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30 mar. 26
A l’international
Afrique
Cameroun

De la Mauritanie au Cameroun : le parcours engagé d’Amadou au cœur de la biodiversité avec le programme V-Forêts

Je supervise la collecte et l'analyse des données socioéconomiques du projet de gestion durable des ressources naturelles.

Au cœur des forêts du Parc National de Lobéké, là où se jouent des équilibres essentiels entre nature et communautés, Amadou a choisi de s’engager. À quelques mois de son arrivée au Cameroun, ce jeune Mauritanien déploie son énergie comme volontaire de solidarité internationale, envoyé par La Guilde auprès de Noé dans le cadre du programme V-Forêts. Entre défis de terrain, immersion culturelle et actions concrètes pour la biodiversité, son parcours incarne une aventure humaine intense, où engagement rime avec impact.

Pourquoi avoir fait le choix de t’engager comme volontaire ?

Mon choix d’engagement vient de mon désir initial de travailler à l’étranger en tant qu’expatrié et d’apprendre dans un environnement multiculturel. En 2024, après avoir collaboré avec un VSI en Mauritanie, j’ai découvert le Volontariat de solidarité internationale. Encouragé par cette rencontre et animé par l’envie de devenir l’un des plus jeunes expatriés mauritaniens, j’ai décidé de postuler à des missions internationales. Pour moi, c’était une étape pour développer de nouvelles compétences dans des contextes différents de celui de mon pays.

Peux-tu nous décrire ta mission et les actions menées ?

Ma mission consiste à assurer le suivi – évaluation du projet Natura Sud-Est Territoire Durable (NSETD), par la mise en place et à renforcer l’engagement communautaire.

Concrètement, je supervise la collecte et procède à l’analyse des données socioéconomiques du projet, et j’appuie à la mise en place d’actions de sensibilisation et d’activités génératrices de revenus (des microprojets) favorisant la gestion durable des ressources naturelles.

Les équipes d’inventaire lors d’une formation pratique sur le terrain

Quelle est ta plus grande fierté et difficulté en tant que volontaire ?

Ma plus grande fierté est de pouvoir faire connaître est de pouvoir contribué à faire connaître l’identité et la diversité culturelle de la Mauritanie, un pays souvent méconnu au Cameroun. Certains pensaient même qu’il n’y avait pas de populations africaines en Mauritanie et me confondaient avec un Sénégalais ou Malien. Pouvoir partager l’identité de mon pays est une expérience marquante.

A ce stade de ma mission, je n’ai pas rencontré de difficultés majeures.

Qu’as tu appris et transmis pendant ton expérience ?

J’ai appris à évoluer dans un environnement multiculturel et à adapter mes compétences en suivi-évaluation, initialement développés dans le développement et l’urgence humanitaire, à un secteur de conservation de la biodiversité.

Par ailleurs, j’ai contribué au partage de notre culture et savoir-vivre, tout en apportant également des compétences techniques liées à la collecte et à l’analyse des données socio-économiques auprès de mes collègues.

Une collègue d’Amadou lors d’une simulation de collecte de données dans la région du Sud

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui envisage de faire un volontariat ?

Le seul conseil que je donnerais est simple : vas-y, fonce, ne réfléchis pas deux fois ! Peu importe le pays ou la destination, l’important est de s’engager pleinement, car l’expérience est toujours enrichissante et transformatrice.

En tant que volontaire, comment contribues-tu concrètement à renforcer les droits, l’inclusion ou la représentation des femmes et filles dans ta mission ?

A travers le suivi – évaluation, j’assure l’intégration systématique des thématiques transversales liées au genre et aux populations autochtones, afin de rendre visibles la participation et les impacts spécifiques pour les femmes, les filles et les personnes vulnérables.

Je dois également veiller à ce que mes collègues favorisent leur implication dans les ateliers, les activités de sensibilisation, et la mise place de micro-projet renforçant leur autonomie économique.

Enfin, en tant que point focal genre et peuples autochtones du projet, je contribuerai à promouvoir leur représentation dans les instances locales de gouvernance et à valoriser leur rôle dans la préservation de la biodiversité.

Amadou (à gauche) auprès d’Alice également volontaire chez Noé aux côtés des partenaires de WWF