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24 sep. 26
Togo

Guénolé, volontaire boulanger-pâtissier au Togo

Je participe à la gestion d’une boulangerie-pâtisserie à l’Institut des sœurs de la Providence de Saint-Paul à Kara.

À 29 ans, Guénolé Lecointre a choisi le Volontariat de solidarité internationale pour apprendre et transmettre. Passionné par la boulangerie-pâtisserie, il travaille depuis plusieurs années au sein de différentes structures en quête de rencontre et d’enrichissement professionnel. C’est au Togo, à Kara plus précisément, qu’il a décidé de partir avec La Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), afin de mettre à profit ses compétences dans ce domaine qui réveille les papilles ! Il a réalisé sa mission à l’Institut des Sœurs de la Providence de Saint-Paul à Kara.

Guénolé Lecointre, 29 ans et Benoît, responsable de la boulangerie.

Peux-tu te présenter en quelques mots et nous raconter ton parcours ?

J’ai presque 15 ans d’expérience dans le domaine de la boulangerie-pâtisserie. Après la 3e au collège, je suis parti en apprentissage en pâtisserie, puis en boulangerie. À 21 ans, à la sortie de mes formations, je suis parti travailler dans différentes localités françaises.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’engager dans une mission de volontariat ?

Après avoir fini mon parcours d’étude en apprentissage, je suis parti travailler dans différentes entreprises aux quatre coins de la France. L’envie pour moi, c’était de mettre à profit mon expérience au service des autres pendant un temps et ainsi donner un nouveau sens à mon métier. Les différentes rencontres lors de bénévolats et volontariats auprès de personnes en processus d’immigration et d’intégration en Europe m’ont également conforté dans cette idée d’aller à la rencontre et d’échanger avec des personnes issues de cultures différentes.

Alfred le boulanger et Guénolé à l’Institut des Soeurs de la Providence de St Paul – Kara

Peux-tu nous présenter ta mission et les principales actions que tu as menées ?

Je suis chargée de participer à la gestion d’une boulangerie-pâtisserie à l’Institut des sœurs de la Providence de Saint-Paul à Kara.

Après mon arrivée à Kara en décembre 2025, soit il y a huit mois, j’ai d’abord pris le temps de m’adapter à mon nouvel environnement et comprendre le fonctionnement de l’entreprise avant d’amener de nouvelles techniques de travail. La principale action que j’essaye de mettre en œuvre, c’est de promouvoir une meilleure hygiène, qualité et régularité sur les produits existants, tout en essayant d’amener une organisation qui leur permettra de gagner en productivité et en confort de travail.

Debora et Guénolé à l’Institut des Soeurs de la Providence de St Paul – Kara

Quel a été le plus grand défi que tu as dû relever et comment l’as-tu surmonté ?

Actuellement, le principal défi que j’ai eu à relever concerne la communication et la compréhension au sein de la structure. Certaines différences de points de vue et de manière de travailler peuvent parfois rendre les échanges et la mise en place de certaines initiatives plus complexes, notamment celles que j’entreprends avec les employés pour contribuer au développement de nouveaux produits.

Malgré plusieurs tentatives d’échange et d’explication, il n’est pas toujours évident de faire évoluer certaines pratiques ou façons de voir les choses. Ne pouvant agir directement sur certains aspects structurels, je me concentre aujourd’hui davantage sur les échanges avec les employés, qui connaissent au quotidien les réalités de leur travail. Cela me permet de leur transmettre au mieux mon expérience et de travailler avec eux sur des pistes d’amélioration concrètes.

Quelle rencontre t’a le plus marquée au cours de ta mission ?

Difficile de dire quelle est la rencontre qui m’a le plus marquée, mais les différentes personnes rencontrées, amitiés créées, et moments passés à refaire le monde ensemble nous prouvent que malgré les réalités différentes dans lesquelles nous évoluons nous pouvons toujours avancer ensemble dans un but commun.

Une partie de l’équipe (Marc, Alfred, Benoît) et Guénolé à l’Institut des Soeurs de la Providence de St Paul – Kara

Qu’est-ce que cette expérience t’a appris sur toi-même ?

Je dirais à avoir toujours plus de résilience et de patience. On fait parfois face à des problèmes que l’on ne peut changer et il faut malgré cette frustration évoluer et mettre à profit le meilleur de soi-même, pour l’intérêt de la mission et de leurs bénéficiaires.

Selon toi, qu’as-tu apporté aux personnes ou à la structure qui t’a accueilli ?

Je pense avoir apporté une certaine ouverture d’esprit, peut être avoir amené un certain esprit critique également, de par ma personnalité, parfois ma combativité, mes habitudes de vie ou de travail et ma volonté de bousculer les codes.

Réalisation de Guénolé et de l’équipe – Institut des Soeurs de la Providence de St Paul – Kara

Quels sont tes projets pour la suite ?

J’aimerais reprendre des études dans l’idée de pouvoir rendre utiles mes compétences techniques face aux réalités des enjeux de développement. Pourquoi pas dans le milieu de la nutrition, à l’étranger, toujours dans un but de découverte.

Quel message aimerais-tu adresser à une personne qui hésite encore à partir en volontariat international ?

Le seul conseil que j’ai à donner c’est de savoir pourquoi, où, et dans quelle structure vous souhaitez le faire afin de ne pas tomber dans le « volontourisme » parfois plus négatif que positif. Mais si vous vous en sentez prêt, foncez, je vois cette expérience comme un démultiplicateur de qualités humaines et sociales avant tout.

 

L’Institut des Sœurs de la Providence de Saint Paul, basé à Kara, est une congrégation religieuse engagée depuis 1975 au service des populations. À travers ses actions, il intervient notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’accompagnement social, en particulier auprès des personnes les plus vulnérables. L’Institut œuvre ainsi au quotidien pour promouvoir la solidarité, la fraternité et le développement des communautés.