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Des volontaires africains pour renforcer les échanges sur leur continent

C’est  à Lomé que s’est tenu, début juillet, le stage de préparation au départ pour la première cohorte de volontaires engagés dans une mission de Volontariat de solidarité internationale (VSI). Ces derniers s’apprêtent à partir au Ghana, au Cameroun, en Guinée, en Mauritanie ou au Bénin. Tous ont été sélectionnés dans le cadre du programme DENVA (Développement des écosystèmes nationaux de volontariat en Afrique) porté par France Volontaires. L’objectif : renforcer les dispositifs de volontariat dans les pays du continent par la mobilité de volontaires eux-mêmes issus de ce dernier.

Une semaine pour se préparer au départ

Dès le premier jour, l’atmosphère s’est voulue chaleureuse, entre brise-glace, échanges sur les motivations de chacun, et présentations croisées des intervenants. La semaine a ensuite été rythmée par une série d’ateliers et de séquences pédagogiques, allant de la découverte des enjeux du volontariat international à la sensibilisation aux Objectifs de développement durable (ODD), en passant par les questions de sécurité, de santé mentale ou encore d’interculturalité.


©  Mann Otto Ametepe / ANVT

Frédérick Tsatsu, qui s’apprête à rejoindre l’Agence nationale pour l’emploi du Bénin afin de contribuer au lancement d’un programme innovant de volontariat, voit dans cette mission une chance unique de combiner vision stratégique et engagement terrain. « Ma motivation essentielle réside dans la participation à la conception et à la mise en œuvre d’un instrument structurant de politique publique : le volontariat. C’est un engagement au service de la jeunesse béninoise. »

Pour Kossi Adjouni, jeune togolais qui part au Cameroun soutenir le Programme national du volontariat (PNV), cette expérience est avant tout une aventure humaine. « Je souhaite mettre mes compétences au service d’autres populations que celle de mon pays d’origine, dans un esprit d’échange et de réciprocité. Le volontariat me permet à la fois de transmettre, de recevoir, et de tester mes capacités dans un environnement nouveau. »

Des convictions fortes au service de l’intérêt général

Portés par une forte motivation, les participants ont tous souligné l’importance du volontariat dans la construction de sociétés plus inclusives. Ange Armel Akpassoumala, un Béninois qui rejoint la Guinée pour travailler avec l’Agence nationale du volontariat des jeunes (ANVJ), veut agir contre les inégalités. « Il est urgent de mobiliser des ressources pour concevoir des projets innovants et assurer un développement inclusif. Les populations à la base souffrent, et le volontariat s’inscrit pour moi dans cette dynamique. »

Cette vision du volontariat comme levier de transformation sociale est également partagée par Koffi Seddoh, en mission prochaine au Ghana auprès de la National Youth Authority. « Le volontariat me permet de m’ouvrir à l’international tout en m’appuyant sur mes prédispositions linguistiques et culturelles. Être volontaire aujourd’hui, c’est une inspiration pour ma vision de l’humanitaire et du développement » a-t-il souligné.

« Il est urgent de mobiliser des ressources pour concevoir des projets innovants et assurer un développement inclusif. Les populations à la base souffrent, et le volontariat s’inscrit pour moi dans cette dynamique. »
Ange Armel Akpassoumala, volontaire béninois en Guinée

Tous ont ainsi pu bénéficier au cours de la semaine d’échanges approfondis sur la posture du volontaire, les situations interculturelles ou encore les mécanismes de gestion du stress en mission. Une étape nécessaire pour mieux appréhender les défis à venir.

Cap sur la mission

Au fil des jours, les formateurs – issus de France Volontaires et de l’ANVT – ont insisté sur l’importance du bien-être du volontaire et sur la valorisation future de cette expérience.

Au-delà de la préparation, cette semaine a été une véritable mise en réseau. Car DENVA, en favorisant les échanges Sud-Sud, vise aussi à structurer un écosystème régional de volontariat, fondé sur la coopération entre agences nationales et l’apprentissage mutuel.

À l’heure du départ, les volontaires repartent outillés, motivés, et prêts à s’investir pleinement. À leur retour, ils seront invités à partager leur expérience, pour nourrir les dynamiques de volontariat dans leur pays d’origine. Une façon de boucler la boucle, en transmettant à leur tour ce qu’ils auront appris.

©  Mann Otto Ametepe / ANVT

 

 

 

 

 

RAICT 2025 : France Volontaires fait entendre la voix du volontariat dans la coopération décentralisée

Organisées chaque année par Cités Unies France, les Rencontres de l’Action internationale des collectivités territoriales (RAICT) réunissent les acteurs majeurs de l’action internationale des collectivités territoriales. Plus de 500 participants – élus, techniciens, représentants de l’État, d’ONG ou de bailleurs – se sont retrouvés aux Salons de l’Hôtel des Arts & Métiers pour cette édition anniversaire, marquant les 50 ans de l’association.

La séance plénière du matin, consacrée à une réflexion prospective sur les 50 prochaines années de la coopération décentralisée, a entre autres donné la parole à Hugo Albouy, ancien volontaire de solidarité internationale. ©  France Volontaires

Dans un contexte international complexe, marqué par les transitions écologiques, sociales et géopolitiques, la coopération décentralisée française revendique son rôle dans l’animation d’un soft power local, ancré dans les territoires et tourné vers des solutions partagées. Le volontariat y occupe désormais une place croissante.

Le volontariat, levier de confiance et d’impact

La séance plénière du matin, consacrée à une réflexion prospective sur les 50 prochaines années de la coopération décentralisée, a donné une place de choix à la parole des jeunes et à l’engagement volontaire. Hugo Albouy, ancien volontaire de solidarité internationale (VSI), en a été l’un des porte-voix.

Envoyé par la Région Sud en Mauritanie, il a rappelé la force du volontariat comme outil d’animation et de coordination des projets de coopération. « Le volontaire constitue un levier de mobilisation, de construction de ponts humains et de relations de confiance entre partenaires. Il fluidifie les échanges, apporte de l’expertise et s’ancre dans les réalités locales », a-t-il souligné, insistant sur la dimension réciproque et transformatrice de ces missions.

« Il ne faut pas concevoir la coopération comme une simple variable d’ajustement. »
Katja Kruger, conseillère régionale en Bretagne

À ses côtés, Katja Kruger, élue de la Région Bretagne, a illustré concrètement cette vision à travers les actions menées dans sa collectivité, qui a accueilli trois volontaires en réciprocité originaires d’Inde et du Burkina Faso. « Les témoignages de volontaires envoyés et accueillis en Bretagne ont profondément changé notre manière de concevoir la coopération décentralisée », a-t-elle expliqué, plaidant pour un engagement plus affirmé des collectivités et de l’État en faveur de ces dispositifs : « Cela nécessite un engagement véritablement assumé, de ne pas concevoir la coopération comme une simple variable d’ajustement. »

Frédéric Cholé, délégué pour les collectivités territoriales au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a rappelé de son côté l’importance stratégique du volontariat pour la diplomatie française. « Dans un contexte où l’aide publique au développement est questionnée, le volontariat permet d’avoir un impact positif ici comme ailleurs. Il constitue une forme contemporaine d’influence et d’action au service des ODD », a-t-il affirmé, saluant l’ambition de faire de l’action des collectivités un prolongement naturel de la politique étrangère française.

Territoires Volontaires, un programme pour faciliter la vie des collectivités

Dans l’après-midi, France Volontaires était représentée lors de l’atelier sur les financements innovants, un enjeu crucial pour les collectivités souhaitant s’engager ou pérenniser leur action à l’international.

“Aujourd’hui, nous avons un projet structuré, à l’accueil et à l’envoi vers Madagascar, autour de l’eau et de l’éducation à la citoyenneté, avec un binôme de volontaires et un VSI coordonnateur, cofinancé par TeVo. Sans ce dispositif, nous n’aurions jamais pu aller aussi loin »
Jacques Cabanes, adjoint au maire de Billère dans les Pyrénées-Atlantiques

Atanaska Guillaudeau, directrice adjointe des programmes à France Volontaires, y a présenté le programme Territoires Volontaires (TeVo), conçu pour faciliter l’accès au volontariat de solidarité internationale. « TeVo repose sur trois piliers : il facilite la mise en œuvre, permet de cofinancer les missions et crée des espaces de collaboration entre collectivités », a-t-elle expliqué. Avec déjà plus de 500 missions réalisées dans 150 collectivités, TeVo se présente comme un levier accessible à toutes les échelles de territoire, y compris les plus petites communes.

L’atelier sur les financements innovants a permis de mettre en valeur le programme Territoires Volontaires (TeVo). ©  France Volontaires

Ce témoignage a trouvé un écho concret avec l’intervention de Jacques Cabanes, adjoint au maire de Billère (Pyrénées-Atlantiques). Dans cette commune de 14 000 habitants, la coopération décentralisée avec la ville malgache de Soavinandriana est née… d’une jeune femme en service civique. « Une volontaire malgache, accueillie dans nos écoles il y a quelques années, a changé notre regard sur ces dispositifs. Aujourd’hui, nous avons un projet structuré, à l’accueil et à l’envoi, autour de l’eau et de l’éducation à la citoyenneté, avec un binôme de volontaires et un VSI coordonnateur, cofinancé par TeVo », a-t-il relaté. Le coût total est maîtrisé – 34 % pour la commune, 66 % pour le programme – pour un impact tangible : accès à l’eau pour les 6 000 habitants malgaches, animations scolaires, montée en compétence des volontaires. « Sans ce dispositif, nous n’aurions jamais pu aller aussi loin », a-t-il conclu avec enthousiasme, encourageant ses collègues élus à s’engager eux-aussi dans la voie du recours au volontariat.

Une diplomatie démultipliée, nourrie par les territoires

Au-delà des dispositifs et des témoignages, ce qui ressort de cette édition 2025 des RAICT, c’est une volonté claire : faire du volontariat un moteur de la coopération décentralisée. En rapprochant les jeunesses, en valorisant les compétences des deux côtés des partenariats, en animant des projets concrets au plus près des habitants, le volontariat apporte une dimension humaine et durable à l’action extérieure des collectivités.

France Volontaires, présente aussi bien en séance plénière que dans les ateliers, a montré que le volontariat n’est pas seulement un outil pratique : c’est un engagement citoyen, une marque de confiance envers les jeunes et un moyen concret de renforcer les liens entre les territoires. Ce type de rencontres, en rassemblant collectivités, institutions et société civile, permet de nourrir ce dialogue nécessaire, d’identifier les leviers de demain et d’inspirer de nouveaux engagements. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine.

 

 

 

 

 

Clap de fin pour les volontaires fidjiens engagés pour un sport inclusif et solidaire

Ils ont débarqué en plein hiver, et repartent le regard tourné vers l’avenir. Ils ont entre 20 et 22 ans, viennent des Fidji et ont passé les six derniers mois en France à mener des missions de service civique en lien avec le sport et l’inclusion sociale. Une première dans l’histoire des relations entre la France et l’archipel du Pacifique Sud, rendue possible par France Volontaires dans le cadre du dispositif Fonds Équipe France (FEF), permettant la mise en œuvre de ce projet en réciprocité. 

Un volontariat fidjien au service d’un sport inclusif en France 

Du 13 janvier au 13 août 2025, ces quatre jeunes ont été accueillis dans différentes structures en Nouvelle-Aquitaine, Bretagne et Pays de la Loire. À Hennebont, Saumur, Mérignac ou encore Pessac, ils ont sensibilisé des publics éloignés à la pratique sportive, favorisé l’insertion par le sport ou encore encouragé la mixité dans le rugby. «C’est une fierté immense d’avoir représenté mon pays tout en apprenant autant des autres, ici», a ainsi résumé Makarita Nakavulevu, engagée auprès de Drop de Béton à Mérignac, qui a œuvré à la promotion du rugby féminin et inclusif. 

©  France Volontaires

Le mercredi 2 et jeudi 3 juillet, tous les quatre se sont retrouvés à Lormont, à la médiathèque du Bois Fleuri, pour une restitution publique de leurs expériences. Deux journées riches, ponctuées d’ateliers, de témoignages, de dessins et d’émotions. 

La première journée a été consacrée à la préparation des témoignages, en utilisant le fil rouge «Moi dans un an», une manière de projeter les apprentissages dans l’avenir. Dans l’après-midi, les volontaires ont pris la parole devant un public chaleureux, composé d’une quinzaine de scouts tunisiens et français participant à un chantier du Corps européen de solidarité, ainsi que de volontaires de l’association Cool’eurs du Monde. Une exposition installée dans l’auditorium de la médiathèque, sur le thème «Ce qu’on ramène de nous aux Fidji», a également permis de matérialiser les résonances interculturelles de leur mission.

«Ce que je vais ramener, ce ne sont pas seulement des souvenirs, mais une manière différente de voir le monde, d’interagir avec les autres, de m’engager», a confié avec émotion Joshua Yee, entraîneur de tennis de table dans sa vie quotidienne aux Fidji, qui a mené sa mission à Hennebont. 

©  France Volontaires

Le jeudi, place aux ressentis. Au matin, les volontaires ont participé à l’atelier dit «de la rose et du bourgeon» : à travers des dessins, chacun a exprimé ses joies (les pétales), ses difficultés (les épines), et ce qu’il sent prêt à faire naître de cette aventure (le bourgeon). Puis à un atelier plus introspectif, cette fois oral, autour de l’expression des émotions et du cheminement personnel. Les échanges, menés avec bienveillance par l’équipe de Cool’eurs du Monde, ont permis à chacun de mettre des mots sur une expérience souvent bouleversante. 

Retour d’expérience : les jeunes volontaires des Fidji transforment la coopération internationale 

Pour Yanis Domange, de l’association bordelaise, «ce projet est exemplaire parce qu’il incarne une réciprocité réelle. On ne parle pas seulement de jeunes Européens qui partent au bout du monde, mais aussi de jeunes du Sud qui viennent ici, apportent leur regard, leurs compétences, et transforment les territoires.» 

L’initiative, saluée par de nombreux acteurs de la coopération, marque une étape dans le renforcement des liens entre la France et les Fidji. «C’est une immense avancée diplomatique autant qu’humaine. Voir ces jeunes s’épanouir ici, tisser des liens, et repartir avec une expérience aussi riche est une grande source d’espoir pour notre coopération bilatérale», a souligné Bruno Finance, consul honoraire des Fidji en France, présent lors de la restitution. 

Après Lormont, les quatre volontaires poursuivent encore leur mission jusqu’en août, mais la restitution a marqué une forme de point d’orgue symbolique. Chacun repartira chez soi avec une valise chargée bien au-delà des souvenirs ramenés de France : expérience professionnalisante, savoirs partagés, découvertes culturelles. Comme le résume Henry Hiramatsu, engagé auprès de l’association Scoope à Saumur : «Cette mission m’a fait grandir. Je repars avec de nouvelles idées, et l’envie de continuer à m’engager, chez moi, autrement.» 

 

 

 

 

 

 

En Côte d’Ivoire, le président de France Volontaires renforce les partenariats et explore de nouvelles pistes de coopération

La mission a débuté le lundi 30 juin par un petit-déjeuner d’échanges à la Résidence de France, en présence de Jean-Christophe Belliard, ambassadeur de France, de Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique et de Thomas Cossé, directeur du réseau et des programmes de France Volontaires.

Ce premier temps fort a été suivi par une visite de l’Espace Volontariats et d’un point sur les activités et les chiffres clés de la dynamique du volontariat international d’échange et de solidarité en Côte d’Ivoire.  

Un déjeuner de travail a ensuite réuni l’équipe de France Volontaires et Laurent Bonneau, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France. L’occasion de souligner le rôle structurant de l’ambassade dans les coopérations opérateur-institutionnels et dans l’impact des missions de volontariat. 

L’après-midi, la délégation s’est rendue à Gonzagueville pour visiter l’association Imagine le monde (AIM), structure d’accueil de volontaires œuvrant pour l’éducation et l’accompagnement des personnes en situation de handicap ou en détresse psychosociale. Trois volontaires y sont actuellement engagés : Silonie, Léa et Thomas, envoyés par AIME ong. L’association s’inscrit également dans une dynamique de réciprocité, en envoyant des volontaires ivoiriens en France. 

Le mardi 1er juillet, la journée a débuté par une rencontre institutionnelle avec Dr Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, également président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI). La délégation était accompagnée de l’équipe du Pôle Jeun’ess du Forum économique et social mondial, Fabrice Adelphe Balou et Valentine, VSI envoyée par IFAID. Était aussi présente la direction générale de la solidarité du ministère en charge de l’ESS en Côte d’Ivoire. Les discussions ont porté sur l’engagement des jeunes dans l’économie sociale et solidaire et les enjeux de développement local. 

La journée s’est poursuivie par un déjeuner d’échanges avec des membres de l’Équipe France : Maxence Delattre et Magali Kreitmann de l’Agence française de développement (AFD), ainsi que Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France. Un temps d’interconnaissance riche en synergies.

En début d’après-midi une séquence sur le volontariat national et la réciprocité était programmé, elle a donné lieu à une rencontre avec Amara Coulibaly, directeur général de l’Office du Service Civique national, et son équipe, en présence de l’AFD. L’occasion d’aborder les programmes DENVA, C2D3 et les perspectives d’assistance technique avec France Volontaires.

Puis s’en est suivi, à l’Espace Volontariats de Mermoz, un temps d’échange avec les VIES, riche, ponctué de prises de parole témoignant de leur engagement, de leur épanouissement, mais aussi des difficultés rencontrées au cours de leur mission, et ont également permis la parole d’anciens volontaires ivoiriens ayant effectué un service civique en France. 

 

La journée s’est conclue par un cocktail rassemblant une soixantaine de personnes, réunissant les partenaires institutionnels et opérationnels, les VIES, les structures d’accueil et les membres de l’Équipe France, pour célébrer ensemble le volontariat et renforcer les liens de coopération. 

Dernière journée de la mission, le mercredi 02 juillet, rencontre avec la société civile : plusieurs structures d’accueil de volontaires, des faîtières et de l’équipe du SCAC, étaient réunis à la bibliothèque de l’association Des Livres pour Tousà Treichville, qui accueille actuellement deux volontaires : Milie envoyée par France Volontaires et Serena envoyée par Parcours le Monde. 

S’en est suivi d’une visite à Empow’Her, structure d’accueil de VIES à Abidjan. Actuellement, quatre VSI y sont mobilisés : Mélissa, Judickaël, Marie et Marie, envoyés par La Guilde, dans le cadre de projets dédiés à l’entrepreneuriat féministe. 

La mission de Guillaume Légaut et Thomas Cossé s’est clôturée par la rencontre avec Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie. Cette séance d’échange a permis de mettre en lumière la place centrale de la culture dans l’engagement volontaire, en espérant que ces discussions ouvriront la voie à de futures collaborations. 

 

À Solidays, un stand pour semer l’envie d’agir

Casquette vissée sur la tête, Demba observe un groupe de jeunes jouer à la « pétanque molle » sur la pelouse qui fait face au stand de France Volontaires. Quelques minutes plus tôt, il racontait à un petit cercle attentif son expérience de volontaire sénégalais en mission de réciprocité en France. Si l’ambiance est festive, certaines interrogations n’en restent pas moins profondes : « Moi je pensais que le volontariat, c’était un peu comme les stages à l’étranger, mais en fait c’est bien plus cadré, et surtout plus utile ! », s’exclame Lucie, tout juste 20 ans, venue avec ses amis du Val-de-Marne.

Des forêts à la francophonie, une myriade de volontariats

Placée à l’entrée du Village solidarité, l’équipe de France Volontaires a tenu son stand pendant les trois jours du festival, dans le sillage des concerts de SCH, Sean Paul ou encore Yelle. Si certains festivaliers s’arrêtent d’abord attirés par le photobooth ou ce fameux terrain de pétanque improvisé, ils repartent bien souvent avec des réponses à leurs questions -s’ils en avaient en tête – et parfois avec une étincelle de projet en germe.

« Est-ce qu’il y a des missions quand on n’a pas encore de diplôme ? », demande une adolescente. « Et moi, si j’ai plus de 30 ans, je peux quand même partir ? » À chaque question, un ou une volontaire répond, explique, encourage. Parmi eux, des jeunes envoyés en mission par AIME, Life Project for Youth, le Service de coopération au développement, La Guilde ou via le programme Territoires Volontaires, tous présents pour faire vivre le stand et incarner la diversité des parcours. Car c’est aussi ce qui frappe les visiteurs : le volontariat international, ce n’est pas un seul chemin, mais une myriade d’itinéraires solidaires, adaptés à chacun.

© France Volontaires

Et puis, il y a les conversations plus précises, avec des festivaliers qui ont d’ores et déjà quelques idées derrière la tête : « Est-ce qu’il existe des missions où je peux aider concrètement à préserver les forêts ? », demande un jeune homme qui suit un cursus universitaire en gestion de projets environnementaux. Un peu plus tard, une festivalière, étudiante en droit internationale, s’interroge sur le meilleur choix à faire entre une mission de Service civique auprès de l’Organisation internationale de la francophonie à Madagascar, ou un volontariat de solidarité internationale (VSI) en Malaisie, sur le même thème.

Donner du « sens à la fête »

L’occasion pour les équipes de présenter les programmes thématiques du moment portés par France Volontaires : V-Forêts et V-Amazonie, pour celles et ceux qui souhaitent contribuer à la protection des écosystèmes forestiers, et V-Francophonie, qui favorise l’engagement dans des pays partageant la langue française.

À côté du photobooth et du quiz — qui, comme toujours, fait son petit effet avec son buzzer et ses questions parfois piégeuses sur les indemnités ou les dispositifs —, une fresque de l’engagement s’est doucement construite au long du week-end.  Au total, plus de 800 festivaliers auront été sensibilisés, informés, interpellés, au cours d’un festival qui porte haut la défense de valeurs chères à France Volontaires, comme la prévention santé ou la défense des droits humains, auxquels participent activement les volontaires en mission. Au rythme des concerts, entre deux riffs de guitare ou un couplet de rap, ils ont ainsi découvert qu’on pouvait aussi donner du « sens à la fête » comme le prônait le slogan du festival cette année. Et si la fête s’achève, pour certains, une autre aventure solidaire commence peut-être demain.

 

 

 

 

 

 

Signatures d’accords entre la France et le Congo autour du volontariat

Ces signatures se sont déroulées en présence de M. Mohamed Thani Soilihi, de M. Charles Makaya dit Mackaill, Directeur de Cabinet du Ministère de la Jeunesse et des Sports, de Mme Claire Bodonyi, Ambassadrice de France au Congo, et de M. Mamadou Ndour Camara, Représentant national de France Volontaires. Une dizaine de volontaires (qu’ils soient en service civique de réciprocité, en volontariat de solidarité internationale, ou national) ont également pris part à cette séquence organisée à l’issue d’une rencontre avec le Ministre. Une convention renouvelée entre France Volontaires et le Ministère congolais de la Jeunesse

Depuis 2012, France Volontaires accompagne le ministère en charge de la Jeunesse dans la structuration d’une politique nationale ambitieuse en matière de volontariat. Ce partenariat s’est matérialisé par la signature d’une première convention en 2017, suivie d’un second accord en 2020. Avec l’appui financier de l’Ambassade de France, deux cohortes de volontaires nationaux ont ainsi été mobilisées : 12 jeunes en 2019, puis 29 en 2021.

De gauche à droite, Claire Bodonyi, ambassadrice de France au Congo, Mohamed Thani Soilihi, ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Charles Makaya dit Mackaill, directeur de cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports et Mamadou Ndour Camara, représentant national de France Volontaires

Le nouvel accord signé ce 27 juin poursuit un double objectif : renforcer les capacités opérationnelles du dispositif national et diversifier les formes d’engagement volontaire, tout en œuvrant à une meilleure reconnaissance des volontaires sur les scènes nationale, régionale et internationale. Il s’agit là d’une avancée majeure pour consolider la coopération entre les parties prenantes et franchir un nouveau palier dans l’organisation du volontariat au Congo. Le volontariat de réciprocité, en marche au Congo !

“La France, en lien étroit avec les institutions congolaises et les partenaires internationaux, poursuivra sans relâche son engagement au service de cette ambition partagée : faire du volontariat un pilier de la coopération, du développement durable et de la solidarité entre la France et le Congo”.
Mohamed Thani Soilihi, Ministre délégué chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux

Dans le même temps, un protocole d’accord tripartite a été signé pour la mise en œuvre d’un projet de promotion de l’engagement citoyen au Congo, avec un accent particulier sur le développement du volontariat de réciprocité. Ce programme permettra à de jeunes Congolais d’effectuer une mission de volontariat en France.

Porté par France Volontaires et soutenu par l’Ambassade de France à travers le Fonds Équipe France, ce projet vise à encourager la mobilité des jeunes, favoriser les échanges entre les sociétés civiles congolaise et française, et renforcer les compétences et l’employabilité des jeunes volontaires par le biais d’une expérience professionnalisante à l’international.

Le renouvellement de la convention avec le ministère de la Jeunesse, la signature du protocole d’accord tripartite et prochainement de l’accord de siège, illustrent une volonté commune, tant du côté français, que congolais, d’intensifier leur partenariat à la hauteur du potentiel encore immense que recèle cette coopération.

Lancement du programme V-Amazonie : les premiers volontaires mobilisés en Amérique du Sud

La forêt amazonienne est souvent qualifiée de « poumon de la planète ». Elle capte chaque année près de 2 milliards de tonnes de CO₂ et abrite 10 % de la biodiversité mondiale. Pourtant, elle subit une pression croissante : déforestation massive, agriculture intensive, exploitation minière illégale… En 2023, lors du Sommet pour l’Amazonie réuni à Belém (Brésil), les huit pays riverains se sont engagés à coopérer davantage pour enrayer la dégradation de cet écosystème vital. Mais face à l’urgence climatique, les initiatives citoyennes sont aussi essentielles. C’est dans cette perspective que France Volontaires a lancé le programme V-Amazonie, qui vient de franchir une étape clé avec le déploiement de ses premiers volontaires sur le terrain.

Un programme au service de la forêt et des acteurs locaux

Financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour une durée de 30 mois, le programme V-Amazonie mobilise une cinquantaine de volontaires internationaux dans cinq pays : Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur et Pérou. Ces volontaires s’engagent auprès d’organisations locales pour renforcer la préservation de la forêt et sensibiliser les jeunes aux enjeux du changement climatique.

© Filippo Cesarini / Unsplash

Au-delà de l’engagement sur le terrain, le programme vise aussi à renforcer les réseaux d’acteurs impliqués dans la conservation de l’Amazonie, en soutenant le partage d’expériences, la montée en compétences et le travail en synergie entre ONG, institutions et chercheurs.

La Bolivie, terrain stratégique pour le déploiement de V-Amazonie

C’est à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie, que Cédric Bouchet a pris ses fonctions de coordinateur du programme V-Amazonie pour ce pays. Accueilli par l’Ambassade de France, ce philosophe de formation n’est pas un novice : avec plus de dix ans d’expérience dans la solidarité internationale dont quatre passées dans le pays, il retrouve une terre qu’il connaît bien.

Pendant les 20 prochains mois, hébergé par l’Alliance française de Santa Cruz, il aura pour mission de soutenir la mobilisation d’au moins sept volontaires et d’accompagner une vingtaine d’organisations locales œuvrant pour la conservation de la biodiversité amazonienne. Son rôle ? Favoriser la mise en réseau, appuyer les partenaires, et garantir le bon déroulement des missions.

Une dynamique appelée à s’amplifier

Le lancement du programme V-Amazonie en Bolivie s’inscrit dans une dynamique plus large: l’ensemble des coordinateurs sont désormais en mission dans chacun de leur pays pour amorcer de façon concrète les premières actions. À travers ces implantations, France Volontaires entend structurer un réseau régional solide, au service de la préservation de la forêt et de la coopération entre acteurs engagés.

Photo de couverture : © Nareeta Martin / Unsplash

 

 

 

 

 

 

Inauguration de la Maison des Arts de Rufisque : deux volontaires au cœur d’un dispositif de coopération vieux de 30 ans

La nouvelle Maison des Arts de Rufisque Khar Mbaye Madiaga a été inaugurée le mercredi 18 juin dernier par le maire de la ville de Rufisque, Oumar Cissé, le préfet de la ville Maguette Diouf, l’adjoint à la mairie de Nantes Alassane Guissé et le directeur de la maison des Arts Aly Sine.

 

Cette maison qui veut “offrir un nid aux rêves artistiques et culturels”, a pour but d’accueillir en son sein des artistes jeunes et moins jeunes, professionnels ou amateurs de la ville de Rufisque. Elle est le fruit de la coopération entre les villes de Nantes et de Rufisque, entamée dès 1992 au service de valeurs communes: la liberté, l’inclusion artistique, culturelle et sociale.

 

 

Cette coopération est notamment incarnée par un échange de volontaires entre les deux municipalités : Marie-Claire, Rufisquoise en mission auprès de la ville de Nantes et les Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMÉA) Pays de la Loire, et Julianne, Nantaise en mission auprès de la ville de Rufisque et les CEMÉA de Rufisque, toutes grâce au soutien de l’association Solidarité laïque. Elles œuvrent ensemble depuis décembre 2024 à la mise en place et à la réussite de ce projet coopératif en construisant une cartographie commune du tissu associatif et culturels des deux villes. Elles ont aussi fortement contribué à l’ouverture de ce nouveau lieu de culture à Rufisque.

France Volontaires entame son séminaire international sous le signe d’une confiance renouvelée

La semaine de séminaire de France Volontaires a débuté sur une note solennelle avec une première séquence tenue à l’Hôtel du ministre, en présence de Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué à la Francophonie. L’événement, historique, a rassemblé les équipes déployées à travers le monde, dans un esprit de cohésion et d’engagement renouvelé. Trois semaines après la signature du contrat d’objectifs et de performance (COP),le ministre a tenu à réaffirmer sa confiance envers France Volontaires, saluant une organisation qui « incarne nos valeurs, notre solidarité et notre fraternité dans le cadre de partenariats équilibrés, respectueux et durables ».

Des priorités claires pour un volontariat plus accessible et éthique

Cette reconnaissance s’est accompagnée d’échanges nourris entre les équipes terrain et les représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), venus partager les grandes priorités régionales et globales. Les témoignages de terrain de Moussa Bah, Nathalie Isaac-Dahomay, Virginie Holler et Pierre Soëtard ont illustré de manière concrète l’impact du Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S), perçu comme un levier puissant de coopération durable. Le ministre a exprimé l’espoir d’une « solidarité renforcée face aux défis globaux » et formulé « le vœu que cette semaine de travail permette de réfléchir à ces grandes orientations et au rôle du volontariat dans le champ environnemental et l’économie sociale et solidaire ». Des propos qui ont insufflé une dynamique forte aux équipes de France Volontaires, engagées avec enthousiasme à « constituer des coopérations nouvelles et innovantes qui servent les intérêts des Français ».

Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué à la Francophonie. © France Volontaires

Au fil des interventions, cinq grandes priorités ont été rappelées par le ministère : ouvrir plus largement l’accès au volontariat, quel que soit l’origine sociale ou géographique ; consolider la présence de France Volontaires dans les Outre-mer ; sécuriser le cadre juridique du volontariat à l’international ; favoriser des partenariats équitables ; et promouvoir un volontariat responsable, en accord avec la charte du V.I.E.S et les Objectifs de développement durable (ODD).

Ces axes structurants confirment la volonté partagée de bâtir une action volontaire fondée sur l’équité, la réciprocité et le respect des communautés. Le volontariat, dans cette vision, dépasse les logiques bilatérales pour s’inscrire dans une coopération ancrée et partagée.

Un séminaire placé sous le signe de l’énergie collective

Au-delà des déclarations, cette première journée a permis de poser les bases d’une semaine de réflexion stratégique, dans une atmosphère de dynamisme et de mobilisation. Le réseau international de France Volontaires, appuyé par les directions régionales du MEAE — Amériques, Asie, Afrique du Nord, Afrique australe et océan Indien —, peut désormais s’appuyer sur des orientations claires et des soutiens affirmés.

« Que cette semaine de travail permette de réfléchir à ces grandes orientations et au rôle du volontariat dans le champ environnemental et l’économie sociale et solidaire »
Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué à la Francophonie

« Ce sont des femmes et des hommes qui incarnent nos politiques », a rappelé le ministre, soulignant que, bien au-delà des programmes et financements, c’est l’engagement humain qui fait la force du volontariat. Une conviction partagée par l’ensemble des équipes, prêtes à relever les défis qui les attendent sur le terrain.

 

© France Volontaires

 

 

Le Togo se mobilise pour le Forum mondial de l’économie sociale et solidaire de Bordeaux 2025

À l’automne 2025, la France accueillera pour la première fois le Forum mondial dédié à l’économie sociale et solidaire (GSEF, en anglais), après les précédentes éditions tenues à Séoul, Montréal, Bilbao, Mexico et Dakar. Cet événement international d’envergure, organisé tous les deux ans, réunit les acteurs clés de l’écosystème de l’économie sociale et solidaire à l’échelle mondiale. C’est dans ce contexte que l’Espace Volontariats du Togo a accueilli une rencontre, grâce à l’Organisation pour le développement économique et social en Afrique (ODESA), ABEWE – co-pilote du Pôle Jeun’ESS du GSEF en Afrique – afin de sensibiliser les acteurs togolais de l’économie sociale et solidaire (ESS) et à encourager leur participation au forum international.

L’événement, organisé en format hybride (présentiel et en ligne), a réuni une diversité d’acteurs : jeunes porteurs de projets, responsables d’organisations de la société civile, représentants d’institutions publiques, structures d’accompagnement ainsi que des volontaires nationaux et internationaux.

La séance a été ouverte par Fadel Tchagouni, président de l’ODESA et Point Focal Togo du GSEF, qui a présenté le contexte et les enjeux de la mobilisation autour du GSEF 2025, en insistant sur le rôle clé de la jeunesse dans la promotion de l’économie sociale et solidaire. Il a été suivi par les interventions de Fabrice Balou, représentant d’ABEWE, de Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires Togo, et de Ndoumbé Pouye, assistante programmation et mobilisation internationale jeunesse au sein du GSEF Bordeaux 2025.

Les échanges ont permis d’identifier des pistes de participation, de collaboration et de valorisation des initiatives portées par les jeunes et les acteurs locaux. La séance s’est conclue par un moment convivial autour d’un cocktail offert par l’association TOGONOU, favorisant les discussions informelles et les rencontres.

Cette rencontre marque une étape importante dans l’engagement du Togo au sein des dynamiques internationales de l’économie sociale et solidaire. Elle témoigne d’une volonté commune des acteurs togolais de contribuer activement à la construction d’une économie inclusive, durable et solidaire.