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Au Cameroun, une mission stratégique du Directeur Général pour renforcer les partenariats et accompagner le développement du volontariat

Pendant plusieurs jours, le Cameroun a accueilli Yann DELAUNAY, Directeur général de France Volontaires, et Thomas COSSE, Directeur du Réseau et des Programmes de volontariat. Cette mission a permis de rencontrer les principaux acteurs de l’écosystème du volontariat, de consolider des partenariats stratégiques et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’engagement des jeunes au Cameroun et en Afrique centrale. 

Entre visites de terrain, échanges institutionnels et signatures d’accords structurants, cette mission témoigne du rôle croissant du volontariat comme outil de coopération, de participation citoyenne et de développement durable. 

Un écosystème mobilisé autour du volontariat 

Au fil des rencontres, la délégation a pu mesurer la diversité des acteurs engagés dans la promotion du volontariat au Cameroun. 

Les échanges avec l’Ambassadeur de France au Cameroun, les équipes du Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Agence Française de Développement (AFD) ou encore Expertise France ou la GIZ ont permis de partager une vision commune : faire du volontariat un levier au service de la jeunesse, du développement local et de la coopération internationale. 

Cette mission a également été l’occasion de dialoguer avec plusieurs structures d’accueil afin de mieux comprendre leurs besoins, recueillir leurs retours d’expérience et identifier les opportunités de mobilisation de volontaires dans les années à venir. Les échanges avec les structures d’accueil ont également permis d’aborder les défis communs auxquels sont confrontés les acteurs du volontariat : accompagnement des volontaires, financement des missions, mesure de l’impact et adaptation des dispositifs aux besoins des territoires. 

À cette occasion, le Représentant national de Planète Urgence au Cameroun a souligné l’importance de renforcer les synergies entre organisations :  

« Nous avons tous les mêmes problèmes, donc nous devons trouver des solutions ensemble. Travailler pour l’impact, c’est-à-dire monter les missions avec les bons moyens en réponse à un besoin concret. Allons vers l’impact en capitalisant sur nos forces et nos faiblesses. » 

Une réflexion qui a largement résonné au cours de cette mission, tant les échanges ont mis en évidence la nécessité de construire des réponses collectives pour renforcer la qualité et l’efficacité des programmes de volontariat. 

Au cœur de ces échanges, une conviction partagée : les volontaires constituent une ressource précieuse pour accompagner les transitions sociales, environnementales et territoriales. 

Le terrain comme démonstration de l’impact du volontariat 

Au-delà des rencontres institutionnelles, cette mission a permis d’aller à la rencontre des femmes et des hommes qui font vivre le volontariat au quotidien. 

Au Musée National du Cameroun, la délégation a visité un projet devenu emblématique au sein du réseau France Volontaires, la Plateforme de Compétences Franco-Camerounaise de Volontariat. Ce partenariat illustre la complémentarité des différents dispositifs de volontariat mobilisés au service de la valorisation du patrimoine culturel camerounais. 

À cette occasion, Yann DELAUNAY a souligné : 

« Le projet au Musée National, j’en parle partout dans le monde. On trouve que c’est un très beau projet car il met en valeur tous les dispositifs de volontariat. C’est emblématique. » 

La visite s’est poursuivie à la Fondation Petit Dan et Sarah, où plusieurs volontaires accompagnent au quotidien des enfants et des jeunes. Ces échanges ont permis de mettre en lumière l’impact humain du volontariat, tant pour les bénéficiaires que pour les volontaires eux-mêmes. 

Comme l’a exprimé Marie, volontaire engagée au sein de la fondation : 

« On s’enrichit que ce soit eux ou que ce soit nous. Je pense que cette expérience m’a changé à vie. » 

Ces témoignages rappellent que derrière chaque mission se trouvent des rencontres, des apprentissages mutuels et des engagements qui transforment durablement les personnes et les organisations. 

 

Faire du volontariat un levier pour la jeunesse camerounaise 

La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les institutions camerounaises engagées en faveur de la jeunesse et de la participation citoyenne. 

Les discussions menées avec l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement (ASCNPD), le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL) ainsi qu’avec le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) ont confirmé l’intérêt croissant porté au volontariat comme outil d’insertion, d’engagement et de développement des compétences. 

Point d’orgue de cette visite, la signature d’une nouvelle convention de partenariat entre France Volontaires et le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC) marque une étape importante dans le renforcement de la coopération entre les deux institutions. Cette convention s’inscrit dans la continuité d’un premier accord signé en décembre 2022 et témoigne de la volonté partagée de poursuivre et d’approfondir les actions engagées en faveur du développement du volontariat au Cameroun. 

À travers ce partenariat, France Volontaires réaffirme sa volonté d’accompagner les autorités camerounaises dans la structuration d’un volontariat toujours plus accessible, inclusif et porteur d’opportunités pour la jeunesse. 

Le volontariat au service des enjeux environnementaux de l’Afrique centrale 

La mission a également été marquée par la signature d’une convention de partenariat avec la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Cette collaboration s’inscrit dans la continuité des dynamiques engagées à travers le programme V-Forêts, qui mobilise le volontariat comme outil de préservation des écosystèmes forestiers et de renforcement de l’engagement citoyen en faveur de l’environnement. 

En formalisant ce partenariat, France Volontaires et la COMIFAC souhaitent renforcer les synergies existantes et développer de nouvelles opportunités de mobilisation des volontaires autour des enjeux environnementaux majeurs de la sous-région. 

Cet accord ouvre de nouvelles perspectives pour mobiliser le volontariat autour des grands enjeux environnementaux de la sous-région : préservation des forêts du Bassin du Congo, protection de la biodiversité, lutte contre le changement climatique et promotion du développement durable. 

Cette ambition s’inscrit pleinement dans la volonté de faire du volontariat un outil au service des transitions écologiques et de la mobilisation citoyenne. 

Renforcer les coopérations pour préparer l’avenir 

Cette mission a également permis d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration avec plusieurs partenaires stratégiques. 

Les échanges menés avec la Fondation pour le Tri-National de la Sangha (FTNS) et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) ont permis d’identifier des pistes de coopération autour de la mobilité des jeunes, de la préservation de l’environnement, de la recherche, de la formation et du développement des compétences. 

Autant de domaines dans lesquels le volontariat peut jouer un rôle de passerelle entre les institutions, les territoires et les citoyens. 

Une dynamique collective au service de l’engagement 

Cette visite du Directeur général de France Volontaires et du Directeur du Réseau et des Programmes de volontariat aura permis de consolider des partenariats historiques, d’en initier de nouveaux et de valoriser l’engagement des volontaires qui contribuent chaque jour au développement des territoires. 

Elle confirme également la place du Cameroun comme un acteur majeur du volontariat en Afrique centrale et illustre la volonté commune des partenaires de faire du volontariat un outil de coopération, d’engagement citoyen et de développement durable. 

Dans un contexte où les défis sont nombreux, cette dynamique collective ouvre des perspectives prometteuses pour la jeunesse, les territoires et les organisations engagées au service de l’intérêt général. 

[Pessac] Formation continue par l’IFAID : Comprendre les enjeux territoriaux et économiques des solidarités dans le monde

Objectif : Accompagner les cadres de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) et de la Solidarité Internationale (SI) à prendre en compte les changements sociaux, écologiques et politiques dans le management de structures de solidarités.

Contenu de la formation (modules de formation proposés) :

  • Histoire croisée de la solidarité internationale, de l’ESS et enjeux du développement
  • Enjeux économiques : modèles économiques et financement
  • Tensions géopolitiques, démographiques, démocratiques, environnementales et sociales
  • Territoires en action

Public concerné par la formation :

Formation accessible à partir de Bac+3,
Cadres ou acteurs disposant d’une expérience significative (> 3 ans)
de l’ESS ou de la solidarité internationale (associations, ONG, mutuelles, coopératives,
fondations, entreprises sociales),
des collectivités locales, structures intercommunales, établissements publics, services de l’État,
des structures d’appui au développement des acteurs de l’ESS ou de la solidarité internationale
(financeurs, conseils, réseaux).

Modalités de la formation :

D’une durée de 15 jours à raison de 4 jours/mois entre novembre 2026 et février 2027,
Sanctionnée par un Certificat, titre d’établissement reconnaissant, épreuves à l’appui, la maîtrise
des compétences visées.

Inscription et processus de sélection :

Inscription avant le 15 septembre 2026,
Sélection sur dossier puis entretien entre le 21 septembre et le 9 octobre 2026,
Démarrage de la formation le 2 novembre 2026.

 

Inscription

Appel à manifestation d’intérêt : Composante réciprocité du projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 »

Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt

Le Cambodge est un pays où la francophonie jouit encore d’une place de choix. La maîtrise du français continue à offrir des opportunités à la jeunesse cambodgienne, telles que des possibilités d’études dans des filières universitaires francophones (en droit, ingénierie, médecine, architecture, etc.) et de mobilités en France, grâce notamment aux bourses « France Excellence » de l’Ambassade de France au Cambodge. Les compétences francophones sont également recherchées dans certains secteurs professionnels, tels que le tourisme, le droit ou l’éducation. Pour autant, la francophonie cambodgienne fait également face à des défis de poids : le Royaume manque de professeurs de français, et les plus jeunes professeurs de français ou de disciplines enseignées en français possèdent souvent une maîtrise insuffisante de la langue pour assurer un enseignement efficace, surtout lorsqu’ils enseignent dans des provinces rurales et éloignées de la capitale. 

La composante réciprocité du projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 » entend contribuer au renforcement des compétences des professeurs de et en français du Cambodge par le biais du volontariat international. Cette composante associe France Volontaires, l’ambassade de France au Cambodge et le ministère de l’Enseignement, de la Jeunesse et des Sports du Royaume du Cambodge. Elle est soutenue par le Fonds Équipe France (FEF). 

En complément d’autres actions du projet, le volontariat international apparaît comme un levier de développement de compétences linguistiques, pédagogiques et interculturelles des enseignants cambodgiens. Il s’agit ainsi de permettre aux jeunes professeurs et futurs professeurs de et en français cambodgiens de vivre une expérience VSI ou de service civique en France métropolitaine ou d’outre-mer, auprès d’une organisation française active dans les domaines de l’éducation, de la culture ou encore, du développement social. 

Par cette expérience immersive dans la société française tout en apportant leur savoir-faire et savoir-être au profit des organisations d’accueil en France, les volontaires cambodgiens consolideront et développeronT des compétences utiles à l’exercice du métier d’enseignement de et en français dans les établissements publics cambodgiens. Cinq volontaires cambodgiens en VSI ont été sélectionnés pour la première année du projet. 

Le présent appel concerne le déploiement de six volontaires pour la deuxième année du projet, 2026-2027. 

 

Engagements des parties prenantes

Pour plus d’informations, merci de consulter les termes de référence.

 

Cadre des missions

Les six missions devront comporter une dimension pédagogique importante et se situer dans le champ de l’éducation (hors mission d’enseignement scolaire), de la culture ou du développement social. Ces missions peuvent être proposées par : 

  • Les organismes français membres de France Volontaires, agréés VSI et/ou service civique, que ce soit pour des missions accueillies en leur sein ou auprès de partenaires selon un principe d’intermédiation ; 
  • Les organismes non-membres de France Volontaires porteurs de projets en lien avec les thématiques énoncées précédemment et pouvant justifier d’une capacité d’accueil satisfaisante. 

Le recrutement des candidates et candidats cambodgiens pour ces missions est organisé en concertation avec l’ambassade de France au Cambodge et le ministère de l’Enseignement, de la Jeunesse et des Sports du Royaume du Cambodge. La préparation au départ des volontaires est assurée par France Volontaires Cambodge.

Un accompagnement post mission est prévu pour les volontaires afin de construire leur projet retour et plus spécifiquement la valorisation de l’expérience acquise en tant que volontaire en France dans l’exercice de leur métier d’enseignant. 

Pour plus d’informations, merci de consulter les termes de référence.

 

Calendrier et modalités de candidature

Le déploiement des missions d’une durée de 7 mois (Service civique) et 12 mois (VSI) est souhaité à partir de septembre 2026. 

Pour soumettre votre candidature, merci de remplir le formulaire.

Date limite de dépôt des candidatures : 07 juillet 2026

 

 

Appel à manifestation d’intérêt : Identification de missions d’accueil de volontaires ivoiriens en France en Service Civique

Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt

Raison d’être

Le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique (MPJIPSC) et France Volontaires sont engagés depuis 2021 dans un partenariat visant à renforcer la mise en oeuvre de politiques publiques portant sur l’engagement des jeunes dans le cadre du volontariat. Cela a donné lieu notamment à un projet de mobilité croisée. 

En octobre 2025, France Volontaires a été chargée, par le Bureau de Coordination des Programmes Emploi (BCP-E) d’une mission d’assistance technique auprès de l’Office du Service Civique National (OSCN) pour la mise en oeuvre de la politique nationale de volontariat. 

Tel que défini dans le décret n° 2023-571 du 07 juin 2023 relatif au volontariat ivoirien, l’une des formes d’engagement est le volontariat international qui intègre notamment les programmes de volontariat de réciprocité et de solidarité internationale. 

Afin de soutenir la mise en oeuvre du volontariat international ivoirien, le programme financé par le C2D3 prévoit le déploiement de 60 ivoiriens en France et dans des pays africains.  L’OSCN a choisi de déployer ces volontaires autour de trois thématiques prioritaires : 

  • Le bien être psycho-social des jeunes ; 
  • L’agriculture, les productions animales et l’innovation technologique ; 
  • La culture et le numérique. 

Modalités d’opérationnalisation

Le projet présenté dans le cadre de l’AMI prévoit le déploiement en France de 44 volontaires ivoiriens sous statut Service Civique comme suit : 

  • 26 volontaires auprès d’associations, de collectivités territoriales, d’établissements publics sur les trois thématiques précitées pour des missions d’une durée de 7 mois ;
  • 18 volontaires auprès d’établissements d’enseignement agricole publics et privés plus spécifiquement sur la thématique agriculture et innovation technologique pour des missions d’une durée de 8 à 9 mois.

Les 44 volontaires seront déployés en France entre septembre 2026 et mars 2027 ; les missions devant être clôturées avant décembre 2027. 

Pour plus d’informations, consultez les termes de référence.

 

Cadre de mise en oeuvre des missions

Les missions de volontariat s’inscriront dans un cadre partenarial entre structures ivoiriennes (structures d’envoi) et structures d’accueil en France. 

Les structures d’envoi ivoiriennes sont chargées de proposer les candidats et de garantir leurs profils (jeunes engagés sur l’une ou l’autre des trois thématiques), de définir les projets retours des volontaires, d’accompagner les démarches administratives et de maintenir un suivi distanciel en lien avec les équipes de France Volontaires et les structures d’accueil. 

Le recrutement des volontaires sera organisé de manière concertée entre les structures d’accueil françaises et les structures d’envoi ivoiriennes, avec l’appui de France Volontaires et de l’OSCN de Côte d’Ivoire. Afin de garantir une bonne insertion des volontaires et la réussite des missions, une session de formation et de préparation au départ sera organisée par l’OSCN avec l’appui de la Représentation Nationale de France Volontaires avant le déploiement des volontaires en France. 

Pour plus d’informations, consultez les termes de référence.

 

Calendrier prévisionnel

  • Lancement de l’AMI : 15 juin 2026 ;
  • Réunion d’information : 25 juin 2026 ;
  • Période de manifestation d’intérêt des structures : du 19 au 30 juin 2026 ;
  • Sélection des mission et notification : du 01 au 07 juillet 2026 ;
  • Lancement de l’appel à candidature pour les volontaires : du 07 juillet 2026 au 30 janvier 2027, en fonction de la date de démarrage des missions ;
  • Processus de sélection des volontaires : du 20 juillet 2026 au 15 février 2027, en fonction de la date de démarrage des missions ;
  • Conventionnement et stages de préparation au départ : du 31 août au 11 septembre 2026 ;
  • Déploiement des volontaires sur le terrain : à partir du 15 septembre 2026.

Pour plus d’informations, consultez les termes de référence.

 

Candidatures et sélection

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au mardi 30 juin 2026. 

  • Pour candidater, vous devez remplir ce formulaire ;
  • Pour accéder au formulaire, nous vous invitons à suivre la démarche expliquée dans le document « Comment candidater à l’Appel à Manifestation d’Intérêt du projet « Déploiement du volontariat ivoirien à l’international – C2D3 » sur Démarche Numérique.

La sélection des projets sera assurée conjointement par France Volontaires et l’Office du Service Civique National (OSCN) de Côte d’Ivoire, sur la base des critères suivants (non hiérarchisés) : 

  • Expérience dans la mobilisation et l’accompagnement de volontaires en Service Civique ;
  • Disposer de l’agrément service civique ou avoir la possibilité de mobiliser un agrément dans le cadre de l’intermédiation ; 
  • Cohérence et faisabilité du calendrier de déploiement ; 
  • Qualité et cohérence de la mission de volontariat (ou des missions de volontariat) avec les trois thématiques du projet ; 
  • Capacité d’accompagnement et de tutorat du volontaire par la structure d’accueil ; 
  • Existence d’un cadre de partenariat entre acteurs français et ivoiriens serait un atout. 

 

 

Les collectivités caribéennes renforcent leur engagement en faveur du volontariat international des jeunes

Dans la continuité du premier rassemblement des partenaires et volontaires de l’Antenne Antilles de France Volontaires, les rencontres bilatérales avec les collectivités en Martinque ont répondu à un double objectif : d’une part capitaliser sur les premiers bilans des projets conduits par les collectivités dans le cadre du programme V.I.E.S Caraïbes, d’autre part renouveler ou favoriser l’engagement des acteurs grâce au programme Territoires Volontaires, qui offre un cadre particulièrement intéressant pour les collectivités qui souhaitent expérimenter la mobilisation des dispositifs de volontariat international.

Martinique : le programme Territoires Volontaires séduit de nouvelles collectivités

La rencontre avec le président de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, a illustré le soutien politique de haut niveau et l’engagement des équipes au quotidien pour une mobilité croisée caribéenne, qui incarne désormais la coopération régionale. Forts des résultats de la première vague de mobilisation de volontaires, en appui à la stratégie de diplomatie territoriale de la collectivité, celle-ci souhaite étendre sa collaboration avec France Volontaires à d’autres régions et pays partenaires.

Offrir l’accès aux programmes de volontariat international aux collectivités plus éloignées de la dynamique régionale : c’est avec cet objectif que France Volontaires est allée à la rencontre des représentants de la communauté d’agglomération du Pays Nord Martinique. Son  président,  Bruno-Nestor Azérot, a sans hésitation soutenu l’idée de ses équipes de se lancer dans l’aventure Territoires Volontaires et de donner un élan concret et innovant aux projets naissant de coopération régionale. Un nouveau projet construit sur une approche de réciprocité offrira prochainement des opportunités d’engagement à l’international aux jeunes issus des 18 communes membres de Cap Nord.

Coopération régionale dans la Caraïbe : le volontariat international s’impose comme un outil stratégique

La mobilisation des collectivités en faveur de la mobilité jeunesse bénéfice du soutien des services de l’État : la préfecture, représentée par Emmanuel Fevre, sous-préfet délégué de la cohésion ainsi que la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES), par la voix du délégué régional Mickaël Boucher, ont accueilli avec intérêt la présentation des activités menées par France Volontaires en Martinique.

Les nombreux projets soutenus par l’Agence française de développement (AFD) dans la région Caraïbes, dans le domaine de l’environnement (sargasses), de la transition écologique ou de la coopération en matière de santé publique, offrent des opportunités de mobilisation de volontaires, selon le directeur régional pour la zone Atlantique Marc Dubernet, rencontré à Fort de France. Les volontaires apportent, au-delà des compétences mobilisées pour le projet, une dimension d’engagement et d’impact social renforcé. A l’instar du programme Milango, mis en œuvre par ESS France Outre-Mer et soutenu par l’AFD, qui s’appuiera sur trois Volontaires de solidarité internationale (VSI) pour déployer ses activités en Jamaïque, à Sainte-Lucie et en République Dominicaine.

La rencontre avec la directrice territoriale de L’agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM Martinique), Linda Lacavalerie Chauvineau, a permis de croiser les informations sur les dispositifs et d’identifier des pistes de collaboration pour une accessibilité renforcée, notamment pour les jeunes en remobilisation professionnelle. Des échanges qui seront poursuivis prochainement avec le secrétariat général à Paris.

Guadeloupe : collectivités et acteurs jeunesse mobilisés pour développer la mobilité internationale des jeunes

La rencontre chaleureuse avec le président de Région Guadeloupe, Ary Challus, et sa vice-présidente, Marie-Luce Penchard ainsi que leurs équipes a souligné un constat partagé : le volontariat international est un instrument à part entière de la coopération régionale menée par la collectivité. Depuis 2023, plus de 20 jeunes guadeloupéens ont participé aux projets de coopération, dans le bassin régional ou sur le continent africain. Les succès stories sont nombreuses : deux VSI embauchés à l’issue de leurs missions dans le réseau partenaires alors qu’un autre volontaire poursuit son engagement avec des missions portées par Expertise France sur une thématique de grande importance : la lutte contre les sargasses et la coordination des initiatives régionales. Le président Challus souhaite donner plus de visibilité à ces projets menés avec les jeunes de son territoire : une rencontre entre les volontaires et les élus de Guadeloupe sera prochainement organisée, avec l’appui de l’antenne de France Volontaires Antilles.

La mobilisation de la Région pour le volontariat international profite à d’autres acteurs en Guadeloupe, qui portent des projets de coopération régionale. C’est ainsi que le Centre de ressources d’expertise et de performance sportive (CREPS) Antilles-Guyane, basé dans la commune des Abymes, accueille un jeune venu du Mexique en Service Civique de réciprocité. Vincent Bihet, directeur adjoint de la structure, a présenté la mission de son établissement qui met en œuvre les politiques du sport et de la jeunesse dans les trois territoires français d’Amérique : Guadeloupe, Guyane, Martinique. Les projets de coopération sont nombreux et l’apport du volontaire international a été salué par toute l’équipe : animation d’activités interculturelles, participation à la gestion d’appels à projet, accueil de délégations internationales ……c’est également  un outil précieux pour construire un réseau de partenaires dans la Caraïbes. En bonus,  la visite des installations du centre a permis de rencontrer des athlètes de haut niveau.

La rencontre avec d’autres acteurs, comme le Parc national de Guadeloupe ou l’Agropôle a permis d’esquisser de nouvelles perspectives de mobilisation de volontaires. De nouvelles collectivités s’engagent également pour une première expérience de volontariat international grâce au programme Territoires Volontaires : le département de Guadeloupe et la Communauté d’agglomération la Rivière du Levant (CARL ).

La rencontre avec les élus et les équipes opérationnelles ont permis de lancer la construction des projets d’envoi ou d’accueil de volontaires, qui renforceront la confiance des jeunes dans les politiques publiques, selon Ivan Martial, conseiller municipal et vice-président de la CARL .Les partenariats à construire avec les acteurs jeunesse et emploi, évoqués lors des rencontres avec les équipes de la Mission locale de Guadeloupe et France Travail, permettront d’accompagner en proximité et avec un suivi renforcé les jeunes désireux de s’engager pour une mission de volontariat à l’international.

Enfin, reçu par le préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux, et son conseiller diplomatique, Laurent Chevalier, France Volontaires a pu constater l’intérêt porté à l’extension du dispositif. Les représentants de l’État ont souligné sa pleine cohérence avec les objectifs de renforcement de l’intégration régionale, ainsi que d’amélioration de l’employabilité et de l’insertion des jeunes.

Au cœur de la Caraïbe, des volontaires engagés pour rapprocher les territoires

Depuis leur déploiement aux Antilles-Guyane, les dispositifs de Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) ont été mobilisés par près de quinze collectivités de la région. Les volontaires ont ainsi été accueillis ou déployés dans une vingtaine de pays et territoires de la Caraïbe, d’Amérique latine et d’Afrique de l’Ouest.

Cette dynamique est en constante progression, portée par une forte demande des partenaires désireux d’accueillir davantage de volontaires ou d’en envoyer sur le terrain. Comme l’a souligné Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, lors de son allocution d’ouverture, cet engouement témoigne à la fois de la « pertinence des dispositifs et du bon déroulement des missions mises en œuvre ».

Au-delà des chiffres, ces programmes contribuent à former une génération de jeunes engagés qui se rencontrent, apprennent les uns des autres et construisent ensemble une Caraïbe plus forte, plus durable et plus résiliente.

Le volontariat international, un outil de coopération pour les collectivités des Antilles et de la Guyane

Les représentants des collectivités présents pour l’occasion n’avaient plus à être convaincus de la pertinence du V.I.E.S. Au fil de leurs interventions, ils ont partagé avec enthousiasme et conviction une vision commune de ces dispositifs aux bénéfices multiples. Ainsi, tour à tour, ils ont rappelé que le volontariat constitue un outil aux multiples facettes.

Pour Eddy Chateaubon, élu délégué à la jeunesse de la Région Guadeloupe, le volontariat international « représente un levier essentiel pour l’émancipation et l’insertion des jeunes. Il favorise à la fois leur mobilité, leur émancipation et le développement de leurs compétences ». Des compétences qui se construisent bien souvent dans des secteurs stratégiques pour le développement et la résilience du bassin caribéen, tels que l’adaptation au changement climatique ou le renforcement de la coopération entre les îles.

Au-delà des parcours individuels, Patricia Telle, élue déléguée à la coopération de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), a souligné l’apport du volontariat dans la stratégie de diplomatie territoriale portée par sa collectivité. En effet, le volontariat contribue à renforcer les liens entre les territoires, à stimuler la coopération régionale et à favoriser le rapprochement entre les peuples à travers les missions confiées aux volontaires. « Chaque volontaire devient ainsi un véritable ambassadeur de son territoire et un acteur du rapprochement régional » a-t-elle insisté. À travers ces missions, les collectivités renforcent leurs liens avec leurs partenaires et contribuent à faire émerger une coopération régionale plus concrète et plus dynamique.

Albéric Bent, maire de la commune de Mana, a notamment insisté sur la dimension profondément transformatrice du volontariat, qu’il considère comme un véritable outil de changement des parcours de vie. Selon lui, ces expériences permettent aux territoires d’acquérir « une autre vision du monde » et aux volontaires de revenir transformés, « différents une fois rentrés à la maison ». Une évolution personnelle qui bénéficie également aux territoires, grâce aux compétences, aux expériences et à l’ouverture acquises au cours de la mission.

Des propos qui entrent en résonance avec ceux d’Emmanuel Fèvre, sous-préfet délégué à la cohésion sociale, qui a résumé avec justesse l’esprit de ces dispositifs en qualifiant le volontariat « d’expérience que l’on aurait aimé vivre ». Une formule qui illustre parfaitement la richesse humaine, professionnelle et citoyenne de ces parcours d’engagement.

Comment les collectivités territoriales utilisent le volontariat pour renforcer les liens dans la Caraïbe

Au cours de différentes tables rondes, les partenaires régionaux ont également partagé leur vision du volontariat et les bénéfices qu’ils en retirent. Parmi eux figuraient notamment l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), représentée par Zena Jules, ainsi que l’Association des États de la Caraïbe (AEC), représentée pour l’occasion par Joshua Miller. Tous ont souligné l’apport opérationnel des volontaires au sein de leurs organisations, mais également la richesse culturelle et l’ouverture vers les Antilles françaises que leur présence favorise. Au-delà du soutien opérationnel apporté aux projets, les volontaires contribuent ainsi au rapprochement entre des territoires aux statuts juridiques différents et au renforcement des liens régionaux. Une façon de tordre le cou à l’idée d’une barrière linguistique trop souvent brandie  comme frein à l’action.

Les échanges se sont poursuivis à travers plusieurs tables rondes thématiques réunissant élus, puis techniciens au cœur des dispositifs de V.I.E.S. Les élus ont notamment débattu de la manière dont le volontariat peut contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques territoriales, tandis que les techniciens ont partagé leurs conclusions sur l’impact concret V.I.E.S sur les projets de coopération des territoires.

Des parcours de volontariat international au service du développement des territoires

Ces réflexions ont trouvé un écho particulier dans les témoignages des volontaires présents ou connectés à distance, comme Jamerly, ancienne volontaire au Bénin aujourd’hui de retour en Guyane. « Quand je suis revenue j’étais tellement fière de partager cette expérience », a-t-elle ainsi expliqué.

Lesley Anne, actuellement en mission en République dominicaine ou encore Meredith, ancienne volontaire à Sainte-Lucie désormais recrutée par sa structure d’accueil, ont également partagé leurs expériences. À leurs côtés, les interventions d’Amaelle depuis la Jamaïque, de Thallya et Endy en visioconférence depuis l’Equateur, ainsi que le témoignage de Nicodème, ancien volontaire béninois accueilli en Guadeloupe, ont illustré la diversité des missions, des parcours et des profils.

Enfin, cette première journée a pris fin après deux ateliers de partage de bonnes pratiques, permettant aux structures d’accueil, collectivités et partenaires de mieux appréhender les spécificités des différents dispositifs de volontariat. Des temps d’échange où les acteurs présents ont également eu l’occasion de réfléchir à l’enjeu d’élaboration de projets de missions en phase avec des besoins clairement identifiés, énoncés et en adéquation avec les objectifs de montée en compétence des candidats visés.

Renforcer la coopération régionale grâce aux rencontres entre volontaires caribéens

Parallèlement aux échanges institutionnels, ces deux journées ont permis de créer ou de renforcer des liens entre des jeunes engagés aux quatre coins de la Caraïbe et au-delà. Originaires de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, mais aussi du Mexique, de Colombie, du Bénin, d’Equateur, de Jamaïque, du Cameroun, de Sainte-Lucie ou encore de Grenade, les volontaires participant en présentiel, ont partagé leurs expériences et découvert la diversité des parcours de leurs camarades volontaires. La deuxième journée, entièrement consacrée aux volontaires, a alterné ateliers collaboratifs, temps d’échange et moments de cohésion, notamment autour d’un repas partagé. Une occasion pour les participants de renforcer les liens créés durant le séminaire et de poursuivre les discussions dans un cadre plus informel.

Pour certains, l’événement a même pris des allures de retrouvailles. Ce fut le cas de Raphaëlle, originaire de Guadeloupe et actuellement en mission à Sainte-Lucie, et de Jamerly, originaire de Guyane, qui s’étaient rencontrées lors de leur mission au Bénin et se retrouvaient ainsi deux ans plus tard, à l’occasion de cette rencontre régionale. D’autres, comme Tanya originaire de Grenade, volontaire de solidarité internationale (VSI) en Martinique, Devrick, un jeune guadeloupéen en Service Civique international à Sainte-Lucie ou Damiens et Florence deux VSI de Guadeloupe, ont pu renouer avec leurs homologues volontaires rencontrés lors de leur formation de préparation au départ en mission.

Au terme de ces deux journées, une conviction s’est imposée : le volontariat est bien plus qu’un dispositif de mobilité. Il constitue un véritable levier de coopération, de développement des compétences et de rapprochement entre les territoires, porté par une jeunesse engagée au service de la Caraïbe de demain. Une jeunesse qui se rencontre, apprend à se connaître, tisse du lien, parfois même de véritables amitiés, au-delà des frontières et des différences culturelles.

Quelques témoignages de volontaires

Pour Jared, cette rencontre a pleinement rempli son objectif : « C’était un véritable plaisir de participer à cette rencontre annuelle des volontaires et des partenaires de France Volontaires. Voir tous les volontaires de la région réunis pour cette occasion d’échanger et de partager d’expériences m’a rendu très heureux, notamment en découvrant les missions et les projets portés par chacun d’entre nous […].

Cette rencontre a également été l’occasion de parler ouvertement de nos problématiques et de nos préoccupations avec France Volontaires et ses partenaires. Se sentir écouté et soutenu est essentiel pour garantir le bon déroulement d’une mission à l’étranger. […] Je garde de très beaux souvenirs de cette rencontre et j’ai hâte de retrouver mes camarades lors d’un prochain événement. »

Damiens Nicolas, lors de sa mission de solidarité internationale au sein de l’AEC.

Damiens, mobilisé à Trinidad au sein de l’Association des États de la Caraïbes (AEC), a particulièrement apprécié les échanges avec les représentants institutionnels. Ceux-ci lui ont permis de mieux comprendre la place du volontariat dans les stratégies de coopération portées par les collectivités et de mesurer la valeur ajoutée des dispositifs de France Volontaires. Il retient également l’importance du réseau constitué entre volontaires : “Côté cohésion de cohorte, retrouver des gens avec qui on a été, c’est important. Après un volontariat, c’est souvent le réseau qui permet de rebondir et de créer de nouvelles opportunités. » Une dynamique qui, selon lui, permet aux volontaires de prendre conscience qu’ils intègrent dès leur mission une communauté d’acteurs engagés dans les enjeux de coopération régionale.  Il a aussi souligné l’intérêt des ateliers consacrés à la communication, qui ont permis de  “réfléchir à des formats plus adaptés aux différentes générations concernées par le volontariat”.

Pour finir, Lesley Anne a, pour sa part, souligné l’importance de ce type de rencontres pour les volontaires : « On est content de voir que ce que l’on fait a de l’importance ». Elle a particulièrement apprécié de découvrir l’ampleur des actions menées par France Volontaires et de mieux comprendre le rôle joué par l’organisation dans l’accompagnement des missions. Si elle souhaite que cette rencontre puisse être reconduite chaque année, elle aimerait également voir une place encore plus importante accordée à la parole des volontaires. « Peut-être qu’à l’avenir une table ronde dédiée aux volontaires pourrait être organisée afin que nous puissions échanger davantage sur nos expériences. Si cela avait duré une semaine, cela aurait été encore mieux ! » Une proposition qui témoigne de l’intérêt suscité par ces temps d’échange et du besoin de renforcer les espaces de dialogue entre volontaires de la région.

La restitution de l’étude sur les diasporas et le volontariat international nourrit le débat sur de nouvelles formes d’engagement

Dans les locaux de France Volontaires, à Ivry-sur-Seine, les échanges ont été nourris entre responsables associatifs, représentants de collectivités territoriales, anciens volontaires et acteurs institutionnels, réunis le vendredi 29 mai dernier pour confronter leurs expériences lors de la restitution de l’étude sur les diasporas et le volontariat international menée par France Volontaires, le FORIM et le F3E, avec le soutien de la Ville de Marseille et du département de la Seine-Saint-Denis.

Volontariat international et diasporas : une réflexion collective qui gagne du terrain

L’événement marquait l’aboutissement de plusieurs mois de travaux conduits sur cinq terrains d’étude : Marseille, la Seine-Saint-Denis, le Sénégal, le Maroc et le Cambodge. Au total, près de 120 entretiens semi-directifs, deux ateliers collectifs et plusieurs enquêtes ont permis de documenter les réalités vécues par les volontaires et les organisations impliquées.

Devant la centaine de personnes présentes pour l’événement, en présentiel ou à distance, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, a souligné la place particulière qu’occupe le volontariat dans les trajectoires des personnes issues des diasporas : « Pour beaucoup de jeunes issus des diasporas, l’engagement en volontariat prend la forme d’une expérience de (re)connexion à une identité plurielle, interrogeant le rapport aux origines et s’inscrivant dans un cheminement personnel pouvant soulever des défis importants, avant, pendant et après la mission. »

Un constat partagé par Alioune Sy, président du FORIM, le réseau des diasporas solidaires, qui a souligné que  « les jeunes issus des diasporas partagent une double appartenance, dans un entre-deux géographique qui les interpelle constamment et les pousse dans une perpétuelle recherche d’identité et de repères. Le volontariat intervient alors comme un levier essentiel pour ces jeunes qui aspirent à un juste équilibre dans une citoyenneté pleinement assumée ici et ailleurs dans le monde. »

Deux tables rondes consacrées aux parcours d’engagement et aux perspectives de coopération entre volontariat international et diasporas ont par ailleurs permis aux personnes présentes d’échanger de vive voix sur ces sujets.

Quels apports des diasporas pour le volontariat international ?

L’étude montre que les engagements des personnes issues des diasporas ne se résument pas à une simple volonté de retour vers un pays d’origine. Les motivations observées sont multiples : quête de sens, transition personnelle ou professionnelle, engagement citoyen transnational ou participation à des dynamiques associatives. La dimension identitaire est souvent présente, mais elle s’articule avec d’autres aspirations et évolue au fil des parcours.

Les chercheurs mettent également en évidence plusieurs freins spécifiques. Les difficultés administratives rencontrées par les personnes étrangères ou binationales, la méconnaissance des dispositifs de volontariat, certaines contraintes réglementaires ou encore les inégalités d’accès à la mobilité internationale limitent encore la participation de nombreux jeunes.

Pour autant, les résultats soulignent le rôle stratégique que peuvent jouer les organisations de solidarité internationale issues des migrations (OSIM). Grâce à leur connaissance des territoires, leur maîtrise des contextes culturels et leurs réseaux locaux, elles facilitent l’ancrage des missions et renforcent les liens entre les sociétés civiles d’ici et de là-bas. Selon l’étude, 60 % des OSIM interrogées considèrent ainsi que le volontariat contribue à créer des relations plus fortes et plus durables entre les territoires.

Au-delà du constat, les partenaires souhaitent désormais transformer l’essai. Parmi les recommandations formulées figurent le renforcement des coopérations entre acteurs du volontariat et des diasporas, une meilleure information des publics concernés, l’adaptation de certains dispositifs aux réalités des parcours binationaux et l’intégration plus systématique de cette articulation dans les politiques territoriales. Une ambition résumée lors de la rencontre par plusieurs intervenants : faire du lien entre volontariat et diasporas non plus une initiative ponctuelle, mais un réflexe partagé au service de la solidarité internationale.

[Paris] Rencontre Annuelle du Collectif pour un Service Civique Européen 2026

La Rencontre Annuelle du Service Civique Européen, organisée par le Collectif pour un Service Civique Européen, se tiendra le 29 mai 2026 à l’École Militaire de Paris, dans l’Amphithéâtre Foch / Rotonde Gabriel, à partir de 9h00 (ouverture des portes à 8h30).

Cette journée consacrée aux échanges, au partage d’expériences et à la réflexion collective autour de l’avenir du service civique européen et de l’engagement des jeunes en Europe sera riche d’enseignements. Nous aurons notamment Lucie MORILLON, directrice de la Communication, la Valorisation et l’Engagement de France Volontaires, qui apportera son regard sur le sujet.

Programme complet

En raison du caractère hautement sécurisé de cet établissement relevant du Ministère des Armées, l’accès au site est strictement réglementé.
À ce titre, chaque participant doit impérativement être enregistré au préalable afin de recevoir une invitation nominative autorisant l’entrée dans le bâtiment.

Nous vous remercions donc de bien vouloir compléter le formulaire suivant dans les meilleurs délais

FORMULAIRE D’INSCRIPTION

 

Volontaires pour l’Amazonie : lancement du 2e appel à manifestation d’intérêt

Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt

Le volontariat international constitue un levier concret pour soutenir les initiatives de la société civile en faveur de la préservation des forêts primaires. Il permet à la fois de renforcer les capacités d’action des organisations engagées sur le terrain et d’impliquer des jeunes et des citoyens dans des missions utiles, au plus près des besoins locaux.

Le programme Volontaires pour l’Amazonie (ou V-Amazonie) a pour ambition de soutenir les initiatives et les projets portés par les acteurs de la société civile en faveur de la préservation de la forêt amazonienne. Il s’inscrit dans les engagements français en matière de préservation de la biodiversité et de développement du volontariat international d’échange et de solidarité.

V-Amazonie est mis en œuvre par France Volontaires avec le soutien de la Délégation pour les collectivités territoriales et la société civile (DGM/DCTCIV) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Le programme se déploie sur 30 mois et vise à appuyer durablement les structures engagées dans les pays du bassin amazonien.

Le programme prévoit notamment de :

  • Mobiliser au moins 50 volontaires en soutien à des initiatives impactantes portées par les organisations de la société civile dans les pays du bassin amazonien ;
  • Renforcer les capacités et la mise en réseau de 100 organisations de la société civile agissant en faveur de la préservation de la forêt amazonienne ou en soutien des communautés locales et des peuples autochtones ;

Le 1er appel à manifestation d’intérêt, lancé en 2025, a permis la sélection de 49 missions de VSI, VSI-R et VEC. Au 30 avril 2026, 36 volontaires sont sur le terrain, 7 sont en recrutement ou en formation avant leur départ, et 6 ont achevé leur mission. Ce second AMI ouvre le programme au Service Civique International, y compris en réciprocité, afin de renforcer l’impact du programme et de développer l’accueil en France de jeunes issus des pays amazoniens.

Pour plus d’informations, merci de consulter les termes de référence.

 

Dispositifs éligibles

  • Le Service Civique International (SCI) : le service civique est un volontariat d’initiation destiné aux jeunes pour la réalisation de missions d’intérêt général. Une large variété de structures peut accueillir un jeune en service civique, y compris des structures d’accueil hors de France non agréées, dès lors que la mission est mise en œuvre par l’intermédiaire d’une structure agréée. Si la structure agréée n’est pas identifiée au moment du dépôt du projet, France Volontaires pourra faciliter la mise en relation.

Dans le cadre du programme, le SCI permet de renforcer la présence de jeunes volontaires auprès des communautés et des projets soutenus, en complément des autres dispositifs. Il constitue un levier de mobilisation citoyenne particulièrement adapté à des missions d’intérêt général en appui aux structures engagées pour la préservation de la forêt amazonienne.

  • Le Service Civique de Réciprocité (SCR) : le service civique international est ouvert au principe de réciprocité, permettant à des jeunes issus des pays qui accueillent des volontaires français de venir réaliser une mission en France. Dans le cadre du programme, ces missions ont vocation à consolider les partenariats, à enrichir les échanges interculturels et à renforcer les liens entre territoires amazoniens et territoires français.

Le SCR permet d’accueillir en France, hexagonale ou d’outre-mer, des jeunes issus des pays amazoniens partenaires pour des missions de 7 mois construites dans le cadre de partenariats entre structures françaises et structures des pays du programme. Les volontaires sont identifiés dans les pays cibles du programme et déployés dans des structures françaises en lien avec les enjeux forestiers.

  • Le Volontariat d’Échange et de Compétences (VEC) est porté par certaines associations membres de France Volontaires. Il permet à un volontaire disposant d’une expérience professionnelle plus importante d’apporter, dans le cadre de missions de courte durée, une expertise ciblée à forte valeur ajoutée au bénéfice d’une structure d’accueil.

 

Thématiques prioritaires

Les missions des volontaires éligibles dans le cadre de cet appel à manifestation d’intérêt devront s’inscrire dans l’une ou plusieurs des thématiques suivantes :

  • La valorisation des forêts : produits forestiers non ligneux, agroforesterie, savoirs ancestraux, alternatives à la déforestation ;
  • La restauration des forêts : reboisement, lutte contre la déforestation, solutions fondées sur la nature ;
  • La protection des forêts : gestion des parcs naturels et des zones protégées, écotourisme responsable, prévention des conflits entre activités humaines et faune sauvage.

Pour plus d’informations, merci de consulter les termes de référence.

 

Calendrier indicatif

  • 22 mai 2026 : publication de l’appel à manifestation d’intérêt ;
  • Début juillet 2026 : premier comité de sélection ;
  • 31 août 2026 : clôture de l’appel à manifestation d’intérêt ;
  • Septembre 2026 : comité de sélection final.

Cet appel à manifestation d’intérêt est ouvert pour un dépôt au fil de l’eau et au plus tard le 31 août 2026. Les dossiers déposés seront étudiés régulièrement par le comité de sélection, qui se réunira au minimum en juillet et en septembre 2026.

 

Pour candidater

Pour candidater, veuillez compléter le formulaire en ligne sur le site démarche numérique (création d’un compte nécessaire au préalable).

Pour toute demande, merci d’envoyer un courriel à : [email protected]

 

Webinaires d’information

  • En français : le lundi 8 juin à 11h00 (heure de Paris) : s’inscrire
  • En espagnol : le lundi 8 juin à 16h00 (heure de Paris) / 9h (heure de Lima) : s’inscrire
  • En portugais : le vendredi 12 juin à 14h30 (heure de Paris / 9h30 (heure de Brasilia) : s’inscrire

[En ligne] Volontariat international solidaire : quels dispositifs pour vos projets en 2026 ?

La mobilité internationale solidaire peut constituer un levier intéressant pour renforcer et soutenir vos projets de coopération et de solidarité internationales ou d’éducation à la citoyenneté mondiale. Afin d’accompagner les structures souhaitant accueillir ou envoyer un volontaire, Occitanie Coopération a recensé les besoins en volontariat pour l’année 2026.

Dans ce cadre, un temps d’information en visioconférence est organisé le jeudi 4 juin 2026, de 16h00 à 17h30, afin de présenter les dispositifs existants et d’échanger autour de vos projets.

Cet atelier a pour objectif de vous faire découvrir les dispositifs de volontariat international et les étapes clés pour accueillir ou envoyer un volontaire dans le cadre de vos projets de solidarité internationale.

Il permettra également de mieux comprendre ce que la mobilité internationale solidaire peut apporter aux jeunes, aux structures et aux territoires engagés dans des actions de coopération et d’ouverture au monde.

Ce temps d’échange sera aussi l’occasion de découvrir des retours d’expérience de volontaires et de structures d’accueil ; et d’identifier les liens possibles avec vos projets actuels ou futurs.

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