Aux quatre coins du monde, les volontaires internationaux ont célébré la francophonie
Du 17 au 20 mars 2026, la Semaine de la langue française et de la Francophonie a rassemblé des milliers d’initiatives à travers le monde. Dans ce cadre, les volontaires internationaux engagés dans le programme V-Francophonie ont multiplié les actions éducatives et culturelles. De l’Afrique à l’Asie, ces mobilisations illustrent le rôle concret du volontariat dans la transmission de la langue française et la promotion du dialogue entre les cultures.
Aux quatre coins du monde, la francophonie s’est vécue, cette année encore, au plus près des publics. À l’occasion de la 31e édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, organisée du 17 au 20 mars, volontaires et structures partenaires ont proposé des ateliers, des rencontres et de nombreux événements festifs. Une mobilisation internationale qui s’inscrit dans un rendez-vous devenu incontournable pour célébrer la langue française, à la fois vecteur culturel, outil éducatif et espace de dialogue.
Une semaine mondiale pour faire vivre la langue française
Chaque année, cette semaine de mars donne lieu à des centaines d’événements en France et dans les pays francophones. Portée par les institutions culturelles, les réseaux éducatifs et associatifs, elle s’adresse à tous les publics. L’édition 2026, placée sous le thème « Génération Paix ? », met particulièrement en lumière l’engagement des jeunes et leur capacité à construire des sociétés plus inclusives.
Dans ce cadre, les volontaires du programme V-Francophonie occupent une place singulière. Déployés au sein d’universités, d’Alliances françaises ou d’associations locales, ils contribuent à faire vivre la langue au quotidien. Pour Alexandre Godineau, en volontariat de solidarité internationale en Egypte, « l’intérêt de cette semaine de la francophonie – et ici c’est même durant tout le mois de mars – c’est de valoriser la francophonie pas seulement sous l’aspect de langue, mais aussi comme un espace de dialogue et d’opportunité. On met en avant la francophonie à la fois universitaire, académique mais aussi professionnelle ».
Partout, les formats se veulent variés et ancrés dans les réalités locales. En Albanie, à Korça, Louise a construit un programme sur plusieurs semaines : escape game en français, initiation aux danses régionales, ateliers culinaires et jeux autour des spécialités francophones. Autant d’activités qui visent à diversifier les modes d’apprentissage et à rendre la langue plus accessible.

À Phnom Penh, au sein de la Cambodia Academy of Digital Technology, Alexis a pour sa part organisé une présentation de la francophonie suivie d’un quiz interactif, ouvrant des discussions sur les perspectives de coopération académique. Dans la même ville, une rencontre entre étudiants de différents établissements a permis de renforcer les échanges en français, avec l’ambition de pérenniser ces collaborations.
Ateliers, créations et échanges : une francophonie en action
Au Cambodge, les initiatives ont également mêlé culture et convivialité : projection de films francophones, ateliers autour des expressions idiomatiques ou encore événements gastronomiques. Dans le même temps, un concours d’éloquence organisé en partenariat avec une université locale a permis aux étudiants de développer leur aisance orale, dans un cadre valorisant.

En Afrique, les actions menées témoignent d’un ancrage éducatif fort. À Bafou, dans l’ouest du Cameroun, Lucas a accompagné des élèves dans des ateliers d’écriture et de création artistique. Poésie sous forme de calligrammes, invention d’histoires ou encore création de chansons : autant d’exercices qui mobilisent la langue française comme outil d’expression. Une attention particulière est également portée à l’égalité entre les filles et les garçons, en favorisant la prise de parole de toutes et tous.
« La francophonie vit bien ! » observe Alexandre Godineau. « Et même si c’est un travail de longue haleine pour essayer de lui donner une image un peu moderne, je pense qu’elle a de beaux jours devant elle ».
Le 20 mars : une journée pour célébrer la francophonie
Le 20 mars constitue le point d’orgue de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Cette date renvoie à la création, en 1970 à Niamey, de l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue depuis l’Organisation internationale de la Francophonie. Aujourd’hui, cette journée célèbre une langue parlée par près de 321 millions de personnes dans le monde et présente sur les cinq continents.
Chaque année, des événements sont organisés pour en illustrer la vitalité : rencontres littéraires, ateliers pédagogiques, projections, concerts ou débats. En 2026, la thématique « Génération Paix ? » a mis l’accent sur le rôle des jeunes dans la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Une orientation qui trouve un écho particulier dans les actions menées par les volontaires internationaux, au contact direct des publics.
Photo de couverture : © Alliance française de Phnom Penh