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À Paris, l’ambassade du Cambodge met à l’honneur les volontaires engagés dans la promotion du français

C’est dans les salons de sa résidence à Paris que l’ambassadeur du Cambodge en France, David Luy, a accueilli jeudi 26 mars les équipes de France Volontaires et les volontaires cambodgiens actuellement en mission en France dans le cadre du programme Volontaires unis pour la francophonie.  Un temps d’échanges organisé pour réaliser un premier bilan de leur présence en France, six mois après leur arrivée.

Volontariat international : un levier clé de la coopération entre la France et le Cambodge

Ces derniers participent en effet au projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », qui permet à ces enseignants de français langue étrangère de renforcer leurs compétences pédagogiques et interculturelles au contact de structures françaises. Déployés à Paris, Lille, Rouen et Caen, ils interviennent dans des environnements variés : animation d’ateliers linguistiques, médiation culturelle, organisation d’événements ou accompagnement éducatif.

Sokchenda Cheng, volontaire chez Terres de parole à Rouen, participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. Il a exposé un premier bilan de son expérience au bout de six mois de mission. 

La particularité de ce programme tient à l’implication directe des autorités cambodgiennes. Les volontaires sont mis à disposition par le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge, illustrant un engagement institutionnel fort en faveur de la francophonie et de la coopération éducative avec la France. Le pays demeure, par ailleurs, l’un des principaux territoires d’accueil de volontaires français.

En ouvrant la réception, David Luy a salué la continuité de cette relation. « Notre rassemblement est une belle illustration de ce nous construisons ensemble depuis près de 15 ans. Il s’agit d’un partenariat humain et généreux, ancré dans des valeurs communes : la solidarité et l’engagement citoyen qui figurent parmi les forces les plus puissantes pour rapprocher les peuples. »

À ses côtés, le directeur général de France Volontaires, Yann Delaunay, a insisté sur la portée diplomatique et linguistique du dispositif. « Le volontariat international d’échange et de solidarité que porte France volontaire est un outil de la relation qui unit nos deux pays. C’est un outil qui est porté au plus haut niveau de l’État français et qui est très régulièrement mis en avant comme illustration de ce que la France peut conduire comme rapport de partenariats solidaires, coconstruits, et réciproques avec les pays de coopération. Et je dois dire que le Cambodge est à ce niveau-là un des pays exemplaires».

Francophonie : des volontaires cambodgiens en immersion au cœur des territoires français

Après six mois de mission, les volontaires ont livré un premier retour d’expérience. À Rouen, Sokchenda Cheng participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. « Cette mission a changé ma vision du monde, avec une occasion unique de découvrir la culture française ». Un témoignage qui fait écho à celui de Pongpropey Ruot, en mission à l’Université catholique de Lille pour développer des activités de promotion de la langue française auprès des étudiants internationaux, pour qui cette immersion « transforme le rapport à la langue, passée d’un cadre académique à un usage quotidien ».

Les volontaires réunis autour de Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et David Luy, ambassadeur du Cambodge en France.

Les structures d’accueil soulignent également les effets de ces échanges. À Caen, l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) accompagne des jeunes dans les quartiers populaires. Sa représentante, Claire Coulibaly, a rappelé le rôle de ces coopérations. « Il y a un intérêt à la fois personnel et professionnel d’accueillir des personnes d’horizons différents, pour les volontaires comme pour les accueillants. C’est un challenge, ça permet de travailler l’accompagnement de la jeunesse. Et c’est avec plaisir qu’on va continuer cette aventure : cela ouvre des portes sur d’autres types d’accueil dans notre association partout en France. »

Au-delà des parcours individuels, la rencontre a mis en évidence un dispositif structurant pour les relations franco-cambodgiennes. À l’approche du Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Phnom Penh à l’automne 2026, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de valorisation de la langue française et de renforcement des coopérations éducatives.

Pour les volontaires, la seconde moitié de leur mission s’ouvre désormais, avec la perspective, à terme, de réinvestir au Cambodge les compétences acquises en France. Pour les institutions partenaires, l’enjeu est aussi de pérenniser ces échanges, qui, à travers des expériences concrètes, contribuent à faire vivre la francophonie au quotidien.

Le Sommet de la Francophonie 2026

Le projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », lancé à l’automne dernier à l’initiative de l’Ambassade de France au Cambodge pour une durée de deux ans avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par France Volontaires Cambodge, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge. Il s’affirme comme un levier de mobilité, d’engagement et de coopération, à l’approche du prochain Sommet de la Francophonie que le Royaume accueillera cet automne.

Aux quatre coins du monde, les volontaires internationaux ont célébré la francophonie

Aux quatre coins du monde, la francophonie s’est vécue, cette année encore, au plus près des publics. À l’occasion de la 31e édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, organisée du 17 au 20 mars, volontaires et structures partenaires ont proposé des ateliers, des rencontres et de nombreux événements festifs. Une mobilisation internationale qui s’inscrit dans un rendez-vous devenu incontournable pour célébrer la langue française, à la fois vecteur culturel, outil éducatif et espace de dialogue.

Une semaine mondiale pour faire vivre la langue française

Chaque année, cette semaine de mars donne lieu à des centaines d’événements en France et dans les pays francophones. Portée par les institutions culturelles, les réseaux éducatifs et associatifs, elle s’adresse à tous les publics. L’édition 2026, placée sous le thème « Génération Paix ? », met particulièrement en lumière l’engagement des jeunes et leur capacité à construire des sociétés plus inclusives.

Dans ce cadre, les volontaires du programme V-Francophonie occupent une place singulière. Déployés au sein d’universités, d’Alliances françaises ou d’associations locales, ils contribuent à faire vivre la langue au quotidien. Pour Alexandre Godineau, en volontariat de solidarité internationale en Egypte, « l’intérêt de cette semaine de la francophonie – et ici c’est même durant tout le mois de mars – c’est de valoriser la francophonie pas seulement sous l’aspect de la langue, mais aussi comme un espace de dialogue et d’opportunité. On met en avant la francophonie à la fois universitaire, académique mais aussi professionnelle ».

Partout, les formats se veulent variés et ancrés dans les réalités locales. En Albanie, à Korça, Louise a construit un programme sur plusieurs semaines : escape game en français, initiation aux danses régionales, ateliers culinaires et jeux autour des spécialités francophones. Autant d’activités qui visent à diversifier les modes d’apprentissage et à rendre la langue plus accessible.

Dans le cadre du programme Francophonie mené avec l’ONG ELANS,  des élèves camerounaises, en classe de 6ᵉ, se sont essayées à une activité mêlant créativité et poésie, en s’inspirant du poème « Cher frère blanc » de l’écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor. © Tockem

À Phnom Penh, au sein de la Cambodia Academy of Digital Technology, Alexis a pour sa part organisé une présentation de la francophonie suivie d’un quiz interactif, ouvrant des discussions sur les perspectives de coopération académique. Dans la même ville, une rencontre entre étudiants de différents établissements a permis de renforcer les échanges en français, avec l’ambition de pérenniser ces collaborations.

Ateliers, créations et échanges : une francophonie en action

Au Cambodge, les initiatives ont également mêlé culture et convivialité : projection de films francophones, ateliers autour des expressions idiomatiques ou encore événements gastronomiques. Dans le même temps, un concours d’éloquence organisé en partenariat avec une université locale a permis aux étudiants de développer leur aisance orale, dans un cadre valorisant.

En Afrique, les actions menées témoignent d’un ancrage éducatif fort. À Bafou, dans l’ouest du Cameroun, Lucas a accompagné des élèves dans des ateliers d’écriture et de création artistique. Poésie sous forme de calligrammes, invention d’histoires ou encore création de chansons : autant d’exercices qui mobilisent la langue française comme outil d’expression. Une attention particulière est également portée à l’égalité entre les filles et les garçons, en favorisant la prise de parole de toutes et tous.

« La francophonie vit bien ! » observe Alexandre Godineau. « Et même si c’est un travail de longue haleine pour essayer de lui donner une image un peu moderne, je pense qu’elle a de beaux jours devant elle ».

Le 20 mars : une journée pour célébrer la francophonie

Le 20 mars constitue le point d’orgue de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Cette date renvoie à la création, en 1970 à Niamey, de l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue depuis l’Organisation internationale de la Francophonie. Aujourd’hui, cette journée célèbre une langue parlée par près de 321 millions de personnes dans le monde et présente sur les cinq continents.

Chaque année, des événements sont organisés pour en illustrer la vitalité : rencontres littéraires, ateliers pédagogiques, projections, concerts ou débats. En 2026, la thématique « Génération Paix ? » a mis l’accent sur le rôle des jeunes dans la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Une orientation qui trouve un écho particulier dans les actions menées par les volontaires internationaux, au contact direct des publics.

Photo de couverture : © Alliance française de Phnom Penh

Au Sénégal, des volontaires au cœur de la transformation numérique des collectivités

« Avant cette formation, je ne savais pas utiliser les outils collaboratifs. Aujourd’hui, je peux rédiger des documents professionnels, créer des tableaux de suivi et partager en ligne. Cette formation m’a redonné confiance » détaille Awa, jeune bénéficiaire de 26 ans résidente de Pikine Ouest. Depuis le début du mois de septembre 2025, de multiples séances de formation au numérique ont été organisées dans 24 collectivités des régions de Dakar, Thiès et Kaolack. Porté par le projet Volontaires pour l’inclusion numérique (VoPINu), le dispositif de volontariat d’échange et de compétences (VEC) mobilise une vingtaine de jeunes pour accompagner, très concrètement, la transition numérique des services publics locaux.

Les équipes d’archivistes ont modernisé les services municipaux  et les services publics locaux: plus de 3 400 extraits d’état civil ont été reconstitués dans la commune de Grand Yoff.

Mis en œuvre par Africa Volontaires Connect avec l’appui du programme DENVA de France Volontaires et le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports du Sénégal, le projet s’organise autour de quatre axes : formation, archivage, maintenance et innovation. Sur le terrain, les volontaires interviennent directement auprès des agents municipaux et des habitants. En quelques mois, plus de 900 personnes ont été formées, des équipements remis en état et de nombreuses démarches administratives simplifiées grâce à la numérisation.

Des compétences numériques au service des populations

Dans des communes comme Grand Dakar, Hann Bel Air ou Pikine Ouest, les volontaires forment des publics variés : jeunes diplômés, femmes entrepreneures, agents municipaux ou travailleurs du secteur informel. Les formations portent sur la bureautique en ligne, les outils collaboratifs, l’initiation à l’IA et les compétences numériques utiles à l’entrepreneuriat. À Dakar, plus de 350 personnes ont été formées en quatre semaines, avec un impact direct sur l’employabilité et l’autonomie des bénéficiaires.

Dans plusieurs communes, les services publics fonctionnaient avec du matériel défaillant. Plus de 177 machines ont été diagnostiquées dans le département de Dakar, 153 dans le département de Pikine et 54 dans le département de Rufisque, avec un taux de réussite supérieur à 80 % dans plusieurs communes.

Les équipes d’archivistes contribuent à transformer les services municipaux en numérisant et organisant des documents administratifs. Des registres d’état civil ont été reconstitués, triés et digitalisés dans plusieurs communes. Cette modernisation permet de réduire les délais de traitement, d’améliorer la traçabilité et de renforcer la transparence dans la gestion publique.
Dans de nombreuses collectivités, le matériel informatique défaillant freinait le travail des agents. Les volontaires ont diagnostiqué et réparé des centaines de machines, avec des taux de réussite souvent élevés. Résultat : une meilleure continuité des services, des coûts réduits et des conditions de travail améliorées pour les agents publics.

Innover à partir des besoins locaux

Les volontaires développeurs conçoivent des solutions adaptées : plateformes pour l’emploi, outils de gestion municipale, systèmes de suivi ou applications de signalement citoyen : « Nous ne faisons pas seulement de la technique. Nous contribuons à transformer des services publics et à rapprocher le numérique des citoyens », affirme Moustapha, volontaire développeur.

Dans le département de Dakar, plus de 17 solutions ont été développées, contribuant à moderniser la gouvernance locale et à rapprocher les citoyens des services publics. Malgré des défis logistiques et techniques, le projet poursuit son déploiement vers de nouveaux territoires avec l’ambition de renforcer les formations, accélérer la numérisation et faire du volontariat numérique un modèle reproductible en Afrique de l’Ouest.

 

Le projet Volontaires pour l’inclusion numérique en bref

  • 20 jeunes volontaires, 3 régions, 1 mission : l’inclusion numérique pour tous !

Avec le projet VOPINU, officiellement lancé le mardi 2 septembre 2025, 20 volontaires sénégalais se sont engagés pendant 6 mois à Dakar, Thiès et Kaolack pour :

  • Former les populations vulnérables aux outils numériques,
  • Aider les jeunes dans leur insertion professionnelle,
  • Accompagner collectivités & entrepreneurs dans la transition digitale.

Porté par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Sénégal et Africa Volontaires Connect, VOPINU s’inscrit dans le cadre du programme DENVA, coordonné par France Volontaires et l’ANVT, soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Mais au fait, la Francophonie, ça veut dire quoi ?

Francophonie ou francophonie ?

La francophonie évoque l’ensemble des locuteurs du français à travers le monde. C’est un état des lieux factuel qui retrace l’implantation de la langue française sur tous les continents, avec ses variantes locales et ses spécificités linguistiques propres à chaque peuple, chaque communauté qui le pratique.

La Francophonie est un mouvement politique né dans les années 1960-1970 pour structurer la coopération internationale entre les États et gouvernement ayant le français comme langue commune. Née d’une réalité linguistique, la Francophonie a su se développer en un véritable mouvement institutionnel, qui rassemble aujourd’hui 90 membres permanents, membres associés et membres observateurs. Depuis 2005, elle porte le nom d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Tous les deux ans, les membres de l’OIF se retrouvent lors du Sommet de la Francophonie, une rencontre internationale pour définir les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde. Lors du Sommet, sont adoptées toutes les résolutions que les membres jugent nécessaires au bon fonctionnement de l’Organisation et à l’atteinte de ses objectifs. Le Sommet est présidé par le chef d’Etat ou de gouvernement du pays hôte du Sommet jusqu’au Sommet suivant. Il statue sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l’OIF. Alors que la France avait accueilli l’édition précédente, en 2024 à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts, c’est le Royaume du Cambodge qui organisera l’édition 2026, à Siem Reap, en octobre.

 

Le français aujourd’hui, ça donne quoi ?

Langue internationale par excellence, la Francophonie rassemble autour d’une diversité plurielle : géographique, évidemment, mais aussi culturelle, politique, religieuse ou encore générationnelle. Elle regroupe près de 400 millions de locuteurs répartis sur tous les continents et 170 millions d’apprenants. Elle est la quatrième langue la plus parlée, la quatrième langue d’internet et la troisième en termes d’économie et d’affaires.

Pour plus d’informations, consultez le rapport dédié édité par l’OIF.

 

Volontariat et Francophonie

La Francophonie dépasse donc la simple pratique du français : elle crée des passerelles entre les pays, les peuples et les communautés. Elle rassemble une riche diversité culturelle, linguistique, géographique, religieuse ou encore politique. Elle est vecteur de coopérations et de mobilités, à l’image du programme de volontariat dédié, annoncé par le Président de la République lors du XIXème Sommet de la Francophonie en octobre 2024.

Volontaires unis pour la Francophonie (V-Francophonie) prévoit l’envoi de plusieurs dizaines de volontaires internationaux à travers 20+ pays de l’espace francophone, autour des questions d’éducation, de culture, de coopération internationale ou d’égalité de genre. Un programme ambitieux, dont la mise en oeuvre est assurée par France Volontaires en partenariat avec l’OIF et avec le soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

Le volontariat international à l’honneur au lycée agricole d’Auzeville

C’est à Auzeville, à quelques kilomètres de Toulouse, que se sont retrouvées quelque quarante personnes pour parler de l’accueil de Volontaires internationaux en France selon le principe de réciprocité auquel France Volontaires est très attachée. Parmi eux, une dizaine de volontaires en service civique, VSI ou CES venus du Togo, du Bénin, de Guinée, du Burkina Faso ou encore d’Italie. Et ce n’est pas par hasard que le lycée agricole d’Auzeville accueillait l’événement puisque l’établissement fête cette année ses 10 ans d’accueil ininterrompu de volontaires internationaux sous l’impulsion du professeur d’animation socio-culturelle Thierry Poser, lui-même ancien volontaire !

“Nous sommes très conscients de l’impact qu’a une mission à l’international sur les parcours des jeunes, les parcours de vie, les parcours d’engagement”

L’événement était co-organisé par le réseau régional multi-acteurs Occitanie Coopération et France Volontaires qui ont pris la parole en introduction de la journée aux côtés du lycée et de la DRAJES Occitanie, représentée par son référent régional pour le Service Civique Rodolphe Berneise. Outre  l’apport fondamental dans l’Éducation à la Citoyenneté Mondiale auprès des lycéens et des jeunes français, ce dernier a confirmé la dynamique en marche dans la région : « À la Drajes et dans les services départementaux, nous accordons beaucoup d’importance au service civique à l’international, nous sommes très conscients de l’impact qu’a une mission à l’international sur les parcours des jeunes, les parcours de vie, les parcours d’engagement, les parcours d’incertitude, mais aussi sur nous les acteurs. Nous sommes mobilisés pour développer ce service civique à l’international ».

Une dynamique régionale forte dans les lycées agricoles

Il faut souligner que la moitié des volontaires accueillis en Occitanie le sont dans des établissements agricoles publics ou privés, ce qui constitue une spécificité de cette région. Si les volontaires malgaches et béninois sont les plus présents, près de dix nationalités sont représentées et les accueils se réalisent dans sept des treize départements d’Occitanie à commencer par la Haute-Garonne avec six volontaires et le Gers qui en accueille cinq. À noter qu’en 2025, ce sont vingt volontaires internationaux en Service civique qui ont été accueillis en Occitanie, dont sept missions portées par Occitanie Coopération. Dans cette dynamique, dix structures d’accueil étaient présentes durant cette journée pour participer aux échanges et confirmer l’impact positif sur leur structure et leurs équipes.

Une expérience transformatrice pour les volontaires

Tous les volontaires ont pu témoigner de la richesse de leur mission et de l’expérience transformatrice offerte par l’engagement volontaire. « Le Service Civique International, le terreau fertile pour la construction de mon projet professionnel » comme l’expliquait à distance Farouk, accueilli à Auzeville en 2017 et ancien participant au sommet Afrique-France de Montpelllier. Nul doute que cette expérience fut un tremplin pour son parcours professionnel dans la filière apicole au Burkina-Faso.

“Le Service Civique International, le terreau fertile pour la construction de mon projet professionnel”

La journée a également permis de sensibiliser au V.I.E.S une dizaine de proviseurs de lycées agricoles venus de toute la France. De bon augure pour l’avenir des volontaires internationaux accueillis en France !

 

À Paris, la France et la Côte d’Ivoire renforcent leur coopération autour du volontariat

Dans les salons de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, à Paris, la coopération franco-ivoirienne a franchi un nouveau cap. Mardi 24 février, la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, et le directeur général de France Volontaires, Yann Delaunay, ont signé un accord-cadre destiné à renforcer l’engagement citoyen au service des industries culturelles et créatives (ICC), en présence de l’ambassadeur Maurice Kouakou Bandaman.

Un accord-cadre sur le volontariat international pour structurer la coopération culturelle

Ce texte prévoit notamment de favoriser l’interconnaissance entre les deux pays, de mieux mettre en réseau les acteurs culturels et de mobiliser davantage le volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) dans les projets menés en Côte d’Ivoire.

En amont de la signature, Yann Delaunay avait présenté à la ministre l’action de France Volontaires et l’état des lieux du volontariat dans le pays. L’occasion d’insister sur l’enjeu des mobilités croisées. « L’importance pour le gouvernement français est de renforcer les mobilités croisées : permettre à des jeunes et moins jeunes de se confronter aux réalités de terrain, de déconstruire des préjugés et de développer des compétences », a-t-il souligné. Le directeur général a également rappelé la volonté de « développer, renforcer des missions coconstruites selon les priorités définies par le gouvernement ivoirien, en lien avec les dynamiques portées par la France ».

Au cœur de la rencontre, plusieurs volontaires ont apporté un éclairage concret sur ces coopérations. En service civique au sein de France Volontaires, Marie-Gertrude Koulou a mis en avant l’impact de son engagement. « J’espère rapporter avec moi tout ce que j’ai acquis en France pour offrir de nouvelles dynamiques une fois de retour en Côte d’Ivoire. Il existe tellement de dispositifs que l’on peut saisir en étant jeune », a-t-elle expliqué.

Des parcours qui illustrent la réciprocité du volontariat entre France et Côte d’Ivoire

Même conviction chez Franck Gnanzou, volontaire de solidarité internationale au Conseil régional d’Île-de-France et ancien salarié de l’association Moi Jeu Tri. Pour lui, l’expérience acquise en France doit nourrir un retour utile au pays : « J’entends servir mon pays avec ce que j’ai appris au sein de la plus grande collectivité de France », a-t-il résumé.

La volontaire française Maëlys Erondel, ancienne Service Civique à la Communauté Abel avec l’ONG AIME, a également témoigné de la diversité et de la richesse des missions qu’elle a pu accomplir à Grand Bassam, suscitant chez elle un attachement profond à la Côte d’Ivoire qui se matérialise par son prochain retour à Abidjan, cette fois dans le cadre d’un VSI au sein de l’Espace Volontariats.

La ministre Françoise Remarck a, de son côté, souligné le caractère inspirant de ces témoignages et souligné sa volonté de renforcer les opportunités pour les jeunes Ivoiriens et les jeunes Français. Elle a marqué son intérêt pour le programme Volontaires unis pour la Francophonie et exprimé sa « volonté de s’impliquer afin d’accompagner les initiatives et rapprocher les jeunes à travers l’espace francophone », ouvrant la voie à de nouvelles coopérations.

Autour de la table figuraient également des représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi que plusieurs cadres du ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie. Tous ont insisté sur la dynamique engagée et sur le rôle structurant du volontariat dans le rapprochement des jeunesses.

Pour France Volontaires comme pour ses partenaires ivoiriens, la séquence parisienne marque ainsi une étape supplémentaire dans la consolidation d’un partenariat tourné vers la mobilité, la réciprocité et le développement des industries culturelles et créatives.

 

Le volontariat en Côte d’Ivoire, ça donne quoi ?

Avec 334 V.I.E.S recensés en 2024, la Côte d’Ivoire s’affirme comme un partenaire de longue date en Afrique de l’Ouest. Des programmes comme la Saison Africa 2020, Territoires Volontaires, DENVA et le Projet de mobilité croisée contribuent à cette dynamique : en 2024 toujours, une trentaine d’Ivoiriens effectuaient leur mission en France dans le cadre de la réciprocité. Au-delà de ces programmes, plus de 15 structures culturelles ivoiriennes accueillent régulièrement des volontaires.

L’Alliance française de Lima et Amnesty International Pérou croisent leurs actions grâce à l’engagement de leurs volontaires internationaux

En ce début d’année 2026, l’Alliance française de Lima et Amnesty International Pérou ont uni leurs dynamiques autour d’une initiative conjointe impulsée par leurs volontaires en service civique. Cette collaboration a permis de conjuguer pratique du français et sensibilisation aux droits humains, dans le cadre de la campagne mondiale « Écrire pour les droits humains » (Write for Rights – W4R).

Un atelier ouvert autour des droits humains

Le 9 janvier, la section péruvienne d’Amnesty International est intervenue à l’Alliance française de Lima dans le cadre d’un atelier de discussion en français, ouvert aux étudiantes et étudiants ainsi qu’au public externe.

Ce premier échange, ainsi que tous les suivants, ont été pensés et impulsés par les deux volontaires françaises en Service Civique international que comptent chaque structure d’accueil : Pauline et Hanna chez Amnesty, Jeanne et Camille à l’Alliance.

Quarante participants et participantes ont pris part à cette première rencontre, qui a permis de présenter l’organisation de la campagne, ainsi que plusieurs cas défendus cette année dans ce cadre. L’échange, mené en français, a offert un espace de dialogue sur les droits humains tout en favorisant la pratique linguistique dans un contexte engagé et concret.

La langue française comme outil de plaidoyer

Le 13 janvier, deux ateliers supplémentaires ont été organisés directement dans le cadre des cours de l’Alliance française, réunissant 24 élèves. À cette occasion, les cas de Guerreras por la Amazonía (“Guerrières pour l’Amazonie”, Équateur) et du journaliste Sai Zaw Thaike (Myanmar) ont été présentés. Les élèves ont ensuite rédigé des lettres en français afin d’exprimer leur solidarité et leur soutien aux personnes défendues par la campagne.

Cet exercice a permis d’articuler apprentissage linguistique et engagement citoyen, en donnant aux étudiants l’opportunité d’utiliser la langue française comme outil d’expression et de plaidoyer.

Un concours d’éloquence pour défendre les droits humains

Point d’orgue de cette collaboration, un concours d’éloquence a été organisé le 6 février autour des cas de la campagne « Écrire pour les droits humains » : neuf personnes ont relevé le défi, chacune devant choisir un cas et en assurer la défense dans un temps limité, en français. À l’issue des prises de parole, un jury a désigné la meilleure plaidoirie et une récompense a été remise à la personne lauréate. Cet événement a mis en lumière la capacité des participantes et participants à s’approprier des enjeux internationaux essentiels, et à développer une argumentation structurée dans une langue étrangère.

Cette initiative conjointe a été rendue possible grâce à l’engagement des deux volontaires en Service Civique international présentes au sein de chaque structure, lesquelles se sont d’ailleurs rencontrées lors d’une « activité volontaires » organisée dans les bureaux de France Volontaires Pérou.La collaboration de Pauline, Hanna, Camille et Jeanne a permis d’identifier et mobiliser des contacts pertinents, de croiser les expertises, de mutualiser les réseaux et ressources et de concevoir une activité innovante, à la fois pédagogique et citoyenne.

En associant pratique du français et diffusion de cas internationaux de défense des droits humains, cette action illustre la valeur ajoutée du volontariat comme passerelle entre institutions, cultures, valeurs et engagements solidaires.

 

Le volontariat au prisme de la mesure : ce que révèle le State of the World’s Volunteerism Report 2026

Selon le rapport sur la situation du volontariat dans le monde 2026 (State of the World’s Volunteerism Report – SWVR 2026), 2,1 milliards de personnes, soit 34,5 % de la population mondiale en âge de travailler, s’engagent volontairement chaque mois.  L’Afrique enregistre le taux le plus élevé, avec 58,5 % d’engagement volontaire.

Un engagement mondial encore largement sous-estimé

Toutefois, au regard de ces chiffres, il est important de rappeler la distinction entre le terme « volunteering » au sens international, comprenant également le bénévolat, du volontariat tel qu’entendu en France dans une définition plus restrictive.

Seuls 64 pays sur 193 collectent aujourd’hui des données nationales régulières sur le volontariat. Cette réalité massive reste donc en grande partie invisible : faute d’outils de mesure adaptés, de nombreuses formes d’engagement (notamment informelles, communautaires ou spontanées) échappent encore aux radars institutionnels.

Des contributions essentielles face aux défis contemporains

Le SWVR 2026 met en lumière la diversité des rôles joués par les volontaires, en particulier dans les domaines du climat et de la résilience, de la santé, de l’éducation ou de la cohésion sociale.

Le rapport rappelle toutefois que l’engagement volontaire peut comporter des risques : surcharge émotionnelle, exposition au danger, discriminations. Mesurer l’impact implique donc aussi d’intégrer les conditions d’exercice, la protection et le bien‑être des volontaires.

Mesurer autrement : la nécessité d’un changement de paradigme

Le rapport rappelle que les chiffres seuls ne suffisent pas. Mesurer la seule quantité d’heures ou la valeur monétaire du travail volontaire revient à réduire sa portée à une dimension utilitariste.

Il appelle à une évolution de nos pratiques, fondée sur :

  • des approches hybrides, croisant données quantitatives et qualitatives
  • l’inclusion des récits et expériences des volontaires et des communautés
  • la prise en compte des contextes locaux, des cultures et des formes variées d’engagement ;
  • un cadre éthique solide, garantissant protection, confidentialité et principe du « agir sans nuire »

L’indice GIVE : un cadre inédit pour la reconnaissance globale de la valeur du volontariat

Le GIVE (Indice mondial de l’engagement volontaire) propose un cadre unificateur permettant de sélectionner des indicateurs adaptés selon chaque contexte, de fournir une base solide pour le plaidoyer et de garantir la comparabilité des données au niveau international. Il invite à dépasser la seule logique d’impact quantifiable et à adopter une vision plus globale, reliant développement individuel, renforcement des communautés et transformations systémiques.

Le GIVE s’articule autour de quatre dimensions :

  1. La valeur pour l’individu (compétences, bien-être, parcours).
  2. La valeur pour la communauté (cohésion, solidarité, participation)
  3. La valeur économique (contributions directes ou indirectes aux systèmes sociaux)
  4. L’environnement favorable (politiques publiques, protection, reconnaissance)

Une nécessaire cartographie des données

Pour construire un cadre de mesure solide et comparable à l’échelle internationale, le SWVR 2026 s’appuie sur un vaste exercice de cartographie des sources existantes sur le volontariat :

Celui‑ci recense aussi bien les grandes enquêtes internationales que les statistiques nationales et les enquêtes auprès des ménages conduites par différents pays. Ensemble, ces sources offrent une vision d’ensemble des dynamiques du volontariat : taux de participation, motivations, engagement citoyen préalable, ainsi que valeur économique et sociale des contributions volontaires. Le rapport souligne toutefois un défi structurel : l’absence d’harmonisation des méthodologies d’un outil de mesure à l’autre, qui limite les comparaisons internationales et reflète la diversité des approches culturelles et statistiques.

Malgré cela, la cartographie constitue une base précieuse pour une future normalisation des données et identifie les champs où un alignement est non seulement possible, mais nécessaire pour garantir inclusivité et comparabilité. Cette rigueur méthodologique pose les fondations d’un outil fiable et utilisable à l’échelle mondiale pour mieux saisir la pluralité du volontariat.

Recommandations pour le secteur du volontariat

Le rapport met en évidence l’importance de la mesure dans la reconnaissance du volontariat, contribuant à son tour, in fine, à amplifier l’impact du volontariat.

Par ailleurs, plusieurs recommandations sont identifiées pour renforcer le cadre de mesure de l’activité volontaire :

Alors que 2026 marque l’Année internationale des volontaires au service du développement durable, ce rapport s’inscrit dans une dynamique mondiale de reconnaissance accrue du volontariat. Il peut constituer un point d’appui structurant pour renforcer les cadres de mesure, consolider la comparabilité des données et approfondir la compréhension de la valeur plurielle de l’engagement volontaire dans toutes ses dimensions.

 

Lire le rapport complet ici (bientôt disponible en français) : https://www.unv.org/news/2026-swvr-redefining-true-value-volunteerism

Entrée en vigueur de l’accord intergouvernemental entre l’État du Pérou et France Volontaires

À travers ce cadre légal, le Pérou et la France réaffirment leur volonté commune de développer des opportunités d’engagement pour leurs citoyennes et citoyens. Le volontariat y est reconnu comme un outil stratégique au service de la coopération internationale et des échanges interculturels. 

L’accord prévoit notamment de favoriser des missions de volontariat contribuant à la coopération et la solidarité internationale, à la réciprocité et au respect de la diversité ou à la protection de l’environnement et la promotion du développement durable. Il entend également faciliter l’interculturalité et l’échange de connaissances ainsi que le renforcement des capacités et une meilleure compréhension mutuelle des cultures. 

Une nouvelle étape dans la coopération franco-péruvienne

Cet accord ambitionne de structurer et multiplier les initiatives conjointes, afin de garantir un cadre favorable à l’engagement des volontaires dans des projets à fort impact social, environnemental et institutionnel. 

L’entrée en vigueur de cet accord est le résultat d’un travail étroit entre le ministère des Relations extérieures du Pérou et l’ambassade de France au Pérou. Le soutien constant du ministère de la Femme et des Populations vulnérables du Pérou s’est également avéré un acteur clé du volontariat national et de la promotion de politiques inclusives et solidaires. 

Pour France Volontaires Pérou, cette entrée en vigueur ouvre une nouvelle phase de développement et de consolidation du volontariat international. Le texte renforce la légitimité et la visibilité du volontariat comme outil de coopération solidaire, favorisant des échanges fondés sur la réciprocité, le respect et la co-construction d’initiatives internationales. 

Concrètement, cette nouvelle étape permet de renforcer le nombre et la qualité des missions de volontariat entre la France et le Pérou (lire-ci-dessous).

Plus largement, cet accord illustre la vitalité du partenariat franco-péruvien et la confiance mutuelle qui unit les deux pays dans la poursuite d’objectifs communs : promouvoir un développement durable, inclusif et respectueux des diversités culturelles. 

Le texte officiel de l’accord est disponible ici.

 

Quelques exemples de missions de volontariat entre la France et le Pérou
 

Antoine Bleiker, volontaire en service civique international auprès de l’association Neotropical Primate Conservation à Moyobamba, région de San Martín au Pérou. Sa mission soutient des activités de conservation des ressources naturelles via l’éducation, la recherche, la reforestation et la lutte contre le trafic de faune sauvage. 

Chloé Langletvolontaire de solidarité internationale (VSI) du programme V-Amazonie auprès de l’Institut de recherche et de développement à Iquitos, région de Loreto au Pérou. Sa mission vise à appuyer le développement de techniques innovantes (ADN environnemental) pour assurer le suivi de la biodiversité amazonienne et soutenir les politiques publiques de conservation. 

Candy Bazán et Verónica Castrovolontaires de réciprocité du programme V-JOP en service civique international, parties en 2024 dans le cadre des Jeux olympiques de Paris. Leurs missions avaient pour but de soutenir des initiatives d’éducation et de dialogues interculturels à travers le sport. 

 

Sénégal : visite de terrain auprès des volontaires d’une association d’inclusion par le basket

Fondée en 2021 par Fatou Kine Ndiaye, ancienne joueuse internationale de basketball ayant évolué sous les couleurs du Sénégal et de la France, Pulse Africa for Education œuvre pour l’inclusion sociale et l’éducation des jeunes, et particulièrement des jeunes filles, à travers ce sport. Une visite de terrain, organisée par l’équipe de France volontaires Sénégal avec Maëlys Veillard, représentante de l’ONG AIME qui envoie les deux volontaires, a eu lieu lors d’un entraînement de jeunes à l’école franco-sénégalaise Fann-Hock, menée par Pulse Academy (la structure économique rattachée à l’association). Cette dernière accueille environ 20 enfants, filles et garçons âgés de 5 à 14 ans, chaque mercredi et samedi. Depuis le début de l’année, des portes ouvertes sont organisées chaque mercredi afin d’inciter de nouveaux enfants à venir essayer le basketball et découvrir l’association. Le samedi, d’autres écoles sont régulièrement invitées pour organiser des matchs et favoriser les échanges.

Baptiste Sarro dirige une partie de l'entrainement des enfants

En complément des entraînements réguliers, Pulse Africa for Education développe plusieurs actions et projets : des camps de basketball, dont un camp estival organisé l’été dernier à Keur Jaraf, des camps dédiés aux jeunes filles, organisés sur des formats de 5 à 15 jours tout au long de l’année et enfin des actions de sensibilisation à l’antidopage.

L’association a également pour projet de lancer un tournoi de basketball 3×3 dans plusieurs régions (Mbour, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor), afin de promouvoir cette discipline présente aux Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026. 

Au-delà de l’encadrement sportif, les deux volontaires jouent un rôle clé dans le développement de l’association. Baptiste accompagne Pulse Africa for Education dans la recherche de partenaires financiers, tandis que Jade se consacre à la communication, à la valorisation des actions menées et à la visibilité des projets. 

L'équipe de Pulse Africa, les enfants et France volontaires rassemblaient pour une photo de famille sur le terrain.

 

Paroles de volontaires

Jade Caranavate : « Cette expérience de volontariat a été absolument splendide. Elle m’a permis de me développer, notamment dans le coaching, mais aussi de me sentir réellement utile en m’engageant pour une cause qui me tient profondément à cœur. J’ai beaucoup appris humainement et professionnellement. 

Ce qui m’a le plus surprise, c’est le manque de moyens financiers pour une cause aussi incroyable et essentielle. Malgré cela, l’énergie, l’engagement et la passion de l’équipe compensent largement. Fatou, notre directrice, a été exceptionnelle : une femme inspirante, qui nous a accueillis comme si nous faisions partie de sa famille. 

Vivre au Sénégal a été une expérience marquante. C’est un pays riche humainement, avec une culture forte et des personnes d’une gentillesse incroyable. 

À la fin de ma mission, j’aimerais rester au Sénégal pour travailler dans le secteur du sport et de la communication, pourquoi pas autour des JOJ ou au sein d’une fédération sportive. Dans tous les cas, j’aimerais continuer à m’investir dans des projets qui ont un impact positif à l’international. » 

Baptiste Sarro : « À titre personnel, cette expérience de volontariat m’a avant tout apporté beaucoup d’humilité. Elle m’a appris à observer, à écouter activement et à m’adapter à un environnement culturel et professionnel différent. J’ai acquis une meilleure compréhension des usages et coutumes locales, aussi bien dans le cadre du travail associatif que dans la vie quotidienne. 

En intégrant une structure comme Pulse Africa for Education, j’ai découvert une autre manière d’enseigner et de transmettre, fondée sur un état d’esprit différent mais sur des valeurs communes. Cela facilite l’inclusion des volontaires et, plus largement, des étrangers au Sénégal. 

Les camps de basketball ont été très enrichissants à observer. Ils révèlent des différences de parcours et de perspectives d’avenir. Les jeunes filles manquent parfois de confiance en elles, et notre rôle est précisément de les encourager à aller le plus loin possible, dans le sport comme dans leur scolarité. 

Ce qui m’a le plus surpris au Sénégal, c’est le rythme de vie : les choses prennent parfois plus de temps, mais elles se construisent collectivement, dans un esprit de confiance et de solidarité. Le quotidien est profondément marqué par le partage, les échanges et la bienveillance. 

À l’avenir, j’aimerais poursuivre cette dynamique de mobilité internationale, tout en gardant un lien fort avec le Sénégal, un pays dont la culture de la téranga donne sincèrement envie de rester. » 

À travers l’engagement de ses volontaires, de son équipe locale et de sa fondatrice, Pulse Africa for Education illustre pleinement la capacité du sport à être un outil d’éducation, d’inclusion et d’émancipation, au service de la jeunesse sénégalaise.