Passer au contenu principal
04 mai. 26
A l’international
Afrique
France
Cameroun

Eliette, une année d’engagement au service de l’inclusion et du vivre-ensemble

Accompagner les personnes en situation de handicap mental dans leur vie quotidienne

Animée par le désir de mieux comprendre l’accompagnement du handicap mental, Eliette, 26 ans, s’est engagée en Volontariat de solidarité internationale au sein de l’Arche de la Vallée en France, avec GESCOD. Au cœur d’un habitat inclusif, elle partage le quotidien des personnes accompagnées et contribue à leur autonomie, dans une relation fondée sur la confiance et le respect. À travers cette expérience portée par France Volontaires, elle livre un témoignage sensible sur l’engagement, l’apprentissage et la force du lien humain.

Pourquoi avoir fait le choix de t’engager comme volontaire ?

J’ai choisi de m’engager comme volontaire parce que j’ai toujours voulu comprendre comment le handicap mental est pris en charge en Europe. Lorsque j’ai vu cette offre de mission, je me suis dit : « Eliette, voilà l’occasion de découvrir concrètement comment cela se passe ailleurs et d’enrichir ton expérience humaine et professionnelle. »

Peux-tu nous décrire ta mission et les actions menées ?

Ma mission consiste à accompagner les personnes en situation de handicap mental dans leur vie quotidienne : cuisine, ménage, linge, aide aux repas, aide au lever et au coucher, animations diverses.

Je participe activement à la vie de la maisonnée en proposant des projets et des activités, et j’assiste les éducateurs lors des ateliers pédagogiques de jour.

Concrètement, mon rôle dans le programme de prise en charge est de :

  • Soutenir l’autonomie des personnes dans les gestes du quotidien ;
  • Favoriser leur bien-être et leur inclusion sociale ;
  • Créer un climat de confiance et d’écoute ;
  • Participer aux activités éducatives et sociales adaptées ;
  • Observer et transmettre les informations utiles à l’équipe éducative pour un meilleur accompagnement.

Les principaux piliers du programme sont la santé et l’éducation, avec un accompagnement centré sur la dignité, le respect et l’épanouissement des personnes.

Quel est ton meilleur souvenir, ta plus grande fierté et difficulté en tant que volontaire ?

Mon meilleur souvenir est d’avoir participé bénévolement, avec une personne accueillie de mon foyer, à une collecte de denrées en soutien à la banque alimentaire à la fin du mois de novembre. Ce moment de solidarité m’a profondément marquée.

Ma plus grande réussite est le lien de confiance et d’affection que j’ai pu créer avec les personnes du foyer. Je les considère aujourd’hui comme une famille, car nous vivons ensemble dans un véritable esprit de partage.

Au départ, mes plus grandes difficultés étaient l’accent je devais parfois me répéter plusieurs fois avant d’être comprise, ce qui limitait mes interactions et le froid, auquel je n’étais pas habituée. Mais avec le temps, j’ai réussi à m’adapter.

Qu’as tu appris et transmis pendant ton expérience ?

Depuis mon arrivée, j’ai appris que le handicap mental n’est pas une limite. Ce sont des personnes intelligentes, talentueuses, capables de réaliser de magnifiques choses.

J’ai aussi compris que la base de leur accompagnement est le respect du consentement : rien ne doit être fait sans leur accord. Elles ont, comme tout le monde, droit à une vie affective et sociale épanouie.

Aujourd’hui, je vois le volontariat non seulement comme un échange culturel, mais aussi comme :

  • Un moyen de se mettre au service de l’autre tout en apprenant de lui ;
  • Une expérience de transformation personnelle et professionnelle ;
  • Une école d’humilité, de patience et de solidarité ;
  • Une opportunité de découvrir d’autres pratiques professionnelles et d’enrichir ses compétences.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Pour la suite, je souhaite continuer à travailler dans le domaine social, notamment dans l’accompagnement des personnes vulnérables, des femmes et des personnes en situation de handicap. Mon objectif est de valoriser cette expérience pour améliorer les pratiques d’accompagnement dans mon pays, en mettant l’accent sur l’inclusion, la dignité et le respect des droits humains.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui envisage de faire un volontariat ?

À quelqu’un qui souhaite s’engager dans une mission de volontariat, je conseillerais de ne pas le faire uniquement pour découvrir la France ou le Cameroun, mais par amour et passion pour la thématique de la mission qu’il souhaite faire. Le changement de culture et de mode de vie n’est pas facile à vivre. Ce qui nous permet de tenir, c’est la conviction, la patience, l’ouverture d’esprit et l’amour de ce que l’on fait.