux alentours. Au niveau de mes actions au quotidien, je vais travailler sur l’organisation d’événements, donc les conférences, les talks, les débats. Il y a également la rédaction de procédures et de rapports, notamment des procédures pour que l’on puisse mieux travailler, de manière plus fluide, sur la gestion des réseaux. Je fais également des publications sur les réseaux sociaux, ainsi que la mise à jour du site web en back-office. 

Arnold : Au quotidien, je crée des contenus, notamment des affiches, des flyers, ainsi que des montages vidéo pour promouvoir les expositions du Musée national. Je réalise également la couverture des conférences organisées par le musée et je fais également l’encadrement des stagiaires. 

En quoi c’est intéressant d’être en binôme sur cette mission ? 

Amélie : Sur cette mission, c’est intéressant d’être en binôme parce qu’Arnold est présent depuis plus longtemps, donc cela m’a permis d’être intégrée plus facilement. Il a participé à la présentation du personnel et m’a appris les codes du musée, mais également les comportements à adopter et la manière d’échanger avec chaque personne. Cela m’a été bénéfique au cours de la mission et j’ai également beaucoup appris sur le Cameroun et son fonctionnement grâce à lui. 

Arnold : Je pense que la présence d’Amélie au Musée national m’a permis d’apprendre d’elle et de sa culture, vu que nous venons de deux pays différents. Elle a des compétences que je n’ai pas, donc cet échange-là, je pense que c’est cela qui fait la plus-value du volontariat. 

Ta plus grande fierté et réussite ?  

Amélie : Pour moi, je suis assez fière de ma capacité à avoir su me créer une routine sur un territoire que je ne connaissais pas. Je suis arrivée seule, donc j’ai dû vraiment tout apprendre de ce territoire et me créer une routine qui puisse m’aider à tenir moralement. 

Il y a également une activité que nous avons eue en commun : l’atelier de création numérique qui a eu lieu pendant les vacances artistiques et culturelles au musée. Pour moi, cela a été une réussite et une fierté parce que je n’avais pas du tout l’habitude de travailler avec des enfants et que, pendant quatre semaines, j’ai pu échanger avec eux et leur transmettre ce que l’on souhaitait dans le programme de l’atelier. 

Arnold : De mon côté, c’est l’encadrement des stagiaires, avec l’appui à la rédaction de leur mémoire. Depuis que je suis ici, je pense que j’ai déjà encadré une vingtaine de stagiaires de niveau licence et master recherche. Je suis content parce qu’il y a eu une transmission de mon savoir à ces jeunes Camerounais qui découvrent le monde culturel et touristique. 

Qu’as-tu appris et transmis durant ton expérience ?  

Arnold : J’ai déjà appris comment fonctionne un musée, quels sont ses codes et comment se fait le montage des expositions, ainsi que la manière de communiquer autour des expositions dans un musée. J’ai également beaucoup appris sur les valeurs culturelles que le musée transmet à travers ses expositions. 

Amélie : Depuis que je suis ici, j’ai beaucoup appris sur l’histoire du Cameroun et sa culture, notamment sur les personnes qui ont fait l’histoire, les symboles et les différentes ères culturelles. J’ai également appris comment les Camerounais fonctionnent en milieu professionnel et j’ai appris les protocoles. 

Quels sont tes projets pour la suite ?  

Amélie : À la suite de cette mission, je vais rentrer me ressourcer chez moi pendant un petit moment et ensuite je vais continuer à voyager. J’ai des projets en Amérique du Nord et, ensuite, je souhaite continuer à faire des missions à l’étranger pour poursuivre cette volonté de voyage. 

Arnold : J’apprécierais continuer dans le volontariat et, pourquoi pas, trouver une mission de Volontariat de Solidarité Internationale pour me retrouver dans un autre pays, découvrir et apporter mes connaissances au profit de ce pays-là. 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui envisage de faire du volontariat international en France/ au Cameroun ou dans un autre pays étranger ?  

Amélie : Premièrement, il faut beaucoup s’informer sur le pays d’accueil, sur les différents codes et les différentes interprétations, que ce soit dans la tenue vestimentaire ou les termes utilisés. Il faut également s’informer sur sa structure d’accueil, savoir comment elle fonctionne, comment elle est organisée, mais également connaître les habitudes du peuple chez qui on va s’installer. 

Avant une mission de solidarité internationale, je pense qu’il est intéressant d’avoir et de prendre conscience que l’on a un cercle familial, professionnel et amical qui vous soutient et qui vous encourage pleinement dans la mission. Pour moi, c’est vraiment ce qui m’a galvanisée : savoir que derrière moi, j’avais une famille et des amis qui me soutenaient beaucoup et qui avaient vraiment confiance en moi dans cette expérience. Cela m’a permis d’y aller beaucoup plus confiante. 

Arnold : Ce que je peux conseiller à quelqu’un qui souhaite s’engager dans le volontariat, c’est déjà de prendre connaissance de la mission, de se mettre dans la tête qu’il ne doit pas se poser de limites, parce que le volontariat, c’est donner et apprendre. 

Arnold : Ce que je peux conseiller à quelqu’un qui souhaite s’engager dans le volontariat, c’est déjà de prendre connaissance de la mission, de se mettre dans la tête qu’il ne doit pas se poser des limites parce que le volontariat c’est donner et d’apprendre.