Un concours d’éloquence fait vivre la francophonie à Phnom Penh
Depuis plus de six mois, des volontaires se mobilisent pour faire briller la langue française au Cambodge. Leur engagement a permis l'organisation d'un concours d’éloquence autour du développement durable réunissant étudiants, enseignants et passionnés de la francophonie.

Le 12 mars 2026, l’Institut français du Cambodge (IFC) a accueilli à Phnom Penh un concours d’éloquence en français, organisé dans le cadre de la Semaine de la Francophonie. Cette nouvelle édition, centrée sur le thème du développement durable, a rassemblé des étudiants de différents établissements autour d’un objectif commun : mettre en valeur leur talent oratoire, leur esprit critique et leur engagement à travers la francophonie, tout en encourageant la réflexion et le débat autour d’enjeux contemporains.


Organisé par l’Université Royale de Droit et des Sciences Économiques (URDSE) et l’IFC, avec le soutien de l’Ambassade de France au Cambodge et de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le concours était présidé par S.E. Samedy Sivathana, Secrétaire d’État au ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports cambodgien.

Des volontaires au cœur du projet
Les volontaires ont joué un rôle central dans la réussite de cet événement. Depuis plus de six mois, Juliana Forte (VSI V-Francophonie*), Méryl Carré, Eudœxie Gervais (URDSE) et Dounia Bouchkaoui (IFC), engagées en Service Civique (SC) et en VSI avec La Guilde et International Impact, ont piloté le projet aux côtés de Chengly Luch, directrice adjointe de la médiathèque de l’IFC.
De la conception du concours à l’accompagnement des candidats, elles ont coordonné l’ensemble des étapes : choix des thématiques, mobilisation des étudiants, préparation des participants, gestion du budget, rédaction des dossiers de financement et organisation logistique de l’événement. Ce travail de fond, mené sur plusieurs mois, a permis de structurer un projet ambitieux, en lien avec les enjeux contemporains et les priorités portées par la Francophonie.
“On ne se rend pas toujours compte du travail en amont, mais voir les étudiants prendre la parole avec confiance le jour J, c’est une vraie récompense.” Juliana
Dans un second temps, Victoria Suarez Martinez (Taramana), Chloé Alibert et Jeanne Lapoussin (IFC), en service civique, ont rejoint l’équipe pour appuyer l’organisation, notamment sur la logistique et l’accompagnement des candidats.
« On est partout en même temps, les émotions se mélangent : stress, joie… mais ce que je retiens surtout, ce sont les étudiants et leur énergie. » — Eudœxie
Ce concours a constitué une opportunité, tant pour les étudiants que pour les volontaires. Pour les participants, il a offert un cadre propice à l’expression orale, au dépassement de soi et à la rencontre avec d’autres jeunes issus d’horizons différents. Pour les volontaires, cette expérience a été un véritable terrain d’apprentissage, leur permettant de développer des compétences concrètes en gestion de projet, en coordination et en accompagnement.
« Participer à toutes les étapes du projet, de sa conception à sa réalisation, a été une grande source de satisfaction. » — Méryl
Un engagement qui fait vivre la francophonie
Au-delà de l’événement lui-même, l’implication des volontaires illustre concrètement les valeurs du volontariat : partage de compétences, appui à des initiatives locales et rencontres interculturelles.
Le choix de la thématique du développement durable n’était pas anodin : il a permis d’accompagner les étudiants dans une réflexion approfondie sur des enjeux globaux, en résonance directe avec les priorités du prochain Sommet de la Francophonie à Phnom Penh en novembre 2026.
Ce concours a également constitué, comme le souligne Méryl, « un moment privilégié pour la communauté francophone de Phnom Penh de se rassembler, d’échanger et de s’inspirer mutuellement autour de sujets d’actualité ou de société. Il crée un espace où la langue française permet un moment de réflexion collective. »
Il rappelle aussi le rôle clé de la jeunesse dans le rayonnement de la francophonie. En s’engageant, les jeunes contribuent à faire vivre la francophonie et à nourrir le dialogue entre cultures.
Ce concours a été l’une des expériences les plus riches et les plus marquantes de ma mission. Voir ces étudiants s’approprier la langue française pour défendre des causes aussi cruciales est une immense source de fierté. — Dounia
Photos : Institut français du Cambodge
https://www.ifcambodge.com/fr/
* Le programme « Volontaires unis pour la Francophonie » (V-Francophonie), financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et mis en œuvre par France Volontaires en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie, a été annoncé lors du XIXᵉ Sommet de la Francophonie, accueilli par la France en octobre 2024. Il vise à renforcer et à rendre plus visibles les opportunités de volontariat international au sein de l’espace francophone. Dans la perspective du prochain Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Phnom Penh en novembre, le Cambodge accueillera une dizaine de missions.


