Passer au contenu principal

Outre-mer : renforcer le volontariat international et l’accompagnement des jeunes en mobilité

Le déracinement, la distance avec la famille, les démarches administratives complexes et le coût des billets d’avion : partir en mobilité, que ce soit vers l’Hexagone ou à l’international, reste un défi pour des milliers de jeunes ultramarins. Conscient de ces freins, le COJ – instance consultative placée auprès du Premier ministre et chargée de créer de la cohérence dans les politiques publiques de jeunesse – a consacré son dernier rapport à la situation des jeunes des outre-mer.

Un accompagnement avant, pendant et après la mobilité internationale

Parmi ses vingt-deux recommandations, la n°11 attire l’attention : elle propose d’étendre les dispositifs de l’Agence de la mobilité en Outre-mer (LADOM) en instaurant un accompagnement systématique tout au long du parcours de mobilité des jeunes ultramarins. Celui-ci inclurait une préparation en amont, un suivi psychologique pour prévenir les décrochages liés au déracinement, et un appui administratif.

Cette orientation répond aux constats dressés par le COJ : malgré l’existence de dispositifs tels que le Passeport Mobilité Études ou Formation, la majorité des jeunes interrogés ignorent leur existence et se retrouvent seuls face aux obstacles. Sur les 2 653 jeunes ultramarins consultés, seuls 34 % avaient ainsi pu bénéficier d’une aide à la mobilité.

Le volontariat international au soutien des mobilités ultramarines

Le COJ insiste également sur l’importance du volontariat comme levier d’insertion et d’émancipation. Dans les outre-mer, l’engagement volontaire joue un rôle bien plus marqué qu’en Hexagone : un jeune sur quatre a par exemple déjà effectué un service civique, qui constitue souvent une étape décisive vers l’autonomie et l’emploi.

Une formation de candidates au départ en volontariat lors d’une formation courant juillet, dans les locaux de France Volontaires aux Antilles . © France Volontaires

Plus largement, c’est l’ensemble des dispositifs du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) qui sont désormais appelés à être renforcés. « Il semble essentiel de mobiliser davantage le volontariat international pour les jeunes ultramarins, afin de leur offrir plus d’opportunités de mobilités solidaires et de favoriser le rayonnement de leurs collectivités dans leur environnement régional », souligne le rapport. Dans ce cadre, la Délégation générale à l’outre-mer (DGOM) et France Volontaires ont déjà engagé des travaux, formalisés par une convention signée le 2 juillet dernier.

Cette dynamique se traduit aussi sur le terrain. France Volontaires a récemment ouvert une antenne aux Antilles, qui vient compléter celles déjà actives à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Une présence renforcée qui facilite l’accompagnement des jeunes au plus près de leurs réalités locales. Par ailleurs, plusieurs collectivités ultramarines s’engagent à travers leurs actions de coopération décentralisée, elles offrent à leurs jeunes la possibilité de partir en mission de volontariat dans des pays partenaires, élargissant ainsi le champ des opportunités.

Le COJ, une boussole pour les politiques publiques

Ces recommandations s’inscrivent dans la mission plus large du COJ : créer de la transversalité et de la cohérence dans les politiques publiques de jeunesse. Après avoir auditionné chercheurs, associations et institutions, et recueilli la parole de plus de 2 600 jeunes ultramarins, l’instance propose des solutions concrètes pour réduire les inégalités persistantes en matière de formation, d’emploi, de logement, de santé et de mobilité.

En plaçant le volontariat international parmi ses priorités, le COJ trace une voie ambitieuse : faire de la participation des jeunes ultramarins à des missions de solidarité internationale une expérience formatrice pour leur avenir.

 

Cinq volontaires cambodgiens en mission en France grâce au Fonds Équipe France

En cette rentrée 2025, cinq professeurs cambodgiens de français ont posé leurs valises à Paris, Rouen, Lille et Caen pour des missions de volontariat de solidarité internationale (VSI). Ce projet, intitulé  Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026, vise à renforcer les compétences linguistiques, pédagogiques et interculturelles de ces jeunes enseignants grâce à une expérience de volontariat en France. Dans le cas du Cambodge, particularité notable : les volontaires sont mis à disposition par le ministère cambodgien de l’Éducation, signe fort de l’engagement du pays dans la construction de ce partenariat avec la France autour des questions d’enseignement et de francophonie.

Volontariat international : cinq jeunes Cambodgiens en mission éducative en France

Chacun de ces jeunes volontaires intègre une structure différente, choisie pour son rôle dans le champ éducatif, culturel ou social. À Caen, l’association AFEV, qui lutte depuis trente ans contre les inégalités, accueille ainsi Sopheakneath Mao. Sa mission : co-animer des ateliers autour de la langue française et de l’interculturalité auprès d’élèves allophones et de jeunes des quartiers populaires.

À Rouen, Sokchenda Cheng rejoindra le festival littéraire Terres de Paroles, où il participera à la mise en valeur des programmations culturelles et à l’organisation d’événements. Enfin, à Lille, Pongpropey Ruot s’intégrera à l’Université catholique de Lille pour développer des activités de promotion de la langue et de la culture françaises auprès des étudiants internationaux.


Darika Soeurn (au centre), enseignante de français langue étrangère (FLE) au Cambodge, entame une mission d’un an au sein de l’association Solidarité Laïque. 

À Paris, Solidarité Laïque et la Ligue de l’enseignement reçoivent respectivement Darika Soeurn et Monyrathanak Sor. Ils contribueront à promouvoir l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), notamment à travers la mise en réseau de jeunes engagés et d’acteurs éducatifs autour des Objectifs de développement durable. « J’ai l’expérience de travailler avec des volontaires car j’en ai moi-même accueilli une dans mon lycée » explique Darika, enseignante en français langue étrangère (FLE) à Kampong Cham, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale. « Je vois donc bien ce que ça peut m’apporter, en particulier pour ce qui est de découvrir de nouvelles choses en matière d’enseignement. J’espère ramener au Cambodge plein d’idées de projets éducatifs à mettre en œuvre avec les lycéens, car il y en a beaucoup ici dans l’Éducation nationale française ».

Fonds Équipe France Cambodge : renforcer la coopération bilatérale par le volontariat

Le dispositif illustre une tendance au renforcement du volontariat de réciprocité, qui permet à des jeunes des pays partenaires de venir s’engager en France, là où, historiquement, les flux étaient plutôt en sens inverse – des Français partant en mission dans des pays partenaires. En accueillant des Cambodgiens dans ses propres structures éducatives, la France favorise une coopération équilibrée, au service de la francophonie, où chacun apprend de l’autre.

Ce programme marque par ailleurs une étape supplémentaire dans la relation franco-cambodgienne. Le fait que le ministère cambodgien de l’Éducation délègue lui-même ses volontaires traduit une reconnaissance mutuelle et un investissement durable. Pour les structures françaises, l’enjeu est double : bénéficier de l’expérience et du regard neuf de jeunes volontaires étrangers, mais aussi offrir un terrain d’apprentissage riche, propice au développement de compétences sociales, linguistiques et interculturelles, directement mobilisables à leur retour au Cambodge.

Qu’elles soient initiées depuis la France ou depuis le Cambodge, ces missions poursuivent une même ambition : permettre aux volontaires cambodgiens de s’engager en France et de contribuer au renforcement de liens de solidarité durables entre les deux pays. À l’heure où les défis mondiaux – inégalités éducatives, transition écologique, migrations – appellent des réponses concertées, le volontariat de réciprocité apparaît comme une voie concrète de coopération. En favorisant le dialogue entre sociétés civiles, il contribue à bâtir des relations durables et à donner corps à une diplomatie de terrain, proche des citoyens.

 

Trois des volontaires en compagnie du directeur des langues étrangères du ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports cambodgien, le vendredi 5 septembre dernier à l’aéroport de Phnom-Penh.

 

Le projet Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026

Lancé à l’automne dernier pour une durée d’un an, il est mis en œuvre par France Volontaires Cambodge, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge, avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères via le Fonds Équipe France.

 

Photo de couverture : Roth Chanvirak / Unsplash

I Am the Future : la jeunesse des quartiers oubliés prend la parole sur grand écran

Quatre visages, quatre destins et une même envie : dire ce que signifie avoir vingt ans dans un monde traversé par les crises. Mamadou, réfugié guinéen installé à Paris ; Dian, jeune dessinatrice de Jakarta ; Laxmi, danseuse de Delhi ; Soumayraa, photographe engagée au nord du Liban. Ensemble, ils témoignent de leur quotidien marqué par la pauvreté, les bouleversements climatiques et les inégalités sociales. Leurs trajectoires se rejoignent à New York, où ils prennent la parole devant les Nations Unies.

Entre documentaire et fiction, I Am the Future, réalisé par Rachel Cisinski et produit par Mitiki en coproduction avec LP4Y, bouscule les représentations. Ici, les jeunes ne sont pas filmés comme des victimes mais comme des acteurs, capables d’inventer de nouvelles formes d’expression – écriture, danse, photographie, dessin – pour se projeter dans l’avenir.

Donner une voix aux invisibles

« Vivre pauvrement, ce n’est pas avoir une pauvre vie », rappelle le studio Youth Visions, à l’origine du projet. Le film est né de l’expérience de terrain de Romain Mailliu, producteur, qui a passé plus d’un an et demi dans les bidonvilles de Jakarta avec LP4Y. Confronté à l’ingéniosité et à la résilience des jeunes qu’il accompagnait, il a voulu transformer cette réalité en récit cinématographique. Pendant huit mois, l’équipe a partagé le quotidien des protagonistes, de Paris aux ruelles de Delhi, avant d’accompagner leur témoignage jusqu’aux tribunes de l’ONU.

La réalisatrice Rachel Cisinski insiste : « Ces jeunes ne sont ni des victimes, ni des héros exceptionnels. Leur vision du monde est simplement indispensable pour construire un avenir commun ».

Fondée en 2009, Life Project 4 Youth (LP4Y), membre de France Volontaires, est active dans 14 pays. Sa mission : favoriser l’inclusion professionnelle et sociale des jeunes de 15 à 24 ans issus de l’extrême pauvreté. Dans ses centres, les participants apprennent l’anglais, l’informatique, mais surtout la confiance et la responsabilité. Depuis sa création, plus de 8 800 jeunes adultes ont été accompagnés.

Une résonance avec le volontariat international

I Am the Future n’est pas seulement un film, c’est une démarche : un podcast, des articles, des projections-débats dans des écoles, associations et collectivités prolongent l’expérience. En mettant en avant la créativité et la résilience de la jeunesse en situation de précarité, le projet fait écho à l’engagement quotidien de milliers de volontaires qui, partout dans le monde, œuvrent pour l’inclusion et la justice sociale.

À travers ce film, le message est clair : écouter les jeunes, surtout ceux que l’on entend rarement, est une nécessité. Et c’est aussi la promesse du volontariat international : créer des passerelles entre expériences, cultures et générations pour bâtir un avenir plus solidaire.

Des projections spéciales partout en France

Au-delà de sa sortie nationale, I Am the Future fera l’objet de projections spéciales partout en France, accompagnées de débats et de rencontres avec l’équipe du film ou des associations partenaires. Ces rendez-vous sont pensés comme des moments d’échange privilégiés, où le public pourra dialoguer directement avec les producteurs, la réalisatrice ou les structures engagées sur le terrain aux côtés des jeunes. Chaque projection sera l’occasion de prolonger l’expérience du film, de questionner les enjeux d’inclusion et de solidarité, et d’explorer le rôle du volontariat international face aux grands défis contemporains.
Les prochaines dates en septembre :
– Le 16 septembre au CGR Le Colisée au Mans avec Bertrand Guerry, producteur – 19h45
– Le 18 septembre au CGR Tours Centre à Tours avec La Cimade à 19h
– Le 19 septembre au Pathé à Orléans avec Romain Mailliu et Mathilde d’Alançon, producteurs – 19h30
Du 17 au 24 septembre à l’Omnia à Rouen
Le 25 septembre au Capitole à Uzès avec Les Pieds de Biches – 18h
Le 26 septembre au Castillet à Perpignan avec HF+ Occitanie – 19h
Le 26 septembre au Fontenelle à Marly-Le-Roi avec JRS
Toutes les dates et le programme complet est disponible ici.

Life Project 4 Youth en bref

Life Project 4 Youth Alliance est une fédération de dix-sept organisations dans quatorze pays dont la mission est le développement de solutions innovantes pour l’inclusion professionnelle et sociale des jeunes (15-24 ans) issus de l’extrême pauvreté et victimes d’exclusion. LP4Y soutient et défend l’inclusion décente de milliers de jeunes et de leurs familles dans 57 programmes, 19 centres de formation et de développement, six académies Little Angel, six villages verts, deux LP4Y Labs en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud, au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique. LP4Y est un membre fondateur du réseau Youth 4 Change et du réseau Youth Inclusion. Il jouit d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies.

Candidatures ouvertes pour le programme des Lauréats de l’Institut de l’engagement

Depuis plus de dix ans, l’Institut de l’engagement s’est imposé comme un acteur incontournable dans l’accompagnement des jeunes révélés par leur engagement citoyen. Créé en 2012, il s’adresse à celles et ceux qui, à travers un service civique, un volontariat international, une mission de solidarité, ou un investissement associatif, ont démontré leur motivation et leur sens de l’intérêt général. Chaque année, entre 500 et 700 jeunes intègrent le programme des « Lauréats », qui leur ouvre des perspectives adaptées à leurs parcours et à leurs aspirations.

« Trop souvent, les compétences acquises dans le cadre de l’engagement ne sont pas reconnues. Notre rôle est de transformer cette expérience en un véritable levier d’avenir», résume l’Institut, qui défend l’idée que l’engagement constitue un moteur puissant d’égalité des chances et d’insertion.

Un accompagnement sur mesure

Rejoindre les « Lauréats », c’est bénéficier d’un suivi personnalisé, pensé pour répondre à la singularité de chaque projet. L’Institut propose un accompagnement vers l’emploi, un appui pour intégrer des filières sélectives de l’enseignement supérieur – y compris les grandes écoles – ou encore un soutien à la création d’activités. Ce suivi repose sur un large réseau de partenaires : plus de 350 établissements de formation, entreprises et associations.

L’objectif est clair : donner à chacun la possibilité de concrétiser ses ambitions, qu’il s’agisse de trouver une formation qualifiante, de construire un projet entrepreneurial ou d’accéder à un emploi durable. Depuis sa création, l’Institut a déjà soutenu plus de 7 000 lauréats et permis à des milliers de jeunes d’accéder à de nouvelles perspectives.

Valoriser l’engagement, susciter de nouvelles vocations

Au-delà du programme, l’Institut de l’engagement fédère une véritable communauté. Lauréats, bénévoles, partenaires institutionnels et associatifs contribuent ensemble à un cercle vertueux où l’entraide et le décloisonnement sont encouragés. Près de 2 000 bénévoles participent chaque année, que ce soit au sein des jurys de sélection, dans l’animation d’ateliers ou en tant que mentors.

Depuis 2022, un dispositif de mentorat a renforcé cette dynamique, avec déjà 3 300 jeunes accompagnés. Là encore, l’idée est de miser sur l’échange et la rencontre : « Les jeunes ont tous quelque chose à apporter, d’où qu’ils viennent. Leur diversité est une richesse pour la société », souligne l’Institut.

Avec ce programme, l’Institut de l’engagement poursuit une ambition : reconnaître et promouvoir l’engagement citoyen comme une expérience aussi formatrice qu’un parcours académique ou professionnel classique. En donnant une suite concrète à ces parcours, il contribue à renforcer la confiance des jeunes et à ouvrir des portes qui, sans cet appui, resteraient fermées.

Pour les anciens volontaires, qui ont donné de leur temps dans des actions solidaires, l’appel à candidatures des « Lauréats » représente une occasion unique de transformer leur engagement en tremplin vers l’avenir.

 

Comment candidater ?

Le programme est ouvert à tout jeune de 16 à 30 ans ayant connu une expérience d’engagement citoyen, sans condition de diplôme. Les candidatures se font en ligne, via un formulaire simplifié. Pour faciliter la démarche, les témoignages des structures d’accueil, auparavant obligatoires, sont cette année facultatifs. Un webinaire sera prochainement organisé afin de présenter le dispositif et répondre aux questions des structures ou des jeunes intéressés.

La clôture des candidatures est fixée au 22 septembre inclus. Les informations détaillées et les modalités de dépôt sont accessibles sur les réseaux sociaux de l’Institut, notamment via Instagram ou le QR code ci-dessous.

La jeunesse au rendez-vous de la Fabrique de la diplomatie

Les 5 et 6 septembre 2025, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) a organisé la première édition de la Fabrique de la diplomatie, dans l’enceinte de l’Université Sorbonne Nouvelle sur le campus Nation, à Paris. Objectif : montrer les multiples visages de la politique étrangère française et susciter des vocations, notamment auprès de la jeunesse. Le ministre Jean-Noël Barrot a donné le ton en ouverture de l’événement, reprenant les mots de son prédécesseur Robert Schuman qui déclarait, à la création de la communauté européenne en 1950, que « la paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent ». Il a ainsi invité les participants à « découvrir au cours des deux jours le métier si singulier [de diplomate], cette vocation si particulière pour trouver des solutions créatives aux enjeux du monde », tandis que Didier Le Bret, directeur de l’Académie Diplomatique et Consulaire à l’origine de l’événement, renchérissait : « Vivez pleinement cette expérience inédite et immersive qu’on vous propose, déployez, soyez curieux ».


Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a ouvert l’événement et participé à une séance de questions-réponses avec les nombreux visiteurs. 

Deux messages reçus cinq sur cinq par les 20 000 visiteurs, dont une majorité de jeunes, qui ont arpenté couloirs et amphithéâtres pour assister à des conférences, rencontrer des diplomates, découvrir les métiers liés à l’action internationale… et échanger directement avec des acteurs de terrain comme France Volontaires.

2 000 visiteurs sur le stand France Volontaires

Installé au premier étage des locaux de l’université, le stand de la plateforme du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) n’a pas désempli : 2 000 personnes s’y sont arrêtées au fil des deux jours. Animé par des volontaires en mission ou d’anciens volontaires, un parcours pédagogique pour comprendre les différents dispositifs de V.I.E.S y était proposé : chantiers de jeunes, Service civique à l’international, Corps européen de solidarité, Volontariat de solidarité internationale (VSI)…


Le stand de France Volontaires a accueilli près de 2000 visiteurs pendant les deux jours de l’événement.

Les visiteurs ont aussi été sensibilisés aux dérives du « volontourisme » et ont pu découvrir les compétences acquises grâce au volontariat, illustrées par des témoignages concrets de missions. « Sur notre stand, l’affluence a été constante, avec des visiteurs attentifs, curieux et intéressés », a résumé Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.

Le stand mettait également en valeur une exposition photo sur la diversité des parcours de volontaires, rappelant que le V.I.E.S s’adresse à toutes et tous, à tout âge de la vie.

Parmi les visiteurs de marque venus saluer l’équipe : Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué chargé des Français de l’étranger et de la Francophonie, Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation au MEAE, Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal, Éléonore Caroit, députée des Français établis en Amérique latine et aux Caraïbes et Guillaume Légaut, président de France Volontaires.

Un outil puissant de diplomatie

Au-delà du stand, France Volontaires a participé à l’animation intellectuelle de la Fabrique de la diplomatie en organisant une conférence dédiée au volontariat international. Autour de Charlotte Chiron, responsable de la communication, plusieurs intervenants ont pris la parole : Yann Delaunay, qui a pu présenter son parcours de diplomate, mais aussi des volontaires tels que Margaux Jacquet, ancienne service civique internationale au Cambodge et Gaël Alsiret, volontaire de solidarité internationale au Costa Rica, venus témoigner de l’impact de leur engagement.

La salle comble et les nombreuses questions posées par le public ont confirmé l’intérêt des jeunes pour ce type d’engagement citoyen. « Un moment fort pour déconstruire les imaginaires autour des métiers de la diplomatie et prouver leur accessibilité à toutes et tous », a souligné Charlotte Chiron à l’issue de la table ronde.


La table-ronde organisée par France Volontaires a permis de sensibiliser les jeunes aux dispositifs du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S).

Au terme de ces deux jours intenses, le bilan est clair : l’enthousiasme pour l’international est au rendez-vous. Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires a tenu à rappeler la dimension stratégique de cet engagement : « Le V.I.E.S est un outil puissant de notre diplomatie. Un tel événement ne fait que renforcer notre mobilisation collective, en lien avec nos membres et partenaires dans le monde entier, pour le renforcer et le développer. »

Avec ses 20 000 visiteurs et ses multiples conférences, la Fabrique de la diplomatie a rempli sa mission : rapprocher la politique étrangère des citoyens et mettre en lumière celles et ceux qui, comme les volontaires internationaux, la rendent tangible au quotidien. Pour France Volontaires, cette édition 2025 marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle des volontaires comme acteurs à part entière de la diplomatie française.


Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué chargé des Français de l’étranger et de la Francophonie (à droite) et Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.

Offre de stage : Assistant·e relations institutionnelles et genre (6 mois)

Durée du stage : 6 mois
Date de début souhaitée : 3 novembre 2025
Lieu du stage : Ivry-sur-Seine (RER C, métro 7)
Date limite de candidature : 28 septembre 2025

 

Contexte du stage

Groupement d’Intérêt Public (GIP), France Volontaires est le fruit d’une construction partagée entre des acteurs publics et associatifs impliqués dans la solidarité internationale. Opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, elle assure une mission d’intérêt général : le développement et la promotion des engagements volontaires et solidaires à l’international. Pour ce faire, elle s’appuie sur une présence en France (métropole et territoires d’outre-mer) et sur un réseau d’Espaces Volontariats en Afrique, Moyen- Orient, Océan Indien, Asie, Pacifique, Caraïbes et Amérique latine.

Au sein de la Direction de la Communication, de la Valorisation et du Développement des parcours d’engagement, le Service Reconnaissance et Valorisation a pour mission d’œuvrer à la reconnaissance de l’engagement citoyen international, en s’assurant de sa prise en compte dans les cadres nationaux et internationaux, et à sa valorisation dans une logique de parcours, au travers de trois approches complémentaires que sont les relations institutionnelles, les études et la valorisation de l’expérience de volontariat.

Cette mission amène ce service à :

  • Développer des relations institutionnelles, concevoir collectivement et mener des démarches d’influence visant à inscrire l’engagement citoyen international comme un axe fort des politiques publiques (Agenda 2030 ; Jeunesses ; Développement et solidarité internationale) ;
  • Développer une fonction d’observation et de production de données, et mettre en œuvre un programme d’études, contribuant à la mesure de l’impact et de l’utilité sociale de l’engagement citoyen international ;
  • Concevoir et diffuser des outils, ainsi que mettre en œuvre des actions, favorisant la valorisation de l’expérience d’engagement citoyen international comme plus-value dans un parcours personnel, professionnel et citoyen.

La Responsable du Service est également Référente Genre pour l’organisation, et développe une stratégie dédiée avec un comité interne de suivi.

 

Descriptif du stage

Au sein du Service Reconnaissance et Valorisation, le·la stagiaire assistant·e Relations institutionnelles et Genre a pour missions principales d’appuyer les démarches d’influence des politiques publiques en lien avec les trois axes thématiques suivants : Agenda 2030 et Objectifs de développement durable ; Politiques de Jeunesses ; Politique de solidarité internationale et de coopération.

Il·elle contribuera aux activités suivantes, en lien également avec les autres dimensions du Service, et avec le Service Communication :

  • Suivre l’actualité politique et législative, et tenir une veille sur les thématiques en lien avec l’organisation ;
  • Rédiger des notes d’analyse et de synthèse sur des sujets intéressant l’organisation, et identifier les opportunités ;
  • Participer à la production d’éléments de discours et des messages adaptés aux cibles et aux différents espaces ;
  • Participer à des événements, groupes de travail et espaces de discussions, et porter les contributions de l’organisation ;
  • Participer à l’organisation d’événements et contribuer à la visibilité des actions menées en lien avec la communication (rédaction d’articles, production de contenus etc.) ;
  • Contribuer à la mise en œuvre de l’approche Genre au sein de France Volontaires en appui à la Référente Genre.

 

Profil souhaité

  • Niveau Master 1 ou 2 en relations internationales, sciences politiques ou domaines connexes ;
  • Un intérêt et des connaissances sur l’approche Genre ;
  • Bonnes capacités d’analyse, de synthèse et de rédaction ;
  • Maitrise de l’anglais écrit et oral ;
  • Dynamique, excellent relationnel et sens de la diplomatie ;
  • Une expérience d’engagement associatif ou de volontariat, notamment à l’international, est un plus.

 

Conditions du stage

  • Durée du stage : idéalement 6 mois – à compter du 3 novembre ;
  • Gratification de stage niveau légal ;
  • Prise en charge du Pass Navigo (75%) – forfait mobilité durable ;
  • Télétravail possible selon accord ;
  • Stage basé au siège, à Ivry-sur-Seine (94) (accès RERC et M°7) ;
  • Accès au restaurant inter-entreprise sur site.

 

Pour candidater

CV et LM par mail à [email protected] et [email protected] en mettant en objet : Candidature stage RI et Genre.

Date limite de candidature : 28 septembre 2025

Sans réponse de notre part 2 semaines après la fin de réception des candidatures, veuillez considérer que votre candidature n’a pas été retenue.

En Équateur, la Fundación Atasim se prépare à accueillir un volontaire V-Amazonie

Fondée à Macas, à environ 350 km au sud de la capitale Quito, la Fundación Atasim œuvre pour un avenir prospère et durable pour les communautés amazoniennes. « Notre travail est principalement destiné aux femmes, aux mères cheffes de famille, avec lesquelles nous travaillons sur différents aspects, notamment dans le domaine productif », explique Carlita Jaramillo, présidente de la fondation.

Jaime Danilo Tayopanta et Carlita Jaramillo, responsables de la Fundación Atasim, Stefany Páez, représentante nationale de France Volontaires en Équateur et Élise Lambin, volontaire de solidarité internationale (VSI) coordinatrice en Équateur du programme V-Amazonie.

Les activités de l’institution incluent la culture du café et du cacao, la diversification des parcelles avec des plantations de guayusa (une plante ancestrale d’Amazonie), d’herbes aromatiques, de citronniers et d’arbres forestiers afin d’éviter la monoculture, ainsi que des ateliers de céramique. Ces projets ont pour objectif de valoriser les productions locales, de soutenir le développement économique des communautés et de préserver l’environnement. Un point primordial pour Atasim, comme le souligne Carlita : « Nous demandons à nos productrices et producteurs de ne pas utiliser d’agrochimiques dans leurs parcelles. La fondation dispose d’un espace où nous élaborons des biofertilisants à base de produits naturels provenant de la forêt. »

Volontariat et agriculture durable : un engagement en Amazonie

Dans le cadre de V-Amazonie, un ou une VSI sera accueillie pour une mission de 12 mois afin de soutenir les initiatives d’agriculture durable menées par des femmes de nationalité Shuar (peuples autochtones vivant à l’est de l’Équateur ainsi qu’au Pérou). Les volontaires contribuent à accompagner les productrices et producteurs. Leur présence renforce le travail quotidien et permet de continuer à encourager une réflexion sur l’importance de ne pas déboiser et de préserver l’environnement.

Préserver la forêt amazonienne grâce aux volontaires internationaux

Au-delà de l’agriculture, Atasim souhaite également développer la production artisanale et améliorer la commercialisation des produits locaux. « Il nous manque un soutien en commercialisation, car nous avons besoin de renforcer ce domaine, non seulement en tant qu’Atasim, mais aussi en tant que producteurs de notre ville ». Cette première mission dans le cadre du programme V-Amazonie pourrait bien ouvrir la voie à d’autres missions de volontariat…

Prochaine étape : la signature officielle de la convention avec La Guilde, structure d’envoi pour cette mission, suivie du lancement des recrutements.

France Volontaires au Delta Festival : la jeunesse au cœur de l’engagement international

Pour sa quatrième participation, France Volontaires a proposé un stand conjoint aux côtés de Business France. Objectif : faire découvrir aux festivaliers la diversité des dispositifs de mobilité internationale portés par les deux structures : volontariat international en entreprise (V.I.E) et en administration (V.I.A) d’un côté et bien sûr volontariat international d’échanges et de solidarité (V.I.E.S) de l’autre. Une dynamique partenariale saluée tout au long des trois jours, qui a permis d’accueillir plus de 1 000 jeunes curieux et motivés, venus s’informer sur les opportunités d’engagement et de carrière à l’international.


Pendant trois jours, les équipes chargées du V.I.E chez Business France ont animé le stand du Delta main dans la main avec celles de France Volontaires.

Ce format inédit illustre la volonté de travailler main dans la main pour renforcer la visibilité des parcours de mobilité et accompagner les jeunes dans leurs choix.

Le Monde des Possibles : un espace de débats au Delta Festival

Au-delà des concerts, le Delta Festival est aussi un espace de réflexion. Depuis 2022, le Monde des Possibles constitue un véritable forum d’échanges qui réunit 700 acteurs autour de six grandes thématiques – entrepreneuriat, environnement, santé, vivre-ensemble, culture et international. Sur la Scène des Possibles, artistes, chercheurs, entrepreneurs et responsables associatifs se succèdent pour inspirer et débattre.

Cette année, un moment fort a été l’intervention du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur les grands défis de la diplomatie française et européenne. Autant de discussions de haut niveau qui confirment l’importance du Delta comme lieu d’engagement et de dialogue citoyen.

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (à gauche), Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires (à droite) et Jerry Azilinon, volontaire de solidarité internationale à l’Agence française de développement (derrière).

Le festival a également été l’occasion de renouer avec de nombreux partenaires institutionnels et associatifs. Les équipes de France Volontaires ont échangé avec la Ville de Marseille, le Département des Bouches-du-Rhône et la Région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur sur les projets en cours et à venir, notamment autour de l’implication des diasporas et de la mobilisation de volontaires internationaux.

Rencontres de France Volontaires avec ses partenaires à Marseille

D’autres rendez-vous ont permis de renforcer les liens avec l’Agence des villes et territoires Méditerranéens durables (AVITEM), Eurasia Net ou encore Territoires Solidaires, où d’anciens et actuels volontaires – de France, de Tunisie, du Bénin ou du Burkina Faso – ont partagé des témoignages riches et inspirants sur l’impact du volontariat dans leurs parcours personnels et professionnels.

Comme le souligne Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires : “Ces deux jours intenses démontrent tout l’engagement de la région pour le volontariat, la qualité de ses acteurs, l’intérêt de sa jeunesse, les nombreux effets concrets pour le territoire et les volontaires, et le potentiel de développement. France Volontaires et ses membres sauront se mobiliser pour poursuivre et renforcer ces dynamiques.”

Des débats aux stands, des échanges institutionnels aux témoignages de terrain, l’édition 2025 du Delta Festival a confirmé que la mobilité internationale constitue une expérience transformatrice, à la fois pour les jeunes et pour les territoires.

Forte de ces rencontres et de cette visibilité, France Volontaires entend poursuivre son action pour faire des mobilités solidaires un levier d’avenir et d’ouverture au monde pour tous les jeunes.

 

Chiffres-clés – France Volontaires au Delta Festival 2025

  • 4e participation de France Volontaires au Delta Festival
  • Plus de 1 000 visiteurs accueillis sur le stand France Volontaires et Business France
  • 700 acteurs engagés réunis dans le forum du Monde des Possibles
  • Une dizaine de partenaires rencontrés, institutionnels, associatifs et acteurs du volontariat
  • 1 ministre invité : Jean-Noël Barrot, pour un débat sur la diplomatie française et européenne

Concours d’éloquence au Togo sur le volontariat international et l’environnement: appel à candidatures

Placée sous la thématique “Volontariat et éco-citoyenneté : bâtir ensemble un avenir vert”, cette édition 2025 entend mettre en lumière la contribution du volontariat international d’échanges et de solidarité (V.I.E.S) à la préservation et à la protection de notre planète.

Les finalistes seront invités à prendre la parole lors de la Journée du volontariat français (JVF) le 10 octobre 2025 à l’Institut français du Togo, en présence des autorités locales, des partenaires institutionnels et de l’ambassade de France au Togo.

 

PARTICIPATION & INSCRIPTION

La participation au concours MOTS’VIFS est ouverte à toute personne :

  • de nationalité togolaise ou française,
  • résidente au Togo,
  • âgée de 18 à 35 ans,
  • disposant de bonnes aptitudes en communication et d’une capacité à argumenter en langue française sur des sujets d’intérêt public, en particulier sur la solidarité internationale.

Les candidates et candidats doivent présenter un comportement exemplaire et une personnalité en adéquation avec l’image du concours et de ses partenaires.

  • Les inscriptions sont gratuites.
  • Les candidates et candidats doivent accepter que leurs interventions soient diffusées sur différents supports de communication des organisateurs et partenaires.

 

DÉROULEMENT

Présélections | Du 22 au 12 septembre 2025

Appel à candidatures | du 22  au 27 août 2025

Validation des inscriptions & dépôt des rédactions | du 27 au 31 août 2025

  • Sujet : L’Afrique peut-elle devenir pionnière d’une économie verte mondiale ?

Épreuve de pitch | du 10 au 12 septembre 2025

  • Présentation orale de trois minutes sur le sujet traité à l’écrit

Annonce des 16 sélectionnés : 15 septembre 2025

 

Formation | 20 septembre 2025

  • Atelier sur les techniques de débat et d’éloquence, en lien avec la thématique du concours.
  • Création des équipes pour la demi-finale et distribution des sujets

Demi-finale | 3 octobre 2025

  • 16 candidats répartis en quatre équipes de quatre orateurs s’affronteront autour de sujets liés au thème général «Volontariat et environnement».
  • Déroulé du débat : majorité parlementaire vs opposition parlementaire, avec des interventions organisées (Président, chef de file, députés, secrétaires généraux).
  • Temps de parole : trois minutes par orateur.

Finale | 10 octobre 2025

  • A l’Institut français du Togo, dans le cadre de la Journée du volontariat français.
  • Avec les quatre meilleurs orateurs retenus lors des demi-finales.
  • Épreuve finale : plaidoirie sur une assertion liée au volontariat et à l’environnement.
  • Temps de parole : cinq minutes.

 

JURY ET CRITÈRES DE SÉLECTION

Le jury sera composé de personnalités publiques, d’experts en communication, en solidarité internationale et en environnement.

Les critères d’évaluation (pondération égale) :

  1. Technique de prise de parole (présence, posture, regard, gestuelle)
  2. Pertinence argumentative (clarté, justesse et qualité des arguments)
  3. Qualité linguistique et rhétorique (maîtrise du français, articulation, vocabulaire)
  4. Éloquence et charisme (conviction, engagement, impact sur l’auditoire)

 

RÉCOMPENSES ET DISTINCTIONS

  • Premier prix : Stage d’immersion au sein de France Volontaires Togo pour découvrir le Volontariat International d’Échanges et de Solidarité.
  • Autres prix : trophées, médailles, enveloppes financières, lots offerts par les partenaires, diplômes de participation.
  • Prix du public : décerné au candidat ayant obtenu le plus de votes en ligne.

 

COPYRIGHT ET DROIT À L’IMAGE

Les textes présentés doivent être originaux. Les candidats acceptent que leurs images, vidéos et interventions puissent être utilisées par France Volontaires et ses partenaires à des fins institutionnelles, de communication et de valorisation du concours pendant une durée de trois ans.

En Bolivie, trois ONG locales s’allient au programme V-Amazonie pour préserver la forêt

Entre 2000 et 2010, la Bolivie aurait perdu en moyenne 430 000 hectares de forêt chaque année, principalement en raison de l’expansion de la frontière agricole. Une estimation plus récente précise qu’en 2023, le pays aurait atteint un record de perte de forêt primaire, avec 490 000 hectares déforestés cette seule année, ce qui en fait le troisième pays touché par ce fléau dans le monde derrière le Brésil et la République démocratique du Congo. C’est dans ce contexte que le programme Volontaires pour l’Amazonie (V-Amazonie) de France Volontaires, tente de contribuer à la lutte contre ce phénomène.

Volontariat international : des missions pour soutenir la protection des forêts en Bolivie

À La Paz, Cédric Bouchet, qui suit le programme sur place pour France Volontaires, a officialisé ces nouveaux partenariats en rencontrant les ONG concernées. Objectif : préparer l’accueil des volontaires, définir les activités et renforcer les liens avec les structures d’envoi françaises. Une étape décisive pour ce programme qui entend soutenir, de manière concrète, celles et ceux qui agissent au quotidien pour protéger l’Amazonie.

La première, Fundación Latino Americana para el Desarrollo (Flades), travaille depuis plusieurs années avec les communautés vulnérables. Son modèle : accompagner les villages pendant trois à cinq ans, en développant éducation, culture et économie, afin de bâtir une autonomie durable. À Santa Ana de Velasco, au bord de la forêt de la Chiquitanía, deux volontaires rejoindront bientôt le centre de recherche et de formation pour appuyer la surveillance des cultures, la mesure de l’impact environnemental des projets et la reforestation d’une zone brûlée en 2024. « Santa Ana de Velasco est un trésor, ce lieu, qui a tant de valeur pour nous pour ses traditions qui ont plus de 300 ans, a besoin d’être conservé et en même temps d’être développé pour que les habitants puissent améliorer leur qualité de vie », souligne un responsable de l’organisation.


Cédric Bouchet, volontaire de solidarité internationale (VSI), avec les membres de Conservación Amazónica. 

La seconde, Conservación Amazónica, a déjà treize ans d’existence. Basée à La Paz, elle agit sur trois fronts : la création d’aires protégées, le soutien à la production locale et la recherche scientifique. Le ou la volontaire attendu(e) viendra en appui à la municipalité d’Apolo pour développer des actions d’adaptation fondées sur les écosystèmes, une méthode reconnue par l’ONU qui utilise les services rendus par la nature pour faire face au réchauffement climatique. « Nous souhaitons mettre l’accent sur la co-construction des thèmes que nous travaillons. Un regard extérieur, des outils qui sont utilisés ailleurs, ou des expériences qui nous aident et s’additionnent à ce que nous connaissons et comprenons du contexte et de nos thématiques », explique l’association.

En Amazonie, des ONG locales et des volontaires unis contre la déforestation

Enfin, Conexión concentre ses efforts sur la jeunesse vulnérable. Son programme « Notre Amazonie, Notre Futur », déployé dans le département de Pando, forme les jeunes du bassin amazonien à l’entrepreneuriat vert et à la valorisation des produits de la forêt. Le ou la volontaire prêtera main forte lors des ateliers et contribuera à créer des outils de mesure d’impact environnemental. « Nous sommes très fiers de notre façon de faire et de nos projets, nous voudrions les diffuser, pas seulement à travers des personnes qui viennent de pays étranger mais en étant conscients que ces personnes peuvent nous apporter beaucoup, par un regard et un contexte différent », insiste l’un de ses responsables.

Derrière ces initiatives, un réseau français s’engage aussi pour épauler les volontaires et leurs hôtes : La Guilde, le Gescod, le Service de coopération au développement (SCD) et Tetraktys figurent parmi les structures mobilisées. Prochaine étape : la signature officielle d’une convention, puis le lancement des recrutements. Une nouvelle étape pour V-Amazonie, qui continue de tisser des ponts entre les deux continents au service d’un même objectif : préserver l’Amazonie et donner aux communautés locales les moyens d’en être les premiers gardiens.

Le programme Volontaires pour l’Amazonie (V-Amazonie)

Le programme Volontaires pour l’Amazonie renforce l’engagement français dans la préservation des forêts primaires en soutenant les acteurs locaux du bassin amazonien. Sur 30 mois, France Volontaires, avec le soutien financier du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), mobilise une cinquantaine de volontaires dans les pays du bassin amazonien. La sélection des missions repose sur un appel à manifestation et une évaluation des contextes locaux pour garantir des interventions adaptées et sécurisées.