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Forum Création Africa 2025 : les industries culturelles africaines entrent en scène à Lagos

Du 16 au 18 octobre, Lagos devient la capitale de la création africaine. La métropole nigériane accueille en effet la seconde édition du Forum Création Africa, grand rendez-vous consacré aux industries culturelles et créatives (ICC) du continent. Après Paris en 2023, cette nouvelle édition entend mettre en lumière la vitalité artistique et entrepreneuriale africaine, tout en renforçant les passerelles entre créateurs, investisseurs et institutions.

Une dynamique renouvelée entre cultures et création

Ce forum s’inscrit dans le sillage du renouveau du partenariat Afrique-France, incarné notamment par l’ouverture de la Maison des mondes africains (MansA) à Paris en 2025 et la programmation du Sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en 2026. En ciblant les industries culturelles et créatives (du jeu vidéo à l’animation, de la mode durable à l’audiovisuel, de la musique aux technologies immersives), Création Africa affirme que la culture est un levier pour le développement économique, la transformation sociale et les échanges pluriels.

Pendant trois jours, plus de 1 000 participants – créateurs, entrepreneurs, institutions, médias, investisseurs et publics – se donnent rendez-vous à Lagos pour des masterclasses, tables rondes, pitchs et concerts, avec pour enjeux la structuration financière des filières, l’usage des technologies immersives, le rôle des diasporas, la place des femmes dans la création ou encore la diffusion internationale des œuvres africaines.

Au-delà de la visibilité qu’il accorde aux artistes, le forum vise à favoriser les coopérations, la coproduction, la mise en réseau des acteurs et l’accès à des ressources de financement dans un modèle de partenariat réciproque.

Le volontariat international : levier de compétences et de trajectoires

Dans le foisonnement des initiatives culturelles africaines, le volontariat international joue un rôle essentiel comme catalyseur d’expériences, de compétences et de réseaux. Les parcours, entre autres profils, de Comlan Pâcome Alomakpé (originaire du Bénin) et d’Abdoulaye Gomis dit Thielo (du Sénégal) illustrent précisément ce pont entre engagement citoyen et entrepreneuriat créatif.


Le volontariat international de Thielo (à gauche) chez Canal 93, à Bobigny, lui a permis d’acquérir des compétences techniques qu’il a réinvesties à son retour au Sénégal où il a fondé son propre studio.

Le premier, après une mission de service civique en France au service de la coopération culturelle entre la commune martiniquaise des Anses-d’Arlet et la ville de Ouidah, est retourné au Bénin avec un objectif clair : structurer et valoriser le patrimoine culturel de son pays. Aujourd’hui à la tête d’Africa Ingénierie Culturelle et Tourisme SARL, il mène des missions de formation d’agents du Musée des Armées du Bénin ou pilote le projet scientifique et culturel du Musée Popovic. Son engagement démontre comment une expérience de volontariat peut s’incarner, à posteriori, dans des responsabilités culturelles concrètes.

De son côté, Thielo a, durant sa mission comme volontaire de solidarité internationale à Canal 93 (Bobigny, Seine-Saint-Denis), mené un projet musical tout en contribuant à la gestion technique de studio : sonorisation, montage, enregistrement. Cette immersion lui a permis d’acquérir des compétences techniques (utilisation de consoles, éclairage, podcast) qu’il a réinvesties à son retour : il a fondé son propre studio hip-hop, impulsant ainsi une dynamique artistique locale.

Ces trajectoires éclairent le rôle du volontariat, qui offre aux jeunes des terrains d’expérimentation et des compétences opérationnelles mobilisables dans leurs propres écosystèmes culturels. Dans le contexte d’un forum dédié aux ICC, elles incarnent la complémentarité entre politique publique, diplomatie culturelle et action citoyenne.

De Delhi à Pondichéry, la Journée du volontariat français 2025 fait dialoguer jeunesse et engagement écologique

Cette édition spéciale de la Journée du volontariat français (JVF) a débuté cette année par un atelier sur la gestion des déchets électroniques, organisé au Gargi College de l’Université de Delhi, en partenariat avec Bajaj Foundation. L’événement s’inscrit dans le cadre du Daan Utsav, la Semaine du don célébrée chaque année en octobre en Inde pour promouvoir la générosité et la solidarité. 

Shohini Dutta, directrice de la philanthropie à Bajaj Foundation, a partagé des conseils précieux sur la manière dont les étudiants peuvent contribuer à lutter contre la crise des déchets électroniques : sensibiliser leurs familles et communautés aux programmes de recyclage, organiser des collectes d’appareils usagés, promouvoir une utilisation responsable des équipements électroniques et soutenir des initiatives vertes telles que la réutilisation ou la remise à neuf des anciens appareils. La session a également inclus des échanges dynamiques avec les 130 étudiantes présentes, ainsi qu’un nukkad natak (théâtre de rue) présenté par Kshitij, The Streetplay Society, offrant une approche de sensibilisation ludique et engageante.

           

La deuxième étape de la JVF s’est poursuivie le 8 octobre à l’ambassade de France en Inde, réunissant les volontaires en mission en Inde, les alumni indiens de retour suite à leur volontariat en France, ainsi que des partenaires, des acteurs de la solidarité internationale, de l’engagement des jeunes et de nombreux étudiants. 

© Sarabjit Dhillon

 

La cérémonie s’est ouverte avec un discours de Damien Syed, Ministre Conseiller à l’ambassade de France en Inde, qui a mis en avant le rôle clé des volontaires, dont l’engagement contribue à des changements positifs à l’échelle mondiale, et souligné que le volontariat international encourage la solidarité, la coopération et la responsabilité partagée. Des témoignages inspirants ont été partagés par Priya Bhasin, ancienne volontaire en Service Civique de réciprocité avec La Délégation Catholique pour la Coopération à Paris, et Léa Maury, actuellement Volontaire de Solidarité Internationale avec Life Project 4 Youth à Delhi. Leurs interventions ont confirmé les propos de Damien Syed, en soulignant la capacité du volontariat à créer des ponts entre les cultures, à renforcer l’empathie et à promouvoir une citoyenneté active. 

Le panel sur le thème « Futurs plus verts grâce aux VIES : action locale, impact global » a exploré le rôle des jeunes dans la protection de l’environnement et la réalisation des objectifs de développement durable. Cette discussion, animée par Dimple Asopa de HES2I, a réuni Neha Raghav, Directrice de l’éducation environnementale chez WWF Inde ; Kapil Mandawewala, fondateur d’Edible Routes ; et Sushil Chaudhary, Coordinateur National du Programme des Volontaires des Nations Unis en Inde. 

 

L’événement a pris une tournure plus interactive avec l’animation de l’atelier sur la gestion des déchets électroniques par Shohini Dutta de Bajaj Foundation, ainsi que le quiz sur le climat proposé par HES2I. Les partenaires – Tender Heart NGO, Edible Routes, Life Project 4 Youth – ont également présenté leurs projets lors du forum associatif et durable, en échangeant avec les invités autour d’un cocktail. 

 

Pondichéry a marqué la dernière étape – et la toute première édition locale – de la JVF. Accueilli par l’Université de Pondichéry, l’événement a réuni partenaires, volontaires et étudiants autour d’un même engagement : celui d’unir les forces locales et internationales pour un avenir plus durable. 

Yasar Ahmad, Représentant National de France Volontaires Inde et Docteure Sarmila Acharif, Cheffe du Département de Français a l’Université de Pondichery ont ouvert la Journée, suivie d’un panel animé par Apurva Medha, ancienne volontaire en Service Civique en réciprocité à l’Université de Tours. Ensemble, Punit Dhandhania, Directeur de Kuddle Life Foundation, Betty Gimenez, Cheffe du Département d’Ecologie à l’Institut Français de Pondichéry et le Dr Thirumurugan Calivarathan, Professeur de Francais à l’Université de Pondichéry, ont échangé sur les liens étroits entre la santé des océans, les moyens de subsistance des communautés côtières et la responsabilité environnementale de chacun. 

 

« Grâce à la recherche, à la sensibilisation et à l’éducation, nous cherchons à alerter sur les menaces qui pèsent sur la vie marine, à promouvoir la pêche artisanale durable et à aider les pêcheurs à bâtir des moyens de subsistance plus résilients »,
a rappelé M.Dhandhania.

 

 

Le forum associatif qui a suivi a permis à des organisations telles que YouthLink Auroville, OK Upcycling Studio, Trust for Youth and Child Leadership, l’Alliance française de Pondichéry, Kuddle Life Foundation et Sristi Foundation de présenter aux étudiants leurs initiatives en matière d’engagement des jeunes, de lutte contre les déchets et de développement durable, mais surtout d’échanger sur les différentes manières de s’impliquer à leurs côtés.

 

Comme l’a résumé un étudiant : « J’aimerais que toute notre génération prenne conscience de l’urgence d’agir pour la planète. Nous n’avons plus d’excuse pour rester inactifs. » 

 

Cette triple célébration a été possible grâce au réseau de partenaires, des invités et volontaires, ainsi que des sponsors Sri Balaji Vidyapeeth et Synthite Industries, que l’équipe de France Volontaires Inde remercie chaleureusement.

 

 

 

Ce fut l’occasion de soutenir les projets locaux et valoriser les acteurs de la solidarité internationale, qui construisent des ponts entre les cultures et incarnent l’esprit de coopération ; rappelant que le changement commence par chacun d’etre nous, pour avoir un impact durable sur la planète.

Journée du volontariat français (JVF) au Togo : le volontariat au service d’un avenir plus vert

Présidée par Telngar RASSEMBEYE, représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana, Augustin FAVEREAU, Ambassadeur de France au Togo, et Dr Abdul-Fahd FOFANA, ministre délégué auprès de la ministre du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, la cérémonie a marqué le lancement officiel de cette journée d’échanges et de célébration.

Telngar RASSEMBEYE, Représentant National de France Volontaires au Togo et au Ghana

S.E.M Augustin FAVEREAU, Ambassadeur de France au Togo

Dr Abdul-Fahd Fofana, Ministre délégué auprès de la Ministre du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire

 

Elle a été rythmée par la finale du concours d’éloquence “Mots Vifs”, où quatre jeunes orateurs ont plaidé pour un monde plus juste et plus vert.

Bindounow Mèhèza Rébecca TCHAMIE a remporté cette édition, suivie de Komivi KOLODJA, Dioktante Bénédicte DOUTI et Aféréba Claudia Armanda JOHNSON, avec une mention spéciale pour El Pidio Folly ANANI, prix du public.

 

Championne : Bindounow Mèhèza Rébecca TCHAMIE — Afrique 2050 : quel avenir durable pour notre continent ? 

Premier vice champion : Komivi KOLODJA — Volontariat vert : les initiatives togolaises, modèles pour le monde ?

Deuxème vice chamionne : Dioktante Bénédicte DOUTI — Coopération Nord-Sud : vers une solidarité écologique équitable ?

  

Troisième vice championne : Aféréba Claudia Armanda JOHNSON — Planète en crise : les volontaires peuvent-ils changer la donne ?

 

Public lors de la cérémonie

Une mention spéciale aux deux modératrices : Oreta Anani TCHOTCHO, vice championne des Mots Vifs 2023 et volontaire nationale auprès du dispositif de l’aéroport de France Volontaires, et Adjoa Sika Light Sandrine AGBOH, championne des Mots Vifs 2024..

Deux panels thématiques pour’explorer le rôle des volontaires dans la transition écologique et la souveraineté alimentaire

Panel 1 – Gestion des déchets et économie circulaire : les volontaires, moteurs d’innovations locales
Modéré par Esso Wèdeou GNAMKE, chargé d’appui au développement des volontariats à France Volontaires Togo, ce panel a réuni :

  • Samuel KOMBATE (ONG DYVOSO / NYLKOM Recycling) – transformation du papier en mobilier et promotion du volontariat vert ;

  • Alice CORLOSQUET (STADD) – mission de service civique favorisant les coopérations entre acteurs bretons et togolais de l’ESS ;

  • Olivier LATREILLE (Moi Jeu Tri) – sensibilisation des jeunes à l’éco-citoyenneté par l’action concrète ;

  • Joël Komla AGBETOSU (Miawodo) – valorisation des plastiques collectés en opportunités économiques durables ;

  • Nakordja Benjamin BANGANI (ANVT) – partage d’expériences d’engagement citoyen à travers le volontariat national ;

  • Atanaska GUILLAUDEAU (France Volontaires siège) – présentation des orientations stratégiques pour renforcer la mobilisation environnementale.

Les échanges ont souligné une idée centrale : le volontariat est un levier d’innovation locale et un pont entre acteurs pour un Togo plus vert.

Panel 2 – Agroécologie et souveraineté alimentaire : le rôle des volontaires dans l’adoption de pratiques agricoles durables
Modéré par Maëva BOGARD, chargée de communication et des relations partenariales à France Volontaires Togo, il a réuni :

  • Éric TCHANGANI (Sichem Agro DR) – sur la formation des jeunes et la transmission de savoirs agroécologiques ;

  • Benjamin MIAHE (OADEL) – plaidoyer pour la consommation locale et la souveraineté alimentaire citoyenne ;

  • Ana QUINTELA (AFD Togo) – présentation des actions de l’Agence Française de Développement en agroécologie régionale ;

  • Chloé GOUDARD (association KSB) – témoignage d’une jeune volontaire sur la coopération Nord-Sud et l’engagement écologique ;

  • Karim DOUMBIA (Représentant régional Afrique de l’Ouest, France Volontaires) – mise en perspective des initiatives régionales en agroécologie et écocitoyenneté.

Ce temps d’échanges a mis en avant la complémentarité des expériences et l’importance du volontariat comme catalyseur de la transition agricole durable.

Le village associatif, cœur battant de la JVF 2025

Véritable cœur battant de la Journée du Volontariat Français | Togo 2025, le village associatif éco-responsable a rassemblé 36 structures* engagées autour du volontariat, de l’environnement et de la coopération solidaire.

Tout au long de la journée, les visiteurs ont découvert la richesse et la diversité des initiatives portées par les associations, ONG, institutions et acteurs du volontariat présents. Stands d’information, animations interactives et présentations de projets ont mis en lumière les engagements citoyens et écologiques qui font vivre les territoires.

Le village a accueilli la visite des représentants de France Volontaires, de l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), et du Ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, venus saluer le dynamisme et la créativité des exposants.

Une belle vitrine du volontariat en action, illustrant la complémentarité entre engagement local, solidarité internationale et transition écologique.

* ADA, Africa Smile, ALPHA B, ANGE, Anim Solidaire, ANVT, ASDEF, ASUD, AVI Togo, BANAFIB, Bracelets de Vie, CAVO, CENEJ, CJLE, COVOPO, DOM Togo, FEDIA, Harmonie Sol, Idées Génies, Jeunes Verts, JVE, Les Colibris du Togo, Miawodo, Good Deeds Day, NADDAF, Nénuphar et Lotus, PADIE, 5KM à Pied, Perles du Monde, RVT, SICHEM, STADD, TMSU, UJPOD, Une Vie un Espoir, Voisins Solidaires Togo, Volontaires Internationaux de Solidarité.

L’art et la solidarité à l’honneur

Des intermèdes artistiques menés par le centre ADEPOMA ont célébré la culture togolaise et l’art au service du développement humain, ponctuant la journée d’émotions et de partage.

 

Une mobilisation collective pour l’environnement

Le lendemain, un écojogging a rassemblé la mairie du Golfe 4, Gozem, et plus d’une quinzaine d’associations partenaires* , permettant de collecter plus de 300 litres de déchets.

* Voisins Solidaires, 2AEC, OJEDD, Afrique Positive, Banafib, STADD, CEC, UJPOD, JEV, CED, Ensemble Notre Futur, ADEPOMA, Colibris du Togo, Mission Mission 1000 Tonnes, Ecolotrip, Let’s Do It Fondation, Nénuphar et Lotus, Melo Lomé.

La réussite de la Journée du volontariat français 2025 repose sur une synergie exceptionnelle entre France Volontaires, ses partenaires techniques, associatifs* et financiers, ainsi qu’un comité d’organisation engagé.

Ensemble, ils ont contribué à faire de cet événement un moment de partage, d’engagement et d’action collective au service d’un avenir plus durable.

*Mission 1000 Tonnes Togo, ADA Togo, Afrique Positive, Afrique Secours, ANGE, Anim Solidaire, AST, CAVO Togo, CEC Togo, Centre Kekeli, CJLE, Colibris du Togo, DJS Togo, DOM Togo, Ensemble Notre Futur, GDD, Jeunes Verts, JEV Togo, Miawodo, Mission des Jeunes, MIVA Togo, Moi Jeu Tri, Monarch Intelligence, Nénuphar et Lotus, OJEDD, PADIE, Perles du Monde, RAPAA, Sandrine Humani’terre, Solidarity In Humanity, STADD, UJPOD, Voisins Solidaires Togo, Les Éclairs de la Jeunesse, KAAD Communication, Melo Lomé et Banafib.

 

© Enok TSEVI pour la JVF / Nicolas VAVA pour l’écojogging

Journée du Volontariat Français « Quand on parle de solidarité, on parle toujours de la Tunisie »

Échange avec les organisations de la société civile à Tunis

Une vingtaine de partenaires de l’espace volontariat se sont regroupés pour rencontrer le directeur général de France Volontaires. Les échanges ont été riches et Yann Delaunay a salué l’engagement et les bonnes pratiques de la société civile tunisienne en termes de volontariat. Au travers des discussions, les associations présentes ont pu présenter leur souhait pour renforcer les dynamiques de volontariat national et international pour la jeunesse tunisienne. De la reconnaissance des acquis à la création d’opportunités de développement en passant par l’insertion professionnelle des jeunes en fin de mission, ce sont autant de thématiques abordés pendant les échanges riches et constructifs. Yann Delaunay a également abordé la réciprocité, alors que de nombreux anciens volontaires tunisiens représentaient des associations locales.

« L’enjeu aujourd’hui, il est aussi de multiplier les possibilités de volontariat pour les jeunes tunisiens » Yann Delaunay 

Le volontariat comme levier de coopération

Le déplacement de Yann Delaunay fut également l’occasion pour lui de prendre part au Conseil d’Orientation Stratégique, organisé par le Service de Coopération et d’Action Culturel de l’ambassade de France en Tunisie. Entre différents groupes de travail organisés par l’Institut Français de Tunisie et de riches restitutions, cette participation démontre la reconnaissance du volontariat comme un outil transversal dans les projets de coopération, et la pluralité des secteurs d’intervention des volontaires en témoigne (Développement local, éducation, environnement, agriculture durable, handicap, éducation, santé, gouvernance.).

Célébration de la Journée du Volontariat Français

La cérémonie s’est ouverte sur une prise de parole de Mme Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie. Dans son discours, elle a valorisé la jeunesse comme axe transversal et vecteur de changement dans les projets de coopération, rappelant que les projets de volontariat sont porteurs d’optimisme. La pluralité des dispositifs de volontariat a été soulignée comme autant de visages de la solidarité et de l’engagement, rappelant également que la réciprocité des échanges reste au cœur de la politique de coopération.

« Il n’y a rien de plus optimiste que de se tourner vers la jeunesse, qui est un vecteur transversal et structurant de la coopération » Anne Guéguen

© Institut Français de Tunisie

Le directeur général de France volontaires a ensuite pris la parole. Yann Delaunay a rappelé l’importance du volontariat comme un outil reconnu, au service de l’agenda 2030 et du développement durable. Il a également pu souligner l’impact des projets de volontariat sur la rencontre et l’amitié entre les peuples. Il a ainsi clôturé sa prise de parole sur le potentiel du volontariat dans les projets de coopération franco-tunisienne et la pluralité des thématiques dans lesquelles les volontaires sont engagés : protection de l’environnement, éducation, coopération, santé, jeunesse ou encore développement local.

« Les volontaires incarnent cette coopération de visage à visage, qui déconstruit les préjugés et créé des amitiés et des opportunités » Yann Delaunay

© Institut Français de Tunisie

Enfin les volontaires et les structures d’accueil ont pu, ensemble, restituer le travail d’échange de pratique réalisé dans la journée et mettre en avant les valeurs du volontariat : solidarité, échange, respect, écoute, bienveillance et apprentissage. Les volontaires ont pu prendre la parole, dans leurs diversités de profils et de missions, pour incarner une jeunesse tunisienne et française, engagée, ouverte sur le monde, et prête à saisir les opportunités pour s’investir dans des projets porteurs de sens.

Ces deux jours de mission de Yann Delaunay en Tunisie ont permis de mettre à l’honneur l’engagement des jeunesses françaises et tunisiennes au profit de la construction d’un monde plus juste, solidaire et durable, et la place importante des organisations de la société civile dans la réalisation de ces projets.

L’équipe de France Volontaires Tunisie adresse un remerciement tout particulier à l’ambassade de France en Tunisie et l’Institut Français de Tunisie qui soutiennent depuis plusieurs années, l’engagement des jeunes tunisiens et français dans les dispositifs de volontariat au service de l’intérêt général.

Un grand remerciement également aux partenaires et volontaires mobilisés pendant ces rencontres.

Entre Billère et Madagascar, une coopération décentralisée exemplaire

Depuis près de dix ans, la commune de Billère, dans les Pyrénées-Atlantiques, s’est rapprochée de Soavinandriana, une ville malgache de la région Itasy, avec laquelle elle a bâti un partenariat solide. Le projet « L’Eau ici et là-bas », entré en 2025 dans sa quatrième phase, illustre cette ambition : améliorer l’accès à l’eau, et sensibiliser les habitants des deux communes aux Objectifs de développement durable (ODD) et à l’interculturalité. Chaque année, des binômes de jeunes volontaires français et malgaches prolongent ce lien par des missions de volontariat en réciprocité.

Cette expérience a récemment été mise en avant lors des Rencontres de l’action internationale des collectivités territoriales (RAICT), organisées début juillet à Paris. Alors que France Volontaires présentait le programme Territoires Volontaires (TeVo) comme un outil d’accompagnement des collectivités, Jacques Cabanes, adjoint au maire de Billère, est venu témoigner de son efficacité (photo ci-dessus). Pour cette commune de 14 000 habitants, le recours à TeVo a ainsi permis de structurer une coopération ambitieuse tout en maintenant des coûts maîtrisés, démontrant que même une petite ville peut s’engager à l’international grâce au volontariat.

Pourquoi avoir initié une coopération avec Madagascar ?

Au départ, nous avions engagé un partenariat avec une ville en République centrafricaine, mais la guerre civile a mis fin au projet. La Région Nouvelle-Aquitaine, déjà engagée avec la région malgache d’Itasy, nous a alors orientés vers Soavinandriana. Ce lien est précieux : la Région dispose d’une équipe solide et nous a beaucoup aidés, par exemple lors du rapatriement de jeunes pendant la crise du Covid. Cette complémentarité rend notre action plus efficace.

Comment fonctionne concrètement la coopération décentralisée entre les deux territoires ?

Nous avons trois axes principaux. D’abord, l’échange de volontaires en binôme : chaque année, un ou une Française et un ou une Malgache passent six mois dans la ville partenaire, via l’association Cool’eurs du Monde. Leur mission porte sur l’eau, l’hygiène et l’interculturalité. Ils animent des séances dans les écoles jumelées, où ils produisent avec les enfants des textes, chansons, vidéos ou slams. Deuxième axe : la réalisation d’adductions d’eau potable dans des hameaux de Soavinandriana.
Enfin, nous développons les échanges d’enseignants et de personnels municipaux. Certains sont venus à Billère, et nous projetons de mettre en place des séjours croisés pour agents, élus et groupes de jeunes, afin de renforcer les compétences partagées.

 

Beaucoup ignorent ces dispositifs ou hésitent à se lancer, faute de moyens humains. Je tente de sensibiliser mes collègues élus.

 

Vous insistez souvent sur la nécessité de trouver des financements innovants. Comment une petite commune comme Billère parvient-elle à porter un tel projet ?

Nous sommes malins ! (rires) Nous comptons 14 000 habitants, avec des ressources fiscales limitées. Sans cofinancements, nous ne pourrions pas assumer ce programme qui représente environ 150 000 € par an. Nous avons donc sollicité le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, de la Région Nouvelle-Aquitaine, de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, et donc du programme Territoires Volontaires (TeVo) de France Volontaires, qui nous permet d’optimiser nos ressources humaines sur nos projets.
Le dispositif TeVo est essentiel : il nous permet d’accueillir en permanence deux volontaires en service civique et un VSI. Sans lui, cette coopération serait difficile à maintenir.

Quel est l’intérêt d’une telle politique de solidarité internationale pour une commune comme Billère ?

Certains nous reprochent de ne pas concentrer nos moyens sur les seuls habitants de la commune. Mais cette coopération a un véritable impact local. Elle favorise l’interculturalité, combat les préjugés et ouvre les regards. Les élèves des écoles jumelées découvrent Madagascar à travers des chansons, des mots en malgache, des échanges avec leurs homologues. Chaque année, une fête des enfants conclut le cycle, et les parents témoignent souvent des changements à la maison.
Nous accueillons aussi des volontaires remarquables. Actuellement, un VSI malgache, Kanto, pilote le projet depuis les services de la mairie. Sa compétence et son enthousiasme en font un véritable ambassadeur de son pays.

Vous regrettez que d’autres communes n’aient pas recours au volontariat pour leurs actions internationales. Pourquoi selon vous ?

Beaucoup ignorent ces dispositifs ou hésitent à se lancer, faute de moyens humains. Je tente de sensibiliser mes collègues élus. Récemment, j’ai rencontré le maire d’une petite commune intéressée mais qui ne dispose pas encore de ressources suffisantes. D’autres, comme la ville de Cachan en région parisienne, se montrent très attentifs et envisagent d’intégrer le volontariat à leur coopération.
Même à Madagascar, la maire d’Antananarivo s’est dite intéressée par ce type d’échanges scolaires. Je suis convaincu que c’est un outil formidable, à la fois pour les jeunes qui partent et pour ceux qui accueillent. Aujourd’hui, je suis en quelque sorte devenu un véritable militant du volontariat !

 

Bio express

Jacques Cabanes, 76 ans, est adjoint au maire de Billère depuis trois mandats. Psychosociologue de formation, il a dirigé un cabinet de conseil en ressources humaines, intervenant auprès d’entreprises, d’organisations et d’hôpitaux. Ancien « coopérant » en Côte d’Ivoire dans les années 1970, il a conservé des liens durables avec l’Afrique de l’Ouest. Très impliqué dans le milieu associatif, il a notamment présidé un centre social et cofondé SOS Amitié dans sa région. Son engagement municipal s’inscrit dans une longue trajectoire de solidarité et d’ouverture internationale.

Le mois du Volontariat d’Entreprise par Planète Urgence

La 5ᵉ édition du Mois du Volontariat d’Entreprise est officiellement lancée, portée par Planète Urgence avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de France Volontaires !

Chez Planète Urgence, le partage de compétences est un formidable levier de transformation collective. Avec le Congé Solidaire®, des collaborateurs mettent leur expertise au service d’associations locales, tout en vivant une expérience humaine et professionnelle unique. Ce fut le cas l’an passé pour Raymond Lahul, salarié chez France Télévisions parti au Bénin pour y former à la photo les membres d’une association locale, ou pour Léa Besançon, envoyée en Indonésie soutenir une association de protection de l’environnement.

 

Congé Solidaire® : comment fonctionne le volontariat d’entreprise ?

Les salariés s’engagent sur des missions courtes (deux semaines), financées par leur entreprise, durant lesquelles ils mettent à disposition leurs compétences et leur temps.

Deux types de missions :

  • Des missions de formation pour adultes (compétences en marketing, RH, informatique, etc.)
  • Des missions de biodiversité (recensement d’espèces, protection des espèces, etc.).

Les missions sont disponibles dans 8 pays : Bénin, Cameroun, Togo, Pérou, Madagascar, Indonésie, Cambodge et Équateur.

Ce dispositif garantit un volontariat responsable, construit avec nos partenaires locaux, pour un impact durable auprès des communautés et de l’environnement.

En savoir plus sur le Congé Solidaire® et les missions disponibles : planete-urgence.org/nos-dispositifs-de-volontariat/le-conge-solidaire

Rencontres institutionnelles et immersion aux côtés des volontaires : retour sur la visite officielle du directeur général à La Réunion

Le moment fort de cette visite a été la signature de la nouvelle convention TEVO avec la Région Réunion, en présence de Wilfrid Bertile, conseiller régional, et de nombreux volontaires et partenaires engagés dans le programme. Cette étape symbolique confirme l’importance de la réciprocité internationale et de la mobilité des jeunes réunionnais, tout en consolidant la coopération régionale et la dynamique citoyenne sur le territoire.

Mais la visite ne s’est pas limitée à cette signature officielle. Les échanges sur le terrain ont permis de découvrir concrètement l’impact du volontariat. À Ekopratik, Arsène, volontaire en réciprocité venu de Madagascar, a présenté son travail sur des projets de low-tech, montrant comment le volontariat contribue au développement local et à la transition écologique. Une coopération qui s’inscrit dans la durée puisque l’association avait déjà accueilli un volontaire l’année passée, autour de la création de fours solaires. À la ville de La Plaine des Palmistes, les volontaires accueillis au sein du CCAS ont montré comment ils favorisent le lien parent-enfant et l’accès à l’école grâce à des activités ludiques et éducatives.

 

Volontariat international à La Réunion : coopération renforcée et jeunes engagés

Les rencontres avec les collectivités ont également été très enrichissantes. Benjamin Thomas, adjoint à la Ville de Saint-Denis, et Christian Jolu, adjoint de la Ville de La Possession, ont partagé leurs expériences sur la mobilisation du VIES pour leurs coopérations.

France Volontaires a aussi profité de cette mission pour échanger avec la Délégation de Mayotte à La Réunion sur les mobilités croisées et pour rencontrer différents services et opérateurs de l’État. Des réunions de travail ont eu lieu avec plusieurs services et opérateurs de l’État : Fabienne Couty, nouvelle conseillère diplomatique du Préfet de La Réunion, l’Agence Française de Développement (AFD), qui déploie des VSI dans les programmes Interreg, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), qui mobilise un volontaire de Madagascar en partenariat avec l’Université de La Réunion, France Éducation International et la DRAJES. Ces rencontres ont permis d’aborder les défis et opportunités liés à la mobilisation des volontaires internationaux et à leur contribution au développement régional.

Le secteur associatif a été pleinement intégré à cette dynamique. Les échanges avec les CEMÉA Réunion, l’association AGIR abcd et l’équipe de préfiguration d’un RRMA à La Réunion avec la CIRRMA ont mis en valeur l’importance de l’accompagnement et le développement de projets innovants en volontariat et la mobilisation du tissu associatif.

Enfin, un moment précieux a été consacré aux volontaires eux-mêmes. Une trentaine de jeunes de l’Océan Indien – anciens, en mission ou en partance – ont partagé leurs expériences et leur engagement. Leurs témoignages ont illustré à quel point le volontariat est à la fois une aventure personnelle et un tremplin vers l’insertion et l’ouverture sur le monde.

Ces trois jours à La Réunion expose l’engagement partagé de France Volontaires et de ses partenaires pour le développement du volontariat dans la zone Afrique australe Océan Indien. Ils montrent aussi que le volontariat est bien plus qu’une mission : c’est un véritable moteur pour le développement régional, l’insertion des jeunes et le rayonnement de l’île dans la zone Afrique australe – Océan Indien.

Visite officielle du Directeur général à Madagascar : le V.I.E.S en action sur la grande île

Les volontaires à l’honneur

Dès son arrivée, le Directeur général a pris part à la cérémonie de présentation des volontaires internationaux de réciprocité en départ et en retour de mission, ainsi que des volontaires français arrivés récemment à Madagascar. L’événement s’est déroulé en présence de l’Ambassadeur de France à Madagascar, M. Arnaud Guillois, du Secrétaire Général du Ministère de la Communication et de la Culture, M. Fetraniaina Rakotondrasoava, ainsi que de nombreux partenaires institutionnels et associatifs.

Au total, 18 volontaires (6 VSI et 12 en Service civique international de réciprocité) terminent leur mission après 6 à 24 mois passés en France et à La Réunion. 15 nouveaux volontaires s’apprêtent à rejoindre la France dès septembre-octobre, tandis que 12 volontaires (9 VSI et 3 SCI-R) viennent d’arriver à Madagascar pour s’engager à leur tour. Les volontaires sont déployés dans le cadre des coopérations décentralisées entre la Région Haute Matsiatra et Métropole de Lyon, de la Région Grand Est et Région Boeny, du Territoire de la Côte Ouest à La Réunion, du programme Territoires Volontaires et autres.

Cette rencontre s’inscrivait également dans la célébration de la signature en avril dernier de l’Accord intergouvernemental officialisant le partenariat bilatéral autour du V.I.E.S., lors de la visite du Président Emmanuel Macron. Elle a également été l’occasion de rappeler que Madagascar est aujourd’hui le premier pays au monde en nombre de VSI et au titre de la réciprocité, fruit de l’engagement exceptionnel des deux États, des collectivités territoriales et des sociétés civiles.

 

Le volontariat, levier de coopération

Une des étapes clés de cette mission a été la participation à la 3ᵉ édition des Assises de la coopération décentralisée franco-malgache. Lors de la cérémonie d’ouverture, le volontariat international a été présenté comme un outil majeur de coopération et de solidarité. Les volontaires eux-mêmes ont pris la parole lors de l’atelier jeunesse, partageant leurs expériences entre missions à Madagascar et à La Réunion. La restitution de leurs travaux a été assurée par le Directeur Général, marquant ainsi l’importance accordée à l’engagement des jeunes dans la coopération.

 

Des partenariats institutionnels renforcés

Cette visite officielle a également permis de consolider les liens avec de nombreux partenaires : l’Ambassadeur de France à Madagascar, M. Arnaud Guillois et son équipe, le directeur de l’Agence Française de Développement à Madagascar M. Nicolas le Guen et son équipe, l’équipe de la représentation de l’Organisation Internationale de la Francophonie dans l’Océan Indien, ainsi que plusieurs structures d’accueil de volontaires. Ces échanges ont mis en avant l’importance du travail en réseau pour renforcer l’impact du volontariat.

La mission a également été marquée par des échanges avec plusieurs personnalités de premier plan : la Ministre des Affaires étrangères, Mme Rasata Rafaravavitafika, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Abdulah MARSONMoustapha, le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Max Andonirina Fontaine, le Secrétaire Général du Ministère de la Communication et de la Culture, ainsi que la Maire de la Commune Urbaine d’Antananarivo, Mme Harilala Ramanantsoa. Ces rencontres ont permis de réaffirmer la reconnaissance institutionnelle et politique du rôle du volontariat dans le développement durable et la coopération bilatérale.

 

Sur le terrain : l’impact concret du volontariat

Le Directeur Général a visité deux projets emblématiques illustrant la diversité et la richesse des engagements :

  • Au centre Mandrosoa, l’association Grandir Dignement agit auprès des mineurs en conflit avec la loi pour défendre leurs droits et les accompagner vers la réinsertion, avec l’appui de volontaires ;
  • À l’Alliance Française d’Antananarivo, un ciné-concert intitulé « Îles connectées : de La Réunion à Madagascar », porté par la volontaire Carole Razafinimanana (VSI), a créé un pont artistique entre les deux îles, valorisant à la fois la culture et la biodiversité, avec le soutien du Département de La Réunion et Interreg.

Au-delà des visites de projets, la mission a été ponctuée de riches échanges lors de la soirée d’accueil à l’Espace Volontariats avec les structures d’accueil, les partenaires et les volontaires internationaux d’échange et de solidarité envoyés par La Guilde, la Délégation Catholique pour la Coopération, l’IFAID, le Defap, le SCD, planète urgence, GESCOD et d’autres volontaires du programme LOHARANO. Un autre moment de convivialité avec les volontaires de l’IECD, membre récent de France Volontaires, a permis d’apprécier l’immense contribution des volontaires aux projets impactants de la structure d’accueil.

 

Une dynamique tournée vers l’avenir

En mettant à l’honneur les volontaires, en renforçant les partenariats et en valorisant l’impact concret des projets sur le terrain, cette visite a démontré que le volontariat international constitue un moteur puissant de solidarité, de résilience et de transformation sociale. Madagascar, en tant que premier pays au monde en nombre de VSI et de réciprocité, se positionne comme un acteur phare du volontariat international, au cœur d’une dynamique exemplaire de coopération entre la France et Madagascar.

La Réunion renforce son engagement international avec une nouvelle convention Territoires Volontaires

Depuis 2003, la Région Réunion est un partenaire clé de France Volontaires. Ce soutien a permis les premières affectations de volontaires et la construction progressive d’un véritable écosystème du volontariat à La Réunion.

La signature de cette nouvelle convention s’inscrit dans une continuité, mais elle marque aussi un saut qualitatif : élargir le nombre de missions, favoriser l’accueil de volontaires venus de pays voisins et inscrire plus fermement encore la jeunesse réunionnaise dans une logique de mobilité et d’ouverture sur le monde.

La convention 2025-2026 repose sur trois grands axes : multiplier les opportunités de mobilité internationale pour les jeunes réunionnaises et réunionnais, en particulier à travers le service civique international ; développer la réciprocité, en ouvrant davantage La Réunion à des jeunes volontaires venus des pays partenaires, accueillis par des structures locales ; Consolider les coopérations bilatérales et développer de nouvelles perspectives avec les pays de la zone Afrique australe Océan Indien.

Volontariat international : plus de mobilité et de réciprocité pour la jeunesse réunionnaise

“C’est pour les jeunes une façon de sortir de leur milieu habituel et de découvrir le monde, en participant à des actions de développement des pays de la zone” a souligné Wilfrid Bertile :. “Apporter une solidarité, tout en augmentant leur employabilité par la suite, c’est tout l’objectif du volontariat de solidarité internationale.”

L’un des apports majeurs de ce programme est la logique de réciprocité. Là où les mobilités étaient souvent conçues dans un rapport unilatéral Nord-Sud, TeVo met désormais l’accent sur des échanges équilibrés, permettant à des jeunes Réunionnais de s’engager dans des pays partenaires et à des jeunes venus de pays voisins de trouver à La Réunion un terrain d’apprentissage et de coopération.

Cette approche transforme les relations de coopération en véritables partenariats d’égal à égal, fondés sur l’apprentissage mutuel, la reconnaissance et le respect des cultures.

Les témoignages entendus lors de la rencontre – anciens volontaires de solidarité internationale (VSI), volontaires en service civique international, jeunes accueillis en réciprocité – l’ont montré : le volontariat est un tremplin vers l’emploi, la confiance en soi et l’ouverture sur l’autre.

En parallèle, les structures locales bénéficient elles aussi d’un apport concret : renforcement de projets, ouverture internationale, nouvelles compétences.

Les participants ont pu découvrir des portraits vidéos et écouter des volontaires raconter leurs parcours, comme Sharmila, ancienne VSI en réciprocité originaire du Mozambique, qui a effectué une mission de septembre 2024 à septembre 2025 en tant qu’assistante de langue portugais auprès des lycées de saint Paul. Ou Nathalie, volontaire SCI en réciprocité au Conservatoire botanique de Mascarin, autour de la valorisation et la conservation du patrimoine végétal endémique et indigène réunionnais depuis mars 2023. Fariale, Herynah, Aurélien, Soumaya, Nathalie, Valérie et Thaïs, anciens volontaires, ont également témoigné de l’impact du volontariat sur leur parcours professionnel et personnel après la mission.

Ces parcours et témoignages montrent que le volontariat est autant une aventure personnelle qu’un levier de transformation sociale et professionnelle, ainsi qu’un tremplin pour l’insertion après la mission.

TeVo : un programme de coopération régionale entre La Réunion et l’océan Indien

Au-delà des volontaires, les partenaires institutionnels et associatifs ont souligné la valeur du programme Territoire Volontaires. Éric Sacrez, directeur de Forma’Terra, a témoigné de l’apport décisif d’un volontaire en réciprocité pour sa structure et affirmé sa volonté d’accueillir prochainement un VSI.

Les représentants de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), de France Éducation International, du Conservatoire botanique du Mascarin et du Centre de Lecture et d’Animation Culturelle du Brûlé ont également assisté aux échanges, confirmant la richesse et la diversité d’un écosystème mobilisé autour du volontariat.

Avec ce nouvel accord, la Région Réunion financera 10 missions de service civique international (6 départs et 4 accueils) et 2 missions de VSI en réciprocité.

Sous l’impulsion de sa présidente Huguette Bello, l’institution réaffirme sa volonté de faire de la jeunesse et de la coopération régionale un axe fort de son action publique.

La signature s’est conclue par une photo de famille et un moment convivial, symboles de l’esprit de partenariat qui anime ce programme.

Avec TeVo, France Volontaires et la Région Réunion ouvrent de nouvelles perspectives d’engagement, de mobilité et de coopération.
Le volontariat n’est pas seulement un départ, un accueil ou une mission : c’est une expérience unique, un levier d’insertion pour les jeunes et un outil stratégique pour le rayonnement et l’intégration régionale de La Réunion.

 

Fundación Despierta s’apprête à accueillir trois volontaires en Amazonie équatorienne

Fondée autour d’un collectif de volontaires passionnés par les questions environnementales et culturelles, Fundación Despierta développe des projets en écodiversité et en écoculture, conciliant savoirs ancestraux et connaissances scientifiques. Comme l’explique María Gabriela Miranda González, directrice de projets chez Despierta : « Chaque fois que nous nous impliquons dans des actions volontaires, nous devenons d’abord les porte-parole. En Amazonie, beaucoup de choses se passent. Les écosystèmes vivent et survivent dans le silence. » Concrètement, Despierta agit à travers plusieurs initiatives locales dont celles de la communauté kichwa Lisan Wasi et du Centre écologique Zanja Arajuno, qui vont accueillir des volontaires dans le cadre du programme V-Amazonie.

La communauté Lisan Wasi : restaurer la forêt et préserver la culture

Située sur la rive du río Puyo, la communauté autochtone kichwa Lisan Wasi œuvre depuis plus de quinze ans à la restauration de la forêt native et à la transmission culturelle auprès des jeunes générations. Sa principale urgence : la contamination du río Puyo, affecté par les rejets domestiques et industriels qui menacent directement la biodiversité et la santé des habitants. Pour Leodán Vargas, représentant de la communauté, les défis auxquels font face Lisan Wasi sont immenses : « Nous sommes menacés physiquement, culturellement et spirituellement ».

Leodan Vargas, représentant de la comunauté Lisan Wasi.

Dans ce contexte, les volontaires de Despierta s’inscrivent dans une logique de collaboration et d’échange interculturel « Les volontaires sont un soutien supplémentaire pour travailler conjointement avec la communauté. […] Et avec eux, nous pouvons partager notre culture, notre gastronomie, notre alimentation, notre médecine,….»

Deux missions VEC seront prochainement déployées à Lisan Wasi, avec pour structure d’envoi la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) : l’une axée sur l’inventaire de la biodiversité, l’autre sur le développement d’activités pédagogiques afin de sensibiliser de transmettre les savoirs locaux.

Le Centre écologique Zanja Arajuno : la conservation au service de la forêt et des locaux

Fondé il y a près de 40 ans par Medardo Tapia Román et aujourd’hui dirigé par Lucero Mora Muñoz, le Centro Ecológico Zanja Arajuno est une réserve naturelle de 53 hectares confrontée aux pressions de la monoculture et aux risques liés à l’exploitation pétrolière. Le centre se consacre à la restauration des écosystèmes, à la réhabilitation d’animaux, ainsi qu’à l’éducation et à la sensibilisation environnementale auprès des populations locales. À ces activités s’est ajoutée l’ouverture de nouvelles perspectives. Lucero Mora Muñoz explique : « Avec Despierta, nous avons commencé une quatrième phase du Centre écologique, qui consiste à travailler avec les locaux sur l’agroécologie. Dans ce sens, Despierta nous a aidés à organiser des ateliers, à apprendre sur les engrais organiques et à comprendre que la manière adéquate d’utiliser les sols amazoniens est celle qui se fait ancestralement ».

María Gabriela Miranda González, directrice de projets chez Despierta ; Lucero Mora Muñoz, directrice de Zanja Arajuno ; Stefany Lara Páez, représentante nationale de France Volontaires Équateur ; Medardo Tapia Román, fondateur de Zanja Arajuno ; et Élise Lambin, VSI Coordinatrice Équateur du Programme V-Amazonie.

Medardo Tapia Román rappelle quant à lui la longue expérience du centre avec des volontaires : « En trente ans, nous avons travaillé avec plusieurs nationalités, des spécialistes, des chercheurs, mais la grande majorité sont des personnes ordinaires préoccupées par le destin de cette planète ». Un ou une volontaire viendra prochainement renforcer l’équipe, avec comme structure d’envoi Agir ABCD (une association de retraités, membre de France Volontaires). Sa mission : apporter un appui technique, formatif et scientifique.

V-Amazonie : une opportunité pour créer des synergies

Face à l’ampleur et à la diversité des projets auxquels contribue Fundación Despierta, le programme V-Amazonie peut offrir plus qu’un soutien humain sur le terrain. C’est l’opportunité de créer des espaces pour favoriser les échanges entre les organisations. Comme le souligne la directrice de projets de Despierta : « Avoir la possibilité de créer des espaces d’échange d’expériences entre les organisations et les projets qui vont travailler dans le cadre du programme serait très intéressant. Chacun des espaces a développé des méthodologies différentes, et les partager nous permet de renforcer certaines pratiques »  

Ainsi, les volontaires deviennent des maillons d’une dynamique plus large. La première volontaire V-Amazonie mobilisée au sein de Fundación Despierta commencera sa mission en ce mois de septembre : une nouvelle étape que nous aurons plaisir à suivre de près.

Regarder le témoignage de Rudy, volontaire chez Fundación Despierta avec Planète Urgence, membre de France Volontaires