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Le V.I.E.S, un formidable levier au profit des actions de développement des fondations

Pourquoi et comment mobiliser le volontariat international d’échange et de solidarité dans le cadre des actions de développement solidaire menées par les fondations  ? C’est la question à laquelle ont répondu les participants de la rencontre consacrée aux fondations reconnues d’utilité publique (FRUP) et aux fondations d’entreprises, membres du Centre français des fondations et du collège « fondations » du Conseil national pour le développement et la solidarité internationale (CNDSI).

Dans le cadre d’une table ronde destinée à illustrer et incarner le sujet, les représentants de la fondation Sadev et du Fonds de dotation Servier ont pu développer les plus-values du recours au volontariat. Tous deux ont partagé leurs retours d’expérience en qualité de structures mobilisant des volontaires sur des programmes terrain et d’employeurs de collaborateurs engagés dans des missions de volontariat international.

Pour compléter leurs témoignages, les ONG Planète Urgence et La Guilde ont apporté un éclairage utile grâce à leur connaissance des dispositifs en tant que structure d’envoi de volontaires agréées par l’Etat.

Enfin, impossible de parler de volontariat sans donner la parole aux volontaires eux-mêmes, qu’ils soient français ou internationaux ! Sola Yazbeck, Demba Mané et Louis Rosas ont chacun présenté leur mission de volontariat, et ont permis de mieux comprendre les dispositifs évoqués lors de cette rencontre : le volontariat de solidarité internationale (VSI), le congé de solidarité internationale et le mécénat de compétences, intégrés à la famille du Volontariat d’Échange et de Compétence (VEC).

Créer du lien entre les fondations et les acteurs du V.I.E.S
Dans la dynamique des rencontres « Innover Ensemble » portées par la sous-direction du développement et dans le cadre des stratégies « Fondations » et « Société civile et engagement citoyen » du MEAE, la conférence – visant à promouvoir les volontariats internationaux d’échange et de solidarité (V.I.E.S) et les programmes de France Volontaires, s’adressait exclusivement aux fondations partenaires du MEAE.

L’enjeu est de taille : atteindre collectivement les Objectifs de Développement Durable (ODD), en lien avec les priorités de la politique de développement et d’investissement solidaire de la France. Pour cela, « l’action des fondations est essentielle pour faire face aux défis qui sont les nôtres aujourd’hui » comme l’a rappelé Frédéric Cholé, délégué pour les collectivités territoriales et la société civile auprès du MEAE en introduction de la séquence.

Parmi les intervenants, Vincent Rattez, directeur de La Guilde (structure membre de la plateforme France Volontaires), se dit convaincu que « quelle que soit la forme de la fondation, il y a des choses à faire en termes de volontariat international pour accompagner des projets porteurs de sens et d’impact ». À grand renfort d’exemples de projets de terrain, dans des champs d’actions aussi variés que la culture, la santé ou l’environnement, ce dernier est revenu sur la possibilité qu’ont les fondations et leurs partenaires d’agir sur l’ensemble des ODD. Une intervention qui a permis de créer du lien entre les fondations présentes et les acteurs du volontariat pour que naissent les perspectives de nouvelles actions partenariales autour d’un vaste sujet commun : la mise en place d’actions de développement dans la solidarité à l’internationale. L’occasion également de valoriser le rôle de France Volontaires, et sa mission de plateforme multi-acteurs de promotion et développement du V.I.E.S.

Des expériences de volontariat international valorisables pour les fondations…
Tous les échanges ont permis d’illustrer l’utilité et la richesse du volontariat, aussi bien pour les volontaires que pour les fondations. Antoine Huart, Délégué général de la Fondation Sadev, a pu témoigner de l’évolution des profils au fil des années grâce au succès du dispositif ! Si les profils mobilisés étaient plutôt techniques au début, notamment sur les questions d’assainissement, la fondation Sadev a rapidement élargi les missions à d’autres profils plus généralistes, en lien avec le développement ou la gestion de projets grâce à « des dispositifs encadrés et des missions en toute sécurité ». À noter que la sécurité et la solidité du cadre qualité proposée par les organisations d’envoi ou d’accueil de volontaires, points abordés pendant la séquence, sont au cœur des préoccupations des fondations, comme le précise Antoine Huart qui se félicite aujourd’hui d’envoyer des volontaires « bien outillés pour démarrer leur mission grâce à la richesse de la préparation ».

Autre témoignage positif de Corinne Massin, directrice du Mécénat et déléguée générale du Fonds de dotation Servier, qui a pu constater l’intérêt des salariés dès 2017 avec plus de 30 candidats au volontariat ayant répondu à l’appel à projet ! Cette dernière assure que « les salariés pensent partir pour aider mais reviennent toujours en ayant beaucoup reçu ». Aujourd’hui, ce sont 40 salariés qui bénéficient chaque année d’une expérience de volontariat à l’international, et qui reviennent avec de nouvelles compétences valorisées en interne lors de l’entretien annuel. Le plus pour la fondation ? Créer tous les ans une nouvelle dynamique en interne grâce à la sélection des projets par les collaborateurs. En outre, cette dernière rappelle que le soutien financier est bien sûr un aspect réel dans l’approche mécénat globale, mais que le vrai bénéfice est « d’embarquer les collaborateurs pour être en adéquation avec les valeurs du groupe ».

Et les parcours des volontaires !
Ceux qui parlent le mieux de leur engagement solidaire sont les volontaires eux-mêmes ! Trois étaient présents pour participer aux échanges. Demba, Sola et Louis ont ainsi pu témoigner de la richesse de leur volontariat, et de l’importance d’une bonne préparation avant le départ, ainsi que d’un suivi pendant et après la mission.

Pour Sola Yazbeck, partie quinze jours au Cambodge avec Planète Urgence, aucun doute : « le congé solidaire® permet de créer de la valeur autrement ! ». Elle est longuement revenue sur son stage de préparation au départ, qui fut l’occasion de rencontres fructueuses avec d’autres volontaires d’entreprises très différentes et sur l’importance du suivi dans le cadre de sa mission. « Discuter avec quelqu’un sur place sur les attentes et les points d’attention sont des éléments importants pour l’adaptation une fois en mission ». Elle a ainsi pu « partir tranquille, lâcher prise sur les côtés pratiques pour se consacrer à la mission sur place ».

Demba Mané, volontaire sénégalais en mission de VSI en France dans le cadre du FEF-R, est quant à lui mobilisé pour la création et l’animation d’un réseau de volontaires Sénégalais en France. Il valorise leurs missions et leurs expériences dans l’hexagone pour améliorer l’accueil des volontaires internationaux en France. Ces volontaires sont mobilisés sur des questions liées à l’environnement, à la culture ou au sport. Plusieurs d’entre eux ont participé au programme Volontaires Terre de Jeux, qui permet de mobiliser 80 jeunes de 10 pays sur des missions sport et développement, dans lesquelles un temps de bénévolat Paris2024 a pu être inséré.  Ce programme a reçu un soutien de la fondation EDF. Lui aussi a dû s’adapter à un autre mode de vie, une autre culture et s’approprier de nombreuses thématiques qu’il réinvestira une fois rentré au Sénégal. Il ajoute que « sur le plan personnel, c’est l’une des plus grandes chances pour [pour lui] de l’avoir fait à Paris. C’est une expérience exceptionnelle ».

Louis Rosas, ancien volontaire déployé pendant 18 mois aux Comores par la Guilde auprès de la fondation Sadev, a pu partager avec les participants son « incroyable expérience aussi bien personnelle que professionnelle », lui qui voulait trouver du sens et « partir pour une bonne cause ». Sa mission de VSI le motive aujourd’hui à poursuivre son parcours d’engagement. Ainsi, il « essaie de porter le sujet de l’engagement auprès des jeunes pour créer du lien entre les générations ».

 

Garantir la qualité des missions autour de projets coconstruits avec les acteurs locaux
Pour Guillaume Tauveron, directeur du développement chez Planète Urgence, aucun doute sur l’utilité du volontariat pour les fondations. Ce dernier rappelle que son organisation a permis l’envoi de quelque 10.000 volontaires. Mais pour cette ONG membre de France Volontaires et qui porte le congé solidaire®, l’important est de garantir l’impact positif sur le terrain. Il confirme ainsi qu’« une mission de volontariat réussie l’est à deux conditions : si elle est coconstruite avec les acteurs locaux pour garantir un impact positif et durable sur le terrain et si les volontaires sont bien préparés avant le départ ». C’est la raison pour laquelle Planète Urgence accompagne le projet du salarié volontaire, et l’aide à travailler en amont sur sa posture, quitte à réorienter le projet si nécessaire.

 

Un véritable atout pour les fondations
D’un point de vue plus stratégique, il apparaît intéressant pour les fondations qui ne le font pas déjà de s’approprier les dispositifs de volontariat.  Vincent Rattez rappelle d’ailleurs que le volontariat international peut avoir un impact assez décisif à plusieurs points de vue, notamment pour renforcer la visibilité et la communication des partenaires et des programmes. Pour lui, « la notion de réseau est très importante, puisqu’il permet de promouvoir la cause dans des cercles nouveaux ». Il ajoute que c’est un « vrai atout pour la communication des fondations » qui concrétisent leurs valeurs en soutenant l’engagement de leurs collaborateurs.

C’est aussi un vrai atout pour la gestion des ressources humaines des fondations, grâce à la valorisation des salariés qui reviennent avec une meilleure compréhension des enjeux en étant sur le terrain. Guillaume Tauveron précise que « le volontariat renforce le regard interculturel des salariés, apporte une réponse à leur quête de sens, et consolide le sentiment d’appartenance à l’entreprise ». Un dispositif gagnant-gagnant qui permet de rendre tangible les engagements et les valeurs de la fondation !

 •  Cette rencontre fait suite aux recommandations du groupe de travail « Fondations » du Conseil national pour le développement et la solidarité internationale (CNDSI), dont le rapport sera présenté au 4ème trimestre 2024, et s’inscrit dans la dynamique de croissance du volontariat de solidarité internationale (VSI) annoncée par le Président de la République lors du Conseil présidentiel du développement qui prévoit la mobilisation de plus de 2 600 volontaires par an, en 2027. L’occasion de mobiliser les fondations sur le co-financement des programmes de volontariats s’inscrivant dans les priorités de la diplomatie.

En savoir +

Le congé de solidarité internationale est un volontariat d’échange et de compétences (VEC) qui repose sur l’expertise du volontaire. Il existe trois termes très proches : le congé de solidarité Internationale, le congé solidaire® et le congé de solidarité.

 

 

De nouveaux locaux pour France Volontaires au Vanuatu

Ces nouveaux locaux aspirent à se positionner comme une pépinière de projets franco-vanuatais mais aussi régionaux. En effet, avec le soutien de l’antenne de France Volontaires Nouvelle-Calédonie, le bureau à Fidji, l’ambassade de France à Port-Vila et les différents opérateurs français et vanuatais*, ce dernier facilitera le développement de nouveaux programmes de coopération et de réciprocité destinés à la jeunesse dans les domaines de l’éducation, de la francophonie, de la gouvernance et du développement durable.  

 

Le nombre de volontaires français déployés au Vanuatu est de onze personnes, dont deux sont affectés dans les îles vanuataises de Santo et Vanua Lava dans le cadre de la coordination de projets agricoles et de formation francophone en agroalimentaire. Les structures d’accueil qui hébergent actuellement des volontaires ou qui en recevront prochainement incluent la Fondation UTLALO, la délégation de la Nouvelle-Calédonie au Vanuatu, le National Disaster Management Office (NDMO), les Vanuatu Skills Partnerships (TVET), l’Unité de recherche, d’innovation et de formation doctorale bilingue (URIFDB), ainsi que l’Alliance française et le lycée français Le-Clézio de Port-Vila. 

L’annonce de l’ouverture de ces nouveaux locaux a eu lieu début octobre devant une soixantaine d’invités, dont plusieurs anciens volontaires restés au Vanuatu après leur mission, réunis à la résidence de France à l’invitation de l’ambassadeur de France Jean-Baptiste Jeangène Vilmer. 

*Agence française de développement (AFD), Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Agence universitaire de la francophonie, Université du Pacifique Sud, Université Nationals du Vanuatu, etc. 

 

France Volontaires en soutien de l’action internationale des collectivités territoriales

« L’envoi et accueil de volontaires internationaux constitue un outil précieux pour les services jeunesse et les services de coopération décentralisée des collectivités territoriales. Les bénéficiaires ne sont pas seulement les jeunes qui partent en mission mais aussi les structures qui les envoient et celles qui les accueillent » : lors de l’atelier consacré aux « Enjeux et perspectives pour la jeunesse dans le bassin méditerranéen », Pierre Revel, responsable territorial sud chez France Volontaires, a tenu à insister sur l’intérêt pour les acteurs locaux de la solidarité internationale de faire appel au volontariat.

De nombreux partenariats avec des collectivités du Maghreb
Un propos rapidement illustré par les représentantes de la Région Centre Val de Loire et d’Occitanie Coopération (le réseau régional multi-acteurs de la région du même nom) présentes à ses côtés, qui ont toutes deux mis en place des actions de coopération décentralisée. La Région Centre travaille depuis plus de quinze ans déjà avec son homologue de la Région de Fes-Meknes, au Maroc, en s’appuyant sur le Volontariat de solidarité internationale (VSI). Sur place, le ou la volontaire est en effet chargé d’animer ce partenariat axé sur la transition écologique des territoires, le renforcement du travail social ou le développement d’actions culturelles dans les lycées de la région marocaine.
Du côté d’Occitanie Coopération, on a récemment lancé un programme de partenariat entre les Missions locales de Haute-Garonne et de la métropole de Montpellier et deux associations marocaines (Migrations et développement et Les enfants de l’ovale), qui reçoivent des jeunes en Service civique international pour les épauler dans leurs missions au quotidien. « Nous avons répondu à un appel à manifestation d’intérêt de l’Agence du Service civique pour accompagner des jeunes qui sont dans un parcours d’insertion, éloignés de l’emploi ou sans formation initiale, afin de leur proposer des missions de volontariat à l’international », a ainsi détaillé Maylis d’Aboville, d’Occitanie Coopération.


Le stand de France Volontaires aux RAICT 2024

Caraïbes et Cameroun à l’honneur
Dans la foulée de ces échanges sur le bassin méditerranéen, l’atelier « Dynamiques et perspectives de la coopération internationale dans la zone caraïbe » a pour sa part constitué une opportunité pour Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, de mettre en avant la récente ouverture d’une antenne de France Volontaires en Guadeloupe, qui vient consolider les dynamiques du volontariat en outre-mer. Entre autres, « le tout nouveau programme « V.I.E.S Caraïbes » mettra en en place 18 missions de volontariat afin de développer des partenariats avec les pays de la zone caraïbe sur des thématiques prioritaires comme la préservation des forêts, l’agriculture, le tourisme, la culture et le sport ».

Invité d’honneur pour cette nouvelle édition, le Cameroun avait dépêché sur place une belle délégation et mis sur pied un stand d’information sur ses actions de coopération internationale. L’occasion pour France Volontaires d’aller à la rencontre de ce partenaire historique en Afrique centrale, dans lequel de nombreux volontaires sont mobilisés chaque année. Une réunion a ainsi été organisée en présence de Fred R. A. Ebongué Makollé, secrétaire général du ministère de la décentralisation et du développement local, de Gilbert Tsimi Evouna, vice-président de l’Association des Régions du Cameroun, d’Augustin Tamba, président des Communes et villes unies du Cameroun ainsi que de Pierre De Gaétan Njikam Mouliom, président de l’Efracam (Association des élus en France d’origine ou de nationalité camerounaise).  Objectif : valoriser les réalisations (notamment dans le cadre du programme Territoires Volontaire), identifier de nouvelles pistes pour renforcer la mobilité des jeunes et l’échange de compétences sur des thématiques prioritaires et enfin élargir le cadre partenarial en associant les organisations de la société civile et notamment celles issues des diasporas aux projets portés par les collectivités.

Une belle façon d’illustrer les propos de François Rebsamen, qui représentait le président de Cités Unies France en ouverture des Rencontres : « Dans ce temps de tension et de crise à l’échelle internationale, l’action des collectivités territoriales participe de l’expression d’un dialogue de paix et d’une démocratie des territoires. »

Événement réussi à Montreuil pour le programme Territoires Volontaires (TeVo)

Avec déjà plus de 250 missions de volontariat créées dans une quarantaine de pays partenaires, le programme Territoires Volontaires s’affirme comme un levier majeur d’accompagnement des collectivités locales dans leur stratégie de coopération internationale.  Au total, ce sont 69 volontaires de solidarité internationale (VSI) et 195 en mission de service civique international (SCI) qui sont mobilisés dans des domaines aussi variés que la culture, l’éducation, la coopération décentralisée ou encore l’environnement. Un premier bilan chiffré encourageant sur lequel s’est appuyé Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, pour ouvrir cette journée d’échanges autour du programme.  « Au total, lors de la première phase, ce sont 53 collectivités territoriales de tous échelons qui ont été accompagnées dans la construction et la mise en œuvre de leurs projets de volontariat international, 60% des institutions lauréates s’engageant pour la première fois dans un projet de volontariat, avec une forte mobilisation outre-mer », a-t-il complété.

 

« TeVo a été une opportunité de continuer à mener des actions sur des thématiques similaires : deux volontaires de solidarité internationale (VSI) et deux services civiques sont ainsi mobilisés au Sénégal, qui dispose d’une frontière commune avec le Mali, sur des enjeux environnementaux et de lutte contre la désertification »
Halima Menhoudj, adjointe au maire de Montreuil déléguée à la coopération décentralisée, aux populations migrantes et à la solidarité internationale

 


Parmi ces collectivités, on trouve la ville de Montreuil, hôte de l’événement. Depuis de longues années, celle-ci est fortement mobilisée en faveur de la mobilité des jeunes, de la solidarité internationale et de la coopération. Halima Menhoudj, adjointe au maire, a ainsi rappelé que sa commune était « historiquement engagée avec le Cercle de Yélimané (une collectivité territoriale de la région de Kayes au Mali) ». Avec la mise en pause de cette coopération en raison du contexte géopolitique dans le pays « TeVo a été une opportunité de continuer à mener des actions sur des thématiques similaires : deux volontaires de solidarité internationale (VSI) et deux services civiques sont ainsi mobilisés au Sénégal, qui dispose d’une frontière commune avec le Mali, sur des enjeux environnementaux et de lutte contre la désertification ». C’est donc tout logiquement que la ville s’est portée candidate pour accueillir cette journée de réflexion autour du programme.

La réciprocité, un axe fort du programme Territoires Volontaires
Durant la matinée, deux tables rondes ont permis d’échanger, d’abord sur la construction partenariale du programme puis sur la variété des dispositifs de volontariat mis à disposition dans le cadre des projets de coopération. Outre les points de vue des institutions – ministères, ONG ou collectivités locales –, ce temps d’échange a aussi été l’occasion de donner la parole à des volontaires comme Florence Messoah, qui a effectué une mission de service civique international à Sainte-Lucie et dont le témoignage vidéo a été diffusé, ou Leyla Sonko, jeune sénégalaise actuellement en Volontariat de solidarité internationale au Département de la Seine-Saint-Denis. Une présence qui rappelle également l’importance des mobilités croisées dans le volontariat. « La réciprocité est un axe fort de Territoires Volontaires puisque près de cent volontaires internationaux sont ou seront accueillis en France pour faire vivre l’international au local », a rappelé Yann Delaunay.

La suite de la journée a été consacrée à des ateliers thématiques. Parmi les questions soulevées : l’articulation entre collectivités et opérateurs ou les co-financements pour développer des missions de volontariat. Les échanges ont été très riches, permettant de nourrir la réflexion commune et de réfléchir également aux perspectives. À cet égard, Yann Delaunay a soulevé l’enjeu de l’élargissement du périmètre des structures, éligibles aux associations de collectivités, aux syndicats mixtes et aux parcs régionaux, avant d’évoquer le nouvel appel à manifestation d’intérêt qui sera lancé début 2025. Nul doute que la dynamique TeVo n’est pas prêt de s’arrêter !

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Agora des coopérations et des solidarités internationales met les actions de France Volontaires à l’honneur

Le mois d’octobre a été marqué par le départ de dix jeunes originaires de la Région Occitanie en mission de service civique international au Maroc, au Sénégal et au Togo, autour du sport ou de la protection de l’environnement. Ils seront suivis par dix autres volontaires au mois de mars prochain. Ce projet, monté par Occitanie coopération et les Missions locales de Haute-Garonne et de la métropole de Montpellier, est l’illustration de la qualité des partenariats qui lient les acteurs de la solidarité internationale dans cette région.

 


 © France Volontaires

La mobilité internationale des jeunes au cœur des débats
C’est précisément pour consolider ce type de liens que se tient tous les deux ans cette Agora des coopérations et des solidarités internationales, qui réunit des personnes issues d’associations, de collectivités publiques, d’universités, de fondations ou encore d’entreprises.
Invitée à prendre part à la table-ronde d’ouverture consacrée au thème « La mobilité internationale solidaire des jeunes : levier des politiques publiques des territoires ? », France Volontaires était présente, par le biais de son directeur général Yann Delaunay, aux côtés de l’IFAID (Institut de formation et d’appui aux initiatives de développement) Aquitaine, d’une chercheuse de l’université de Toulouse Jean-Jaurès et d’anciens volontaires de solidarité internationale. Environ 150 à 200 personnes ont participé à ce débat inaugural, avant que les échanges se poursuivent au sein d’ateliers dynamiques et de plusieurs tribunes, auxquelles France Volontaires avait également été conviée.

D’Auch à Madadagascar, l’accès à l’éducation pour tous
L’une des tribunes était dédiée au programme Territoires Volontaires (TeVo), qui permet aux collectivités territoriales d’être accompagnées dans la mise en place de leurs actions de coopération décentralisée. En Occitanie, c’est le cas par exemple de la commune d’Auch, qui mène un projet d’accès à l’éducation pour tous à Mantasoa, sur l’île de Madagascar. La tribune était l’occasion de présenter la mission de service civique international créée à cet égard, avec le soutien du programme TeVo que la Ville d’Auch a rejoint dans le courant de cette année 2024.
Une autre tribune, consacrée à Jeunesse et solidarité internationale (JSI) et Ville, Vie, Vacances et Solidarité internationale (VVVSI), a permis de mettre en valeur ces deux dispositifs qui font également appel au volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S). Rendez-vous dans deux ans pour un nouveau bilan et de nouvelles perspectives de coopérations en Occitanie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Journée du volontariat français au Congo : les jeunes passent à l’action

En quelques chiffres

La JVF 2024, c’est :

  • 200 participants sur les 2 journées dont des Volontaires Internationaux d’Echanges et de Solidarité
  • 11 associations et structures d’accueil représentées lors du village associatif
  • Une dizaine officiels présents
  • + de 1000 personnes touchées par les publications Facebook

Une matinée d’échanges entre le public et les associations partenaires

Le vendredi 04 octobre de 9h00 à 12h00, 11 associations partenaires et structures d’accueil de volontaires ont présenté leurs projets au public dans le hall de l’Institut français du Congo. Ce moment a permis de promouvoir les actions de la société civile en faveur des populations congolaises, de fédérer et de renforcer la dynamique partenariale entre les acteurs du volontariat au Congo.

*école spéciale de Brazzaville, ASLAV, REIPER, Bana Moyi, ACJD, le MAM, Butterfly, AUF, RADD, AMACO, France Volontaires.

 

Des discussions riches et pertinentes

A 13h, les participants ont assisté à deux panels .

Panel 1 : L’employabilité des jeunes à travers la Francophonie et le développement durable

  • Edouard NGAMOUNTSIKA, Responsable du bureau national et du « centre employabilité » francophone de Brazzaville à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).
  • Grâce Donjul TCHI-NGOMA, Responsable du Campus Numérique Francophone 5.0 à l’Agence Universitaire de la Francophonie.
  • Rolf Rodrichel NGONO MALANDA, doctorant en grammaire et linguistique françaises, enseignant de Français, formateur en art oratoire, leadership et rédaction administrative.

Ces intervenants ont présenté les activités de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), en particulier le centre numérique qui vise à renforcer l’employabilité des jeunes congolais de 18 à 30 ans. M. Rolf Rochinel NGONO MALADA a témoigné de l’accompagnement qu’il a bénéficié grâce à l’AUF.

Panel 2 : Le réinvestissement des Alumni et des Congolais de retour pour le développement du Congo avec les panelistes ci-dessous.

  • Mathilde PELLETIER, Responsable de Campus France.
  • Karine MOMBOULI, Point focal du projet MOSALA au ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education Civique, de la Formation Qualifiante et de l’Emploi
  • Florian LEZONA, animateur socioculturel au Ministère en charge de la Jeunesse.

Lors de cette session, la responsable de Campus France, Mme. Mathilde PELLETIER, a invité les Congolais ayant étudié en France à adhérer au réseau des Alumnis et invité les participants à découvrir les services de Campus France lors du Forum des Etudes en France qui aura lieu en octobre. Mme. Karine MOMBOULI et M. Florian LEZONA, faisant partis du réseau des Alumnis animé par Campus France, ont ensuite témoigné de leur expérience en tant qu’ anciens étudiants en France rentrés au Congo pour réinvestir leurs compétences dans le développement du pays.

Une cérémonie officielle de haut niveau

A 15h00, les autorités congolaises et françaises ont adressé plusieurs discours aux participants.

  • Lionel VIGNACQ, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle, Directeur de l’IFC.
  • Mamadou Ndour CAMARA, Représentant National de France Volontaires au Congo et en RDC.
  • Son Excellence, Madame Claire BODONYI, ambassadrice de France au Congo.
  • Monsieur Charles MAKAYA dit MACKAILL, Directeur de cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education Civique, de la Formation Qualifiante et de l’Emploi.

La cérémonie a été agrémentée des témoignages inspirants de Triphène TAMBA, ancienne volontaire en service civique pour la saison Africa 2020 en France, pour les Jeux de la Francophonie à Kinshasa en 2023 et pour les Jeux Paralympiques 2024 à Paris et de Karine TONIZZO, Volontaire de Solidarité Internationale à l’école spéciale de Brazzaville. Ces deux ambassadrices du volontariat international nous ont également expliqué comment le français a facilité leur intégration dans le pays de leur mission. Ensuite, l’artiste Juste Parfait, a partagé sa vision de la Francophonie avec humour. L’auditoire a également pu profiter des éclairages du professeur Monsieur Omer MASSOUMOU qui a montré au public les liens entre les langues congolaises et le français, ainsi que la place de ces dernières dans la cohésion sociales ont facteur de cohésion sociale.

Photo : Triphène TAMBA

Action solidaire et partages interculturels !

 

Le samedi 05 octobre de 10h00 à 13h00, les volontaires internationaux d’échanges et de solidarité et les associations partenaires se sont réunis à la Fabrique culturelle « Gare aux pieds nus ». Cette activité a permis de partager des moments de slam, de danses, de théâtre et d’initiation aux percussions avec une soixantaine d’enfants du quartier populaire de Sadelmi à Brazzaville.

Une organisation exemplaire grâce à une mobilisation collective

Cette édition a été rendue possible grâce à l’implication de plusieurs associations et bénévoles. L’équipe de l’Espace Volontariats a également travaillé en collaboration avec des partenaires techniques et financiers : l’Ambassade de France au Congo, l’Institut français du Congo, l’AUF, le ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education Civique, de la Formation Qualifiante et de l’Emploi, ainsi que le Réseau des acteurs du volontariat et de la solidarité internationale (RAVSI). C’est l’occasion pour France Volontaires de remercier tous ces partenaires de la JVF.

 

Préservation des forêts : une première volontaire envoyée sur le terrain

La préservation des forêts constitue aujourd’hui un défi environnemental majeur, tant pour la biodiversité que pour le climat. Poumons verts de la planète, les forêts jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat, la protection des sols et la préservation de nombreuses espèces. Pourtant, un constat est alarmant : la déforestation progresse, mettant en péril l’équilibre écologique mondial.

Préserver les forêts : un enjeu de taille

Permettre aux jeunes de participer à la préservation des espace forestiers en France, au Cameroun, au Gabon, en République du Congo et en République démocratique du Congo : c’est l’ambition du nouveau programme V-Forêts mis en œuvre par France Volontaires. Lancé il y a quelques mois, il a d’abord fait l’objet d’une étape de construction et de sélection des missions, puis de conventionnement dans un deuxième temps. Désormais en phase de recrutement des volontaires, les premiers candidats au volontariat commencent ainsi à être envoyés sur le terrain à la fois en France et en Afrique centrale, selon un principe de mobilités croisées. En favorisant des échanges de volontaires entre la France et l’Afrique, V-Forêts encourage une mobilisation citoyenne à l’échelle internationale autour de la protection des écosystèmes forestiers.

Le programme V-Forêts : un engagement concret pour la préservation des forêts

C’est dans ce cadre que Kuissi Takedjo Erica Audrey est arrivée en France fin septembre par le biais de la Délégation catholique pour la coopération (DCC), membre de la plateforme France Volontaires. Avant son départ, la future volontaire avait bénéficié d’un stage de préparation au départ dispensé par l’équipe de France Volontaires au Cameroun et encadré par Rosy Esso, la coordonnatrice du programme sur place. Ce dernier a permis de lui rappeler le contexte et les objectifs du programme V-Forêts, les valeurs essentielles de l’engagement citoyen (elle est mobilisée dans le cadre d’un service civique) et d’amener une réflexion commune sur les activités qui seront à mener tout au long de sa mobilisation. Des débats et discussions autour des notions d’interculturalité ont également pris place, visant à faciliter l’adaptation de la future volontaire à son nouveau cadre de vie.

La jeune volontaire lors de son stage de préparation au départ au Cameroun. © France Volontaires

Elle est accueillie au sein de Forest&Life : co-fondé en 2010 par l’entreprise d’économie sociale et solidaire Kinomé et l’Atelier Canopé 40 (opérateur de l’Éducation nationale), Forest&Life est un programme pédagogique innovant d’éducation à la forêt dont le but est de développer le potentiel écocitoyen des enfants. Objectif : reconnecter les jeunes à la nature et de leur permettre d’agir concrètement pour leur territoire.

Une première volontaire à suivre le programme V-Fôrets

Tout au long de sa mobilisation, Erica viendra en appui aux projets de Kinomé par l’animation d’ateliers d’éducation à l’environnement et à la solidarité internationale. Elle sera amenée à intervenir dans les classes françaises pour présenter le projet, aider à développer de nouveaux supports pédagogiques sur les forêts du monde, participer à l’animation du jumelage entre les élèves français et les élèves des pays du sud concernés par le programme et aider à l’identification de nouveaux partenaires potentiels.

Sensibiliser les volontaires pour mieux préserver

À travers le programme V-Forêts, les volontaires deviennent de véritables acteurs du changement en s’impliquant directement sur le terrain.
En vivant cette expérience de volontariat, ces jeunes développent une conscience écologique forte et acquièrent les compétences nécessaires pour promouvoir, à leur tour, la préservation des écosystèmes forestiers, tant dans leur pays d’accueil que dans leur pays d’origine.

L’équipe de France Volontaires Cameroun avec Kuissi Takedjo Erica Audrey. © France Volontaires

Photo de couverture : jealife_pictures / Unsplash

 


Le programme des volontaires pour la préservation de la forêt en bref

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a confié à France Volontaires en partenariat avec One Forest Youth Initiative (OFYI) la mise en œuvre d’un programme visant à soutenir les initiatives impactantes portées par des organisations de la société civiles et des autorités publiques par la mobilisation de volontaires nationaux et internationaux.

L’initiative s’inscrit dans la continuité des orientations du Conseil présidentiel du développement en faveur de la jeunesse qui prévoit la création de 3000 postes de jeunes experts ou volontaires d’ici 2027, et dans la droite ligne du One Forest Summit, organisé en mars 2023 par le Gabon et la France. L’un des livrables était le lancement d’un programme de volontariat permettant aux jeunes de s’engager en faveur de la préservation des espaces forestiers.

Le programme est mis en œuvre au Cameroun, au Gabon, en République du Congo et en République Démocratique du Congo. Des missions de réciprocité en France sont aussi prévues. Quatre dispositifs de volontariat sont mobilisés : le Volontariat de solidarité internationale (VSI), le volontariat national (VN), le volontariat d’échange et de compétence (VEC) et le service civique (SC).

Ce projet novateur fera l’objet d’un accompagnement et de temps spécifiques d’animation d’une communauté de pratique, permettant aux structures participantes et aux volontaires de se retrouver et de se rassembler autour d’enjeux liés à la préservation des écosystème forestiers du Bassin du Congo.

 

 

 

 

 

 

 

Journée du volontariat français au Sénégal : solidarité, culture et francophonie

La treizième édition de la Journée du volontariat français, organisée par France Volontaires Sénégal en partenariat avec l’Ambassade de France au Sénégal, a été un véritable succès. Cet événement a mis en lumière le rôle essentiel des volontaires dans la promotion de la francophonie et des échanges culturels, en écho au XIXe Sommet de la Francophonie qui se tenait en France début octobre. Pendant deux jours, la ville Saint-Louis, dans le Nord du pays,z a vibré au rythme des performances artistiques et des échanges enrichissants.
La francophonie au cœur des échanges : les chiffres parlent d’eux-mêmes, en 2023, 39 missions de volontariat au Sénégal étaient en lien avec l’éducation et la francophonie, illustrant ainsi l’impact tangible de ces initiatives sur le terrain. Avec 24 % des missions en service civique international concentrées sur ces thématiques, la JVF a su mettre en avant l’importance cruciale de la langue française dans le cadre des échanges internationaux.

🎤 Au programme :

  • Veillée culturelle avec le talentueux Zoumba, Prix Unesco-Sharjah de Meilleur conteur international.
  • Table ronde sur les trois projets de la JEFF (agir en walof)
  • Plénière avec des interventions inspirantes des autorités présentes.
  • Concours de slam, captivant l’audience par des mots puissants.
  • Village associatif, véritable point de rencontre pour les initiatives solidaires.
  • Visite guidée de Saint-Louis, mettant en avant son patrimoine culturel unique.
  • Cocktail de clôture dans le cadre enchanteur du Centre Culturel « Le Château ».

Cette édition a été un moment fort de partage et d’engagement, se concluant par une soirée festive, rassemblant tous ceux qui œuvrent pour un monde plus solidaire et inclusif ! 💪❤️

🌟 Projets Inspirants

Nous avons également eu le plaisir de récompenser trois projets remarquables de la JEFF, soutenus financièrement par l’Ambassade de France au Sénégal :

  1. « Une vague porteuse d’espoir » – Association Malika Surf
  2. « Bibliothèque dans la communauté rurale de Médina Ndiathbé » – Association Adunam
  3. « Litté-rap-ture » – Association Le Château

Ces projets illustrent l’engagement des volontaires français au Sénégal et leur impact positif dans des domaines clés tels que l’éducation, l’égalité des chances et la diversité culturelle.

🎉 Moments Forts

La Journée du Volontariat Français a été ponctuée de moments inoubliables :

  • Zoumba, reconnu comme “Patrimoine de Saint-Louis”, a captivé l’audience avec son récit enchanteur.
  • Les slameurs Dieynaba Ndiaye, Ndella Beye, et Abass Ndoye ont abordé des thèmes essentiels, inspirant tous les participants.
  • Une balade en calèche a permis de découvrir la richesse culturelle de Saint-Louis.
  • La soirée de clôture au Château, animée par l’artiste Index, a été un véritable moment de partage.

📸 Clôture de la 13ème JVF

Cette édition de la JVF a été une véritable célébration de la richesse culturelle de la francophonie, où chaque participant a pu contribuer à un moment d’échanges et de partage unique. La soirée de clôture, festive et conviviale, a permis de conclure ces deux jours en beauté, laissant un sentiment d’appartenance et d’engagement pour l’avenir.

La Journée du Volontariat Français 2024 ne se contente pas de célébrer le présent ; elle ouvre également la voie vers de nouveaux projets et collaborations. L’engagement des volontaires et des associations continue de porter des fruits, tant sur le plan local qu’international. Nous remercions tous les participants, partenaires et soutiens qui ont fait de cette édition un succès retentissant. Ensemble, continuons à œuvrer pour un monde plus solidaire, dynamique et inclusif.

 

🤝 Remerciements

Nous souhaitons exprimer notre gratitude à toutes les autorités et officiels qui ont participé à cet événement :

  • Le Préfet de Saint-Louis
  • Le Conseiller départemental de Saint-Louis
  • Son Excellence l’Ambassadrice de France au Sénégal
  • Monsieur le Conseiller de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France
  • Monsieur le Délégué des collectivités territoriales et de la société civile
  • Monsieur le Directeur de l’OFII au Sénégal
  • Madame la Directrice de l’Institut Français de Saint-Louis et son équipe
  • L’équipe du Château pour la soirée riche en culture et partage.

Votre soutien renforce notre détermination à promouvoir une solidarité dynamique et respectueuse des diversités culturelles. Ensemble, continuons à nourrir cette belle ambition ! 💪🌟

Journée du volontariat français au Cameroun : la francophonie à l’honneur

 

 

 

 

 

 

 

Dans la lignée du XIXe Sommet de la Francophonie qui s’est déroulée les 4 et 5 octobre 2024 à Villers-Cotterêts, et du Festival  de la Francophonie qui s’est tenue du 2 au 6 octobre,  France Volontaires a fait le choix cette année de célébrer la Journée du volontariat français autour du thème de la francophonie.

La promotion de la francophonie au travers du volontariat constitue un des enjeux majeurs des actions menées par France Volontaires. Cette année, la JVF a permis de souligner le lien étroit qui unit le volontariat et la francophonie, visant à renouveler le dialogue entre les jeunesses camerounaises et françaises, et à favoriser une relation de solidarité équilibrée. La valorisation de la francophonie au travers du volontariat illustre ainsi une volonté d’ouverture au monde, et constitue un levier essentiel au renouvellement des ambitions de coopération politique, éducative, économique et culturelle au sein des 88 Etats et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

Discours officiels et ouverture de la JVF 2024


Achille Mengo, représentant national de France Volontaires au Cameroun

« Le volontariat est un outil puissant qui fait vivre les valeurs prônées par la francophonie. Une francophonie des peuples, riche de sa diversité et renforcée par les centaines de personnes françaises et camerounaises qui se mobilisent volontairement pour réinventer et réenchanter collectivement un monde confronté à des bouleversements climatiques, géopolitiques, technologiques, économiques et sociaux. » –Achille Mengo

Ce 4 octobre 2024, ce sont ces mots puissants qui ont résonné au sein de l’Institut français du Cameroun à Yaoundé, faisant écho à la promesse de faire du volontariat un vecteur de promotion de la francophonie. C’est par un discours poignant, devant un public attentif, que le Représentant National de France Volontaires a lancé l’ouverture de cette nouvelle édition de la Journée du volontariat français. Il a tenu à exprimer sa gratitude envers tous les participants, et a rappelé que la JVF, c’est « surtout un moment de rencontre et d’échanges entre acteurs » constitué cette année :

  • D’une conférence-débat,
  • D’une foire-exposition
  • Et d’un jeu concours à l’attention des volontaires.


Deux volontaires internationaux assistant au discours d’ouverture de la JVF

C’est avec beaucoup d’honneur et de joie que les équipes de France Volontaires au Cameroun ont compté parmi leurs invités officiels l’Ambassadeur de France au Cameroun, Thierry Marchand. Lors de son allocution, il a partagé son plaisir de participer à cet évènement aux côtés des acteurs de la solidarité internationale et des jeunesses camerounaises et françaises. Il a souligné le contexte particulier et symbolique de la tenue de cette JVF le 4 octobre 2024, le jour de l’ouverture du XIXe Sommet de la Francophonie.


L’Ambassadeur de France au Cameroun, Thierry Marchand.

Il a également souligné l’importance de l’engagement citoyen des jeunesses, et a réitéré son soutien envers les volontaires qui, chaque année, s’investissent sur des missions de solidarité contribuant à la construction d’un monde plus solidaire.

La visite de la foire-exposition


Ouverture et visite officielle de la foire-exposition

La Journée du volontariat français se caractérise par une volonté renouvelée de promouvoir et mettre en lumière les missions réalisées par les volontaires internationaux d’échange et de solidarité, ainsi que les projets solidaires menées par nos partenaires et les organisations de la société civile.


Thierry Marchand et Achille Mengo visitent le stand tenu par une volontaire française

Une foire-exposition a été organisée à cet effet, rassemblant une vingtaine d’acteurs de la solidarité, dont des volontaires internationaux. Cette initiative a permis aux participants de découvrir de nouvelles actions en matière de volontariat international, offrant aux volontaires l’opportunité de faire connaître au grand public les projets qu’ils réalisent quotidiennement au sein de leurs structures d’accueil.

Des échanges passionnés durant la conférence-débat

À la suite de la visite officielle de la foire-exposition, les participants ont pris place pour assister à une conférence-débat rassemblant quatre panélistes autour du thème « Le volontariat international et la promotion de la francophonie : outils de la coopération entre les peuples » :

  • Ariane NDONG : ancienne Service civique de réciprocité déployée auprès de l’Association Centraider à Orléans
  • Achille MENGO :  représentant national de France Volontaires au Cameroun
  • Guy KRUMMENACKER : volontaire de solidarité internationale auprès de l’association JVF-Cameroun, dans le cadre du programme France Volontaires V-Francophonie
  • Dr AMOUGOU MEBALA TAGNY FABIO : Promoteur de l’OSC SOINS SECOURS MOBILES
  • Dr MADDI : chef de service à la direction de la francophonie au ministère des Relations extérieures du Cameroun
  • Carole YEMELONG : modératrice des échanges


De gauche à droite : Achille Mengo / Carole Yemelong / Ariane Ndong Koum / Guy Krummenacker / Dr Amougou Mebala Tagny Fabio / Dr Maddi

Les discussions ont permis de réfléchir à des stratégies d’actions concrètes visant à renforcer le rayonnement de la francophonie à l’international. Il a été souligné que le volontariat de réciprocité constitue un levier essentiel au développement de la francophonie et au renforcement d’une coopération bilatérale active et engagée entre le Cameroun et la France. La conférence-débat a facilité une meilleure compréhension des enjeux de la francophonie à travers le prisme du volontariat.

Des échanges avec le public ont été engagés pour recueillir le ressenti et les avis des participants, dans une dynamique de discussion constructive. L’écoute attentive et le dialogue bienveillant des participants et panélistes, ont permis l’émergence d’idées nouvelles, favorisant une réflexion commune autour des enjeux de la francophonie.


Un participant prend la parole afin d’échanger avec les panélistes durant la conférence-débat

Le concours « Ma photo volontaire » : un moment de convivialité et de partage

Comment illustrer au mieux les actions des volontaires sur le terrain ? Comment symboliser la communion entre les peuples qui s’opère durant une mission de volontariat ? Cette année, c’est à travers la photographie que France Volontaires a souhaité laisser libre cours à l’expression des volontaires en mission.

Le jeu-concours « Ma photo volontaire » a été organisé par les équipes de l’Espace Volontariats Cameroun et a été couronné de succès grâce à la mobilisation active de 19 volontaires qui ont envoyé 25 de leurs plus belles photos, illustrant ainsi par l’émotion le quotidien de leurs missions.


Juliette Vilo, VSI, présente sa photo retenue pour le concours photo et explique ses missions quotidiennes

Lors de la JVF, le public a eu le privilège d’élire le grand gagnant du concours « Ma photo volontaire » édition 2024, après la présentation des photos des trois finalistes retenus. Ces derniers sont montés sur scène pour présenter leur photo, son contexte et le lien avec leur mission.


Véronique Menu, VSI, présente sa photo retenue pour le concours photo et explique ses missions quotidiennes

Après délibération, c’est Véronique Menu, psychomotricienne de formation et déployée par la Délégation catholique pour la coopération auprès de l’hôpital Nicolas-Barré à Yaoundé, qui a été élue victorieuse de l’édition 2024. Elle a su toucher le public par sa simplicité, son grand cœur et son dévouement pour les plus démunis.


Remise du prix du grand gagnant du concours « Ma photo volontaire »

Une Journée du Volontariat Français couronnée de succès !

Lors de cette nouvelle édition de la JVF, l’Institut français du Cameroun a accueilli environ 300 personnes, consolidant son rôle d’hôte et partenaire de cet évènement d’envergure.

Alliant débats, échanges et visite des stands associatifs et un concours photo mettant en lumière les volontaires en action, c’est une journée riche en émotions qui s’est clôturée, laissant le cœur des volontaires et des participants présents emplis de souvenirs.


Thierry Marchand, Ambassadeur de France au Cameroun, aux côtés du représentant national de France Volontaires et entourés par les volontaires

Toute l’équipe de France Volontaires Cameroun tient à remercier chaleureusement l’Institut français du Cameroun pour avoir accueilli cet événement, ainsi qu’à l’Ambassade de France au Cameroun pour avoir mobilisé les équipes du service de coopération et d’action culturelle (SCAC) afin d’assurer la bonne coordination des activités.

C’est un grand merci empli d’affectation que nous souhaitons également adresser aux volontaires qui ont répondu présent à notre appel, car sans eux, le volontariat n’existerait pas !

Nous sommes particulièrement touchés par la mobilisation massive des différentes organisations de la société civile qui ont participé aux activités, débattu et échangé avec l’ensemble des participants tout au long de cette journée.

La JVF, qu’est-ce que c’est ?

Depuis 2010, France Volontaires organise durant le mois d’octobre une Journée du volontariat français (JVF) au sein de l’ensemble de ces représentations à travers le monde, dont le Cameroun.

La JVF est entièrement dédiée à la promotion des différents engagements volontaires existants, tels que le Service civique, le Volontariat de solidarité internationale (VSI), le Volontariat d’échange et de compétences (VEC), le Congé de solidarité internationale, etc… Cette journée permet de sensibiliser les participants aux différents enjeux du volontariat international.

Elle a pour objectif de promouvoir les initiatives portées par les volontaires présents au Cameroun tout en facilitant la mise en réseau des acteurs nationaux et internationaux. Ce cadre favorise la concertation et les échanges, permettant ainsi de renforcer la collaboration et de partager les meilleures pratiques.

 

En Guyane, France Volontaires prolonge son partenariat avec les acteurs locaux

Ils sont actuellement huit béninois en service civique en Guyane, tandis que six jeunes originaires du territoire sont eux-mêmes volontaires dans le pays d’Afrique de l’Ouest. Depuis 2023, les premières mobilités croisées ont en effet été initiées sous la houlette de France Volontaires et grâce à la mobilisation de plusieurs communes : Mana, Sinnamary, Macouria et Maripasoula côté guyanais, Tori-Bossito, Grand Popo et Ouidah côté Bénin.

Huit nouveaux VSI béninois en Guyane
L’initiative, qui rencontre un réel succès si l’on en croit les témoignages enthousiastes, des jeunes concernés comme des structures qui les accueillent depuis un peu plus d’un an maintenant. De quoi justifier la signature d’une nouvelle convention entre France Volontaires et les quatre communes d’accueil : dans les prochaines semaines, huit nouveaux volontaires béninois, en volontariat de solidarité internationale (VSI) cette fois, seront ainsi accueillis dans ces mêmes villes guyanaises.

Des volontaires pour protéger l’Amazonie française
Au-delà de l’échelon communal, le partenariat donne aussi des idées à la collectivité territoriale de Guyane : la préservation de la forêt amazonienne fait ainsi partie des principaux enjeux environnementaux du territoire. Et le volontariat apporte toute sa part dans la défense de ce milieu naturel. Des VSI sont déjà mobilisés dans d’autres zones du continent sur cette thématique, comme Charlène, déployée par l’association Envol Vert au Pérou. Gabriel Serville, président de la collectivité territoriale de Guyane a confirmé sa volonté de s’engager sur ce dossier, en lien avec le Brésil voisin, par exemple, ou d’autres pays concernés par les mêmes problématiques. « Nous sommes prêts à le faire, notamment via les fonds INTERREG Amazonie, à partir desquels on pourrait mettre en place des dynamiques de solidarité. J’ai pris l’engagement que très rapidement on se dote de moyens pour rejoindre les maires déjà engagés dans cette belle dynamique », a-t-il indiqué lors d’une allocution au Salon des maires de Guyane, qui s’est déroulé les 26 et 27 septembre derniers.

De nouvelles perspectives de partenariats devront ainsi être étudiées dans un avenir proche. D’autant que d’autres villes comme Kourou, Cayenne, Remire-Montjoly ou Papaichton ont également manifesté, à l’occasion de ce même salon, un premier intérêt pour se joindre aux communes déjà mobilisées.
Cet élan pourra en tout cas s’appuyer sur le tout nouveau programme « V.I.E.S Caraïbes » de France Volontaires, qui met en place 18 missions de volontariat afin de développer des partenariats avec les pays frontaliers sur des thématiques prioritaires comme la préservation des forêts, donc, mais aussi l’agriculture, le tourisme, la culture et le sport.