Inès, 22 ans : engagée pour la jeunesse en Côte d’Ivoire
Je réalise des missions liées a la communication de l’association.
À 22 ans, Inès Tillet est en mission de Service Civique en Côte d’Ivoire, envoyée par AIME ONG auprès de Polaris Asso. Sur le terrain, elle appuie le pôle communication des actions menées pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes.
Entre sensibilisation au numérique et promotion de la citoyenneté, Inès contribue à faire rayonner des initiatives qui donnent aux jeunes les clés de leur avenir.
Peux-tu nous présenter ton parcours ?
Après un BTS Communication, j’ai effectué un Erasmus de 7 mois en Croatie, où j’ai réalisé un stage : ma première expérience seule à l’étranger. De retour en France, j’ai intégré un Bachelor en communication et marketing en alternance. Souhaitant repartir à l’international, j’ai d’abord cherché un emploi sans succès, avant de me tourner vers le service civique. Après plusieurs candidatures, j’ai finalement trouvé une mission à Abidjan, pour mon plus grand bonheur.

Comment as-tu découvert le service civique à l’international ?
Bouche à oreille, l’amie de ma mère avait une fille qui en avait effectué un, apprenant que je cherchais du travail à l’étranger elle m’a parler de ça, avant cela, je ne savais pas que ce dispositif existait à l’international.
Quelle est ta mission en tant que volontaire ? Peux-tu présenter un peu ton association partenaire ?
J’effectue ma mission au sein de Polaris Asso Côte d’Ivoire, c’est une association engagée pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes, notamment à travers la sensibilisation au numérique et à la citoyenneté.
Mon rôle est de produire des contenus pour nos réseaux sociaux, je réalise des micros trottoirs et des interviews pour aborder ces thèmes et faire parler un peu tout le monde ici à Abidjan. Je m’occupe des tournages et de la partie le montage. Je réalise aussi des missions en plus toujours liées a la communication de l’association.

Pourquoi la Côte d’Ivoire ?
L’Afrique est un continent que j’appréciais déjà à travers ce que j’en avais vu et la richesse de sa culture, qui m’a toujours intéressée. En postulant à des services civiques, je n’avais aucune préférence de pays : j’étais surtout ouverte à toute opportunité. Je ne me suis donc pas posé beaucoup de questions sur la destination… Puis finalement, en me renseignant sur la Côte d’Ivoire, j’ai su que je ne m’ennuierai pas et que la vie me plairait (spoiler alerte, c’est le cas) !

Comment as-tu vécu le changement entre ta vie quotidienne et ton installation en Côte d’Ivoire ? Comment t’es-tu adaptée à la vie locale ?
Plutôt facilement à vrai dire, j’ai rapidement pris le pli, le plus dur a été de me faire des amis, car beaucoup d’entre eux partaient lors de mon arrivée, beaucoup de personnes que je rencontrais n’avaient pas mon âge. La vie en Côte d’Ivoire n’a rien de compliqué, il suffit de prendre les choses avec le sourire et de toujours respecter les habitudes et personnes que nous avons en face de nous.

As-tu rencontré des difficultés particulières ?
Oui, professionnellement, j’ai eu certaines difficultés à m’adapter au mode de fonctionnement qui était très différent de ce que j’avais vu avant, et la hiérarchie se pense différemment ici sinon j’ai des difficultés oui bien sûr, mais, dans l’ensemble, je m’en sors bien.
Comment gères-tu l’interculturalité au quotidien ? As-tu remarqué une évolution sur ton comportement ?
Je le gère bien, j’accepte les regards qui peuvent paraître gênants, mais qui ne sont rien d’intentionnelles, je suis toujours à l’aise ici malgré tout, j’apprends à imposer mes opinions en tenant compte de la différence de culture qui forcément impose une énorme différence sur plein de sujets. Le comportement change obligatoirement, car l’esprit s’ouvre suite aux discussions, aux observations, etc. Ce n’est que pas positif pour le développement d’une personne.

Quels sont tes projets à accomplir durant ta mission ?
Visiter le pays au maximum, aller au Ghana, rentrer une fois en France, m’améliorer sur mes skills de communication marketing, revenir en France avec un travail quelque part ou ici pour septembre, devenir importante dans mon association, me faire des amis encore.
