Appui à la mise œuvre du projet Résilience aux inondations à N’Djamena (projet RIDA)
Site ADICE
Durée de la mission : 12 mois
Début de la mission : septembre 2026
Date limite de candidature : 16 juillet 2026
Contexte de la mission
Présentation de la structure d’accueil
La Ville de N’Djamena est la principale collectivité territoriale du Tchad et assure la gestion des services urbains de la capitale, notamment en matière d’urbanisme, de déchets, d’assainissement, de voirie, etc.
Dans un contexte de forte croissance urbaine et de pressions accrues liées au changement climatique, la municipalité fait face à des défis importants en matière de services essentiels, de planification et de gestion des crises. Les épisodes récurrents d’inondation mobilisent fortement ses équipes et mettent en évidence des besoins en matière d’organisation, de coordination et d’ingénierie.
Engagée dans une dynamique de renforcement de ses capacités, la Ville de N’Djamena s’appuie sur des partenariats avec des acteurs nationaux et internationaux, ainsi que sur une mobilisation locale forte, notamment à travers le Corps des Bénévoles, qui joue un rôle clé dans la gestion des crises et la sensibilisation des populations.
Dans ce cadre, la municipalité constitue un partenaire opérationnel fortement mobilisé, disposant d’une bonne connaissance de ses enjeux mais nécessitant un appui pour structurer et renforcer ses dispositifs, notamment dans le cadre du projet RIDA.
Présentation du projet d’accueil
Les Villes de Paris et de N’Djamena ont signé un pacte d’amitié et de coopération le 23 juin 2025, dans un contexte d’accélération des impacts du changement climatique sur les villes, notamment en Afrique subsaharienne. Ce partenariat s’est concrétisé par une mission exploratoire conduite en avril 2026, qui a permis d’identifier des axes de coopération prioritaires dans le domaine de la résilience urbaine face aux inondations.
N’Djamena est particulièrement exposée à des épisodes d’inondations récurrents, en moyenne tous les deux ans, dont les conséquences sont majeures pour les populations et les infrastructures urbaines. Ces événements résultent d’une combinaison de facteurs : de fortes pluies saisonnières entre juin et août, la montée du fleuve Chari, mais également une topographie défavorable et des sols argileux peu drainants qui limitent fortement l’absorption des eaux.
L’impact de ces inondations est d’autant plus marqué dans les quartiers les plus vulnérables, notamment ceux caractérisés par un habitat informel dense, comme certains secteurs de la capitale. Ces inondations entraînent des conséquences multiples : pertes matérielles, dégradation des conditions sanitaires, perturbation des activités économiques et déplacement de populations.
Au cours des dernières années, d’importants investissements ont été réalisés par des partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale et l’Agence française de développement, permettant de renforcer les infrastructures de protection (digues, drainage). Toutefois, ces investissements, principalement orientés vers les infrastructures, n’ont pas permis de répondre pleinement aux besoins en matière de gouvernance, de coordination des acteurs et de gestion opérationnelle des crises.
Dans ce contexte, la Ville de Paris et la Ville de N’Djamena ont élaboré le projet RIDA (Résilience aux Inondations à N’Djamena), qui vise à renforcer durablement la capacité de la ville à anticiper, gérer et se relever des crises liées aux inondations.
Nature de la mission
Ce projet repose sur une approche intégrée articulée autour de quatre axes complémentaires:
- Renforcer la gouvernance de crise au sein de la Ville de N’Djamena et développer ses capacités d’anticipation et accompagner la montée en compétences des acteurs opérationnels
- Permettre l’appropriation locale des études structurantes et renforcer l’ingénierie prévisionniste au sein de la Ville de N’Djamena ;
- Organiser et enrichir les flux d’information des systèmes d’information et intégrer les outils d’aide à la décision ;
- Mettre à disposition les services essentiels de base pour la gestion déchets ménagers et l’assainissement, notamment le secteur du Canal des Jardiniers.
Le projet s’inscrit dans une logique de complémentarité avec les grands programmes d’investissement en cours et vise à renforcer leur efficacité en apportant une dimension opérationnelle, organisationnelle et humaine. Il repose également sur une forte implication des acteurs locaux, notamment des services municipaux et du corps des bénévoles, afin de garantir une appropriation durable des actions.
Dans ce cadre, la mobilisation d’un Volontaire de Solidarité Internationale constitue un levier essentiel pour assurer le suivi opérationnel du projet, faciliter la coordination entre partenaires et accompagner la mise en œuvre des actions sur le terrain. Le/la volontaire jouera un rôle clé d’interface entre les équipes locales et les experts mobilisés, tout en contribuant au renforcement des capacités de la Ville de N’Djamena.
Zone d’intervention : pour les actions visant à renforcer la prévention des risques d’inondation et la création du SIG, l’ensemble du territoire de N’Djaména. Pour les actions dans le domaine de la gestion des déchets et de l’assainissement, la zone d’intervention se restreindra au Canal des Jardiniers.
Public concerné
Les publics concernés par les deux actions sont les suivants :
- Les Directions de la Mairie Centrale de N’Djaména
- Le Corps des Bénévoles de N’Djaména
- La Direction Générale de La protection Civile de N’Djaména et les Sapeurs Pompiers de N’Djaména
- Les collecteurs de déchets du secteur du Canal des Jardiniers
- Les habitants du secteur du Canal des Jardniers
Activités principales à mener
- Coordination globale du projet : Organisation des réunions de pilotage, Interface entre les différents partenaires, suivi du calendrier et des actions ;
- Appui au volet gestion de crise : diagnostic approfondi des acteurs et dispositifs, contribution à la structuration du service de crise, appui à l’élaboration des procédures, participation aux exercices et RETEX ;
- Appui au volet données- SIG et remontée d’informations : participation aux groupes de travail avec l’APUR et la DSIN, articulation avec les partenaires ;
- Appui au volet déchets et assainissement dans le périmètre du Canal des Jardiniers : Suivi opérationnel en lien avec l’AFD, participation au lancement des enquêtes socio-économiques, contribution aux réflexions la sensibilisation des habitants
Cadre de vie
Vie quotidienne
Le/la volontaire sera basé.e à N’Djamena, capitale du Tchad, principal centre administratif, économique et culturel du pays. Située au bord du fleuve Chari, la ville offre un environnement urbain dynamique, marqué par une forte croissance démographique et une grande vitalité sociale.
Le cadre de vie s’inscrit dans un environnement sahélien, caractérisé par deux grandes saisons : une saison sèche, particulièrement chaude, et une saison des pluies (juin à septembre), qui peut entraîner des épisodes d’inondation. Les températures sont élevées une grande partie de l’année, nécessitant une bonne capacité d’adaptation et une attention particulière aux conditions de travail et de repos.
Au quotidien, la vie à N’Djamena s’organise autour d’un rythme local marqué par la chaleur et l’intensité de l’activité urbaine. Le/la volontaire aura accès aux services essentiels (marchés, commerces, restaurants, structures de santé, lieux de sociabilité), même si leur niveau d’équipement et de disponibilité peut varier. L’approvisionnement se fait principalement via des marchés locaux et quelques commerces structurés.
Le logement du/de la volontaire devra se situer dans un cadre sécurisé et adapté. Il/elle disposera des équipements nécessaires pour garantir des conditions de vie satisfaisantes, bien que des coupures ponctuelles d’électricité ou d’eau puissent survenir. L’accès à internet est possible, notamment dans les lieux de travail et certains espaces privés, avec une qualité variable.
Les déplacements se font principalement en voiture ou avec des moyens de transport locaux (taxis), en fonction des zones et des missions. Les trajets peuvent être soumis aux conditions de circulation et à l’état des infrastructures.
La vie à N’Djamena offre une immersion forte dans un contexte interculturel riche. Les échanges avec les partenaires locaux, les habitants et les acteurs de terrain constituent un élément central de l’expérience. La ville dispose également de lieux de vie et de sociabilité (instituts culturels, événements, espaces associatifs) permettant de maintenir un équilibre personnel.
Points d’attention
Le/la volontaire devra prêter attention aux usages sociaux et professionnels locaux, essentiels pour une bonne intégration dans l’environnement de travail et de vie :
- Relations sociales et professionnelles : les interactions reposent sur des relations de respect et de courtoisie ;
- Rapport au temps : le rythme de travail et la gestion du temps peuvent différer des standards européens, nécessitant souplesse et capacité d’adaptation ;
- Hiérarchie et prise de décision : les organisations sont généralement marquées par un respect fort de la hiérarchie ; il est important d’adopter une posture respectueuse des rôles et responsabilités ;
- Tenue et comportement : une tenue vestimentaire soignée et adaptée au contexte professionnel et culturel est attendue ;
- Pratiques culturelles et religieuses : le Tchad est marqué par une diversité culturelle et religieuse importante. Une attention particulière au respect des usages locaux (notamment pendant certaines périodes comme le Ramadan) est attendue ;
- Communication : la communication peut être plus indirecte qu’en contexte européen ; il est important de privilégier l’écoute, la diplomatie et la clarté dans les échanges ;
- Distance du centre urbain le plus proche : 0km (en temps/km) ;
- Télécommunications, accès à internet : Accès internet dans les bureaux de la municipalité ;
- Loisirs, sport, culture : Institut français, cinémas, scène musicale, musées, parcs nationaux, salle de sport et clubs de sport ;
- La sécurité au quotidien : Le contexte tchadien nécessite une attention particulière aux conditions sanitaires et sécuritaires.
Le/la volontaire bénéficiera d’un accompagnement par France Volontaires et les partenaires du projet, incluant des recommandations précises et un suivi régulier. Le respect des consignes de sécurité et des bonnes pratiques est indispensable pour garantir le bon déroulement de la mission.
Conditions du contrat
- Statut du Volontaire de la Solidarité Internationale (loi de 2005) ;
- Indemnité d’installation et indemnité de réinstallation au retour ;
- Indemnité mensuelle de subsistance : cette indemnité n’a pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération, et permet d’accomplir la mission dans des conditions de vie décentes ;
- Couverture sociale (mutuelle complémentaire, assurance rapatriement, assurance vieillesse) ;
- Indemnité pour le logement ;
- Frais de voyage 1 aller-retour entre le lieu de résidence et le lieu d’affectation.
Profil souhaité du/de la volontaire
Formation(s) souhaitée(s) :
- Formation supérieure (Bac + 5);
- Gestion de projet de développement, coopération ou relations internationales ;
- Une formation en gestion des risques environnementaux, climat, urbanisme, services urbains serait un plus.
Expérience(s) professionnelle(s) souhaitée(s) :
- Expérience professionnelle de gestion de projet de coopération ou d’assistance à maitrise d’ouvrage, auprès d’une collectivité étrangère en association ou en organisation internationale ;
- Une expérience réussie auprès d’une ville africaine, voire sahélien sera un atout significatif
- Expérience de projet impliquant de l’ingénierie sociale (projet de sensibilisations, approche participative, etc.)
Compétences principales recherchées
- Capacité de travail, d’organisation, et esprit d’initiative
- Compétences avérées en gestion de projet et maîtrise des outils associés;
- Polyvalence et flexibilité;
- Capacités rédactionnelles et relationnelles ;
- Capacité à rendre compte et à communiquer ;
- Sens pédagogique et capacité à diffuser des connaissances. ;
- Maîtrise de l’outil informatique (Pack Office 365, Teams)
- La maitrise d’un outil SIG tel que QGIS constitue un atout
- Compréhension des enjeux et éventuellement compétences dans un ou plusieurs des domaines suivants : systèmes d’information géographiques, gestion du risque d’inondation, gestion des déchets ménagers, assainissement.
Langue(s) souhaitée(s) et niveau : Français
Modalité de candidature et de recrutement
Envoyer un CV et une lettre de motivation en français. Indiqué dans l’objet du mail “VSI_Tchad2026”. Envoyez votre candidature à l’adresse suivante : [email protected]
Vous pouvez candidater jusqu’au 16 juillet 23h59.
Les entretiens se passeront aux alentours du 20 juillet.
Le début de la mission est prévu pour mi-septembre 2026.
Pour postuler, envoyez votre CV et votre lettre de motivation par e-mail à adice@adice.asso.fr