De Paris 2024 à Dakar 2026 : un volontaire sénégalais au cœur du mouvement olympique
Mieux comprendre les organisations sportives pour m’intégrer plus facilement au Comité d’Organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.
Passionné de sport et par le mouvement olympique, Moussa Diédhiou est un ancien volontaire de solidarité internationale de réciprocité. Membre de l’Académie nationale olympique du Sénégal (ANOS) depuis 2019, il s’est formé à travers un parcours académique en études anglophones et un fort engagement bénévole dans le sport. Dans le cadre du programme Fonds Équipe France rapide (FEF-R)-Envol, financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) via l’Ambassade de France, il a effectué une mission en France qui a marqué un tournant décisif dans son parcours. Cette expérience s’inscrit aujourd’hui dans une continuité directe avec son poste actuel au sein du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.
Comment as-tu découvert le volontariat et la possibilité de faire une mission en France ?
J’ai découvert le volontariat à travers le mouvement olympique. Une amie à moi, membre de l’ANOS, était partie quelques mois avant moi en France. Je suis membre de l’ANOS depuis 2019 et j’ai notamment travaillé sur le programme du CIO* PEVO (Programme d’éducation aux valeurs olympiques), en parcourant le Sénégal. Ce programme a pour objectif de diffuser les valeurs olympiques d’excellence, de respect et les bienfaits du sport, notamment auprès de la jeunesse.
Puis j’ai été contacté par le CNOSS (Comité National Olympique Sportif Sénégalais) et le COJOJ (Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse) pour effectuer un VSI en France. C’était une opportunité unique de capitaliser sur mes expériences précédentes tout en découvrant le fonctionnement du sport à l’international.

Qu’est-ce qui t’a motivé à t’engager dans cette mission en France ?
Le sport est une véritable passion pour moi. Cette mission cochait toutes les cases : travailler dans le sport, contribuer à des projets d’envergure, apprendre, grandir professionnellement et participer à l’aventure des Jeux olympiques de Paris 2024. La France occupe une place centrale dans l’écosystème sportif international ; c’était donc une expérience extrêmement formatrice.
Quelles étaient tes missions pendant ton volontariat en France ?
J’étais chargé de mission coopération internationale et francophonie au sein du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), en lien avec le mouvement olympique francophone. J’ai travaillé sur la gestion administrative d’un réseau de 54 comités nationaux olympiques, ainsi que sur l’organisation de formations pour les entraîneurs francophones, dont l’apogée a été un séminaire de formation d’une semaine au Maroc.
J’ai également été impliqué dans les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, d’abord au sein du Club France, dans la gestion et l’accueil des partenaires, puis en tant qu’assistant de la délégation paralympique sud-africaine au Village olympique, dans le cadre du programme Volontaires – Terre de Jeux de France Volontaires.

Comment s’est passée ton arrivée en France ?
Très bien. J’ai été très bien accueilli, avec un accompagnement dès mon arrivée. J’ai été marqué par l’efficacité des transports et par la qualité de l’encadrement. Cette attention portée à l’accueil m’a tout de suite mis en confiance.
En quoi cette mission a-t-elle influencé la suite de ton parcours ?
Cette mission n’a pas été une parenthèse, mais une étape fondatrice. Elle m’a permis de mieux comprendre les organisations sportives, de développer des compétences concrètes et de m’intégrer plus facilement, à mon retour, au Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.
Quel est ton rôle aujourd’hui au sein des JOJ Dakar 2026 ?
Je travaille au sein du département Engagement. Je suis notamment responsable du programme Jeunesse en Jeux qui est un programme qui vise à mobiliser la jeunesse sénégalaise autour des Jeux. L’objectif est de permettre à près de 300 000 élèves de participer, de découvrir les valeurs olympiques et de vivre les Jeux de l’intérieur.
Quel regard portes-tu aujourd’hui sur ton expérience de volontariat ?
Ce volontariat a été un véritable déclic pour moi. Il a créé un pont concret entre les Jeux de Paris et ceux de Dakar. Il m’a permis d’intégrer pleinement le mouvement olympique et, plus largement, l’industrie sportive. J’ai également pu lancer à mon retour la création de ma propre marque d’équipement sportif grâce à l’accompagnement de l’OFII (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration).
Quels conseils donnerais-tu à de futurs volontaires ?
Rester ouverts, ne pas s’arrêter aux préjugés et laisser le temps faire son œuvre. Le volontariat est une expérience humaine forte, mais aussi un puissant levier de construction professionnelle et personnelle.
*Comité international olympique