Sénégal : visite de terrain auprès des volontaires d’une association d’inclusion par le basket
Une visite de terrain a récemment été organisée auprès de l’association Pulse Africa for Education, qui œuvre pour l’inclusion sociale des jeunes au travers du basketball. Jade Caranavate et Baptiste Sarro, deux volontaires en Service civique, accompagnent la structure depuis près d'un an dans le développement de ses activités.
Fondée en 2021 par Fatou Kine Ndiaye, ancienne joueuse internationale de basketball ayant évolué sous les couleurs du Sénégal et de la France, Pulse Africa for Education œuvre pour l’inclusion sociale et l’éducation des jeunes, et particulièrement des jeunes filles, à travers ce sport. Une visite de terrain, organisée par l’équipe de France volontaires Sénégal avec Maëlys Veillard, représentante de l’ONG AIME qui envoie les deux volontaires, a eu lieu lors d’un entraînement de jeunes à l’école franco-sénégalaise Fann-Hock, menée par Pulse Academy (la structure économique rattachée à l’association). Cette dernière accueille environ 20 enfants, filles et garçons âgés de 5 à 14 ans, chaque mercredi et samedi. Depuis le début de l’année, des portes ouvertes sont organisées chaque mercredi afin d’inciter de nouveaux enfants à venir essayer le basketball et découvrir l’association. Le samedi, d’autres écoles sont régulièrement invitées pour organiser des matchs et favoriser les échanges.
En complément des entraînements réguliers, Pulse Africa for Education développe plusieurs actions et projets : des camps de basketball, dont un camp estival organisé l’été dernier à Keur Jaraf, des camps dédiés aux jeunes filles, organisés sur des formats de 5 à 15 jours tout au long de l’année et enfin des actions de sensibilisation à l’antidopage.
L’association a également pour projet de lancer un tournoi de basketball 3×3 dans plusieurs régions (Mbour, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor), afin de promouvoir cette discipline présente aux Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026.
Au-delà de l’encadrement sportif, les deux volontaires jouent un rôle clé dans le développement de l’association. Baptiste accompagne Pulse Africa for Education dans la recherche de partenaires financiers, tandis que Jade se consacre à la communication, à la valorisation des actions menées et à la visibilité des projets.
Paroles de volontaires
Jade Caranavate : « Cette expérience de volontariat a été absolument splendide. Elle m’a permis de me développer, notamment dans le coaching, mais aussi de me sentir réellement utile en m’engageant pour une cause qui me tient profondément à cœur. J’ai beaucoup appris humainement et professionnellement.
Ce qui m’a le plus surprise, c’est le manque de moyens financiers pour une cause aussi incroyable et essentielle. Malgré cela, l’énergie, l’engagement et la passion de l’équipe compensent largement. Fatou, notre directrice, a été exceptionnelle : une femme inspirante, qui nous a accueillis comme si nous faisions partie de sa famille.
Vivre au Sénégal a été une expérience marquante. C’est un pays riche humainement, avec une culture forte et des personnes d’une gentillesse incroyable.
À la fin de ma mission, j’aimerais rester au Sénégal pour travailler dans le secteur du sport et de la communication, pourquoi pas autour des JOJ ou au sein d’une fédération sportive. Dans tous les cas, j’aimerais continuer à m’investir dans des projets qui ont un impact positif à l’international. »
Baptiste Sarro : « À titre personnel, cette expérience de volontariat m’a avant tout apporté beaucoup d’humilité. Elle m’a appris à observer, à écouter activement et à m’adapter à un environnement culturel et professionnel différent. J’ai acquis une meilleure compréhension des usages et coutumes locales, aussi bien dans le cadre du travail associatif que dans la vie quotidienne.
En intégrant une structure comme Pulse Africa for Education, j’ai découvert une autre manière d’enseigner et de transmettre, fondée sur un état d’esprit différent mais sur des valeurs communes. Cela facilite l’inclusion des volontaires et, plus largement, des étrangers au Sénégal.
Les camps de basketball ont été très enrichissants à observer. Ils révèlent des différences de parcours et de perspectives d’avenir. Les jeunes filles manquent parfois de confiance en elles, et notre rôle est précisément de les encourager à aller le plus loin possible, dans le sport comme dans leur scolarité.
Ce qui m’a le plus surpris au Sénégal, c’est le rythme de vie : les choses prennent parfois plus de temps, mais elles se construisent collectivement, dans un esprit de confiance et de solidarité. Le quotidien est profondément marqué par le partage, les échanges et la bienveillance.
À l’avenir, j’aimerais poursuivre cette dynamique de mobilité internationale, tout en gardant un lien fort avec le Sénégal, un pays dont la culture de la téranga donne sincèrement envie de rester. »
À travers l’engagement de ses volontaires, de son équipe locale et de sa fondatrice, Pulse Africa for Education illustre pleinement la capacité du sport à être un outil d’éducation, d’inclusion et d’émancipation, au service de la jeunesse sénégalaise.

