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Signatures d’accords entre la France et le Congo autour du volontariat

Ces signatures se sont déroulées en présence de M. Mohamed Thani Soilihi, de M. Charles Makaya dit Mackaill, Directeur de Cabinet du Ministère de la Jeunesse et des Sports, de Mme Claire Bodonyi, Ambassadrice de France au Congo, et de M. Mamadou Ndour Camara, Représentant national de France Volontaires. Une dizaine de volontaires (qu’ils soient en service civique de réciprocité, en volontariat de solidarité internationale, ou national) ont également pris part à cette séquence organisée à l’issue d’une rencontre avec le Ministre. Une convention renouvelée entre France Volontaires et le Ministère congolais de la Jeunesse

Depuis 2012, France Volontaires accompagne le ministère en charge de la Jeunesse dans la structuration d’une politique nationale ambitieuse en matière de volontariat. Ce partenariat s’est matérialisé par la signature d’une première convention en 2017, suivie d’un second accord en 2020. Avec l’appui financier de l’Ambassade de France, deux cohortes de volontaires nationaux ont ainsi été mobilisées : 12 jeunes en 2019, puis 29 en 2021.

De gauche à droite, Claire Bodonyi, ambassadrice de France au Congo, Mohamed Thani Soilihi, ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Charles Makaya dit Mackaill, directeur de cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports et Mamadou Ndour Camara, représentant national de France Volontaires

Le nouvel accord signé ce 27 juin poursuit un double objectif : renforcer les capacités opérationnelles du dispositif national et diversifier les formes d’engagement volontaire, tout en œuvrant à une meilleure reconnaissance des volontaires sur les scènes nationale, régionale et internationale. Il s’agit là d’une avancée majeure pour consolider la coopération entre les parties prenantes et franchir un nouveau palier dans l’organisation du volontariat au Congo. Le volontariat de réciprocité, en marche au Congo !

“La France, en lien étroit avec les institutions congolaises et les partenaires internationaux, poursuivra sans relâche son engagement au service de cette ambition partagée : faire du volontariat un pilier de la coopération, du développement durable et de la solidarité entre la France et le Congo”.
Mohamed Thani Soilihi, Ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux

Dans le même temps, un protocole d’accord tripartite a été signé pour la mise en œuvre d’un projet de promotion de l’engagement citoyen au Congo, avec un accent particulier sur le développement du volontariat de réciprocité. Ce programme permettra à de jeunes Congolais d’effectuer une mission de volontariat en France.

Porté par France Volontaires et soutenu par l’Ambassade de France à travers le Fonds Équipe France, ce projet vise à encourager la mobilité des jeunes, favoriser les échanges entre les sociétés civiles congolaise et française, et renforcer les compétences et l’employabilité des jeunes volontaires par le biais d’une expérience professionnalisante à l’international.

Le renouvellement de la convention avec le ministère de la Jeunesse, la signature du protocole d’accord tripartite et prochainement de l’accord de siège, illustrent une volonté commune, tant du côté français, que congolais, d’intensifier leur partenariat à la hauteur du potentiel encore immense que recèle cette coopération.

Lancement du programme V-Amazonie : les premiers volontaires mobilisés en Amérique du Sud

La forêt amazonienne est souvent qualifiée de « poumon de la planète ». Elle capte chaque année près de 2 milliards de tonnes de CO₂ et abrite 10 % de la biodiversité mondiale. Pourtant, elle subit une pression croissante : déforestation massive, agriculture intensive, exploitation minière illégale… En 2023, lors du Sommet pour l’Amazonie réuni à Belém (Brésil), les huit pays riverains se sont engagés à coopérer davantage pour enrayer la dégradation de cet écosystème vital. Mais face à l’urgence climatique, les initiatives citoyennes sont aussi essentielles. C’est dans cette perspective que France Volontaires a lancé le programme V-Amazonie, qui vient de franchir une étape clé avec le déploiement de ses premiers volontaires sur le terrain.

Un programme au service de la forêt et des acteurs locaux

Financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour une durée de 30 mois, le programme V-Amazonie mobilise une cinquantaine de volontaires internationaux dans cinq pays : Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur et Pérou. Ces volontaires s’engagent auprès d’organisations locales pour renforcer la préservation de la forêt et sensibiliser les jeunes aux enjeux du changement climatique.

© Filippo Cesarini / Unsplash

Au-delà de l’engagement sur le terrain, le programme vise aussi à renforcer les réseaux d’acteurs impliqués dans la conservation de l’Amazonie, en soutenant le partage d’expériences, la montée en compétences et le travail en synergie entre ONG, institutions et chercheurs.

La Bolivie, terrain stratégique pour le déploiement de V-Amazonie

C’est à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, que Cédric Bouchet a pris ses fonctions de coordinateur du programme V-Amazonie pour ce pays. Accueilli par l’Ambassade de France, ce philosophe de formation n’est pas un novice : avec plus de dix ans d’expérience dans la solidarité internationale dont quatre passées dans le pays, il retrouve une terre qu’il connaît bien.

Pendant les 20 prochains mois, hébergé par l’Alliance française de Santa Cruz, il aura pour mission de soutenir la mobilisation d’au moins sept volontaires et d’accompagner une vingtaine d’organisations locales œuvrant pour la conservation de la biodiversité amazonienne. Son rôle ? Favoriser la mise en réseau, appuyer les partenaires, et garantir le bon déroulement des missions.

Une dynamique appelée à s’amplifier

Le lancement du programme V-Amazonie en Bolivie s’inscrit dans une dynamique plus large: l’ensemble des coordinateurs sont désormais en mission dans chacun de leur pays pour amorcer de façon concrète les premières actions. À travers ces implantations, France Volontaires entend structurer un réseau régional solide, au service de la préservation de la forêt et de la coopération entre acteurs engagés.

Photo de couverture : © Nareeta Martin / Unsplash

 

 

 

 

 

 

Inauguration de la Maison des Arts de Rufisque : deux volontaires au cœur d’un dispositif de coopération vieux de 30 ans

La nouvelle Maison des Arts de Rufisque Khar Mbaye Madiaga a été inaugurée le mercredi 18 juin dernier par le maire de la ville de Rufisque, Oumar Cissé, le préfet de la ville Maguette Diouf, l’adjoint à la mairie de Nantes Alassane Guissé et le directeur de la maison des Arts Aly Sine.

 

Cette maison qui veut “offrir un nid aux rêves artistiques et culturels”, a pour but d’accueillir en son sein des artistes jeunes et moins jeunes, professionnels ou amateurs de la ville de Rufisque. Elle est le fruit de la coopération entre les villes de Nantes et de Rufisque, entamée dès 1992 au service de valeurs communes: la liberté, l’inclusion artistique, culturelle et sociale.

 

 

Cette coopération est notamment incarnée par un échange de volontaires entre les deux municipalités : Marie-Claire, Rufisquoise en mission auprès de la ville de Nantes et les Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMÉA) Pays de la Loire, et Julianne, Nantaise en mission auprès de la ville de Rufisque et les CEMÉA de Rufisque, toutes grâce au soutien de l’association Solidarité laïque. Elles œuvrent ensemble depuis décembre 2024 à la mise en place et à la réussite de ce projet coopératif en construisant une cartographie commune du tissu associatif et culturels des deux villes. Elles ont aussi fortement contribué à l’ouverture de ce nouveau lieu de culture à Rufisque.

France Volontaires entame son séminaire international sous le signe d’une confiance renouvelée

La semaine de séminaire de France Volontaires a débuté sur une note solennelle avec une première séquence tenue à l’Hôtel du ministre, en présence de Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué à la Francophonie. L’événement, historique, a rassemblé les équipes déployées à travers le monde, dans un esprit de cohésion et d’engagement renouvelé. Trois semaines après la signature du contrat d’objectifs et de performance (COP),le ministre a tenu à réaffirmer sa confiance envers France Volontaires, saluant une organisation qui « incarne nos valeurs, notre solidarité et notre fraternité dans le cadre de partenariats équilibrés, respectueux et durables ».

Des priorités claires pour un volontariat plus accessible et éthique

Cette reconnaissance s’est accompagnée d’échanges nourris entre les équipes terrain et les représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), venus partager les grandes priorités régionales et globales. Les témoignages de terrain de Moussa Bah, Nathalie Isaac-Dahomay, Virginie Holler et Pierre Soëtard ont illustré de manière concrète l’impact du Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S), perçu comme un levier puissant de coopération durable. Le ministre a exprimé l’espoir d’une « solidarité renforcée face aux défis globaux » et formulé « le vœu que cette semaine de travail permette de réfléchir à ces grandes orientations et au rôle du volontariat dans le champ environnemental et l’économie sociale et solidaire ». Des propos qui ont insufflé une dynamique forte aux équipes de France Volontaires, engagées avec enthousiasme à « constituer des coopérations nouvelles et innovantes qui servent les intérêts des Français ».

Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué à la Francophonie. © France Volontaires

Au fil des interventions, cinq grandes priorités ont été rappelées par le ministère : ouvrir plus largement l’accès au volontariat, quel que soit l’origine sociale ou géographique ; consolider la présence de France Volontaires dans les Outre-mer ; sécuriser le cadre juridique du volontariat à l’international ; favoriser des partenariats équitables ; et promouvoir un volontariat responsable, en accord avec la charte du V.I.E.S et les Objectifs de développement durable (ODD).

Ces axes structurants confirment la volonté partagée de bâtir une action volontaire fondée sur l’équité, la réciprocité et le respect des communautés. Le volontariat, dans cette vision, dépasse les logiques bilatérales pour s’inscrire dans une coopération ancrée et partagée.

Un séminaire placé sous le signe de l’énergie collective

Au-delà des déclarations, cette première journée a permis de poser les bases d’une semaine de réflexion stratégique, dans une atmosphère de dynamisme et de mobilisation. Le réseau international de France Volontaires, appuyé par les directions régionales du MEAE — Amériques, Asie, Afrique du Nord, Afrique australe et océan Indien —, peut désormais s’appuyer sur des orientations claires et des soutiens affirmés.

« Que cette semaine de travail permette de réfléchir à ces grandes orientations et au rôle du volontariat dans le champ environnemental et l’économie sociale et solidaire »
Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué à la Francophonie

« Ce sont des femmes et des hommes qui incarnent nos politiques », a rappelé le ministre, soulignant que, bien au-delà des programmes et financements, c’est l’engagement humain qui fait la force du volontariat. Une conviction partagée par l’ensemble des équipes, prêtes à relever les défis qui les attendent sur le terrain.

 

© France Volontaires

 

 

Le Togo se mobilise pour le Forum mondial de l’économie sociale et solidaire de Bordeaux 2025

À l’automne 2025, la France accueillera pour la première fois le Forum mondial dédié à l’économie sociale et solidaire (GSEF, en anglais), après les précédentes éditions tenues à Séoul, Montréal, Bilbao, Mexico et Dakar. Cet événement international d’envergure, organisé tous les deux ans, réunit les acteurs clés de l’écosystème de l’économie sociale et solidaire à l’échelle mondiale. C’est dans ce contexte que l’Espace Volontariats du Togo a accueilli une rencontre, grâce à l’Organisation pour le développement économique et social en Afrique (ODESA), ABEWE – co-pilote du Pôle Jeun’ESS du GSEF en Afrique – afin de sensibiliser les acteurs togolais de l’économie sociale et solidaire (ESS) et à encourager leur participation au forum international.

L’événement, organisé en format hybride (présentiel et en ligne), a réuni une diversité d’acteurs : jeunes porteurs de projets, responsables d’organisations de la société civile, représentants d’institutions publiques, structures d’accompagnement ainsi que des volontaires nationaux et internationaux.

La séance a été ouverte par Fadel Tchagouni, président de l’ODESA et Point Focal Togo du GSEF, qui a présenté le contexte et les enjeux de la mobilisation autour du GSEF 2025, en insistant sur le rôle clé de la jeunesse dans la promotion de l’économie sociale et solidaire. Il a été suivi par les interventions de Fabrice Balou, représentant d’ABEWE, de Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires Togo, et de Ndoumbé Pouye, assistante programmation et mobilisation internationale jeunesse au sein du GSEF Bordeaux 2025.

Les échanges ont permis d’identifier des pistes de participation, de collaboration et de valorisation des initiatives portées par les jeunes et les acteurs locaux. La séance s’est conclue par un moment convivial autour d’un cocktail offert par l’association TOGONOU, favorisant les discussions informelles et les rencontres.

Cette rencontre marque une étape importante dans l’engagement du Togo au sein des dynamiques internationales de l’économie sociale et solidaire. Elle témoigne d’une volonté commune des acteurs togolais de contribuer activement à la construction d’une économie inclusive, durable et solidaire.

France Volontaires réunit ses partenaires franciliens autour de l’engagement international

C’est dans les salons de l’Hôtel de Ville que s’est tenue, vendredi 13 juin, une première rencontre institutionnelle consacrée aux volontaires internationaux accueillis en Île-de-France. Une cinquantaine de participants, élus, têtes de réseau, acteurs associatifs et jeunes engagés s’y sont retrouvés autour d’un mot d’ordre : reconnaître et renforcer la dynamique du volontariat de réciprocité. Un engagement que la Ville de Paris assume pleinement.

« Depuis 2023, la Ville de Paris participe au programme Territoires Volontaires : ça nous a semblé évident, parce que cela correspond à cette image d’ouverture au monde que nous portons avec la maire de Paris », a souligné Arnaud Ngatcha, adjoint à la maire de Paris en charge de l’Europe et des relations internationales, en ouverture de la rencontre. « Paris, dans son histoire, s’est enrichie des différentes migrations et des différentes cultures, et c’est bien de le porter haut », a-t-il poursuivi.

Arnaud Ngatcha, adjoint à la maire de Paris en charge de l’Europe et des Relations internationales (à gauche) et Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires. © France Volontaires

Aux côtés d’Arnaud Ngatcha, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, a rappelé l’ampleur de la dynamique : « C’est la première rencontre organisée pour les volontaires de réciprocité mobilisés au niveau de l’Île-de-France. On est persuadé que ces mobilités croisées – permettre à des Français d’aller découvrir le monde et à des volontaires de pays partenaires de venir en France – sont une des richesses du dispositif français. » Quinze nationalités sont représentées parmi les volontaires accueillis cette année dans la région, venant de tous les continents.

Des collectivités et des visages engagés

La table-ronde, qui a suivi les allocutions, a mis en lumière la diversité des acteurs impliqués : collectivités territoriales, associations, opérateurs du volontariat. Lauren Gimenez, déléguée générale adjointe aux relations internationales de la Ville de Paris, a partagé l’expérience parisienne : « Une fois qu’on a testé avec succès le principe du volontariat à l’international, on a tenté le volontariat de réciprocité, qui constitue une façon de bénéficier d’un savoir-faire, d’une expertise. » Deux volontaires sont actuellement en mission à Paris : Monica Leyva, du Pérou, affectée à la culture internationale, et Antonia Rubinstein, d’Argentine, mobilisée sur les questions d’urbanisme et de développement durable.

Une vingtaine de volontaires en réciprocité, représentant quinze nationalités et tous les continents, se sont réunis à l’Hôtel de Ville de Paris. © France Volontaires

Leurs témoignages ont marqué l’assistance. « Cette mission à la Mairie de Paris était une vraie opportunité. Je viens du Pérou, ce n’est pas un pays qui dispose d’autant d’événements culturels qu’ici, donc pour moi c’est très enrichissant », a confié Monica. De son côté, Antonia Rubinstein a décrit une expérience transformatrice : « C’était une opportunité unique de travailler avec la Ville de Paris sur des sujets qui faisaient l’objet de mes études. C’est une expérience qui a complètement changé ma vie. »

 

Un engagement partagé au service de la jeunesse

La Région Île-de-France, également impliquée, a présenté le profil de Franck Gnanzou, volontaire de solidarité internationale dans le cadre d’un partenariat avec le district autonome d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. « Sa mission vise à appuyer la transition des territoires vers une économie circulaire, en lien avec le projet TEECO », a expliqué Nicolas Rihet, coordinateur Lycées éco-responsables.

Sabrina Kehli, du Département de la Seine-Saint-Denis, a rappelé combien la mobilité internationale est un levier pour la jeunesse locale : « La Seine-Saint-Denis est l’un des départements les plus jeunes et les plus pauvres de France. La mobilité est un vecteur d’insertion, et le programme TeVo nous a permis de construire des offres de mobilité en individuel pour des périodes longues. »

Un échange a eu lieu dans la bibliothèque du Conseil de Paris, en présence de représentants de plusieurs collectivités locales d’Île-de-France et de la société civile. © France Volontaires

L’après-midi a également permis de mettre en lumière le travail d’associations telles que la Délégation catholique pour la coopération (DCC). Son représentant, Guilhem Clermont, a insisté sur l’impact interculturel du dispositif : « C’est un plaisir. Sur le plan interculturel, ça permet d’avoir ce regard croisé, cette dimension de partage de compétences. C’est une jeunesse qui participe activement à construire des ponts entre différentes sociétés. »

En conclusion, Samir Moudir, de la DRAJES Île-de-France, a rappelé que l’accueil de volontaires internationaux s’inscrit pleinement dans la stratégie régionale d’engagement des jeunes : « Ce que vous incarnez est une force de proposition pour notre société. »

La rencontre s’est clôturée par une collation, favorisant les échanges informels. Mais les fruits de cette journée, eux, devraient se prolonger dans la durée : « Vous êtes une manière de mettre en œuvre une action incarnée, concrète, partenariale, réciproque », a résumé Yann Delaunay. Un volontariat international à visage humain, riche de sens, d’égalité et de réciprocité.

 

UNOC3 : les jeunes volontaires en première ligne pour un Océan durable

La 3e conférence des Nations unies sur l’Océan, UNOC3, s’est tenue à Nice du 9 au 13 juin 2025. Ce fut une semaine riche d’opportunités et de visibilité pour France Volontaires et le Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S). L’opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a mobilisé une délégation de volontaires qui a su incarner l’engagement des citoyens autour des enjeux océaniques à travers divers dispositifs permettant les mobilités croisées : le Volontariat de solidarité internationale (VSI), le Service Civique (SC), le Corps européen de solidarité (CES) et les chantiers Ville, Vie, Vacances et Solidarité Internationale (VVVSI).

Grâce à l’accréditation ECOSOC (de l’ONU) dont bénéficie France Volontaires, ces derniers ont pu découvrir la zone officielle – la zone bleue, positionnée au cœur du port de Nice – et y apercevoir António Guterres et John Kerry, les salles de négociation et les nombreuses délégations. Ils sont aussi intervenus dans la zone verte, renommée « La Baleine » pour l’occasion, pour des événements tournés vers le grand public.
Le V.I.E.S, levier de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), a ainsi trouvé toute sa place dans ce sommet international, temps fort de l’agenda environnemental autour de la préservation de l’Océan, grâce à plusieurs séquences.

Des décideurs en soutien au volontariat international

Dès le 9 juin au soir, à l’occasion de l’inauguration du Pavillon de l’AFD, l’Archipel, et de l’expérience immersive développée par la Fondation Elyx, les volontaires ont échangé avec Thani Mohamed Soilihi, ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux, signe de son attachement à l’engagement des jeunes, et notamment des volontaires. Le directeur général de l’AFD, Rémi Rioux, a également salué nos jeunes engagés pour un Océan durable.


Tout au long de la conférence, les volontaires ont eu le privilège de rencontrer des décideurs et autres personnalités qui ont pris le temps d’échanger sur leurs expériences : les ministres Jean-Noël Barrot et Agnès Pannier-Runacher, les députées Amélia Lakrafi et Eléonore Caroit, la commissaire européenne Dubravka Suica, le directeur général de l’Outre-mer Olivier Jacob, etc.

Des animations pour valoriser le volontariat sur l’océan

Le 5 juin, un événement parallèle UNOC3 sur le volontariat au service de l’Océan a été organisé en ligne par France Volontaires avec ses partenaires de la Volunteer Groups Alliance, et a permis de réunir près de 70 participants. Les interventions ont permis de valoriser les volontaires et structures de volontariat qui œuvrent au quotidien pour la préservation des écosystèmes océaniques.

Par ailleurs, une journée spéciale « Engagement citoyen et volontariat » figurait dans la programmation de l’Archipel, le pavillon de l’Agence française de développement (AFD), le 10 juin, déclinée en deux temps portés par France Volontaires :

  • Une session d’information-orientation pour le grand public désireux de s’engager, nourrie de témoignages d’anciens volontaires en Service Civique :
    • Julien Laborda, envoyé par La Guilde auprès de Malika Surf au Sénégal, qui a œuvré à l’émancipation des jeunes filles par le sport ;
    • Alejandra Mata Alsiras, de retour d’une mission en Équateur sur la sensibilisation à l’environnement et au respect de l’Océan ;
    • Riel Kariz Oronico, venue des Philippines en mission au Centre de Découverte Mer et Montagne sur un programme Fonds Équipe France (FEF) soutenu par l’ambassade de France aux Philippines

À noter la participation de jeunes Marseillais en chantiers VVSI, mobilisés par des centres sociaux de la Ligue de l’enseignement – Fédération des Bouches-du-Rhône, dans le cadre du projet Jeunes des 2 Rives (J2R) piloté par Solidarité Laïque.

  • Une conférence « Cap sur l’engagement : Le volontariat international pour un Océan durable » a permis de valoriser une étude tout juste publiée sur la contribution du V.I.E.S aux enjeux environnementaux, disponible [ici].
    Des volontaires et membres de France Volontaires se sont exprimés pour mettre en avant des actions et projets concrets ayant un impact sur la préservation de l’Océan : Anne-Cécile Ragot pour Planète Urgence sur la contribution des volontaires au développement durable ; Mandioukette B. N’Diaye de Solidarité Laïque sur le renforcement des liens entre les jeunes du pourtour de la Méditerranée à travers l’engagement et le volontariat. Bruno Lorion représentait quant à lui la Région Réunion, qui mobilise des volontaires dans le cadre de sa coopération régionale, notamment grâce au programme Territoires Volontaires (TEVO), piloté par France Volontaires avec le soutien du MEAE, et grâce au programme européen INTERREG.
    Gaël Alsiret, ancien VSI avec la Région Sud, a pu témoigner de sa mission dans le cadre de la coopération décentralisée de la Région avec le Costa Rica, lors de laquelle il a contribué à un projet de protection des aires marines.

En parallèle, Gaël Alsiret, rejoint par Mustapha El Baz et Rana Chouk, volontaires en CES du Maroc et de Tunisie avec Une Terre Culturelle et Bokra Sawa, a pris la parole devant la commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, aux côtés d’un ancien volontaire libanais, Georges Mrad, représentant l’Académie des talents de l’AFD.
Son intervention a permis de valoriser l’impact du volontariat sur les parcours et l’orientation professionnelle.

Des jeunes engagés remettent un manifeste pour la protection de l’océan

La Prise de la Baleine, le 12 juin, a permis de mettre en avant de jeunes engagés et des projets concrets de terrain. Le Manifeste mondial des jeunes citoyens de l’Océan, auquel nous avons participé, a été remis à la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, et à Peter Thompson, envoyé spécial du SGNU sur l’Océan.
L’ex-VSI Gaël Alsiret, qui a passé un an en mission au Costa Rica, a porté l’une des recommandations et incarné le volontariat comme levier d’engagement des jeunesses pour un Océan durable.

Le 12 juin au matin, c’est Alejandra Mata Alsiras qui s’est prêtée à l’exercice, témoignant de son expérience en Équateur. Envoyée par l’association Planète Urgence, elle a effectué sa mission de Service Civique auprès de Los Amiguitos del Océano, pour sensibiliser les populations locales à la biodiversité marine et au nettoyage des plages et fonds marins des déchets plastiques.
Deux autres volontaires et structures ont été mises en valeur :

  • Marie, de l’Institut océanographique Paul Ricard, qui effectue sa mission dans le cadre du programme européen Aquabios, pour développer l’aquaculture durable ;

  • Lilia, de la Ligue de protection des oiseaux Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui veille à la bonne cohabitation en ville avec des espèces nicheuses, comme les goélands, et participe aux missions juridiques de l’association pour la protection d’espèces menacées comme le thon germon et l’espadon.

Éléonore Caroit, député des Français établis hors de France en Amérique latine et Caraïbes en discussion avec deux volontaires. © France Volontaires

Vers la COP de l’Océan : le volontariat international prêt à s’impliquer

Enfin, grâce aux équipes de l’ambassadeur Olivier Poivre d’Arvor, les volontaires ont bénéficié d’une visite guidée du navire océanographique Le Thalassa, basé pour l’occasion dans le port de Nice, par des scientifiques de l’Ifremer et l’équipage du bateau.
Ils ont aussi pu monter à bord du sous-marin Alfred Merlin, spécialisé dans l’archéologie sous-marine, un domaine qui intéresse particulièrement la volontaire en Service Civique Alejandra Mata Alsiras. Sa mission l’a confortée dans sa passion pour l’Océan, et elle compte reprendre ses études pour étudier la biologie marine. Le volontariat, outil d’insertion socio-professionnelle, permet aussi de révéler ou de conforter des choix d’orientation.

Les organisateurs de l’UNOC3 se sont félicités des avancées obtenues pour la protection de « ce bien commun », notamment l’entrée en vigueur prochaine du traité sur la haute mer, qui permettra d’organiser dès l’année prochaine la première COP sur l’Océan.
Un rendez-vous que France Volontaires, ses membres et partenaires, ne manqueront pas d’investir pour porter haut et fort la voix du volontariat international et inciter les acteurs du secteur à mobiliser le V.I.E.S dans le cadre de leurs programmes en lien avec la préservation de l’Océan.

Une étude inédite sur le rôle du volontariat international face aux défis écologiques

Face aux défis environnementaux croissants et au dépassement des limites planétaires, France Volontaires et ses membres ont souhaité mener une étude sur le rôle du V.I.E.S comme levier concret de la transition écologique. Elle est soutenue par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le Commissariat général au développement durable (CGDD) du ministère de la Transition écologique. 
À travers une diversité d’actions menées sur le terrain, le volontariat y apparaît comme un vecteur de transformation durable, soutenu activement par France Volontaires à travers ses programmes, ses partenariats et ses travaux réflexifs.
Un outil appliqué à cette étude, le Radar des ODD, montre que le volontariat international contribue de façon significative à l’ensemble des ODD environnementaux, notamment par la sensibilisation aux enjeux environnementaux (ODD 4), le développement d’outils de formation et la promotion de modes de vie durables.
Huit recommandations clés ont été formulées pour renforcer, tant qualitativement que quantitativement, la contribution du volontariat international aux enjeux environnementaux.

 

 

 

Une nouvelle coopération scientifique solidaire dans l’espace francophone

C’est un partenariat logique qui vient d’être signé à Paris : en octobre 2024, l’AUF et France Volontaires travaillaient déjà sur des travaux conjoints et des livrables collectifs dans le cadre du XIXᵉ Sommet de la Francophonie organisé à Villers-Cotterêts. Considérant aujourd’hui que les deux parties partagent des espaces d’action et des projets communs en faveur de l’éducation et du développement de la francophonie, cette convention permet de fixer un cadre de coopération ambitieux et structuré pour les prochaines années.

« Le volontariat permet de faire vivre la coopération scientifique solidaire dans l’espace francophone, à travers des projets concrets à fort impact »
Slim Khalbous, recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie

C’est dans les locaux de l’Agence Universitaire de la Francophonie que cette convention a été signée par Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires et Slim Khalbous, recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie, en présence de Thomas Cossé, directeur des programmes de France Volontaires, et Marielle Payaud, cheffe de cabinet de l’AUF.

Les échanges menés en marge de la signature ont permis d’évoquer les pistes de travail à venir afin de renforcer les synergies au service de l’éducation et de la solidarité.

 

Un partenariat prometteur

Les objectifs de cette convention sont multiples :

  • Favoriser la mobilisation de volontaires dans les projets conduits par l’AUF et son réseau sur le terrain ;
  • Valoriser, pour mieux les faire connaître, les projets communs aux deux structures.

Comme l’a rappelé Slim Khalbous, « le volontariat permet de faire vivre la coopération scientifique solidaire dans l’espace francophone, à travers des projets concrets à fort impact ».

Première étape de ce partenariat : l’interconnaissance des équipes pour opérationnaliser les champs d’action et envisager collectivement les opportunités de collaboration. L’AUF pourra ensuite s’appuyer sur l’expertise de France Volontaires pour évaluer les projets permettant la mobilisation de volontaires, et la mise en place des missions, le cas échéant.

Si l’AUF s’engage à questionner la mobilisation de volontaires sur l’ensemble de ses projets, France Volontaires, de son côté, veillera à associer l’AUF à tous ses programmes relevant des champs d’action communs. L’intégration de volontaires internationaux sera rapidement expérimentée avec l’intégration du V.I.E.S au Programme International de Mobilité et d’employabilité Francophone (PIMEF) ainsi qu’à travers le programme Volontaires unis pour la Francophonie annoncé par le président de la République à Villers-Cotterêts en octobre dernier.

Des défis partagés

Dans le respect de la diversité des cultures et des langues, l’AUF agit pour une francophonie universitaire engagée dans le développement économique, social et culturel des sociétés, offrant ainsi une réponse concrète aux défis de reconnexion de l’université aux entreprises, aux jeunes et à la société civile. Dans son discours inaugural, prononcé lors du dernier atelier francophone organisé à Wuhan le 14 mai dernier, Slim Khalbous rappelait que « le renforcement des échanges et des coopérations interculturelles au sein de la communauté universitaire s’inscrit pleinement dans la mission de l’AUF ».

France Volontaires ne peut qu’adhérer à cette affirmation, qui s’inscrit dans l’ADN de la plateforme.  Pour Yann Delaunay, « le partenariat entre France Volontaires et l’AUF est une opportunité supplémentaire de faire du volontariat international une réponse concrète, partenariale et durable aux défis de l’espace francophone ». En effet, puissant levier de renforcement des liens qui unissent les sociétés civiles, le V.I.E.S favorise l’émergence de sociétés plus inclusives, solidaires et ouvertes sur le monde.

« Créer, innover, entreprendre en français » : c’était le refrain du dernier Sommet de la Francophonie. Nul doute que ce partenariat entre l’AUF et France Volontaires s’inscrit dans cette dynamique et augure de beaux projets solidaires à venir en faveur de la Francophonie !

 

Photo de couverture :  Caroline Ross / Unsplash 

France Volontaires, acteur essentiel dans l’appui des collectivités territoriales au Cameroun

Les Journées économiques internationales des communes (JEICom) s’inscrivent dans la mise en œuvre des politiques de décentralisation et de renforcement des coopérations entre les communes et les territoires du Cameroun. Pendant trois jours, les communes, les entreprises et les acteurs de la société civile se rencontrent afin de valoriser les partenariats existants et créer de nouvelles synergies pour favoriser le déploiement de la décentralisation.

France Volontaires a participé à la troisième édition de ce salon d’envergure aux côtés des opérateurs français au sein du Pavillon France, et a organisé une table-ronde sur la thématique suivante : “Le volontariat national et international au service de la décentralisation, du développement local et de l’insertion des jeunes.”

Atanaska Guilladeau, directrice adjointe des Programmes chez France Volontaires a représenté l’institution lors de la conférence, aux côtés de la coordinatrice du Programme national de volontariat (PNV) du Cameroun, de la vice-présidente de l’association des élus de en France d’origine ou de nationalité camerounaise (EFRACAM), d’un représentant du Service de coopération de l’ambassade de France au Cameroun, de la maire de Douala 3e, de la VSI en mission de représentation pour la ville de Bordeaux auprès de la ville de Douala, ainsi que d’un représentant de la mairie de Douala.


Les panélistes de la table ronde “”Le volontariat national et international au service de la décentralisation, du développement local et de l’insertion des jeunes.”

Le programme Territoires Volontaires (TEVO) a été présenté, rappelant l’importance d’un partenariat bilatéral entre les communes, au-delà des frontières nationales. Les résultats de ce programme ont été illustrés par le témoignage de Manon Susbielles, VSI déployée auprès de la Communauté urbaine de Douala par IFAID Aquitaine, et qui travaille au renforcement du partenariat liant les communes de Douala et Bordeaux.

Pendant ces trois jours, un stand d’informations aux couleurs de France Volontaires était mis à la disposition du public et animé par notre équipe, afin de répondre à l’ensemble des interrogations relatives aux enjeux du volontariat national et international.

C’est avec une grande fierté que France Volontaires a clôturé ces journées par la signature d’une convention de partenariat entre France Volontaires et les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC). De beaux projets en perspectives pour étendre notre périmètre d’accompagnement à l’ensemble des communes du Cameroun, en relation avec les collectivités françaises.

Signature de la convention entre Monsieur Achille Mengo, Représentant National de France Volontaires au Cameroun, et Monsieur Augustin Tamba, Président National des CVUC.

L’Ambassade de France, engagée pour la jeunesse et le développement des territoires

Au quotidien, France Volontaires œuvre aux côtés de l’Ambassade de France au Cameroun et du Service de coopération et d’action culturelle (SCAC), afin de renforcer les actions menées sur le terrain par les opérateurs de l’Equipe France.

Le 3 juin 2025, Thierry Marchand, ambassadeur de France au Cameroun, a accordé une audience aux équipes de France Volontaires, offrant un cadre privilégié d’échanges autour des dynamiques des programmes et projets portés par l’institution. Aux côtés d’Atanaska Guillaudeau, l’Espace Volontariats a notamment évoqué les perspectives de pérennisation des projets communs, ainsi que le renforcement des actions et des synergies entre l’Équipe France et ses partenaires locaux.

Cette rencontre a également été une occasion privilégiée de valoriser les programmes de France Volontaires en cours sur le territoire camerounais. Les volontaires et leurs structures d’accueil engagés dans le cadre du programme V-Forêts ont présenté les actions menées depuis le lancement de ce programme innovant.

Au total, cinq volontaires ont témoigné de leurs missions sur le terrain, dont quatre dans le cadre du programme V-Forêts et une dans le cadre du programme TEVO, comme mentionné précédemment.

Étaient représentés :

  • 5 structures d’accueil,
  • 5 volontaires (4 V-Forêts et 1 TEVO).

Le programme V-Forêts se traduit également par :

  • 10 VIES actuellement déployés au Cameroun pour appuyer les différents projets,
  • 1 volontaire de réciprocité en France,
  • 19 volontaires prévus pour un déploiement dans les prochains mois au Cameroun et en France.

 

L’Agence française de développement (AFD), un solide allié pour le développement des actions de France Volontaires

En clôture de cette semaine de rencontres et de discussions axées sur les dynamiques partenariales de France Volontaires avec les collectivités territoriales et les organisations de la société civile, une réunion s’est tenue dans les locaux de l’Agence Française de Développement, à Yaoundé.

Cette rencontre a permis d’ouvrir un espace de réflexion autour du renforcement des projets de développement conjointement portés par France Volontaires et l’AFD, dans l’objectif de créer de nouvelles synergies entre les opérateurs français déployés au Cameroun.

Les échanges se sont clôturés sur une note conviviale, lors d’un repas organisé par l’Espace Volontariats, en présence de l’expert technique international (ETI) détaché auprès du MINDDEVEL (ministère de la Décentralisation et du Développement local), du conseiller de coopération et d’action culturelle (COCAC) adjoint, de la coordinatrice du Programme national de volontariat (PNV), ainsi que du représentant du Réseau des maires du Cameroun pour l’Économie sociale et solidaire (REMCESS ).

 

 

 

Conférence des Nations Unies : les volontaires montent à bord pour défendre l’océan

Du 9 au 13 juin, Nice accueille un sommet mondial où se joue une partie décisive pour la protection des océans. La troisième Conférence des Nations Unies sur les Océans (UNOC) réunira chefs d’État, scientifiques, ONG, institutions publiques et entreprises autour d’un constat partagé : l’état des écosystèmes marins est alarmant. Depuis la première édition en 2017 à New York, puis Lisbonne en 2022, l’ONU appelle à une coopération renforcée pour atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) 14, consacré à la préservation des océans.

C’est dans ce contexte que France Volontaires, plateforme française du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S), prend toute sa place. Présente à Nice dans les espaces officiels comme auprès du grand public, l’organisation entend faire entendre la voix des volontaires qui, partout dans le monde, agissent pour la planète.

Une légitimité fondée sur le terrain

France Volontaires ne vient pas les mains vides. Quelques jours avant l’ouverture du sommet, une étude inédite a ainsi été publiée sur la contribution environnementale des volontaires à travers le monde. Réalisée avec le soutien du ministère de la Transition écologique, l’enquête révèle que 62 % des pratiques recensées dans les missions de volontariat contribuent directement à des ODD environnementaux, en particulier ceux liés au climat, à l’océan et à la biodiversité terrestre.

Car le volontariat peut être un un moteur de transformation. Aux Comores par exemple, le Parc national de Mohéli œuvre depuis plusieurs années à sensibiliser les communautés locales à la nécessité de respecter le repos biologique du poulpe de récif, avec l’aide de volontaires de solidarité internationale (VSI) : «Le repos biologique du poulpe, on en parle à Rodrigue, au Mozambique, à Madagascar Cela consiste à mettre en place une zone de non-prélèvement. Cela prend du temps mais ça permet dassurer la pérennité alimentaire à terme» nous expliquait ainsi l’an passé Eliott Barichasse, en mission de volontariat pendant plusieurs mois dans le parc.

Dans les couloirs de l’ONU et sur la scène publique

Concrètement, la délégation de France Volontaires participera à la fois aux débats institutionnels (Zone bleue) et aux animations ouvertes au public (Zone verte, rebaptisée « La Baleine »). Cinq représentants sont accrédités pour participer aux discussions de haut niveau. Mais c’est aussi sur le terrain de la sensibilisation que l’organisation entend marquer les esprits.


Aux Comores, le Parc national de Mohéli œuvre depuis plusieurs années à sensibiliser les communautés locales à la nécessité de respecter le repos biologique du poulpe de récif.

Premier temps fort : un événement en ligne ce jeudi 5 juin sur le thème « Volunteering for a Sustainable Ocean », coorganisé avec la Volunteer Groups Alliance. Puis, tout au long de la conférence, plusieurs jeunes volontaires témoigneront de leur engagement écologique.

Le 10 juin, un volontaire de solidarité internationale interviendra dans le cadre du Dialogue Jeunesses avec Dubravka Šuica, commissaire européenne à la Méditerranée. Le lendemain, une jeune Française récemment rentrée d’un service civique en Équateur prendra la parole lors d’un événement de l’Agence du Service civique avec Marie Barsacq, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la vie associative. Enfin, le 12 juin, France Volontaires accompagnera des jeunes à la « prise de la Baleine », grande séquence participative sur la jeunesse et l’océan, avec remise d’une déclaration officielle à la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne.

Une dynamique internationale à amplifier

Cette présence s’inscrit pleinement dans la recommandation n°7 de l’étude récemment publiée : « Profiter de l’agenda international pour renforcer la voix des volontaires dans les espaces multilatéraux. » Pour France Volontaires, l’objectif est clair : inciter davantage d’acteurs à intégrer le volontariat dans leurs stratégies de transition écologique.

Un plaidoyer partagé par de nombreux volontaires ou anciens volontaires, comme Anthony Bracke, installé à Madagascar après sa mission en tant que VSI où il a créé l’association Opti’pousse Haie, qui développe de multiples projets autour de la reforestation et de la protection de la mangrove: « L’objectif de notre association est de mettre en place un processus de reboisement pérenne, respectueux de l’écosystème de l’île ».

Entre diplomatie climatique et actions concrètes, France Volontaires entend faire de cette semaine niçoise un temps fort pour valoriser l’engagement des jeunes, en particulier dans les zones côtières les plus vulnérables. Car derrière chaque action locale, c’est une solution globale qui prend racine.

 

 

Photo de couverture :  Caroline Ross / Unsplash