Au Cameroun, une mission stratégique du Directeur Général pour renforcer les partenariats et accompagner le développement du volontariat
Rencontres institutionnelles, visites de terrain, échanges avec les volontaires et signatures de partenariats stratégiques : la mission conduite au Cameroun par Yann DELAUNAY, Directeur général de France Volontaires, et Thomas COSSE, Directeur du Réseau et des Programmes de volontariat, a marqué une étape importante pour le développement du volontariat au Cameroun et en Afrique centrale. Retour sur une visite qui témoigne de la vitalité des partenariats et de l'engagement des acteurs mobilisés en faveur de la jeunesse, de la coopération et du développement durable.
Pendant plusieurs jours, le Cameroun a accueilli Yann DELAUNAY, Directeur général de France Volontaires, et Thomas COSSE, Directeur du Réseau et des Programmes de volontariat. Cette mission a permis de rencontrer les principaux acteurs de l’écosystème du volontariat, de consolider des partenariats stratégiques et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’engagement des jeunes au Cameroun et en Afrique centrale.
Entre visites de terrain, échanges institutionnels et signatures d’accords structurants, cette mission témoigne du rôle croissant du volontariat comme outil de coopération, de participation citoyenne et de développement durable.

Un écosystème mobilisé autour du volontariat
Au fil des rencontres, la délégation a pu mesurer la diversité des acteurs engagés dans la promotion du volontariat au Cameroun.
Les échanges avec l’Ambassadeur de France au Cameroun, les équipes du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Agence Française de Développement (AFD) ou encore Expertise France ou la GIZ ont permis de partager une vision commune : faire du volontariat un levier au service de la jeunesse, du développement local et de la coopération internationale.

Cette mission a également été l’occasion de dialoguer avec plusieurs structures d’accueil afin de mieux comprendre leurs besoins, recueillir leurs retours d’expérience et identifier les opportunités de mobilisation de volontaires dans les années à venir. Les échanges avec les structures d’accueil ont également permis d’aborder les défis communs auxquels sont confrontés les acteurs du volontariat : accompagnement des volontaires, financement des missions, mesure de l’impact et adaptation des dispositifs aux besoins des territoires.
À cette occasion, le Représentant national de Planète Urgence au Cameroun a souligné l’importance de renforcer les synergies entre organisations :
« Nous avons tous les mêmes problèmes, donc nous devons trouver des solutions ensemble. Travailler pour l’impact, c’est-à-dire monter les missions avec les bons moyens en réponse à un besoin concret. Allons vers l’impact en capitalisant sur nos forces et nos faiblesses. »
Une réflexion qui a largement résonné au cours de cette mission, tant les échanges ont mis en évidence la nécessité de construire des réponses collectives pour renforcer la qualité et l’efficacité des programmes de volontariat.
Au cœur de ces échanges, une conviction partagée : les volontaires constituent une ressource précieuse pour accompagner les transitions sociales, environnementales et territoriales.

Le terrain comme démonstration de l’impact du volontariat
Au-delà des rencontres institutionnelles, cette mission a permis d’aller à la rencontre des femmes et des hommes qui font vivre le volontariat au quotidien.

Au Musée National du Cameroun, la délégation a visité un projet devenu emblématique au sein du réseau France Volontaires, la Plateforme de Compétences Franco-Camerounaise de Volontariat. Ce partenariat illustre la complémentarité des différents dispositifs de volontariat mobilisés au service de la valorisation du patrimoine culturel camerounais.
À cette occasion, Yann DELAUNAY a souligné :
« Le projet au Musée National, j’en parle partout dans le monde. On trouve que c’est un très beau projet car il met en valeur tous les dispositifs de volontariat. C’est emblématique. »
La visite s’est poursuivie à la Fondation Petit Dan et Sarah, où plusieurs volontaires accompagnent au quotidien des enfants et des jeunes. Ces échanges ont permis de mettre en lumière l’impact humain du volontariat, tant pour les bénéficiaires que pour les volontaires eux-mêmes.
Comme l’a exprimé Marie, volontaire engagée au sein de la fondation :
« On s’enrichit que ce soit eux ou que ce soit nous. Je pense que cette expérience m’a changé à vie. »
Ces témoignages rappellent que derrière chaque mission se trouvent des rencontres, des apprentissages mutuels et des engagements qui transforment durablement les personnes et les organisations.

Faire du volontariat un levier pour la jeunesse camerounaise
La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les institutions camerounaises engagées en faveur de la jeunesse et de la participation citoyenne.
Les discussions menées avec l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement (ASCNPD), le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) ainsi qu’avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) ont confirmé l’intérêt croissant porté au volontariat comme outil d’insertion, d’engagement et de développement des compétences.
Point d’orgue de cette visite, la signature d’une nouvelle convention de partenariat entre France Volontaires et le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) marque une étape importante dans le renforcement de la coopération entre les deux institutions. Cette convention s’inscrit dans la continuité d’un premier accord signé en décembre 2022 et témoigne de la volonté partagée de poursuivre et d’approfondir les actions engagées en faveur du développement du volontariat au Cameroun.
À travers ce partenariat, France Volontaires réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités camerounaises dans la structuration d’un volontariat toujours plus accessible, inclusif et porteur d’opportunités pour la jeunesse.

Le volontariat au service des enjeux environnementaux de l’Afrique centrale
La mission a également été marquée par la signature d’une convention de partenariat avec la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Cette collaboration s’inscrit dans la continuité des dynamiques engagées à travers le programme V-Forêts, qui mobilise le volontariat comme outil de préservation des écosystèmes forestiers et de renforcement de l’engagement citoyen en faveur de l’environnement.
En formalisant ce partenariat, France Volontaires et la COMIFAC souhaitent renforcer les synergies existantes et développer de nouvelles opportunités de mobilisation des volontaires autour des enjeux environnementaux majeurs de la sous-région.
Cet accord ouvre de nouvelles perspectives pour mobiliser le volontariat autour des grands enjeux environnementaux de la sous-région : préservation des forêts du Bassin du Congo, protection de la biodiversité, lutte contre le changement climatique et promotion du développement durable.
Cette ambition s’inscrit pleinement dans la volonté de faire du volontariat un outil au service des transitions écologiques et de la mobilisation citoyenne.

Renforcer les coopérations pour préparer l’avenir
Cette mission a également permis d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration avec plusieurs partenaires stratégiques.
Les échanges menés avec la Fondation pour le Tri-National de la Sangha (FTNS) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) ont permis d’identifier des pistes de coopération autour de la mobilité des jeunes, de la préservation de l’environnement, de la recherche, de la formation et du développement des compétences.
Autant de domaines dans lesquels le volontariat peut jouer un rôle de passerelle entre les institutions, les territoires et les citoyens.
Une dynamique collective au service de l’engagement
Cette visite du Directeur général de France Volontaires et du Directeur du Réseau et des Programmes de volontariat aura permis de consolider des partenariats historiques, d’en initier de nouveaux et de valoriser l’engagement des volontaires qui contribuent chaque jour au développement des territoires.
Elle confirme également la place du Cameroun comme un acteur majeur du volontariat en Afrique centrale et illustre la volonté commune des partenaires de faire du volontariat un outil de coopération, d’engagement citoyen et de développement durable.
Dans un contexte où les défis sont nombreux, cette dynamique collective ouvre des perspectives prometteuses pour la jeunesse, les territoires et les organisations engagées au service de l’intérêt général.
