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L’Alliance française de Lima et Amnesty International Pérou croisent leurs actions grâce à l’engagement de leurs volontaires internationaux

En ce début d’année 2026, l’Alliance française de Lima et Amnesty International Pérou ont uni leurs dynamiques autour d’une initiative conjointe impulsée par leurs volontaires en service civique. Cette collaboration a permis de conjuguer pratique du français et sensibilisation aux droits humains, dans le cadre de la campagne mondiale « Écrire pour les droits humains » (Write for Rights – W4R).

Un atelier ouvert autour des droits humains

Le 9 janvier, la section péruvienne d’Amnesty International est intervenue à l’Alliance française de Lima dans le cadre d’un atelier de discussion en français, ouvert aux étudiantes et étudiants ainsi qu’au public externe.

Ce premier échange, ainsi que tous les suivants, ont été pensés et impulsés par les deux volontaires françaises en Service Civique international que comptent chaque structure d’accueil : Pauline et Hanna chez Amnesty, Jeanne et Camille à l’Alliance.

Quarante participants et participantes ont pris part à cette première rencontre, qui a permis de présenter l’organisation de la campagne, ainsi que plusieurs cas défendus cette année dans ce cadre. L’échange, mené en français, a offert un espace de dialogue sur les droits humains tout en favorisant la pratique linguistique dans un contexte engagé et concret.

La langue française comme outil de plaidoyer

Le 13 janvier, deux ateliers supplémentaires ont été organisés directement dans le cadre des cours de l’Alliance française, réunissant 24 élèves. À cette occasion, les cas de Guerreras por la Amazonía (“Guerrières pour l’Amazonie”, Équateur) et du journaliste Sai Zaw Thaike (Myanmar) ont été présentés. Les élèves ont ensuite rédigé des lettres en français afin d’exprimer leur solidarité et leur soutien aux personnes défendues par la campagne.

Cet exercice a permis d’articuler apprentissage linguistique et engagement citoyen, en donnant aux étudiants l’opportunité d’utiliser la langue française comme outil d’expression et de plaidoyer.

Un concours d’éloquence pour défendre les droits humains

Point d’orgue de cette collaboration, un concours d’éloquence a été organisé le 6 février autour des cas de la campagne « Écrire pour les droits humains » : neuf personnes ont relevé le défi, chacune devant choisir un cas et en assurer la défense dans un temps limité, en français. À l’issue des prises de parole, un jury a désigné la meilleure plaidoirie et une récompense a été remise à la personne lauréate. Cet événement a mis en lumière la capacité des participantes et participants à s’approprier des enjeux internationaux essentiels, et à développer une argumentation structurée dans une langue étrangère.

Cette initiative conjointe a été rendue possible grâce à l’engagement des deux volontaires en Service Civique international présentes au sein de chaque structure, lesquelles se sont d’ailleurs rencontrées lors d’une « activité volontaires » organisée dans les bureaux de France Volontaires Pérou.La collaboration de Pauline, Hanna, Camille et Jeanne a permis d’identifier et mobiliser des contacts pertinents, de croiser les expertises, de mutualiser les réseaux et ressources et de concevoir une activité innovante, à la fois pédagogique et citoyenne.

En associant pratique du français et diffusion de cas internationaux de défense des droits humains, cette action illustre la valeur ajoutée du volontariat comme passerelle entre institutions, cultures, valeurs et engagements solidaires.

 

Le volontariat au prisme de la mesure : ce que révèle le State of the World’s Volunteerism Report 2026

Selon le rapport sur la situation du volontariat dans le monde 2026 (State of the World’s Volunteerism Report – SWVR 2026), 2,1 milliards de personnes, soit 34,5 % de la population mondiale en âge de travailler, s’engagent volontairement chaque mois.  L’Afrique enregistre le taux le plus élevé, avec 58,5 % d’engagement volontaire.

Un engagement mondial encore largement sous-estimé

Toutefois, au regard de ces chiffres, il est important de rappeler la distinction entre le terme « volunteering » au sens international, comprenant également le bénévolat, du volontariat tel qu’entendu en France dans une définition plus restrictive.

Seuls 64 pays sur 193 collectent aujourd’hui des données nationales régulières sur le volontariat. Cette réalité massive reste donc en grande partie invisible : faute d’outils de mesure adaptés, de nombreuses formes d’engagement (notamment informelles, communautaires ou spontanées) échappent encore aux radars institutionnels.

Des contributions essentielles face aux défis contemporains

Le SWVR 2026 met en lumière la diversité des rôles joués par les volontaires, en particulier dans les domaines du climat et de la résilience, de la santé, de l’éducation ou de la cohésion sociale.

Le rapport rappelle toutefois que l’engagement volontaire peut comporter des risques : surcharge émotionnelle, exposition au danger, discriminations. Mesurer l’impact implique donc aussi d’intégrer les conditions d’exercice, la protection et le bien‑être des volontaires.

Mesurer autrement : la nécessité d’un changement de paradigme

Le rapport rappelle que les chiffres seuls ne suffisent pas. Mesurer la seule quantité d’heures ou la valeur monétaire du travail volontaire revient à réduire sa portée à une dimension utilitariste.

Il appelle à une évolution de nos pratiques, fondée sur :

  • des approches hybrides, croisant données quantitatives et qualitatives
  • l’inclusion des récits et expériences des volontaires et des communautés
  • la prise en compte des contextes locaux, des cultures et des formes variées d’engagement ;
  • un cadre éthique solide, garantissant protection, confidentialité et principe du « agir sans nuire »

L’indice GIVE : un cadre inédit pour la reconnaissance globale de la valeur du volontariat

Le GIVE (Indice mondial de l’engagement volontaire) propose un cadre unificateur permettant de sélectionner des indicateurs adaptés selon chaque contexte, de fournir une base solide pour le plaidoyer et de garantir la comparabilité des données au niveau international. Il invite à dépasser la seule logique d’impact quantifiable et à adopter une vision plus globale, reliant développement individuel, renforcement des communautés et transformations systémiques.

Le GIVE s’articule autour de quatre dimensions :

  1. La valeur pour l’individu (compétences, bien-être, parcours).
  2. La valeur pour la communauté (cohésion, solidarité, participation)
  3. La valeur économique (contributions directes ou indirectes aux systèmes sociaux)
  4. L’environnement favorable (politiques publiques, protection, reconnaissance)

Une nécessaire cartographie des données

Pour construire un cadre de mesure solide et comparable à l’échelle internationale, le SWVR 2026 s’appuie sur un vaste exercice de cartographie des sources existantes sur le volontariat :

Celui‑ci recense aussi bien les grandes enquêtes internationales que les statistiques nationales et les enquêtes auprès des ménages conduites par différents pays. Ensemble, ces sources offrent une vision d’ensemble des dynamiques du volontariat : taux de participation, motivations, engagement citoyen préalable, ainsi que valeur économique et sociale des contributions volontaires. Le rapport souligne toutefois un défi structurel : l’absence d’harmonisation des méthodologies d’un outil de mesure à l’autre, qui limite les comparaisons internationales et reflète la diversité des approches culturelles et statistiques.

Malgré cela, la cartographie constitue une base précieuse pour une future normalisation des données et identifie les champs où un alignement est non seulement possible, mais nécessaire pour garantir inclusivité et comparabilité. Cette rigueur méthodologique pose les fondations d’un outil fiable et utilisable à l’échelle mondiale pour mieux saisir la pluralité du volontariat.

Recommandations pour le secteur du volontariat

Le rapport met en évidence l’importance de la mesure dans la reconnaissance du volontariat, contribuant à son tour, in fine, à amplifier l’impact du volontariat.

Par ailleurs, plusieurs recommandations sont identifiées pour renforcer le cadre de mesure de l’activité volontaire :

Alors que 2026 marque l’Année internationale des volontaires au service du développement durable, ce rapport s’inscrit dans une dynamique mondiale de reconnaissance accrue du volontariat. Il peut constituer un point d’appui structurant pour renforcer les cadres de mesure, consolider la comparabilité des données et approfondir la compréhension de la valeur plurielle de l’engagement volontaire dans toutes ses dimensions.

 

Lire le rapport complet ici (bientôt disponible en français) : https://www.unv.org/news/2026-swvr-redefining-true-value-volunteerism

[En ligne] Atelier d’information sur les dispositifs de mobilité : CES, VSI et Service civique international

Vous souhaitez permettre à des jeunes de s’engager en tant que volontaires dans le cadre d’un Corps Européen de Solidarité, d’un Volontariat de Solidarité Internationale ou d’un Service Civique International ?

Centraider, en partenariat avec France Volontaires et la Maison de l’Europe, vous informera sur ces trois dispositifs de mobilité individuelle.

Description de la formation :

Cette présentation vous permettra de mieux comprendre les spécificités de chacun de ces dispositifs ainsi que d’identifier les structures ressources associées :

  • le Corps Européen de Solidarité (CES) ;
  • le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) ;
  • le Service Civique International.

Intervenants

Pauline Valnaud – Responsable d’antenne – France Volontaires

Astrid Courty – Chargée de mission à la Maison de l’Europe

Virginia Mora – Chargée de mission à Centraider

Témoignages de volontaires

Public :

Bénévole, salarié·e, agent…tout type de structure mettant ou souhaitant mettre en œuvre des projets de mobilité internationale.

Contact :

Virginia Mora, [email protected]

Inscription

Entrée en vigueur de l’accord intergouvernemental entre l’État du Pérou et France Volontaires

À travers ce cadre légal, le Pérou et la France réaffirment leur volonté commune de développer des opportunités d’engagement pour leurs citoyennes et citoyens. Le volontariat y est reconnu comme un outil stratégique au service de la coopération internationale et des échanges interculturels. 

L’accord prévoit notamment de favoriser des missions de volontariat contribuant à la coopération et la solidarité internationale, à la réciprocité et au respect de la diversité ou à la protection de l’environnement et la promotion du développement durable. Il entend également faciliter l’interculturalité et l’échange de connaissances ainsi que le renforcement des capacités et une meilleure compréhension mutuelle des cultures. 

Une nouvelle étape dans la coopération franco-péruvienne

Cet accord ambitionne de structurer et multiplier les initiatives conjointes, afin de garantir un cadre favorable à l’engagement des volontaires dans des projets à fort impact social, environnemental et institutionnel. 

L’entrée en vigueur de cet accord est le résultat d’un travail étroit entre le ministère des Relations extérieures du Pérou et l’ambassade de France au Pérou. Le soutien constant du ministère de la Femme et des Populations vulnérables du Pérou s’est également avéré un acteur clé du volontariat national et de la promotion de politiques inclusives et solidaires. 

Pour France Volontaires Pérou, cette entrée en vigueur ouvre une nouvelle phase de développement et de consolidation du volontariat international. Le texte renforce la légitimité et la visibilité du volontariat comme outil de coopération solidaire, favorisant des échanges fondés sur la réciprocité, le respect et la co-construction d’initiatives internationales. 

Concrètement, cette nouvelle étape permet de renforcer le nombre et la qualité des missions de volontariat entre la France et le Pérou (lire-ci-dessous).

Plus largement, cet accord illustre la vitalité du partenariat franco-péruvien et la confiance mutuelle qui unit les deux pays dans la poursuite d’objectifs communs : promouvoir un développement durable, inclusif et respectueux des diversités culturelles. 

Le texte officiel de l’accord est disponible ici.

 

Quelques exemples de missions de volontariat entre la France et le Pérou
 

Antoine Bleiker, volontaire en service civique international auprès de l’association Neotropical Primate Conservation à Moyobamba, région de San Martín au Pérou. Sa mission soutient des activités de conservation des ressources naturelles via l’éducation, la recherche, la reforestation et la lutte contre le trafic de faune sauvage. 

Chloé Langletvolontaire de solidarité internationale (VSI) du programme V-Amazonie auprès de l’Institut de recherche et de développement à Iquitos, région de Loreto au Pérou. Sa mission vise à appuyer le développement de techniques innovantes (ADN environnemental) pour assurer le suivi de la biodiversité amazonienne et soutenir les politiques publiques de conservation. 

Candy Bazán et Verónica Castrovolontaires de réciprocité du programme V-JOP en service civique international, parties en 2024 dans le cadre des Jeux olympiques de Paris. Leurs missions avaient pour but de soutenir des initiatives d’éducation et de dialogues interculturels à travers le sport. 

 

Sénégal : visite de terrain auprès des volontaires d’une association d’inclusion par le basket

Fondée en 2021 par Fatou Kine Ndiaye, ancienne joueuse internationale de basketball ayant évolué sous les couleurs du Sénégal et de la France, Pulse Africa for Education œuvre pour l’inclusion sociale et l’éducation des jeunes, et particulièrement des jeunes filles, à travers ce sport. Une visite de terrain, organisée par l’équipe de France volontaires Sénégal avec Maëlys Veillard, représentante de l’ONG AIME qui envoie les deux volontaires, a eu lieu lors d’un entraînement de jeunes à l’école franco-sénégalaise Fann-Hock, menée par Pulse Academy (la structure économique rattachée à l’association). Cette dernière accueille environ 20 enfants, filles et garçons âgés de 5 à 14 ans, chaque mercredi et samedi. Depuis le début de l’année, des portes ouvertes sont organisées chaque mercredi afin d’inciter de nouveaux enfants à venir essayer le basketball et découvrir l’association. Le samedi, d’autres écoles sont régulièrement invitées pour organiser des matchs et favoriser les échanges.

Baptiste Sarro dirige une partie de l'entrainement des enfants

En complément des entraînements réguliers, Pulse Africa for Education développe plusieurs actions et projets : des camps de basketball, dont un camp estival organisé l’été dernier à Keur Jaraf, des camps dédiés aux jeunes filles, organisés sur des formats de 5 à 15 jours tout au long de l’année et enfin des actions de sensibilisation à l’antidopage.

L’association a également pour projet de lancer un tournoi de basketball 3×3 dans plusieurs régions (Mbour, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor), afin de promouvoir cette discipline présente aux Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026. 

Au-delà de l’encadrement sportif, les deux volontaires jouent un rôle clé dans le développement de l’association. Baptiste accompagne Pulse Africa for Education dans la recherche de partenaires financiers, tandis que Jade se consacre à la communication, à la valorisation des actions menées et à la visibilité des projets. 

L'équipe de Pulse Africa, les enfants et France volontaires rassemblaient pour une photo de famille sur le terrain.

 

Paroles de volontaires

Jade Caranavate : « Cette expérience de volontariat a été absolument splendide. Elle m’a permis de me développer, notamment dans le coaching, mais aussi de me sentir réellement utile en m’engageant pour une cause qui me tient profondément à cœur. J’ai beaucoup appris humainement et professionnellement. 

Ce qui m’a le plus surprise, c’est le manque de moyens financiers pour une cause aussi incroyable et essentielle. Malgré cela, l’énergie, l’engagement et la passion de l’équipe compensent largement. Fatou, notre directrice, a été exceptionnelle : une femme inspirante, qui nous a accueillis comme si nous faisions partie de sa famille. 

Vivre au Sénégal a été une expérience marquante. C’est un pays riche humainement, avec une culture forte et des personnes d’une gentillesse incroyable. 

À la fin de ma mission, j’aimerais rester au Sénégal pour travailler dans le secteur du sport et de la communication, pourquoi pas autour des JOJ ou au sein d’une fédération sportive. Dans tous les cas, j’aimerais continuer à m’investir dans des projets qui ont un impact positif à l’international. » 

Baptiste Sarro : « À titre personnel, cette expérience de volontariat m’a avant tout apporté beaucoup d’humilité. Elle m’a appris à observer, à écouter activement et à m’adapter à un environnement culturel et professionnel différent. J’ai acquis une meilleure compréhension des usages et coutumes locales, aussi bien dans le cadre du travail associatif que dans la vie quotidienne. 

En intégrant une structure comme Pulse Africa for Education, j’ai découvert une autre manière d’enseigner et de transmettre, fondée sur un état d’esprit différent mais sur des valeurs communes. Cela facilite l’inclusion des volontaires et, plus largement, des étrangers au Sénégal. 

Les camps de basketball ont été très enrichissants à observer. Ils révèlent des différences de parcours et de perspectives d’avenir. Les jeunes filles manquent parfois de confiance en elles, et notre rôle est précisément de les encourager à aller le plus loin possible, dans le sport comme dans leur scolarité. 

Ce qui m’a le plus surpris au Sénégal, c’est le rythme de vie : les choses prennent parfois plus de temps, mais elles se construisent collectivement, dans un esprit de confiance et de solidarité. Le quotidien est profondément marqué par le partage, les échanges et la bienveillance. 

À l’avenir, j’aimerais poursuivre cette dynamique de mobilité internationale, tout en gardant un lien fort avec le Sénégal, un pays dont la culture de la téranga donne sincèrement envie de rester. » 

À travers l’engagement de ses volontaires, de son équipe locale et de sa fondatrice, Pulse Africa for Education illustre pleinement la capacité du sport à être un outil d’éducation, d’inclusion et d’émancipation, au service de la jeunesse sénégalaise. 

France Volontaires accompagne l’EDHEC Business School dans le développement des Global Impact Projects au Togo

Depuis plusieurs années maintenant, l’École des Hautes Études Commerciales (EDHEC) Business School a mis en place les Global Impact Projects: un dispositif appuyé par une chaire UNESCO offrant aux étudiants la possibilité de s’engager sur le terrain au sein d’une association à but non lucratif pendant un semestre. Objectif : contribuer à transformer leur vision du monde et ainsi aiguiser leur sens de la coopération et leur capacité de résilience. Des initiatives avaient ainsi déjà été mises en œuvre avec des ONG au Cameroun, par exemple, avant qu’une convention de partenariat ne soit signée le 19 mars 2025 avec France Volontaires pour consolider ces actions de coopération déjà engagées sur le terrain.

Dans ce cadre, l’équipe de France Volontaires Togo a accueilli et accompagné Sonia Gastaud, responsable du Global Impact Projects de l’EDHEC Business School à la rencontre des acteurs sur le terrain, combinant des visites d’associations locales et des échanges institutionnels.

Les discussions ont porté sur plusieurs dimensions structurantes du volontariat au Togo, notamment la dynamique et l’écosystème du volontariat international, les enjeux culturels et sécuritaires liés à l’accueil et au déploiement des missions ou encore l’accompagnement à la structuration de partenariats avec les acteurs institutionnels et associatifs.

Des rencontres avec les acteurs associatifs et institutionnels

Côté associatif, ces rencontres ont permis de consolider les collaborations existantes et d’explorer de nouvelles perspectives avec plusieurs structures togolaises, notamment Africa Smile, qui a déjà accueilli un étudiant de l’EDHEC, ainsi que Jeunes Verts et TMSU International, mais également avec la Fondation Pierre-Fabre.

Parallèlement, des rencontres institutionnelles ont été organisées avec le service de coopération et d’action culturelle (SCAC) de l’ambassade de France au Togo et Campus France, afin d’échanger sur les dispositifs existants, les conditions d’accueil des étudiants volontaires et les synergies possibles autour de la mobilité internationale et de l’engagement étudiant.

À travers cet accompagnement, France Volontaires Togo confirme son rôle de facilitateur et d’acteur de référence du volontariat international, en lien avec les institutions françaises et la société civile locale, mais également les établissements d’enseignement supérieur, pour un engagement solidaire structuré, responsable et ancré dans les contextes locaux.

Un Espace Volontariats mobile dans le Sénégal oriental

À Kédougou, la délégation a été reçue par le préfet El Hadji Semou Diouf qui a rappelé l’importance de mieux vulgariser et valoriser le volontariat, reconnu comme un véritable levier d’accompagnement de la jeunesse et de développement territorial, dont l’impact local est aujourd’hui avéré.

L'équipe de France Volontaire, le Préfet de Kédougou, et un membre de Kéoh pose pour une photo

La mairie de Kédougou, représentée par le directeur de la communication Famakan Dembélé, a souligné l’intérêt de renforcer la coopération décentralisée avec la commune de Bruay-la-Buissière, récemment relancée. L’accueil d’un volontaire, en Volontariat d’échange et de compétences (VEC) ou en Volontariat de solidarité internationale, pourrait contribuer à renforcer cette dynamique et accompagner les services techniques de la Mairie.

Au conseil départemental de Kédougou, le secrétaire général Boubacar Cissokho a rappelé la longue expérience du territoire en matière de volontariat, avec notamment l’accueil pendant six ans d’une volontaire VSI dans le cadre de la coopération décentralisée Isère–Kédougou. Les échanges ont également permis d’évoquer les cinq volontaires de réciprocité du département partis en France, dont trois actuellement engagés dans le cadre du projet PrODDige du SCD.

Le lendemain, la mission s’est poursuivie à Salémata, avec une rencontre au Conseil départemental auprès de son président Pierre Nianga Boubane et de son secrétaire général Mohamadou Sané Diallo. Les élus ont exprimé un vif intérêt pour le volontariat, notamment pour l’accueil de VEC ou de VSI, et ont souligné l’impact positif des volontaires accueillis chaque année par l’association Cauris sur le territoire.

L'équipe de France Volontaire et le conseil départemental de Salémata pose pour une photo

Rencontres avec la société civile

À Kédougou, plusieurs partenaires associatifs ont été rencontrés. L’association KEOH (Kédougou Encadrement et Orientation du Développement Humain), partenaire clé de la mission, a partagé son expérience de l’accueil de volontaires depuis 2017, notamment dans le cadre du partenariat avec l’association iséroise Tétraktys autour du programme d’Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) « Regards croisés ». Cette rencontre a également permis d’échanger avec Charlotte Costa Moulin, récemment arrivée en service civique.

L’Association des Minorités Ethniques (AME), représentée par M. Camara, œuvre pour la valorisation des cultures locales (Bassari, Bedik, Cognagui, Diallonke). Elle est impliquée dans le programme Sur la piste du Caméléon, financé par le Département de l’Isère et l’Agence Français de Développement (AFD), qui a permis le développement d’un itinéraire culturel de 350 km traversant 11 communes de la région. Plusieurs volontaires VSI ont contribué à ce projet, dont Sarah Maupin, récemment en fin de mission.

À Tambacounda, la mission a permis de rencontrer l’association CORENA (Conservatoire de la Réserve Naturelle Communautaire du Boundou), qui a déjà accueilli une dizaine de volontaires depuis près de 20 ans. Deux volontaires y sont actuellement en mission : Romane Longis, en service civique sur les thématiques ECSI, et Camille Collard, VSI en charge du suivi des espèces et des écosystèmes.

L’équipe a également été accueillie par ICD Afrique, sous la direction de Boubacar Sangaré, qui accueille Raphaëlle Verheye, volontaire en service civique envoyée par l’ADICE. Depuis juillet, elle travaille sur un projet d’accompagnement du petit entrepreneuriat rural, financé par l’AFD et ULB Coopération.

Enfin, une rencontre avec Caritas Sénégal à Tambacounda, représentée par Léon Sarr, a permis d’échanger sur l’accueil régulier de volontaires envoyés par Caritas Austria et Caritas France, autour de thématiques variées : sécurité alimentaire, accès à l’eau, éducation, environnement et droits des femmes.

Atelier de présentation de France Volontaires

Le mercredi soir, un atelier a réuni une dizaine d’acteurs de la société civile kédogévienne. Cette rencontre a permis de présenter France Volontaires, l’Espace Volontariats du Sénégal et les différents dispositifs de volontariat français, ouvrant la voie à de nouvelles collaborations locales.

Présentation de France Volontaires à des associations de Kédougou
Sakhaty Niakhasso, volontaire VSI actuellement en mission en France à Arcade, est également intervenu pour témoigner de son expérience.

La mission a aussi été l’occasion de rencontrer Romain Perrin et Jean Morteaux, deux volontaires en service civique arrivés respectivement depuis un et trois mois à Salémata, envoyés par le SCD. Engagés au sein de l’association Cauris, ils accompagnent des collégiens et lycéens pensionnaires de deux internats, à travers l’étude du soir, le renforcement scolaire et l’organisation d’activités extrascolaires.

Cette mission met en lumière le fort potentiel du Sénégal oriental, un territoire en pleine évolution où le volontariat et les mobilités croisées constituent de véritables leviers pour accompagner le développement local, renforcer les partenariats et soutenir durablement les dynamiques de jeunesse.

[Appel à candidature] Le Prix DCC de la solidarité internationale

Le Prix DCC de la solidarité internationale est un concours lancé par la Délégation Catholique pour la Coopération. Ouvert à tous les groupes d’étudiants, de scouts, de jeunes pros et de membres de mouvements de jeunesse de l’Eglise, il récompense quatre projets de développement au profit d’un partenaire du Sud au cours de l’année 2026.

Vous avez un projet de solidarité internationale pour 2026 ?

Participez et gagnez une dotation et l’accompagnement de la DCC tout au long de votre projet !

La DCC propose deux catégories :

Catégorie “Tout Public” :
• 1er Prix : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 1500 €.
• 2e Prix : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 1000 €.
• Prix du Public : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 500 €

Catégorie “scoute” : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 1000 €

Les lauréats bénéficieront aussi :
• d’une mise en lumière des projets gagnant
• d’une rencontre des volontaires DCC présents sur place
• d’une formation présentiel avant le départ le 29 mai à Paris..

Qui peut participer ?

Ce prix est ouvert aux groupes d’étudiants et jeunes pros de tout âge et de toute région, issus d’aumôneries, de mouvements, ou d’associations étudiantes. Le projet devra avoir lieu en 2026 et soutenir un partenaire du Sud (association, école, diocèse, mouvement de scoutisme local…).

Critères de sélection des projets
• Le projet apporte son soutien à une initiative d’un partenaire du Sud.
• Il s’inscrit dans une action de développement pérenne (ce n’est pas de l’urgence).
• Il met en œuvre une dynamique de rencontre interculturelle. Il implique une préparation personnelle des étudiants porteurs du projet.

Pourquoi un prix DCC de la solidarité internationale ?
A travers le Prix de la DCC de la solidarité internationale, la Délégation catholique pour la coopération souhaite sensibiliser les jeunes à la solidarité internationale et faire connaître la DCC ainsi que le volontariat de solidarité internationale

Pour participer :

Renvoyer avant le 10 avril 2026 votre dossier comprenant. Plus d’information sur le lien :

Modalités du concours

Pour en savoir plus :  https://ladcc.org/le-prix-dcc-de-la-solidarite-internationale/

Prêts à participer ?

Attention, ces deux étapes sont obligatoires pour que votre candidature soit prise en compte. Merci de réaliser les deux étapes en même temps pour faciliter le traitement du dossier.

À Quimper, France Volontaires aux côtés des acteurs bretons face aux nouveaux défis de la solidarité internationale

À Quimper, élus, associations, réseaux et partenaires se sont retrouvés pour un temps fort régional consacré aux « nouveaux enjeux et défis de la solidarité internationale ». Organisée par la Région Bretagne et le Réseau Bretagne Solidaire, la journée a réuni plusieurs dizaines d’acteurs autour d’un même constat : dans un contexte géopolitique et budgétaire instable, les coopérations doivent se réinventer sans perdre leur ancrage local. En ouverture, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, a rappelé l’importance du lien entre territoires et engagement citoyen, saluant l’adhésion récente de la Région Bretagne au groupement d’intérêt public.

Un cadre géopolitique en mutation

Tables rondes, plénières et ateliers thématiques ont structuré la rencontre. La matinée a été marquée par une séquence consacrée aux recompositions géopolitiques et aux nouveaux impérialismes, avec des interventions de spécialistes du développement et de journalistes. L’enjeu : mieux comprendre les rapports de force à l’œuvre et leurs effets concrets sur les projets de coopération.

Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, lors de son intervention. © DR

Sur place, le directeur général de France Volontaires a souligné la portée de ces échanges : « Dans un contexte géopolitique et budgétaire complexe, rencontrer nos interlocuteurs et partenaires était précieux pour envisager les moyens d’y faire face, ensemble. » La journée a également permis de mettre en lumière l’impact des projets portés en Bretagne, à partir d’une étude régionale présentée en séance plénière, ainsi que plusieurs coopérations en cours, notamment avec Haïti, le Togo et Madagascar.

Volontariat international et dynamiques territoriales

L’après-midi s’est organisée autour de cinq ateliers : engagement des jeunes, diasporas, éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), égalité femmes-hommes et projets multi-acteurs. Plusieurs volontaires internationaux, en mission ou anciens volontaires, y ont partagé leurs parcours et leurs retours d’expérience.

Les échanges ont aussi mis en avant les dispositifs territoriaux, dont le programme Territoires Volontaires, coordonné par France Volontaires et mis en œuvre en Bretagne avec plusieurs partenaires locaux. Des volontaires accueillis en réciprocité étaient présents, engagés dans des structures sportives, éducatives ou associatives du territoire.

Yann Delaunay a rappelé le rôle structurant de la collectivité régionale dans cet écosystème : « La Région Bretagne est un acteur important de la solidarité et du volontariat international d’échange et de solidarité ». À travers cette rencontre, France Volontaires réaffirme son appui aux dynamiques locales et aux coopérations de terrain, en lien étroit avec les réseaux régionaux et les partenaires institutionnels. Une séquence appelée à se prolonger par de nouveaux temps de travail entre acteurs bretons du volontariat et de la solidarité internationale.

Projet WasiVol : huit jeunes Équatoriens engagés en France pour le développement durable

Lancé au mois de septembre 2025, le programme WasiVol, soutenu par l’Institut de recherche et développement, permet à huit jeunes venus de la côte pacifique équatorienne, des Andes et de l’Amazonie, de vivre une mission de volontariat en France autour de la conservation de l’environnement, de l’éducation et de l’interculturalité. Accueillis pour sept mois au sein de structures locales, ils interviennent dans des projets d’agriculture urbaine, de sensibilisation écologique, d’animation éducative et de mobilisation citoyenne. 

Une préparation ancrée dans les territoires et la durabilité 

Ce programme de réciprocité repose sur un principe simple : croiser les expériences, renforcer les compétences et favoriser la co-construction de solutions durables entre territoires partenaires. Dès la mi-septembre, les volontaires ont participé à une semaine de formation en Équateur, dédiée aux enjeux de durabilité et de solidarité internationale. Ce temps d’immersion a combiné apports méthodologiques et visites de terrain, afin de relier les concepts aux réalités locales. 

Les huit volontaires du projet WasiVol. © DR

Ils ont notamment découvert le Living Lab Cotopaxi Sustentable y Fértil : SumaKoto, à une centaine de kilomètres au sud de Quito : un espace collaboratif centré sur la restauration des sols et le développement de l’agriculture biologique. Aux côtés de chercheurs et de membres des communautés, ils ont échangé sur les besoins, les défis et les perspectives de ces projets. Une autre visite les a conduits au WasiLab de l’Université pontificale catholique d’Équateur (PUCE), centre pionnier de sciences de la durabilité, qui promeut la recherche interdisciplinaire construite avec les territoires. 

Depuis leur arrivée en France à l’automne, les missions se traduisent par des actions très concrètes. À Vierzon, Flor Chicango, économiste originaire d’Ibarra, contribue à des actions de sensibilisation au développement durable et au vivre-ensemble. À Pau, Alexander Pauta, ingénieur agronome de Cuenca, intervient sur des projets d’agriculture urbaine et d’éducation face au dérèglement climatique. À Nantes, Nema Ushigua, activiste de Puyo, s’engage dans des démarches de citoyenneté internationale et d’ouverture interculturelle auprès de jeunes ligériens. 

Sur le terrain, les volontaires décrivent des effets rapides, tant sur le plan personnel que professionnel. Tamy Rites, ingénieure environnementale originaire de Guayaquil, résume ainsi ses premières semaines de mission : « Ces activités m’ont aidé à gagner en assurance, en autonomie et à assumer davantage de responsabilités. Par ailleurs, travailler dans des jardins communautaires renforce mes compétences en agroécologie, en diagnostic environnemental, en gestion et entretien des sols et en aménagement d’espaces verts, que je pourrai mettre en pratique à mon retour dans mon pays. »

Même état d’esprit chez Fatima Pulgarin, affectée auprès de la Maison Yanapanaku à Valenciennes : « Cette mission m’a permis de renforcer mon identité, mon sentiment d’appartenance et ma confiance en mes capacités. J’ai appris à mieux communiquer, à créer des supports pédagogiques à partir de zéro, à gérer des groupes et à animer des espaces interculturels et de bien-être. J’ai également développé des compétences telles que la créativité, l’écoute et la pédagogie ludique. » 

Une dynamique reconnue au niveau bilatéral 

Le 27 novembre 2025, une rencontre organisée par l’ambassade d’Équateur en France a réuni plusieurs acteurs institutionnels autour de l’impact du volontariat de réciprocité. En présence de l’ambassadrice d’Équateur, de la direction de France Volontaires et de représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, un volontaire WasiVol a partagé son expérience et les effets de son engagement sur son parcours et sa communauté. 

Au cours de leur semaine de formation, les volontaires ont travaillé sur les compétences relationnelles telles que le dialogue interculturel, le travail d’équipe et l’adaptabilité, les compétences techniques liées au développement durable ou les protocoles de sécurité. © DR

Ce temps d’échange a mis en avant la contribution du Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) aux relations entre la France et l’Équateur, ainsi que la valeur ajoutée des dispositifs fondés sur la réciprocité. À travers WasiVol, le projet WasiLab illustre une approche globale : former, expérimenter, coopérer, puis réinvestir les compétences acquises dans les territoires d’origine. 

À partir d’avril 2026, les volontaires rejoindront en Équateur différents Living Labs pour proposer et développer des initiatives communautaires innovantes liées à la conservation et au développement durable. Ces laboratoires vivants associent chercheurs, acteurs locaux et habitants pour tester des réponses concrètes aux défis environnementaux : une continuité qui inscrit le volontariat dans le temps long des politiques publiques liées à l’environnement. 

 

Les partenaires du projet WasiVol

Le programme est rendu possible grâce au financement du fonds FEF–WasiLab, avec l’appui de l’Ambassade de France en Équateur, de France Volontaires, de l’Institut pour la recherche et le développement (IRD), de la PUCE, du Learning Planet Institute, ainsi que de plusieurs organisations françaises partenaires, dont Centr’Aider, la Ville de Vierzon, la Maison de la Culture Yanapanaku, Parcours le Monde et Pistes Solidaires. 

Photo de couverture : les jeunes volontaires lors de leur stage de formation au départ, en septembre 2025 en Équateur. © DR