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Lyon célèbre le volontariat international au service des Objectifs de développement durable

Lancé en 2019, la première phase du projet PrODDige a mobilisé 52 jeunes volontaires sur la période 2019-2022 – dont 26 en réciprocité – dans le cadre de missions de service civique en lien avec les Objectifs de développement durable (ODD) définis par l’ONU, et ce sur le territoire de la métropole lyonnaise. Au total, ce premier cycle a permis de former et sensibiliser 166 jeunes à travers des outils pédagogiques, des expositions et des animations locales, avec le soutien d’une trentaine de structures partenaires. Véritable « programme pilote », PrODDige a démontré sa pertinence malgré la crise sanitaire et a donné lieu à de premières recommandations pour sa duplication.

Élargir l’empreinte du volontariat

Depuis juillet 2022, la phase II a étendu le modèle lyonnais à la Drôme et à la Loire, en mobilisant 34 jeunes (dont 17 volontaires internationaux) au sein d’un réseau élargi de 18 structures d’accueil, six structures relais de projets et 14 structures d’envoi. Soutenu par un budget de 30 000 €, ce volet visait à toucher plus de 500 personnes via des actions de sensibilisation collective et des formations sur la méthodologie de projet et les ODD.

Intervention de Cyril Hortala, directeur de l’Union française des centres de vacances et de loisirs de la Loire (UFCV).

Le mardi 3 juin dernier, l’événement de clôture de la deuxième phase du projet s’est ouvert par une table ronde sur l’«Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (Ecsi) comme levier essentiel de transformation sociale ici et là‑bas ». Cyril Hortala, directeur de l’Union française des centres de vacances et de loisirs de la Loire (UFCV), a insisté : « L’ECSI et les volontaires permettent de mieux sensibiliser des élus locaux aux enjeux des ODD», soulignant l’importance des échanges interpersonnels entre acteurs. Puis, Aya Mivingou Fall, ancienne volontaire intervenant en visio depuis le Gabon, a témoigné de l’impact de cette expérience qui « amène parfois là où l’on n’avait pas prévu». Diplômée en droit des affaires, elle a décidé de s’engager auprès d’acteurs associatifs gabonais après son volontariat.

L’après-midi a vu les groupes projets présenter leurs actions : escape game sur les exploitations minières, exposition sur l’égalité femme‑homme, sensibilisation à l’alimentation responsable, etc. La restitution a été illustrée en facilitation graphique par l’association Scicabulle.

Clôture ambitieuse et regards tournés vers demain

En clôture, Nicolas Lejosne, responsable de projets à l’Agence française de développement (AFD), a salué l’impact du volontariat, « Expérience transformatrice tant au niveau individuel qu’au niveau collectif, les volontaires deviennent des acteurs du changement en faveur des Objectifs du développement durable, en formant des collectifs, ils sont comme les gouttes d’eau qui peuvent former des océans». Une vision poétique et ambitieuse, partageant la responsabilité du collectif.

Souwebath Ashanti, vice‑présidente de l’antenne française de l’ONG Sterna Africa, a rappelé que « le volontariat international est une expérience formatrice et transformatrice, mais qu’il est essentiel de mieux sensibiliser les familles à ce qu’il représente réellement. Trop souvent encore, le retour des jeunes est mal compris, perçu à tort comme un échec. ».

En se projetant vers la suite, les partenaires – Agence Française de Développement, France Volontaires, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de l’Intérieur, collectivités locales – ont confirmé leur volonté d’élargir le dispositif à de nouveaux territoires, sur la base des retours de terrain et des enseignements des deux premières phases. De Lyon à la Drôme et à la Loire, le programme s’affirme comme un outil stratégique au service des collectivités et des acteurs associatifs pour faire vivre concrètement les Objectifs de développement durable dans les territoires.

 

 

PrODDige, qu’est-ce que c’est ?

Le programme PrODDige, porté par le Service de coopération au développement et soutenu notamment par l’AFD, s’appuie sur un réseau de 18 structures locales et une trentaine de partenaires institutionnels. Une phase III est déjà à l’étude pour renforcer l’impact local et international de PrODDige. Comme l’a souligné Olivier Lagarde, directeur du SCD, lors de la journée de clôture, « ce programme permet de renforcer le pouvoir d’agir des jeunes, de valoriser l’interculturalité, de stimuler l’engagement et de développer l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale ».

À Yaoundé, des jeunes engagés pour la préservation des forêts

Organisé les 29 et 30 mai 2025 à la mairie de Yaoundé 4, l’atelier organisé par Jeunes en action pour le développement durable (JADD) a rassemblé une diversité d’acteurs : institutions publiques, organisations internationales, associations locales et partenaires techniques. L’objectif était clair : valoriser les actions concrètes portées par les jeunes pour la protection de l’environnement, et notamment de la forêt, ressource vitale au Cameroun comme dans toute l’Afrique centrale.

Mobilisation citoyenne et engagement institutionnel

La première journée a débuté par une série de discours officiels, marquant le soutien des autorités locales et nationales. Le représentant du ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (MINJEC) ainsi que celui du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (MINEPDED) ont salué l’engagement croissant de la jeunesse sur les enjeux environnementaux.


Rosy Esso, de France Volontaires, lors de l’atelier organisé par Jeunes en action pour le développement durable (JADD). © France Volontaires

Parmi les interventions, celle de France Volontaires a mis en lumière l’action du volontariat international comme levier de développement durable et de solidarité. L’organisation a rappelé sa mission : accompagner les engagements volontaires à l’international, à travers son réseau d’Espaces Volontariats et des dispositifs comme le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) ou le programme V-Forêts.

Deux programmes ont été mis en avant : EUAV Forests, financé par la Commission européenne et déployé au Cameroun en 2022 avec six volontaires, et V-Forêts, qui s’inscrit dans l’initiative One Forest Youth. Le premier a notamment permis de sensibiliser 15 organisations de la société civile, d’atteindre 500 personnes via la diffusion de fiches de bonnes pratiques et d’impliquer 50 jeunes dans la réserve du Djah. Le second programme, toujours en cours, soutient des projets en lien avec la préservation des forêts dans cinq pays dont le Cameroun, en insistant sur l’intégration des jeunes, des femmes et des populations autochtones.

Jeunes et moins jeunes pour la préservation des forêts

Plusieurs volontaires ont d’ores et déjà été envoyés sur place avec le soutien de France Volontaires. C’est le cas de Tifenn Gonnet, par exemple, jeune femme de 28 ans qui est partie en avril dernier en volontariat de solidarité internationale (VSI) à Libreville, au Gabon, pour une mission auprès de One Forest Youth Initiative. « Je vais m’occuper des partenariats, de l’animation des réseaux et, en parallèle, organiser le prochain forum autour de la biodiversité », nous expliquait-t-elle avant son départ il y a quelques semaines.

Jocelyne-Liger Martin, volontaire auprès de l’association camerounaise Green Life Act, lors d’une séance de sensibilisation au sein d’un établissement scolaire de Yaoundé. © France Volontaires

Autre profil, autre parcours : Jocelyne Liger-Martin, professeure de lettres retraitée, a décidé de s’engager à son tour dans la préservation des forêts. En mission dans le cadre d’un volontariat senior avec AgirAbcd à Yaoundé en 2024, elle a accompagné l’association Green Life Act dans l’élaboration de ses projets auprès des établissements scolaires de la métropole camerounaise. «Je me suis engagée parce que depuis que je suis en retraite, je continue d’être très intéressée par la formation, et je pense que la préservation de la biodiversité est un combat qui doit être mené au niveau mondial », détaille-t-elle.

En clôture de la première journée, les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les synergies entre les acteurs, de capitaliser les expériences et de mieux faire connaître les opportunités d’engagement, notamment à travers les dispositifs présentés par France Volontaires. Le volontariat y a été présenté non seulement comme un outil de transmission de compétences, mais aussi comme un moteur d’implication citoyenne durable.

Cet événement a confirmé la dynamique enclenchée autour de l’action environnementale portée par les jeunesses africaines. Dans cette mobilisation, France Volontaires entend poursuivre son rôle de facilitateur et de soutien aux initiatives, en particulier dans le cadre de la protection des forêts du Bassin du Congo.

 

Chantiers de bénévoles : une campagne pour inspirer une nouvelle génération de volontaires

Chaque année, plus de 6 000 jeunes vivent l’expérience d’un chantier de bénévoles, en France ou à l’international. Ces séjours collectifs, accessibles dès 14 ans, 18 ans vers l’international, sont bien plus qu’une simple action bénévole : ils sont des aventures humaines, citoyennes et transformatrices.

Une campagne pour mobiliser une jeunesse diverse

Lancée le 19 mai, cette campagne s’adresse prioritairement aux jeunes, qu’ils soient déjà engagés ou encore éloignés du monde associatif. Elle met en lumière des parcours de jeunes volontaires, à travers des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux et le site jeunes.gouv.fr/chantiersdebenevoles.

« L’engagement est un levier puissant d’émancipation, de confiance en soi et d’ouverture aux autres. C’est une école de la citoyenneté que nous devons rendre accessible à tous les jeunes. »
— Marie Barsacq, Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie Associative

Cette opération s’inscrit dans une dynamique de long terme portée par Cotravaux, réseau historique des chantiers, et vise aussi à mobiliser les territoires, souvent au cœur de ces projets de transformation sociale et environnementale.

France Volontaires se mobilise aux côtés de ces acteurs pour faire vivre cet esprit de solidarité, et invite toutes les structures intéressées à relayer cette campagne, téléchargeable sur jeunes.gouv.fr.

Une expérience de formation et de solidarité

Au-delà de l’action, les chantiers sont une véritable école de la vie collective. Ils permettent aux jeunes de développer des compétences techniques et humaines (coopération, autonomie, communication interculturelle) tout en s’engageant dans une cause concrète.

Pendant une à trois semaines, des groupes de jeunes s’investissent dans des projets d’intérêt général : restauration d’un patrimoine rural, entretien d’un sentier de randonnée, création d’une fresque urbaine, animation intergénérationnelle, ou encore protection de la biodiversité.

Une dynamique collective

Cotravaux, réseau associatif engagé depuis plus de 60 ans, coordonne ces actions sur tout le territoire avec ses associations membres. En lien étroit avec les collectivités, les structures d’éducation populaire et les mouvements de jeunesse, les chantiers de bénévoles permettent de tisser des liens entre les habitants, les territoires et les jeunes venus d’ailleurs.

France Volontaires, engagée pour la promotion d’un volontariat de qualité à l’international, se reconnaît pleinement dans les valeurs portées par cette campagne. Il est fondamental de faire rayonner les engagements volontaires et à accompagner les jeunes vers des parcours citoyens, en France comme à l’international.

À Corte, la Corse explore les voies du volontariat international

Dans l’amphithéâtre de l’Université de Corse, à Corte, l’ambiance a été studieuse mais animée. Une cinquantaine de participants, principalement issus du tissu associatif insulaire, se sont donné rendez-vous pour une journée d’échanges autour du volontariat international. L’événement était coorganisé par le Fonds de coopération de la jeunesse et de l’Éducation populaire (FONJEP) avec l’appui de France Volontaires, de la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) de Corse, de la Collectivité de Corse, de l’Agence Erasmus+ Jeunesse & Sport et de l’université de Corse.

Des volontaires venus du Pérou au Liban

«Nous avons posé des bases solides pour faire de la Corse un territoire pleinement acteur de la solidarité internationale», s’est félicité Pierre Revel, responsable de l’antenne territoriale sud de France Volontaires qui est intervenu pour dresser le bilan du partenariat 2022-2024 entre France Volontaires et la Collectivité de Corse. Les chiffres sont parlants : 18 projets réalisés, 43 jeunes mobilisés – dont 31 Corses – et 12 partenaires insulaires impliqués. Des missions qui ont permis des échanges avec sept pays partenaires, principalement dans l’espace méditerranéen (Liban, Maroc, Tunisie, Égypte), mais aussi au Ghana, en Inde et au Pérou.

Les participants à la journée. © France Volontaires

Le volontariat, ce sont aussi des histoires humaines. La matinée du 22 mai a donné la parole à trois anciens volontaires. Parmi eux, Diana Farfan, venue du Pérou, qui a effectué une mission de Service Civique international à Ajaccio. «Jai animé des ateliers pour développer linterculturalité, organisé un Escape Game autour des trésors des Andes et participé à un festival de cinéma latino-américain. C’était une expérience riche, humaine et très formatrice.» La jeune volontaire a tenu à remercier la Collectivité de Corse et ses structures d’accueil.

Ont également témoigné Joe Bejjani, ancien volontaire libanais revenu en Corse pour y poursuivre ses études, et Tristan, un jeune insulaire engagé dans un projet de solidarité en Tunisie initié par l’association familiale du Fium’Altu partenaire de France Volontaires. Tous deux ont insisté sur l’impact personnel et les liens interculturels profonds tissés grâce au volontariat.

«Jai animé des ateliers pour développer linterculturalité, organisé un Escape Game autour des trésors des Andes et participé à un festival de cinéma latino-américain. C’était une expérience riche, humaine et très formatrice.»
Diana Farfan, ancienne volontaire de solidarité internationale.

Enfin, un film a présenté le dernier chantier de solidarité internationale des jeunes de la FALEP/Ligue de l’enseignement en Corse réalisé en octobre-novembre 2024 avec l’association Swani de Khemisset et le soutien de France Volontaires.

 

Associer les lycées, l’université et les autres acteurs de l’éducation

L’après-midi a permis aux participants d’approfondir leur connaissance des différents dispositifs (JSI-VVVSI, SCi, VSI) à travers des quiz interactifs, et de se projeter vers les prochaines étapes. Parmi les ambitions évoquées : améliorer l’information auprès des jeunes, associer les lycées et l’université, et diversifier les financements. Un projet-pilote avec des professionnels de la jeunesse, inspiré d’une initiative en Hauts-de-France, a été évoqué, tout comme l’émergence d’un acteur labellisé Corps européen de solidarité (CES) en Corse.

 

Jessica, volontaire indienne en Service Civique international au Campus AgriCorsica de Sartène. © Campus AgriCorsica

Dès 2025-2026, une dizaine de nouveaux projets devraient voir le jour, avec toujours la Méditerranée comme priorité, et des coopérations renforcées avec le Maroc, le Liban ou la Turquie. L’Asie n’a pas été oubliée, avec deux missions prévues au Cambodge et aux Philippines, et une ouverture possible vers l’Équateur et l’Inde.

Enfin, un nouvel événement grand public à destination des jeunes est déjà en préparation pour octobre 2025. Il viendra confirmer la volonté des partenaires de faire du volontariat un véritable tremplin d’engagement et d’ouverture au monde pour la jeunesse corse.

 

Programme Volontaires unis pour la Francophonie : Lancement de l’appel à manifestation d’intérêt

Consultez le termes de l’AMI ici.

Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt

Le volontariat international est un instrument puissant et transversal pour soutenir la mobilisation des jeunes en faveur de la francophonie. Le volontariat contribue ainsi à faire vivre de nombreux projets et de partenariats portés par les institutions de la Francophonie et par ses Etats membres.

Le Programme « Volontaires unis pour la Francophonie » (ou « V-Francophonie ») annoncé lors du XIXème Sommet de la Francophonie, accueilli par la France en octobre 2024, a pour ambition d’accroitre et de rendre plus visibles les opportunités de volontariat international dans l’espace francophone.

Soutenu par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, la mise en œuvre du programme « Volontaires unis pour la Francophonie » a été confiée à France Volontaires, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie. Le programme prévoit le déploiement d’environ 100 volontaires internationaux et doit permettre de :

  • Faciliter et développer les mobilités internationales au sein de l’espace francophone, dans les sens Nord/Sud, Sud/Nord et Sud/Sud et issues de l’espace francophone ;
  • Encourager l’engagement citoyen des jeunesses francophones ;
  • Rendre plus lisibles et plus visibles les initiatives portées en faveur du volontariat international dans l’espace francophone ;
  • Fédérer une communauté d’acteurs (étatiques, interétatiques, non-gouvernementaux) du volontariat au sein de l’espace francophone ;

Dispositifs éligibles

Objectif spécifique : Ce programme met en action le principe de mobilités croisées porté par France Volontaires, avec des mobilisations de volontaires depuis la France vers les pays partenaires du programme, depuis les pays partenaires vers la France et également entre les pays partenaires. Les dispositifs suivants sont mobilisés pour la mise en œuvre de la mobilité croisée :

  • Le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) : Ce dispositif français a pour objet « l’accomplissement d’une mission d’intérêt général à l’étranger dans les domaines de la coopération au développement et de l’action humanitaire ». Soutenu par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, le VSI permet la réalisation d’une mission à l’international de 12 mois minimum. Ce statut est ouvert à toute personne majeure sans condition de nationalité. Toutefois, le volontaire de solidarité internationale ne peut pas accomplir de mission dans un état dont il est le ressortissant ou un résident régulier. Dans le cadre du programme, les missions de VSI devront être de 12 mois.
  • Le Volontariat de Solidarité Internationale de réciprocité (VSI-R) en France : Des volontaires issus des pays du programme auront la possibilité de venir réaliser des missions en France, à travers la mobilisation du principe de réciprocité du VSI, selon les mêmes dispositions que le VSI classique décrit plus haut.

Consultez le termes de l’AMI ici.

Thématiques prioritaires

Les missions des volontaires éligibles dans le cadre de cet appel à manifestation d’intérêt devront être orientées vers les thématiques suivantes :

  • L’Economie sociale et solidaire, en lien avec le volet « entreprendre en français » du sommet de la Francophonie ;
  • La diplomatie verte en français, la formation et le renforcement des négociateurs en français, notamment dans l’optique des prochaines COP ;
  • Le renforcement de l’apprentissage du français et des réseaux francophones ;
  • L’appui à l’organisation d’évènements internationaux autour de la Francophonie.

Calendrier prévisionnel

  • 30 Juin 2025 : Clôture de l’appel à manifestation d’intérêt ;
  • Juillet 2025 : Sélection des missions et notification des résultats ;
  • Septembre : Lancement du processus de conventionnent ;
  • Octobre : Démarrage du déploiement des volontaires.

Pour candidater

Pour candidater, complétez le formulaire en ligne sur le site démarches simplifiées.

Pour toute demande relative à ce questionnaire, merci d’envoyer un courriel à [email protected]

Sur les routes du Togo avec l’Espace Volontariats Mobile

Photo : Raphaël PYRAT

Rencontre avec les volontaires à l’intérieur du pays

Première escale : Kpalimé

À Kpalimé, nous avons retrouvé Julie et Hugo, deux volontaires français en service civique envoyés par La Guilde, en fin de mission de 7 mois auprès de l’Association Togolaise pour la Promotion du Sport pour Tous (ATPST). Hébergés en famille d’accueil, leur mission s’est traduite par une immersion culturelle totale : apprentissage du mode de vie togolais, découverte des réalités locales, liens forts avec les enfants, les commerçants, les voisins…

Leur expérience témoigne d’un volontariat riche en ouverture d’esprit, patience et encadrement des jeunes dans le milieu sportif. Prochainement, ATPST accueillera un nouveau service civique envoyé par Occitanie Coopération.

 

Deuxième étape : Sokodé

À Sokodé, nous avons visité Raphaël, français envoyé par la Délégation Catholique pour la Coopération. Depuis plus d’un an, il est volontaire de solidarité internationale à l’IFNTI, où il enseigne l’informatique, notamment la programmation. Sa mission s’est organisée en deux phases : Cours aux étudiants, puis soutien individualisé et formalisation des contenus pédagogiques à destination des futurs enseignants.

Nous avons terminé cette étape par un moment convivial avec d’autres volontaires engagés dans la ville.

 

Troisième étape : Elavagnon

Dans la région Est-Mono 1, nous avons rencontré deux volontaires en mission à l’hôpital de l’Ordre de Malte.

Lisa, française, envoyée par la DCC, est assistante administrative et financière, venue avec un profil en RH. Elle y a développé une vision fine de la gestion hospitalière, du budget, et du travail en équipe interculturel.

Jérémie, belge, envoyé par La Guilde, assistant de direction et chargé de projet, pilote un projet soutenu par International Foundation visant à réduire la mortalité materno-infantile.

Nous avons pu l’accompagner lors d’une clinique mobile dans le village d’Atake Kopé. Les cliniques mobiles proposent des consultations pédiatriques et prénatales, pesées nutritionnelles, vaccinations et des sessions de sensibilisation communautaire autour de la santé de la femme et de l’enfant. Ce mois-ci, le thème portait sur le paludisme. Ces cliniques couvrent une quinzaine de villages isolés, non desservis par un CMS.

Clinique mobile au village d’Atake Kope – Mai 2025

 

Dernier arrêt : Atakpamé pour le WE des volontaires de la DCC

Notre équipe a eu le plaisir de participer au weekend des volontaires de La Délégation Catholique pour la Coopération, avec de Charles Pardessus, ancien volontaire à Sokodé et aujourd’hui chargé de mission pour le suivi des volontaires sur le terrain, et Sam GBEMOU, président du Collectif CAVO et membre du conseil d’administration de la DCC.
Au programme :
  • Une randonnée ponctuée par la visite du collège-lycée Doulassamè, construit par les Frères du Sacré-Cœur (basés à Lyon), qui accueille aujourd’hui plus de 500 élèves.

 

  • Un temps d’échange et de réflexion autour des structures d’accueil partenaires de la DCC : Comment bien accueillir un ou une volontaire ? Comment distinguer clairement les rôles entre volontaires et salariés ? Quelle posture adopter en tant que volontaire vis-à-vis des partenaires ?

Dialogues avec les acteurs locaux pour renforcer le volontariat

Rencontre avec la commune des Lacs 3

À Aného, l’équipe de France Volontaires Togo a été reçue par le Secrétaire Général de la commune des Lacs 3, avec la participation du Bureau du Citoyen. L’échange s’est concentré autour des perspectives de coopération décentralisée, avec une attention particulière portée sur l’appui à la gestion municipale, l’éducation et la jeunesse, la protection de l’environnement.

L’occasion aussi d’aborder les dynamiques du volontariat local et international, ainsi que les opportunités offertes par le programme TEVO. La commune, déjà en lien avec l’ANVT, s’est montrée très intéressée par l’accueil de volontaires internationaux et le développement de projets de réciprocité.

 

 

Kloto 1 : parler des VSS, écouter, agir ensemble

À Kpalimé, nous avons rencontré une vingtaine de membres issus de structures associatives de Kloto 1 pour un temps d’échange engagé sur les Violences Sexuelles et Sexistes, que nous avons co-organisé avec le COVOPO.
Cette rencontre visait à discuter de l’actualité liée à cette thématique, mais aussi à renforcer le dialogue entre associations et volontaires. Les participants ont souligné l’importance d’aborder ces sujets dès l’arrivée des volontaires au Togo, à travers un échange clair avec la structure d’accueil et une visite à l’Espace Volontariats.
La discussion a également permis d’ouvrir un espace de parole autour de la santé mentale, un enjeu souvent invisible mais essentiel dans le cadre de l’engagement volontaire.
Avec la participation de COVOPO, CAVO, ASTOVOT, Action protection mère et enfants pour le développement, Association Togolaise pour la Promotion du Sport pour Tous, Horizon Nouveau Togo, VAET Togo, APMED, AVIDI, CADR, SAVOIR.

France Volontaires et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères signent un nouveau contrat d’objectifs et de performance

Un nouveau cap vient d’être fixé pour France Volontaires. Le 20 mai dernier, Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), et Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, ont signé le contrat d’objectifs et de performance (COP) pour la période 2025-2027. Ce document stratégique renouvelle le cadre des actions de l’opérateur public en matière de volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S).

Ce nouveau COP s’inscrit dans la continuité de la transformation de France Volontaires en groupement d’intérêt public (GIP) en 2023. Il vient confirmer le rôle central de l’engagement solidaire à l’international dans la politique française d’investissement solidaire et durable. Le texte met en avant l’importance de la plateforme dans le développement de missions de qualité, en s’appuyant sur un fonctionnement partenarial associant les ministères, les collectivités territoriales et le secteur associatif.

Une feuille de route structurée autour de quatre priorités

Ce contrat s’aligne avec les grandes orientations du document d’orientation stratégique pour la société civile et l’engagement citoyen du MEAE (2023-2027) et traduit la confiance renouvelée des pouvoirs publics envers le secteur du volontariat international.

Quatre grands axes structurent les priorités assignées à France Volontaires : le renforcement de son rôle de plateforme, le développement de la notoriété du V.I.E.S, la poursuite de projets pilotes au service d’une stratégie de programme ambitieuse, et enfin, la consolidation du statut de GIP par une meilleure capacité de gestion.

Pour Anne Grillo, « la signature du contrat d’objectifs et de performance est la réaffirmation du plein soutien du ministère à l’opérateur France Volontaires. […] Les actions de France Volontaires sont essentielles pour permettre aux citoyens de vivre des expériences enrichissantes qui contribuent à la construction d’un monde plus juste, plus solidaire et plus durable. »

Même satisfaction du côté de France Volontaires. Yann Delaunay salue un contrat qui « repose sur notre conviction commune que la solidarité internationale est un puissant levier pour répondre collectivement aux défis de nos sociétés. […] Les résultats obtenus depuis 2022 confortent la place du V.I.E.S comme un outil puissant de coopération entre les pays. »

Ce nouveau COP acte ainsi la poursuite d’une dynamique engagée, entre reconnaissance institutionnelle, actions concrètes sur le terrain et engagement collectif en faveur de la solidarité internationale.

L’Université Catholique de Lille et France Volontaires s’allient pour promouvoir le volontariat international

C’est une collaboration qui s’inscrit dans le temps long et les valeurs partagées. France Volontaires et l’Université Catholique de Lille (UCL) ont scellé ce vendredi un partenariat visant à favoriser l’accès des étudiants à des missions de volontariat à l’international et à renforcer l’accueil de volontaires étrangers dans les structures de l’université.

La convention a été signée dans la matinée par Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et Patrick Scauflaire, président-recteur de l’Université Catholique de Lille, en présence de Ioannis Panoussis, vice-recteur en charge des relations internationales et d’Audrey Vanpeperstraete, directrice opérationnelle des relations internationales de l’UCL.

L’enjeu est double : inscrire l’engagement solidaire dans les parcours étudiants, et soutenir les coopérations internationales portées par l’université. L’accord prévoit notamment la promotion active des dispositifs de V.I.E.S (Volontariat de solidarité internationale, Service civique international, chantiers de jeunes, etc.) auprès des étudiants et des équipes pédagogiques, l’organisation d’événements dédiés au volontariat, et la diffusion d’offres de mission adaptées aux profils des jeunes.

Un dialogue avec les facultés

À la suite de la signature, un temps d’échange s’est tenu avec plusieurs composantes de l’université, témoignant de l’intérêt transversal pour le volontariat international. Étaient représentés : l’Institut d’économie scientifique et de gestion (IESEG School of Management), la European School of Political and Social Sciences (ESPOL), l’Institut de formation pédagogique (formation des maîtres), la faculté de gestion, économie et sciences, la faculté de droit – avec la présence de sa doyenne Sarah Durelle-Marc – ainsi que la faculté des lettres et sciences humaines.

Ce partenariat vient également formaliser des coopérations déjà en cours. France Volontaires est ainsi active auprès de certains établissements du Nord, comme la faculté de médecine et l’EDHEC. avec le soutien de la Délégation catholique pour la coopération (DCC). La convention ouvre désormais la voie à une stratégie plus globale, avec un accent mis sur la réciprocité : il s’agit autant d’accompagner les jeunes des Hauts-de-France vers des expériences à l’international que d’accueillir des volontaires étrangers sur les campus lillois.

L’Université Catholique de Lille, qui revendique plus de 500 partenaires dans le monde, voit dans ce partenariat une manière de renforcer sa mission de formation intégrale, conjuguant savoirs académiques, expérience humaine et engagement citoyen. Ce partenariat s’inscrit également dans la stratégie de transition écologique portée par l’établissement, qui promeut des formes de mobilité internationale plus durables.

France Volontaires s’engage de son côté à mettre à disposition ses outils, son réseau international d’Espaces Volontariats et son expertise, pour appuyer les équipes de l’université dans la création de parcours de volontariat intégrés aux cursus. L’élaboration d’un programme de volontariat spécifique à l’UCL est d’ailleurs envisagée à moyen terme, notamment pour les périodes de césure.

Un ancrage territorial affirmé

L’après-midi a été consacré à une série de rencontres avec les acteurs institutionnels de la coopération internationale dans la métropole lilloise. Yann Delaunay s’est ainsi entretenu avec Gérard Bouderballa, chef du service engagement citoyen, coopération Nord-Sud et droits de l’Homme de la Ville de Villeneuve-d’Ascq, ainsi qu’avec David Diarra, conseiller municipal en charge de la coopération Nord-Sud.

La collectivité, déjà engagée dans des coopérations décentralisées avec l’île de Sainte-Marie à Madagascar et avec Tanguiéta au Bénin, souhaite développer de nouvelles formes de volontariat, notamment à l’accueil. Une première initiative en ce sens a vu le jour autour d’un projet sportif intitulé “Panier gagnant au féminin”, lauréat d’un appel à projets sport, qui pourrait ouvrir la voie à des missions de volontariat international.

Enfin, une rencontre avec Nizar Yaiche, directeur de Lianes Coopération – le Réseau régional multi-acteurs (RRMA) des Hauts-de-France – a permis de faire le point sur les projets en cours et les perspectives de collaboration entre les deux structures.

Prévue pour une durée de trois ans, la convention prévoit une réunion annuelle de pilotage pour faire le point sur les actions menées et en imaginer de nouvelles. Elle marque une étape importante dans la volonté de France Volontaires de structurer des partenariats stratégiques avec les établissements d’enseignement supérieur. À Lille, cet engagement prend déjà racine sur le terrain, entre ambition académique, engagement citoyen et coopération internationale.

 

 

Aux Caraïbes, 52 missions de solidarité internationale financées avec l’aide de l’Union européenne

Lutter contre la prolifération d’algues invasives, valoriser les espaces naturels de Martinique ou mettre en place une labellisation “Bienvenue en France” pour les étudiants étrangers de l’université des Antilles : voici quelques-unes des premières missions qui ont été lancées depuis le mois de mars dernier dans le cadre du projet V.I.E.S Caraïbes.

Une coopération entre l’ensemble des acteurs de la Caraïbe

Cette coopération à l’échelle de la grande Caraïbe, cofinancée par l’Union européenne (UE) via le programme Interreg Caraïbes 2021-2027, réunit autour de l’antenne de France Volontaires aux Antilles un certain nombre de collectivités françaises d’Amérique ainsi que des partenaires extra-communautaires du bassin*. Objectif : une Caraïbe plus sociale et inclusive.

 

Du 5 au 9 mai 2025, une seconde session de formation avant départ en missions a eu lieu  dans les locaux de l’antenne de France Volontaires Antilles aux Abymes, en Guadeloupe, au profit de volontaires de l’île sélectionnés pour partir  à Sainte-Lucie (au sein de l’OECO) et en République Dominicaine (à l’Alliance française). © France Volontaires

Au total, plus de cinquante missions de volontariat international vont donc être déployées jusqu’à la fin de l’année 2027 avec le soutien de la Région Guadeloupe, de la collectivité territoriale de Martinique, de la collectivité territoriale de Saint-Martin et d’un consortium de communes de Guyane. Celles-ci permettront aux jeunes de ces territoires de contribuer au développement de projets de coopération caribéenne et d’acquérir ainsi des compétences qui favorisent leur insertion professionnelle et sociale. Les collectivités, avec l’appui des acteurs des politiques en faveur de la jeunesse de leurs territoires, accueilleront à leur tour des volontaires internationaux issus des partenaires caribéens, pour développer localement les projets de coopération ayant un impact direct sur les territoires, dans une perspective interculturelle. « Mon volontariat de solidarité internationale (VSI) est une étape complémentaire de mon parcours professionnel, et j’espère également qu’il m’aidera à m’accomplir personnellement », explique Diana Lopez-Vasquez, jeune mexicaine de 27 ans qui vient de commencer sa mission au sein de l’université des Antilles après avoir obtenu un master 2 en droits humains et action humanitaire à Sciences Po Paris. « Cette expérience doit aussi me permettre de trouver le sens que je veux donner à ma vie ».

L’impact pour les territoires, pour les volontaires

Le projet européen Interreg s’inscrit pleinement dans la volonté de l’Union européenne de promouvoir l’inclusion sociale, l’éducation et la formation tout au long de la vie. Il permet à ces jeunes caribéens d’acquérir dès 18 ans une première expérience internationale dans leur propre espace régional. Ces missions les impliquent concrètement dans la résolution de problématiques prioritaires pour leurs territoires, telles que le développement durable ou l’inclusion sociale. En développant des compétences directement liées à ces enjeux, les volontaires voient ainsi leur employabilité renforcée, tout en gagnant en autonomie et en savoir-faire interculturel.

Par ailleurs, leur engagement favorise une participation active aux projets de coopération régionale menés par les collectivités et leurs partenaires caribéens. Ces jeunes deviennent de véritables acteurs de la dynamique régionale, contribuant à faire vivre une coopération concrète, ancrée dans les réalités locales. Le programme soutient également la création de nouvelles synergies entre les collectivités françaises d’Amérique et le développement de partenariats régionaux inédits.

Le projet V.I.E.S Antilles s’inscrit dans la suite des premières missions de volontariat qui ont été déployées sur ces territoires au cours des derniers mois, comme celle menée par Pacöme Alomakpe, rentré au Bénin à la mi-décembre après dix mois passés en Martinique en tant que chargé du développement de plusieurs activités liées à la valorisation du patrimoine, à l’éducation, au tourisme et à la pêche : « J’ai ressenti le besoin de mettre à l’épreuve mes connaissances et de m’ouvrir à d’autres horizons. C’était l’occasion d’acquérir de nouvelles connaissances ainsi que de nouvelles compétences ».

Pour ces territoires, le volontariat participe à la construction « d’une Caraïbe plus solidaire et plus connectée », l’un des objectifs spécifiques du programme européen de coopération.

 

*L’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO), l’association des États de la Caraïbe (AEC), l’Alliance française de Sainte-Lucie, la chambre de commerce dominico-française et le réseau multi-acteurs Karib Korizon, dans une dynamique de coopération allant dans le sens de la promotion

 

Mai, le Joli mois de l’Europe

Pendant tout le mois de mai, la France met à l’honneur par divers événements l’Union européenne (UE) et les milliers de projets qu’elle porte. En matière de volontariat, c’est le programme Interreg de l’UE qui permet le financement d’un certain nombre de missions. Interreg, ce sont des initiatives de coopération territoriale européenne au sein desquelles les acteurs publics comme privés sont encouragés à développer des projets communs. Ces espaces de coopération, qu’ils soient transfrontaliers ou couvrant des zones plus étendues, visent à répondre collectivement à des enjeux partagés. Parmi ces priorités figurent la protection de la biodiversité, l’amélioration de la mobilité, la lutte contre le changement climatique et le renforcement de l’emploi.

Grâce à sa situation géographique, avec de nombreux voisins en Europe continentale et dans ses territoires d’outre-mer, la France est le pays de l’Union européenne le plus engagé dans ces programmes. Au total, 22 dispositifs mobilisent 3,2 milliards d’euros issus du Fonds européen de développement régional (FEDER), représentant autant de leviers financiers pour soutenir des projets innovants.

 

En déplacement dans le Calvados, Jean-Noël Barrot rencontre des volontaires internationaux à Hérouville-Saint-Clair

Élus locaux, entreprises, associations ou jeunes calvadosiens ont répondu présents à l’invitation du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères lundi 12 mai à La Fonderie, à Hérouville-Saint-Clair. L’accueil chaleureux du maire de la commune, Rodolphe Thomas, a donné le ton d’une séquence décontractée et sans filtre autour de la mission diplomatique de la France et de l’impact des relations internationales dans le quotidien des citoyens. Car « les affaires étrangères sont l’affaire de tous », comme l’a rappelé le ministre en ouverture des échanges.

Yann Delaunay entouré des 8 volontaires présents à Hérouville-Saint-Clair, ainsi que les représentants du Conseil Départemental de Seine Maritime, de la mission locale de Caen et de la mission locale du Havre. @DR

Au programme des discussions, emploi, santé, environnement, flux migratoires, paix et sécurité nationale. Autant de thématiques sur lesquelles le ministre est longuement revenu, précisant à grand renfort d’exemples que la France n’a aucun intérêt à avancer seule sur ces sujets. L’occasion de rappeler que l’action internationale de la France a des conséquences sur le quotidien des Français, notamment pour les questions de santé pour lesquelles « il serait vain de penser que nous pouvons tout régler à l’échelle nationale »  avant d’ajouter que « ce n’est qu’en nous coordonnant avec les autres pays du monde que nous parviendrons à éviter que d’autres pandémies viennent bousculer notre vie économique et sociale, (…) et que nous parviendrons à avoir une réponse plus structurée et efficace lorsque ces crises surviennent ».

“Les affaires étrangères sont l’affaire de tous”

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

Des solutions internationales face au dérèglement climatique

Face au dérèglement climatique marqué par la multiplication des inondations, cyclones ou incendies qui ravagent toutes les régions du monde, le ministre a longuement rappelé qu’il faut trouver « des relais internationaux pour qu’à leur tour, ils fassent leur part des efforts pour atteindre la neutralité carbone ».

De tous les objectifs du développement durable de l’ONU, le constat est sans appel : « c’est la protection de l’océan qui a fait l’objet de moins d’avancées, alors même que la moitié de l’oxygène que nous respirons provient de l’océan, que le quart des espèces au monde habite l’océan ». L’occasion pour le ministre de rappeler que la France organisera en juin prochain la troisième conférence des Nations Unies sur l’océan qui réunira l’ensemble des États membres des Nations unies, les agences spécialisées, la société civile, le secteur privé et les donateurs internationaux pour enfin mettre en œuvre les priorités de l’Objectif de développement durable 14 (ODD 14) dédié aux milieux marins.

À noter que le volontariat est reconnu par les Nations-Unies comme un levier puissant et transversal dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Dans cette dynamique, le volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) apparaît clairement comme un dispositif de coopération partenariale, et constitue un moyen concret d’atteindre les ODD et d’agir pour la planète.

La solidarité internationale au coeur des échanges

En conclusion de son intervention, Jean-Noël Barrot rappelait qu’« en démocratie, ce sont les citoyens qui ont les cartes en main ». Les différentes interventions du public ont parfaitement illustré cette vérité à laquelle les acteurs de la solidarité internationale ne peuvent qu’adhérer ! En premier lieu, notons la riche intervention de Jacqueline Baudry, présidente du réseau régional multi-acteur Horizons Solidaires de Normandie qui est longuement revenue sur l’importance pour les politiques de s’appuyer sur la société civile qui œuvre quotidiennement à tisser des liens de solidarité entre les peuples.

Et pour illustrer concrètement ces liens qui existent entre les peuples, Louise Ardel a pu témoigner de son expérience marquante de volontaire en mission de service civique au Maroc. Envoyée par la mission locale d’Hérouville au sein de la Morocco’s Friends Foundation (MFF) elle avait pour mission l’animation d’ateliers pour les jeunes et l’appui à l’enseignement du français pour les femmes. Louise a ainsi participé à la construction de liens interculturels durables très utiles à la coopération internationale entre la commune et la MMF, partenaires de longue date. Elle poursuit aujourd’hui son engagement au sein d’une association où elle réinvestit son expérience au Maroc et précise que son « volontariat international est aussi utile parce que (elle) travaille beaucoup avec les jeunes nouvellement arrivés en France et les mineurs non accompagnés.

Bertrand Bouda, jeune coach sportif burkinabè accueilli en mission de Service Civique au Conseil départemental de Seine maritime, a pu quant à lui illustrer la richesse de la réciprocité en présentant sa mission axée sur le sport. En prenant part à toutes les activités du conseil départemental, il partage sa culture, ses connaissances et s’inspire des pratiques françaises pour enrichir son parcours « notamment sur les séances de sport adaptées aux seniors et les séances de sport adaptées aux personnes en situation de handicap qui ne sont pas valorisées dans (son) pays ». Si le jeune Burkinabé a pu souligner le contexte diplomatique tendu avec le Burkina Faso, nul doute que c’est par le dialogue entre les jeunesses engagées que l’on pourra avancer vers des relations durables et apaisées. Il a d’ailleurs profité de son intervention pour « remercier le conseil départemental de Seine Maritime, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères et toute la république française pour l’occasion qui (lui) est offerte en tant qu’étranger de faire une immersion dans la société française. De découvrir sa culture, sa gastronomie et ses paysages magnifiques. De pouvoir aussi partager notre culture, nos idées et notre vision du monde ».

Comme le rappelait le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, « l’action internationale de la France a des conséquences très concrètes sur nos vies quotidiennes ». Les mobilités croisées qu’offre le V.I.E.S en envoyant des volontaires français dans nos pays partenaires tout en accueillant des volontaires internationaux en France en est une illustration tangible et pleine d’espoir.