Volontaire de solidarité internationale (VSI), envoyée par le Service de Coopération au Développement (SCD), pour l’association Experts-Solidaires, Anne Verdurmen agit sur le terrain pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans plusieurs communes du Sénégal, notamment Némataba (région de Kolda), Fimela (région de Fatick) et Mbour.
Une mission aux multiples dimensions
En tant qu’assistante technique à la maîtrise d’ouvrage auprès de la commune rurale de Némataba, Anne intervient à plusieurs niveaux essentiels pour la création d’un service public d’eau potable et d’assainissement durable :
préparation des dossiers d’appels d’offres, sélection des prestataires et validation des études techniques ;
suivi des chantiers et accompagnement des équipes municipales ;
renforcement du suivi financier et technique du futur réseau d’eau potable ;
appui à la création d’une association des usagers de l’eau ;
participation à la communication, à la sensibilisation communautaire et au renforcement des capacités locales.
Ses actions s’inscrivent dans un projet majeur visant à réhabiliter et étendre l’ancien réseau d’eau potable de Némataba, tout en mettant en place des blocs sanitaires publics et en créant les conditions d’un service public moderne, efficace et pérenne.
Des projets concrets pour améliorer la vie quotidienne
Les travaux menés par les équipes locales avec l’appui d’Anne concernent notamment :
la construction ou réhabilitation de forages, de réseaux d’adduction rurale et de blocs sanitaires ;
l’installation de puisards pour eaux grises ;
le renforcement du dialogue communautaire autour des enjeux d’hygiène, de gestion du service de l’eau et des changements de normes sociales ;
l’identification de nouveaux projets, dont une étude de faisabilité pour améliorer l’approvisionnement en eau potable de la commune de Fimela.
Une distinction qui met en lumière le rôle essentiel des volontaires
À travers cette distinction, les autorités sénégalaises reconnaissent non seulement l’implication personnelle d’Anne Verdurmen, mais aussi l’importance des volontaires internationaux dans la mise en œuvre de projets sociaux et techniques en faveur des populations rurales.
A travers Anne, ce sont des centaines de volontaires internationaux et français qui sont primés. De Dakar, à Kédougou, et sur l’ensemble du territoire Sénégalais, les volontaires français s’investissent auprès des partenaires sénégalais pour contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) grâce à leur sens de la solidarité, leurs prises d’initiative et leur ingéniosité.
L’engagement d’Anne et des volontaires internationaux contribuent directement à renforcer la résilience des communautés, améliorer les conditions de vie et impulser une dynamique durable au niveau local.
Experts-Solidaires et le SCD
Experts-Solidaires est un réseau associatif d’experts né du désir de rapprocher l’expertise technique et la solidarité internationale. L’association permet à des collectivités, associations ou coopératives locales – qui n’auraient pas les moyens de solliciter des bureaux d’études – de bénéficier d’avis et de conseils de haut niveau pour des projets dédiés à des populations en situation de précarité. Une attention particulière est portée à la gestion technique et financière des réseaux d’eau et à la professionnalisation des services publics locaux.
Le Service de coopération au Développement (SCD) est l’une des principales associations françaises de volontariat à l’international, dont le siège se situe en région Rhône-Alpes Auvergne. Elle est membre de France Volontaires. Elle garantit à la personne qui s’engage le statut de Volontaire de la Solidarité Internationale (VSI). Son travail réside en l’envoi et l’accueil de volontaires pour des missions de longues durées en France et à l’international sur des projets de développement et de solidarité internationale. Le SCD dispense une formation de préparation au départ à tous les volontaires, les affilie aux assurances, assure un suivi durant leur mission, notamment en termes d’intégration et de bien-être, et les accompagne en fin de mission.
La Journée du volontariat français (JVF) 2025, consacrée à la « Contribution du VIES aux enjeux environnementaux », a été déclinée au Bénin autour du thème « Contribution du volontariat aux villes et communautés durables », en cohérence avec l’ODD 11. La cérémonie officielle s’est tenue le 5 décembre à l’hôtel Golden Tulip – Le Diplomate à Cotonou et a mis à l’honneur l’engagement des volontaires qui œuvrent pour des territoires plus inclusifs, sûrs et résilients. Elle a permis d’explorer une question clé : « Comment le volontariat peut-il contribuer efficacement aux villes et communautés durables ? ». La JVF s’est ensuite poursuivie jusqu’au 7 décembre avec diverses activités dédiées aux volontaires.
Interventions officielles
La matinée institutionnelle a été ouverte par une série de quatre interventions officielles qui ont posé le cadre, le ton et les ambitions de la 17ème édition de la Journée du Volontariat Français (JVF). Toutes ont convergé vers un même message qui est la pertinence du thème national « Contribution du volontariat aux villes et communautés durables » et la nécessité d’un engagement renforcé face aux enjeux climatiques et environnementaux.
Sylvie DAGBA, RN France Volontaires Bénin
La première allocution, prononcée par Sylvie DAGBA, représentante nationale de France Volontaires au Bénin, a ouvert la séance par un mot de bienvenue empreint de chaleur humaine. Elle a rappelé que le volontariat « rime avec l’énergie du cœur et relie les personnes », pour insister sur la dimension profondément humaine et transformatrice de l’engagement volontaire. Elle a réaffirmé que le volontariat constitue « un levier pour construire des communautés vivantes pour chacun », tout en soulignant l’importance croissante des questions climatiques au sein des missions portées par France Volontaires. Elle a conclu en saluant cette journée comme un moment attendu de rencontre, de partage et de retrouvailles.
Urbain AMEGBEDJI, DG AnpE Bénin
Urbain AMEGBEDJI, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (AnpE), représentant le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, a insisté sur l’excellente collaboration entre son institution et France Volontaires. Il a rappelé la plus-value tangible des échanges de volontaires béninois et français au sein des structures d’accueil, avant de saluer la pertinence du thème de l’édition 2025, en parfaite cohérence avec les priorités gouvernementales en matière de climat et d’environnement. Il a réitéré l’engagement du Ministère à consolider les acquis, à renforcer les partenariats existants et à explorer de nouvelles voies de coopération pour répondre aux défis environnementaux et urbains.
Philippe LATAPIE, premier conseiller de l’ambassade de France
Philippe LATAPIE, premier conseiller de l’ambassade de France au Bénin, a ensuite mis en lumière la dimension internationale de l’engagement environnemental. « La France est un pays moteur de la protection de l’environnement », a-t-il rappelé, et France Volontaires s’inscrit pleinement dans cette dynamique. En quatre ans, a-t-il indiqué, près de 800 missions de volontaires français ou internationaux sont en cours ou ont été exécutées en lien direct avec l’environnement. Il a également souligné le rôle des volontaires pour répondre aux ODD: « Vous êtes essentiels pour contribuer à l’atteinte de ces objectifs, par votre énergie, votre curiosité et votre détermination à agir ; vous contribuez chaque jour à relever ces défis globaux ».
Martinien Amour-Marie AKO, SGA du MAE
Enfin, Martinien Amour-Marie AKO, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères, représentant son ministre de tutelle, a replacé la journée dans un cadre diplomatique et symbolique fort, saluant un « rendez-vous de la célébration de l’amitié franco-béninoise ». Il a qualifié le volontariat comme « l’expression la plus noble de la solidarité », avant d’affirmer que le thème s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement béninois, notamment en matière de promotion de villes inclusives, durables et résilientes. Il a insisté sur l’engagement du Bénin pour un volontariat Nord-Sud équilibré, en lien avec une diplomatie de proximité fondée sur la co-construction.
Interventions sécurité
Philippe COUÉ, attaché de sécurité intérieure
La seconde séquence institutionnelle, consacrée à la sécurité des ressortissants français au Bénin, a été animée par Philippe LATAPIE, premier conseiller de l’ambassade de France et Philippe COUÉ, attaché de Sécurité intérieure. Ils ont rappelé les principaux réflexes de prévention à observer, insister sur l’importance de la vigilance, en particulier dans le contexte de la menace terroriste au Nord du pays.
Panel
Introduction à la thématique – Synthèse des interventions et des perspectives
Deux communications majeures ont structuré cette phase introductive et ont permis d’établir les fondements conceptuels et stratégiques du thème de la JVF 2025, articulé autour de la contribution du volontariat aux villes et communautés durables. Ces interventions ont permis, pour l’une, d’éclairer les enjeux de l’ODD 11 et pour l’autre, de présenter les orientations nationales du Bénin en matière de développement urbain durable.
La première communication, animée par Paulin YELOU, expert en environnement, a proposé une présentation pédagogique et structurée de la thématique Volontariat et ODD 11 – Villes et communautés durables. Durant sa présentation, l’intervenant a démontré que le volontariat constitue un véritable moteur d’accompagnement des États et des communautés dans leur transition vers des villes durables. Après avoir clarifié les notions essentielles liées à l’ODD 11, il a exposé les enjeux mondiaux relatifs à l’urbanisation croissante, à la pression sur les infrastructures, à la mobilité, à la pollution, ainsi qu’aux défis liés à la résilience des communautés urbaines. Avec des exemples de missions de volontariat contribuant déjà à la transition environnementale et urbaine, M. YELOU a invité les participants à renforcer leur engagement pour la préservation de l’environnement, puis la survie des écosystèmes, et de l’être humain.
La seconde communication, conduite par Ghislain HOUNNOU, directeur général du Développement urbain au ministère du Cadre de vie et des Transports, a permis de contextualiser les enjeux au niveau national. L’intervenant a exposé les axes prioritaires des orientations stratégiques du Bénin en matière de villes et communautés durables. Il a insisté sur la vision gouvernementale, fondée sur la modernisation urbaine, la promotion de villes inclusives et résilientes, ainsi que la réduction des impacts environnementaux liés à l’urbanisation rapide. Le Directeur Général a réaffirmé la détermination de l’exécutif à poursuivre les réformes engagées et à développer des cadres de gouvernance urbaine respectueux de l’environnement.
La séquence s’est poursuivie par une phase d’échanges nourris de questions, réponses et contributions, qui a reflété l’intérêt marqué des participants pour les deux communications. Les volontaires, en particulier, ont souligné la clarté et la pertinence des exposés.
Partages d’expériences des structures d’accueil et des volontaires
De gauche à droite : KADJA K. Bienvenu de Casa Grande, Mahouna Déo-Gratias KODJO de CIPCRE, Fréderic HOUNGA de Bees-ONG, Ahmed-Sadam AVOCEPIEN de Eco-Bénin
Dans un premier temps, ce sont les structures d’accueil — au nombre de quatre, toutes engagées dans la protection de l’environnement — qui se sont présentées ainsi que leurs activités : projets structurants, impacts visibles sur le terrain, solutions aussi innovantes que variées dans les domaines de la gestion des déchets, de la résilience agricole ou encore du renforcement du capital humain. L’assistance a ainsi pu mesurer le dynamisme de Casa Grande, ECO Bénin, BEES ONG et CIPCRE Bénin.
De gauche à droite : Grégorie Plouseau service civique Africa Mobile Nature, Anna Dubois service civique Ouadada, Myriam Aloegninou Bouillaud VSI Gbobeto, Noé Courvallet ancien VSI et actuel représentant pays GERES
Cette séquence a également permis de souligner la contribution active des volontaires affectés dans ces structures. De l’appui à la conception d’outils à la promotion de l’agroécologie, en passant par la conservation de la biodiversité, ils ont apporté, au sein des communautés et dans le cadre de divers projets, une valeur ajoutée autant qualitative que quantitative.
Atelier participatif
La dernière séquence de la matinée a également été marquée par un moment fort de réflexion collective et de coconstruction. Cet exercice s’est matérialisé par un atelier participatif mobilisant l’intelligence collective de l’ensemble des participant(e)s. Sur une dizaine de thématiques proposées, il a été demandé aux groupes de travail constitués pour la circonstance de formuler des pistes d’action concrètes et réalistes face aux différentes problématiques soulevées.
Ainsi, des structures d’accueil de volontaires, en passant par les autorités politico-administratives pour ne citer que ces parties prenantes, tous ont contribué à passer au peigne fin le duo Volontariat et ODD 11, dans une vision résolument à 360°. Les échanges, organisés sous forme de rotation entre les thématiques, ont permis à chaque groupe d’apporter sa matière grise, son expertise et parfois son vécu de terrain sur l’ensemble des sujets.
À l’issue de cette phase de coconstruction, les rapporteurs de chaque groupe ont présenté en plénière la synthèse des contributions. Les propositions formulées, allant d’idées d’actions communautaires à des recommandations stratégiques, en passant par des innovations pratiques pour des villes plus inclusives et résilientes, ont constitué une moisson particulièrement riche.
Un déjeuner, et une ambiance conviviale ont mis un terme à cette matinée riche, chaleureuse et instructive de la Journée du Volontariat Français édition 2025, du 05 novembre 2025.
Autres temps
Au cours de la cérémonie deux animations culturelles ont rythmé la journée. Une exposition photographiquesur le volontariat a également été installée dans la salle, valorisant les initiatives des volontaires à travers le pays.
Réception VIP – Porte-hélicoptères Le Tonnerre
En clôture de cette première journée, une réception VIP a eu lieu à bord du porte-hélicoptères Le Tonnerre, à l’invitation de Son Excellence Madame l’Ambassadrice de France au Bénin.
Les volontaires ont été conviés à une réception protocolaire à bord du porte-hélicoptères amphibie Le Tonnerre, bâtiment de la Marine nationale française en escale à Cotonou du 5 au 9 novembre. Cette présence s’inscrit dans le cadre de l’opération de coopération maritime régionale CORYMBE, une mission récurrente visant à renforcer la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, notamment contre les trafics illicites, la piraterie et l’insécurité en mer.
Au-delà de sa dimension stratégique, la réception a été un moment de grande convivialité pour les invités, dont les volontaires.
Dans son allocution, l’Ambassadrice de France près le Bénin, Madame Nadège CHOUAT a tenu à saluer le travail remarquable, discret mais d’un impact considérable, réalisé par la Représentante nationale de France Volontaires et par toute son équipe. Elle a rappelé l’importance du volontariat comme levier de coopération, de solidarité internationale et de proximité entre les peuples, soulignant ainsi la cohérence entre l’engagement des volontaires, la mission du Tonnerre et les priorités partagées par la France et le Bénin.
L’immersion qu’a permis cette soirée, marquée à la fois par la découverte d’un bâtiment militaire emblématique, la solennité du contexte de même que la chaleur des échanges, restera longtemps gravée dans la mémoire collective, tant pour son caractère exceptionnel que pour sa portée symbolique forte.
Journée du 6 novembre – Atelier entre volontaires
La journée du 6 novembre 2025 a été consacrée à l’atelier Goal 2050 organisé par l’association Katulati.
Les volontaires ont participé à un moment à la fois participatif, créatif et réflexif autour des Objectifs de Développement Durable (ODD). Ensemble, ils ont imaginé un futur durable en se projetant en 2050 et en réfléchissant aux actions à mettre en place pour répondre aux enjeux des ODD.
À travers des temps d’échanges ludiques et des activités collaboratives, chacun a pu partager ses réflexions nourries par son expérience personnelle et son vécu de terrain en mission. Dans une ambiance conviviale et inspirante, les volontaires ont exploré des pistes de solutions pour construire un avenir plus vert, plus bleu et plus durable.
Cette expérience co-créative a renforcé leur engagement en faveur des ODD, en particulier l’ODD 11. Au-delà de l’atelier, cette journée a apporté une réelle plus-value, en encourageant les volontaires à approfondir leurs réflexions et à envisager des démarches individuelles ou collectives contribuant aux ODD.
Cet exercice a également stimulé leur créativité, favorisé l’expression de leurs opinions et nourri une réflexion commune tournée vers un futur durable.
Il s’inscrit pleinement dans l’esprit de la JVF 2025, dont l’objectif est de favoriser la rencontre, l’échange et la réflexion autour de la thématique « La contribution du volontariat aux villes et communautés durables ».
Journée du 7 novembre – Visite du centre Damien de Molokaï
Le Centre Damien de Molokaï est un espace reconnu pour son ancrage communautaire et son engagement en faveur du développement local (ODD 11). Dans le cadre de la JVF, les volontaires sont venus visiter ce centre le 7 novembre. Cette immersion a permis aux volontaires de découvrir de manière concrète la vision, les missions et les initiatives portées par le Centre, ainsi que la diversité des publics qui y bénéficient d’un accompagnement. Les échanges avec la responsable du site, une ancienne volontaire, ont offert un éclairage utile sur la manière dont le Centre structure ses actions, mobilise ses ressources et s’inscrit dans une logique de transformation durable des communautés.
Cette visite a également mis en évidence la place du volontariat comme un levier d’appui et de renforcement pour les activités du Centre Damien de Molokaï. Les discussions ont permis d’identifier plusieurs pistes d’engagement, notamment autour de l’appui aux programmes éducatifs, du soutien aux activités communautaires et de la valorisation des projets locaux. Pour les volontaires, cette étape a constitué une source d’inspiration et d’ouverture, renforçant leur compréhension des enjeux du terrain et leur motivation à contribuer, chacun à son niveau, à des actions à fort impact social.
La Journée internationale des volontaires, célébrée tous les 5 décembre, rappelle la place essentielle de celles et ceux qui s’engagent chaque année pour la solidarité internationale. Cette année, la date prend une dimension particulière : à New York, une session exceptionnelle de l’Assemblée générale de l’ONU marque le lancement officiel de l’Année internationale des volontaires 2026, consacrée au rôle du volontariat dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).
Une année 2026 sous le signe de la mobilisation internationale
Le volontariat international, sous toutes ses formes, sera au cœur de l’agenda mondial en 2026. L’ONU veut mettre en lumière la contribution concrète des volontaires à la transition écologique, à l’inclusion sociale ou encore à la construction de partenariats équilibrés entre territoires. France Volontaires, qui fait partie du comité de pilotage national, participera aux temps forts prévus au fil des mois.
Pour Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée des partenariats internationaux, cette mobilisation mondiale rappelle l’importance quotidienne du travail mené sur le terrain : « Les volontaires donnent de leur temps, de leurs compétences et expertise pour agir pour le bien commun partout dans le monde. Ils appuient des acteurs locaux, soutiennent des dynamiques partenariales et concourent ainsi concrètement à l’atteinte des Objectifs de développement durable. En Amérique du Sud, grâce au programme volontaire pour l’Amazonie de France Volontaires, ce sont par exemple plus d’une cinquantaine de volontaires qui s’engagent pour la préservation d’écosystèmes forestiers menacés. »
Les volontaires eux-mêmes rappellent le sens de leur engagement. Audrey Charlot, ancienne volontaire auprès du Fonds d’équipement des Nations unies (UNCDF), souligne cette dimension humaine et diplomatique : « Le volontariat international reste, selon moi, un levier concret de diplomatie et de solidarité, reliant les peuples autour d’un objectif commun : bâtir des solutions équitables de paix et de progrès.»
IVCO 2026, temps fort majeur de l’année
Parmi les rendez-vous marquants de cette Année internationale, la conférence International Volunteer Cooperation Organisation (IVCO) 2026, organisée du 20 au 22 octobre à Paris, occupera une place centrale. Coorganisé par France Volontaires et le réseau Forum, l’événement réunira acteurs institutionnels, organisations d’envoi et d’accueil, chercheurs, volontaires et partenaires internationaux autour d’un thème clé : le rôle du volontariat dans les échanges mutuels et les partenariats pour un développement durable.
La conférence permettra d’illustrer la diversité des contributions du volontariat aux ODD, d’appuyer les mobilités croisées et de travailler à un cadre international plus favorable. Pour Ludovic Balogun, volontaire de solidarité internationale au sein de la Maison des mondes africains (MansA), cet horizon commun doit rester un moteur : « En tant que volontaires, nous avons une responsabilité collective : celle de contribuer, par nos actions et nos engagements, à bâtir un monde plus équitable et respectueux des valeurs humaines. »
Tout au long de l’année, France Volontaires accompagnera ces dynamiques, valorisera les initiatives de terrain et participera aux rendez-vous internationaux dédiés à la jeunesse, au climat, à l’inclusion et aux partenariats durables. Une manière de donner corps à cette Année internationale, en écho aux engagements portés chaque jour par les volontaires mobilisés partout dans le monde.
Les principaux rendez-vous de l’Année internationale des volontaires 2026
5 décembre 2025 – New York
Lancement officiel de l’Année internationale des volontaires lors d’une session exceptionnelle de l’Assemblée générale de l’ONU.
14-16 avril 2026 – New York
Forum de la jeunesse du Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU : échanges entre jeunes du monde entier et États membres autour des ODD.
11-12 mai 2026 – Nairobi
Sommet Africa Forward organisé par la France et le Kenya, autour des transitions durables et des partenariats innovants.
Juillet 2026 – New York
Forum politique de haut niveau (FPHN) des Nations unies, consacré au suivi de l’Agenda 2030.
20-22 octobre 2026 – Paris
IVCO 2026 : grande conférence internationale sur le volontariat et les ODD, coorganisée par France Volontaires.
Octobre 2026
Journées du volontariat français (JVF), rassemblant partenaires, associations et volontaires des Espaces Volontariats.
5 décembre 2026 – New York
Clôture officielle de l’Année internationale des volontaires.
C’est dans un ancien atelier de couture totalement rénové du 10e arrondissement de Paris que MansA – Maison des mondes africains, a ouvert ses portes il y a quelques semaines maintenant. Sous la verrière du vaste hall central, au milieu des fougères et des palmiers, Liz Gomis, directrice de MansA, nous accueille. Sourire vif, ton direct, elle rappelle d’emblée la vocation du lieu, dont l’ambition est de promouvoir la transmission et la valorisation des cultures contemporaines africaines. La journaliste et réalisatrice, consacrée “Femme de culture 2022”, pilote cette « fabrique des nouveaux imaginaires » depuis son inauguration le samedi octobre dernier.
Culture africaine contemporaine : une immersion au cœur de MansA
À peine le temps d’un café que Mariette et Ludovic arrivent pour entamer la déambulation. Tous deux volontaires de solidarité internationale en réciprocité (elle, venue de Côte d’Ivoire, lui du Bénin), ils participent depuis plusieurs mois à la vie des lieux. « Ludovic collabore à la gestion de la communication digitale et Mariette est photographe. On est fiers de leur collaboration : les images de Mariette ont été par exemple publiées dans le Monde ou dans Libé », s’enthousiasme Liz.
Ludovic et Mariette, volontaires auprès de MansA.
On sent chez les deux volontaires une familiarité avec l’exposition X.MISERICORDIA, de l’artiste Nicolas Premier, dont ils ont accompagné la gestation, et qui a été proposée au public jusqu’à début décembre. C’est Ludovic qui prend le premier les rennes de la visite, pour évoquer avec nous le sens des diverses œuvres présentées : « Tout tourne autour de l’histoire du Misericordia, ce navire négrier portugais qui avaient disparu en mer après la révolte des esclaves qui étaient à bord, au XVIe siècle ». Première étape : l’installation disposée dans l’espace d’accueil de MansA, où une dizaine de moniteurs sont empilés en forme de pyramide. Les visiteurs peuvent s’asseoir sur un long banc noir pour observer la structure lumineuse, où se mêlent couleurs saturées, visages fugitifs, messages cryptés et les sons d’une radio pirate qui relaie des voix, des musiques ou des sons d’archives.
La bibliothèque constitue l’étape suivante. L’endroit surprend : une grande image rétro-éclairée recouvre le mur, vibrante de couleurs, presque vivante. Au pied, les étagères regorgent d’essais, de romans ou de beaux livres. L’éclairage bleuté donne l’impression d’entrer dans une capsule temporelle. On feuillette quelques ouvrages, on scrute les détails de l’image où se croisent silhouettes et explosions de couleurs.
Puis vient la descente vers le sous-sol, la « cale » du bateau. L’atmosphère change d’un coup : sol sombre, murs avalés par l’obscurité, unique faisceau de lumière provenant de l’immense projection, « AFRICA IS THE FUTURE », qui occupe le mur du fond. On se répartit sur les bancs. Le film d’une trentaine de minutes débute sans introduction, mêlant archives et images tournées par l’artiste, entend « révéler d’autres perceptions du monde », selon l’artiste.
La visite guidée s’achève, mais l’échange continue encore un peu. Mariette et Ludovic racontent leur mission d’un an à MansA, leur découverte de la scène culturelle parisienne, et la manière dont leur rôle de volontaires nourrit la vie du lieu. Liz Gomis confie : « On est content, c’est important d’avoir ces deux volontaires. D’ailleurs ici, personne ne pense à eux en se disant “les volontaires” : pour nous ils font partie intégrante de l’équipe. Ils nous apportent un autre regard sur ce qu’on fait, ce sont des jeunes qui viennent d’une autre région du monde, on confronte nos idées, tout ça nous enrichit. »
Alors que l’exposition X-MISERICORDIA vient de fermer ses portes, MansA s’apprête déjà à ouvrir un nouveau chapitre. Du 13 au 20 décembre, le lieu inaugurera Trajectoires, un cycle consacré aux récits afro-diasporiques. Une nouvelle création pour un espace qui entend rendre visibles des histoires encore trop peu racontées.
Dès leur arrivée sur le site, les volontaires ont été accueillis par l’équipe de l’écurie, qui leur a présenté le fonctionnement de la structure, les règles fondamentales de la lutte sénégalaise ainsi que les dimensions mystiques qui entourent cette discipline.
La séance s’est ouverte par un temps d’explication et de questions-réponses, offrant aux participants un premier éclairage sur ce sport profondément ancré dans l’histoire et l’identité culturelle du Sénégal.
Démonstrations et initiation au combat
Après cette introduction, les volontaires ont assisté à plusieurs démonstrations menées par les lutteurs. Les volontaires ont ensuite pu s’initier eux-mêmes à la lutte. Accompagnés de partenaires attentifs et pédagogues, ils ont testé différentes techniques, dans un cadre sécurisé et accessible. Femmes et hommes ont pu pratiquer ensemble, favorisant un moment d’échange et de partage particulièrement apprécié.
La séance s’est poursuivie avec la participation au baak, danses et chants traditionnels d’avant-combat, un rituel incontournable qui fait partie intégrante de l’univers de la lutte sénégalaise. Cette expérience a permis aux volontaires de s’immerger davantage encore dans la dimension culturelle et symbolique de ce sport national.
Une activité sportive au service de l’intégration
Cette immersion à l’écurie de Yoff a été l’occasion pour les volontaires de découvrir un sport très ancré dans la culture sénégalaise, souvent difficile d’accès pour les non-initiés. Au-delà de la simple activité sportive, elle a renforcé leur intégration en leur offrant une meilleure compréhension des pratiques locales et des traditions qui rythment la vie communautaire.
Les retours des participants sont largement positifs, témoignent de l’intérêt suscité par cette activité et confirment l’importance de ces temps de découverte dans leur parcours d’engagement.
Le volontariat de solidarité reconnu par les représentants institutionnels
Les interventions d’ouverture ont unanimement mis en lumière la contribution essentielle du volontariat international :
Le président du conseil départemental de La Réunion, Cyrille Melchior a salué le rôle du Service civique et du Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) dans le développement humain de la zone,
La présidente du conseil régional de La Réunion, Huguette Bello a rappelé la solidité du partenariat avec France Volontaires,
Le président du conseil départemental de Mayotte, Ben Issa Ousseni a exprimé son souhait de voir le volontariat davantage généralisé,
La ministre déléguée chargée des Outre-mer, Naïma Moutchou, a réaffirmé la place majeure du volontariat dans la coopération régionale.
Signature d’une convention pour l’ouverture d’une antenne à Mayotte
En marge de la conférence, France Volontaires et le Département de Mayotte ont signé une convention prévoyant l’ouverture d’une antenne en 2026.
Ce projet stratégique permettra de renforcer l’accompagnement des volontaires mahorais, d’accueillir davantage de volontaires internationaux en réciprocité, et de consolider la présence de France Volontaires dans le canal du Mozambique.
À cette occasion, Inayati BACAR, ancienne VSI mahoraise au Kenya, a partagé son expérience auprès des représentants du Département.
Un temps d’échange avec la ministre des Outre-mer
La ministre a également accordé un moment privilégié à une délégation de jeunes engagés, dont trois volontaires mobilisés dans la région :
– Juliette LEGROS, ancienne VSI aux Comores en appui à l’ONG Toimaya Ya Maoudou,
– Romuald ROBERT, ancien VSI à Maurice en appui à la Commission de l’Océan Indien,
– Joseph RAMBININTSOA, VSI en réciprocité de Madagascar en appui au Centre de Culture Lecture Brûlé.
Le Directeur général de France Volontaires a rappelé à cette occasion l’importance stratégique du développement des dispositifs de volontariat en réciprocité. Cette dynamique d’échanges constitue “un outil très puissant pour créer un partenariat d’égal à égal avec les territoires dans lesquels nous engageons des coopérations”.
Ces échanges ont permis de valoriser les parcours des volontaires et l’impact de leurs missions dans les domaines de l’éducation, de la culture, de l’environnement ou encore de la coopération institutionnelle.
Des volontaires invités à témoigner en séance plénière
Leurs interventions ont illustré la diversité des missions menées dans le cadre du V.I.E.S et l’importance du volontariat comme outil de coopération territoriale.
Dans son discours de clôture, la ministre a déclaré que “sans la jeunesse, tout reste très théorique ; avec elle, tout devient possible pour demain. J’ai vu ces derniers temps, ces derniers mois, une montée en puissance très nette de la diplomatie des territoires sur ce sujet”.
Elle a également souligné l’apport du volontariat international, rappelant que “c’est une mine extraordinaire de talents pour nous, de jeunes qui font ce lien entre les territoires”.
Une dynamique régionale soutenue par un large partenariat
Porté par les financements INTERREG, l’Agence du Service Civique, le programme Territoires Volontaires du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les collectivités réunionnaises et mahoraises, les RRMA de la CIRRMA – dont SHAMA à Mayotte –, ainsi que par le réseau diplomatique et de nombreux partenaires régionaux, le V.I.E.S constitue un levier structurant pour la coopération en océan Indien.
France Volontaires, notamment via sa représentation à La Réunion, poursuivra son action afin de soutenir le développement d’un volontariat ouvert, structuré et pleinement au service des territoires et de leurs acteurs.
Mentions des dispositifs et structures d’accueil :
Inayati : Kenya – Chambre des commerces franco-kenyane cofinancée par le Département de Mayotte
Juliette : Comores – ONG Toimaya Ya Maoudou. Mission cofinancée par le Département de La Réunion
Romuald : Maurice – Commission de l’océan Indien. Mission cofinancée par la Région Réunion
Prisca : Commission de l’Océan Indien. Mission cofinancée par Région Réunion
Ces projets sont cofinancés par INTERREG VI Océan Indien dont la Région Réunion est autorité de gestion.
Joseph : Madagascar – Centre culturel du Brûlé. Mission cofinancée par la Région Réunion
Edson : Académie intergénérationnelle des Camélias. Mission cofinancée par la Commune de Saint-Denis
Mario Flavien : Laboratoire de l’Université de La Réunion. Mission cofinancée parRégion Réunion et IRD
Ces missions s’inscrivent dans le cadre du programme Territoires Volontaires – TEVO.
Sur le terrain, le volontariat prend des formes très concrètes : foires locales, chantiers de solidarité, projets d’accès à l’eau, et même éoliennes fabriquées à partir de matériaux de récupération. Ces deux journées ont permis de mesurer l’ancrage des actions et la créativité des acteurs locaux.
Coopération entre France Volontaires et les organisations sénégalaises : un partenariat renforcé
L’équipe de l’Espace Volontariats a débuté sa mission par une visite de l’antenne de l’Institut de Coopération pour le Développement (ICD) Afrique à Palmarin, où elle a rencontré Modou Balla Faye, chargé des Programmes, et Madina Ngaido, assistante administrative et financière.
Les stagiaires actuellement accueillis, Éléonore Hannoir et Odiano Giverso, sont revenus sur leurs missions, partageant leurs premières impressions et les actions qu’ils mènent au quotidien.
Odiano est par ailleurs le premier stagiaire envoyé dans le cadre de l’accord de coopération entre l’EDHEC et France Volontaires via le Global Impact Project (GIP).
Les échanges ont permis de revenir sur les projets menés – par l’association- dans le Sine-Saloum, notamment l’accompagnement de 14 GIE (Groupements d’intérêt économique) de femmes dans le cadre du projet « Femmes et Coquillages », incluant un appui logistique, de la formation et du soutien en communication.
Dans le cadre de ce projet Éléonore, travaille à l’organisation d’une foire nocturne dans la ville pour créer des liens et promouvoir les produits locaux issus du travail des GIE (Miel, Produits halieutiques et maraîchers, arachides, etc.).
Accompagnement des jeunes volontaires et suivi des projets sur le terrain
La mission s’est poursuivie à Fimela avec la rencontre de Yakhya Diallo, président de l’association Génération Solidaire. Depuis plusieurs années, l’association accueille des chantiers de solidarité internationale, dont ceux menés avec l’association étudiante nantaise MTOTO qui a contribué à l’agrandissement d’une école maternelle en 2025.
Génération Solidaire envisage également l’accueil d’un futur volontaire afin de l’accompagner dans le développement de ses projets, notamment le développement d’une radio communautaire et la création d’un centre culturel regroupant un espace informatique et une médiathèque.
L’équipe a également échangé avec Anne Verdurmen, VSI chez Experts Solidaires (envoyée par le SCD), basée à Vélingara (Kolda) et impliquée dans un projet d’accès à l’eau mené en partenariat avec la Mairie de Fimela.
Dans le cadre de ce projet, nous avons effectué une visite de courtoisie avec l’adjoint au Maire qui a manifesté son intérêt pour la collaboration avec des volontaires d’échanges et de compétences (VEC) ou le volontariat sénior.
À Diofor, l’équipe a découvert un projet innovant -porté par “Y’a de l’électricité dans l’air” et suivi localement par M. Diouf- : l’installation d’éoliennes, produites avec des matériaux de récupération, dans les écoles de la région de Fatick. L’association s’apprête d’ailleurs à accueillir son premier volontaire en Service Civique.
La journée s’est achevée à Fatick autour d’un dîner professionnel d’échanges et de convivialité avec les volontaires de solidarité internationales (VSI) Abdul Aziz Kafundo (IFAID/ODEJ – Office départemental pour l’emploi des jeunes) et Mario Joël Ewolo Tcheumani (IFAID/Initiative & Développement).
La seconde journée a conduit l’équipe à Toubacouta, où se trouve une nouvelle antenne d’ICD Afrique, inaugurée en début d’année. Elle y a rencontré Lucie Diatta, chargée de coopération, Baye Sidi Diop, chargé de dynamique organisationnelle des GIE, et enfin Anouk Blin, volontaire en Service Civique envoyée par l’ADICE, arrivée peu après l’inauguration de l’antenne et qui dresse déjà un bilan très positif de ses premières semaines.
Un déjeuner d’échanges a ensuite réuni l’équipe avec Mathieu Alberteau, chargé de projets en charge du suivi des services civiques, et Terje Kõlamets, directrice adjointe de l’ADICE. Membre de France Volontaires, cette organisation envoie chaque année plusieurs volontaires au Sénégal, notamment chez ICD Afrique, contribuant à renforcer une coopération solide et durable.
Atelier à Kaolack et retours sur les deux journées de mission
En fin d’après-midi, l’équipe a animé un atelier de présentation de France Volontaires à Kaolack, organisé grâce à la mobilisation de Mbossé Factory.
Une dizaine de jeunes, ainsi que des représentants d’associations, de la mairie, du conseil départemental, de la chambre des métiers et de la chambre du commerce de Kaolack, ont pu découvrir France Volontaires et les différents dispositifs de volontariat français, dont le volontariat de réciprocité.
Ces deux journées ont été marquées par la richesse des échanges, la diversité des initiatives rencontrées et l’engagement remarquable des volontaires et partenaires locaux.
France Volontaires remercie chaleureusement toutes les organisations et personnes rencontrées pour leur accueil, leur disponibilité et leur énergie.
YouthIn a pour ambition de rendre les organisations de solidarité internationale plus inclusives, participatives et intergénérationnelles en développant une boîte à outils numérique, interculturelle et interactive. Elle doit permettre aux salariés, bénévoles, administrateurs et jeunes de questionner leurs pratiques internes, de mieux comprendre les enjeux de la participation, d’accéder à des outils pédagogiques testés ou de trouver des pistes concrètes pour renforcer la place des jeunes dans la gouvernance.
Cette boîte à outils s’inscrit dans la continuité des dynamiques européennes autour de la participation des jeunes et s’appuie sur des ressources expérimentées dans plusieurs pays, avec une volonté forte de co-construction et d’adaptabilité.
Fruit d’une coopération et d’un processus participatif menée par Engagé·e·s & Déterminé·e·s, aux côtés de WeWorld (Italie), Echos Communication (Belgique), Nazioarteko Elkartasuna (Espagne), elle illustre la volonté partagée de renforcer la place des jeunes. YouthIn offre aux acteurs du secteur les moyens de questionner leurs pratiques et d’impliquer réellement les jeunes.
La plateforme rassemble des ressources pratiques pour favoriser la participation des jeunes mais également des outils concrets sur la gouvernance partagée, les projets participatifs et les dynamiques de groupe. Un outil d’auto-évaluation permet de mener vers des ressources personnalisées et d’aider les organisations à faire évoluer leurs pratiques internes.
Un processus collaboratif auquel France Volontaires a contribué
Dans la continuité de son engagement sur le projet « Place aux Jeunes ! », France Volontaires a contribué à plusieurs étapes clés du projet YouthIn.
Début janvier 2025, un atelier de test et de sélection d’outils pédagogiques s’est tenu à Paris. France Volontaires y a participé via la présence de Demba Mané (volontaire de solidarité internationale en appui au service Reconnaissance et Valorisation) et Elena-Alexandra Popescu (chargée de mission formation et outils pédagogiques). Aux côtés d’acteurs associatifs, de jeunes engagés, les participants ont analysé des outils portant sur la gouvernance partagée, la décision collective, l’animation inclusive et la posture d’accompagnement. Autant de ressources destinées à alimenter la future plateforme.
Ces contributions ont nourri l’étape de co-construction menée à Bologne, à laquelle France Volontaires a pris part, qui a permis d’imaginer collectivement le contenu et la structure de la boîte à outils avec les partenaires européens.
Enfin, En septembre 2025, lors de la Rencontre Annuelle « Place Aux Jeunes », France Volontares a co-animé un atelier immersif facilitant la découverte de la version numérisée de YouthIn et son appropriation par les acteurs du secteur.
Née de la volonté de faire de l’égalité femmes-hommes une priorité transversale de la politique étrangère, la diplomatie féministe s’impose comme un levier d’influence et de transformation mondiale. Depuis l’adoption de la Déclaration de Pékin (1995) et de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, les droits des femmes progressent, mais à un rythme trop lent : selon ONU Femmes, il faudrait encore près de trois siècles pour parvenir à une égalité réelle. À l’heure où les violences et les mouvements anti-droits gagnent du terrain, la France, pionnière en la matière depuis 2019, entend renforcer son engagement, aux côtés d’une quinzaine de pays (Espagne, Mexique, Liberia, Mongolie…).
Un rendez-vous pour “résister, unir, agir”
Organisée les 22 et 23 octobre à Paris, la 4ᵉ Conférence ministérielle des diplomaties féministes, a réuni États, organisations internationales, banques de développement, fondations et associations féministes. Objectif : consolider les coalitions internationales pour préserver et faire progresser les droits des femmes.
Le programme a alterné plénières et tables rondes autour d’enjeux concrets : prévention des violences, financement de l’égalité de genre, lutte contre les mouvements masculinistes en ligne, participation des femmes aux processus de paix, ou encore diplomatie féministe et santé sexuelle et reproductive. La séquence finale, intitulée “Le temps de la paix est venu”, a consacré la diplomatie féministe comme un outil géopolitique à part entière, au service de l’agenda “Femmes, paix et sécurité”.
Les volontaires, majoritairement des femmes (63 % en 2024), participent à des projets concrets : autonomisation financière de groupements féminins, scolarisation des jeunes filles, prévention des violences, santé reproductive, ou encore budgétisation sensible au genre. En Arménie, au Bénin, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal, leurs missions font écho aux ambitions portées par la Conférence.
En parallèle, des organisations comme Action contre la Faim, CARE France, Médecins du Monde ou Equipop ont animé des événements parallèles associant justice climatique, reproductive et sociale, autant de thématiques où la voix des femmes demeure essentielle pour repenser les politiques internationales.
Le volontariat, vecteur de diplomatie féministe
Sur le terrain, les volontaires internationaux d’échange et de solidarité (V.I.E.S) incarnent cette diplomatie féministe au quotidien. France Volontaires, opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a fait de l’égalité de genre une priorité transversale de son action : politique de tolérance zéro contre les violences sexistes et sexuelles, formation des équipes, élaboration d’une charte des valeurs intégrant la dimension genre, accompagnement de ses partenaires dans plus d’une vingtaine de pays…
Les volontaires, majoritairement des femmes (63 % en 2024), participent à des projets concrets : autonomisation financière de groupements féminins, scolarisation des jeunes filles, prévention des violences, santé reproductive, ou encore budgétisation sensible au genre. En Arménie, au Bénin, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal, leurs missions font écho aux ambitions portées par la Conférence.
Ainsi, Marieta, volontaire arménienne à Strasbourg, œuvre à l’intégration de la dimension de genre dans les politiques publiques locales ; Valentine, au Sénégal, a contribué à l’autonomisation des femmes qui cultivent des produits halieutiques dans la mangrove ; Erisia, volontaire gabonaise en France, soutient un projet contre les violences basées sur le genre; Manon, enfin, effectue son volontariat avec LP4Y dans les quartiers défavorisés de la capitale des Philippines, au contact des jeunes mères isolées. Autant de parcours qui illustrent la portée concrète d’une action tournée vers l’égalité et la fin des violences.
Un engagement durable pour l’égalité
Au-delà des discours, la diplomatie féministe se mesure à sa capacité à prévenir les violences et à transformer durablement les pratiques. À ce titre, le volontariat international constitue un laboratoire vivant de la solidarité : il favorise les échanges réciproques, les coopérations équitables et la construction de sociétés plus justes.
À l’approche du 25 novembre, France Volontaires rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes ne relève pas d’une seule journée : elle s’inscrit dans les projets menés chaque jour par les volontaires et leurs partenaires. Un engagement qui prolonge la Stratégie internationale pour une diplomatie féministe lancée par la France et qui contribue à construire, concrètement, l’égalité et la paix.
Créé en 2008 sous le nom de Salon des Métiers de l’Humanitaire, l’événement s’est imposé au fil des ans comme un espace de travail unique pour les organisations engagées ici et hors de nos frontières. Rebaptisé Soliway en 2021, il reflète désormais les multiples formes que peut prendre la solidarité : actions de développement, engagement citoyen, économie sociale et solidaire, volontariat international ou plaidoyer. Pour Céline Jurgensen, ambassadrice et représentante permanente de la France auprès des Nations Unies qui inaugurait cette édition, « Soliway est le rendez-vous incontournable de tous ceux qui veulent contribuer à l’effort de solidarité internationale dont nous avons tous besoin ».
Financements, communication, engagement : France Volontaires au rendez-vous
Dès l’ouverture, vendredi matin, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, a participé à une table ronde consacrée aux sources de financement de l’action internationale. Aux côtés d’Isabelle Calligé (Annemasse Agglo) et Mélanie Sabot (Cités Unies France), il a rappelé le rôle structurant du Volontariat International d’Échange et de Solidarité : « Le V.I.E.S, profondément partenarial, est un outil concret et utile pour l’action internationale solidaire de la France, dans tous les territoires. » L’échange a également permis de présenter Territoires Volontaires, un programme clés en main pensé pour accompagner les collectivités souhaitant s’engager durablement dans le volontariat.
La journée professionnelle s’est poursuivie avec une seconde table ronde consacrée aux enjeux de communication des acteurs de la solidarité. Invitée à y intervenir, Charlotte Chiron, responsable communication de France Volontaires, a insisté sur la nécessité de maintenir une approche collaborative dans un contexte budgétaire tendu : « S’adapter et travailler en partenariat, c’est ce qui permet de continuer à informer, incarner et inspirer. »
Un public nombreux et curieux des possibilités d’engagement à l’international
Samedi, place au grand public. Toute la journée, des jeunes – et de nombreux adultes en reconversion – sont venus s’informer sur les différents dispositifs de volontariat. Une dernière table ronde, consacrée à « Trouver son chemin dans la solidarité », a permis de rappeler l’intérêt du V.I.E.S comme levier d’ouverture et de transition professionnelle. Charlotte Chiron y a encouragé les participants à « sortir de leur zone de confort pour vivre une expérience interculturelle transformatrice, souvent un vrai tremplin pour la suite ».
L’échange a aussi permis de revenir sur la question du volontourisme et sur la nécessité de promouvoir des missions coconstruites avec les acteurs locaux. France Volontaires a réaffirmé son attachement à un volontariat éthique et responsable, en s’appuyant notamment sur sa campagne de lutte contre le volontourisme menée avec Friends-International.
Un salon qui continue d’ouvrir la voie de la coopération internationale
Pour France Volontaires, présent pour la troisième fois, Soliway reste un moment fort de l’année. « Un espace d’échanges utiles pour souligner le rôle que peut jouer le V.I.E.S », a résumé Yann Delaunay, saluant l’intérêt du public rencontré sur le stand de l’organisation.
Porté par Annemasse Agglo et inscrit dans l’écosystème franco-genevois, le salon confirme, édition après édition, son rôle de lieu de référence pour celles et ceux qui pensent et pratiquent la solidarité internationale. Un rendez-vous qui, dans un contexte mondial tendu, continue de faire la démonstration d’un engagement toujours très vivant.
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