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À Paris, l’ambassade du Cambodge met à l’honneur les volontaires engagés dans la promotion du français

C’est dans les salons de sa résidence à Paris que l’ambassadeur du Cambodge en France, David Luy, a accueilli jeudi 26 mars les équipes de France Volontaires et les volontaires cambodgiens actuellement en mission en France dans le cadre du programme Volontaires unis pour la francophonie.  Un temps d’échanges organisé pour réaliser un premier bilan de leur présence en France, six mois après leur arrivée.

Volontariat international : un levier clé de la coopération entre la France et le Cambodge

Ces derniers participent en effet au projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », qui permet à ces enseignants de français langue étrangère de renforcer leurs compétences pédagogiques et interculturelles au contact de structures françaises. Déployés à Paris, Lille, Rouen et Caen, ils interviennent dans des environnements variés : animation d’ateliers linguistiques, médiation culturelle, organisation d’événements ou accompagnement éducatif.

Sokchenda Cheng, volontaire chez Terres de parole à Rouen, participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. Il a exposé un premier bilan de son expérience au bout de six mois de mission. 

La particularité de ce programme tient à l’implication directe des autorités cambodgiennes. Les volontaires sont mis à disposition par le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge, illustrant un engagement institutionnel fort en faveur de la francophonie et de la coopération éducative avec la France. Le pays demeure, par ailleurs, l’un des principaux territoires d’accueil de volontaires français.

En ouvrant la réception, David Luy a salué la continuité de cette relation. « Notre rassemblement est une belle illustration de ce nous construisons ensemble depuis près de 15 ans. Il s’agit d’un partenariat humain et généreux, ancré dans des valeurs communes : la solidarité et l’engagement citoyen qui figurent parmi les forces les plus puissantes pour rapprocher les peuples. »

À ses côtés, le directeur général de France Volontaires, Yann Delaunay, a insisté sur la portée diplomatique et linguistique du dispositif. « Le volontariat international d’échange et de solidarité que porte France volontaire est un outil de la relation qui unit nos deux pays. C’est un outil qui est porté au plus haut niveau de l’État français et qui est très régulièrement mis en avant comme illustration de ce que la France peut conduire comme rapport de partenariats solidaires, coconstruits, et réciproques avec les pays de coopération. Et je dois dire que le Cambodge est à ce niveau-là un des pays exemplaires».

Francophonie : des volontaires cambodgiens en immersion au cœur des territoires français

Après six mois de mission, les volontaires ont livré un premier retour d’expérience. À Rouen, Sokchenda Cheng participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. « Cette mission a changé ma vision du monde, avec une occasion unique de découvrir la culture française ». Un témoignage qui fait écho à celui de Pongpropey Ruot, en mission à l’Université catholique de Lille pour développer des activités de promotion de la langue française auprès des étudiants internationaux, pour qui cette immersion « transforme le rapport à la langue, passée d’un cadre académique à un usage quotidien ».

Les volontaires réunis autour de Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et David Luy, ambassadeur du Cambodge en France.

Les structures d’accueil soulignent également les effets de ces échanges. À Caen, l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) accompagne des jeunes dans les quartiers populaires. Sa représentante, Claire Coulibaly, a rappelé le rôle de ces coopérations. « Il y a un intérêt à la fois personnel et professionnel d’accueillir des personnes d’horizons différents, pour les volontaires comme pour les accueillants. C’est un challenge, ça permet de travailler l’accompagnement de la jeunesse. Et c’est avec plaisir qu’on va continuer cette aventure : cela ouvre des portes sur d’autres types d’accueil dans notre association partout en France. »

Au-delà des parcours individuels, la rencontre a mis en évidence un dispositif structurant pour les relations franco-cambodgiennes. À l’approche du Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Phnom Penh à l’automne 2026, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de valorisation de la langue française et de renforcement des coopérations éducatives.

Pour les volontaires, la seconde moitié de leur mission s’ouvre désormais, avec la perspective, à terme, de réinvestir au Cambodge les compétences acquises en France. Pour les institutions partenaires, l’enjeu est aussi de pérenniser ces échanges, qui, à travers des expériences concrètes, contribuent à faire vivre la francophonie au quotidien.

Le Sommet de la Francophonie 2026

Le projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », lancé à l’automne dernier à l’initiative de l’Ambassade de France au Cambodge pour une durée de deux ans avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par France Volontaires Cambodge, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge. Il s’affirme comme un levier de mobilité, d’engagement et de coopération, à l’approche du prochain Sommet de la Francophonie que le Royaume accueillera cet automne.

Aux quatre coins du monde, les volontaires internationaux ont célébré la francophonie

Aux quatre coins du monde, la francophonie s’est vécue, cette année encore, au plus près des publics. À l’occasion de la 31e édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, organisée du 17 au 20 mars, volontaires et structures partenaires ont proposé des ateliers, des rencontres et de nombreux événements festifs. Une mobilisation internationale qui s’inscrit dans un rendez-vous devenu incontournable pour célébrer la langue française, à la fois vecteur culturel, outil éducatif et espace de dialogue.

Une semaine mondiale pour faire vivre la langue française

Chaque année, cette semaine de mars donne lieu à des centaines d’événements en France et dans les pays francophones. Portée par les institutions culturelles, les réseaux éducatifs et associatifs, elle s’adresse à tous les publics. L’édition 2026, placée sous le thème « Génération Paix ? », met particulièrement en lumière l’engagement des jeunes et leur capacité à construire des sociétés plus inclusives.

Dans ce cadre, les volontaires du programme V-Francophonie occupent une place singulière. Déployés au sein d’universités, d’Alliances françaises ou d’associations locales, ils contribuent à faire vivre la langue au quotidien. Pour Alexandre Godineau, en volontariat de solidarité internationale en Egypte, « l’intérêt de cette semaine de la francophonie – et ici c’est même durant tout le mois de mars – c’est de valoriser la francophonie pas seulement sous l’aspect de la langue, mais aussi comme un espace de dialogue et d’opportunité. On met en avant la francophonie à la fois universitaire, académique mais aussi professionnelle ».

Partout, les formats se veulent variés et ancrés dans les réalités locales. En Albanie, à Korça, Louise a construit un programme sur plusieurs semaines : escape game en français, initiation aux danses régionales, ateliers culinaires et jeux autour des spécialités francophones. Autant d’activités qui visent à diversifier les modes d’apprentissage et à rendre la langue plus accessible.

Dans le cadre du programme Francophonie mené avec l’ONG ELANS,  des élèves camerounaises, en classe de 6ᵉ, se sont essayées à une activité mêlant créativité et poésie, en s’inspirant du poème « Cher frère blanc » de l’écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor. © Tockem

À Phnom Penh, au sein de la Cambodia Academy of Digital Technology, Alexis a pour sa part organisé une présentation de la francophonie suivie d’un quiz interactif, ouvrant des discussions sur les perspectives de coopération académique. Dans la même ville, une rencontre entre étudiants de différents établissements a permis de renforcer les échanges en français, avec l’ambition de pérenniser ces collaborations.

Ateliers, créations et échanges : une francophonie en action

Au Cambodge, les initiatives ont également mêlé culture et convivialité : projection de films francophones, ateliers autour des expressions idiomatiques ou encore événements gastronomiques. Dans le même temps, un concours d’éloquence organisé en partenariat avec une université locale a permis aux étudiants de développer leur aisance orale, dans un cadre valorisant.

En Afrique, les actions menées témoignent d’un ancrage éducatif fort. À Bafou, dans l’ouest du Cameroun, Lucas a accompagné des élèves dans des ateliers d’écriture et de création artistique. Poésie sous forme de calligrammes, invention d’histoires ou encore création de chansons : autant d’exercices qui mobilisent la langue française comme outil d’expression. Une attention particulière est également portée à l’égalité entre les filles et les garçons, en favorisant la prise de parole de toutes et tous.

« La francophonie vit bien ! » observe Alexandre Godineau. « Et même si c’est un travail de longue haleine pour essayer de lui donner une image un peu moderne, je pense qu’elle a de beaux jours devant elle ».

Le 20 mars : une journée pour célébrer la francophonie

Le 20 mars constitue le point d’orgue de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Cette date renvoie à la création, en 1970 à Niamey, de l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue depuis l’Organisation internationale de la Francophonie. Aujourd’hui, cette journée célèbre une langue parlée par près de 321 millions de personnes dans le monde et présente sur les cinq continents.

Chaque année, des événements sont organisés pour en illustrer la vitalité : rencontres littéraires, ateliers pédagogiques, projections, concerts ou débats. En 2026, la thématique « Génération Paix ? » a mis l’accent sur le rôle des jeunes dans la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Une orientation qui trouve un écho particulier dans les actions menées par les volontaires internationaux, au contact direct des publics.

Photo de couverture : © Alliance française de Phnom Penh

[Corte] Forum mobilité internationale & Rencontres du volontariat international

Le mercredi 8 avril 2026, Corti accueillera un temps fort dédié à la mobilité européenne et internationale. À l’Università di Corsica Pasquale Paoli, étudiants, doctorants, jeunes, enseignants, professionnels et acteurs institutionnels se réuniront pour une journée placée sous le signe de l’ouverture, de l’engagement et de la coopération.

Pensée comme un véritable carrefour d’opportunités, cette initiative conjugue deux dynamiques complémentaires :

  • la Rencontre annuelle du volontariat international ;
  • et le Forum Mobilité Internationale Jeunesse.

L’événement est organisé par France Volontaires, en partenariat avec la Collectivité de Corse – à travers le Centre EUROPE DIRECT Corsica et le service Information Jeunesse Ghjuventù – ainsi que le service des relations internationales de l’Università di Corsica Pasquale Paoli.

Cette journée s’inscrit pleinement dans la stratégie territoriale visant à renforcer l’ouverture internationale des jeunes Corses, soutenir leur engagement citoyen et faciliter l’accès aux dispositifs de mobilité, d’études, de stages et de volontariat.

Au programme

  • 10h00 Table ronde : Les impacts des mobilités internationales croisées (Ouvert à tous, inscription recommandée)
  • 11h45 Table ronde : Le volontariat international : un levier de développement pour la Corse (Ouvert aux institutionnels uniquement)
  • 11h45 à 16h00 Forum Mobilité Internationale permettra au public de rencontrer directement les acteurs clés de la mobilité

Stands d’information, conseils personnalisés et mise en réseau offriront une vision concrète des dispositifs existants : volontariat international, mobilité étudiante, échanges européens, programmes d’engagement.

L’après-midi sera également consacrée à des ateliers collaboratifs réunissant volontaires en mission en Corse et structures d’accueil.

Que vous soyez porteur d’un projet à l’international, structure d’accueil ou simplement curieux d’explorer les opportunités offertes par l’Europe et au-delà, cette journée constitue un rendez-vous incontournable pour élargir vos horizons et transformer vos ambitions en projets concrets !

 

Inscription

[En ligne] Le volontariat, pilier du développement durable dans le bassin du Congo

Cet évènement est un webinaire organisé à l’occasion de la Journée Internationale des Forêts 2026, intitulé « Le volontariat, pilier du développement durable dans le Bassin du Congo ». Il vise à mettre en lumière le rôle du volontariat dans la préservation des forêts et le développement économique durable de la région.

À travers des conférences, des témoignages de volontaires et des échanges interactifs, le webinaire permettra de sensibiliser les participants aux enjeux environnementaux et économiques liés aux forêts, de partager des expériences de terrain, et d’identifier des stratégies pour renforcer les partenariats et l’accès aux financements des initiatives locales.

L’évènement réunira des volontaires, organisations de la société civile, experts et acteurs du développement, afin de promouvoir des solutions collaboratives pour une gestion durable et inclusive des ressources forestières du Bassin du Congo.

Déroulement du webinaire avec les interventions prévues :

1. Ouverture et introduction 

2. Conférence cadre : L’économie verte dans le Bassin du Congo – Défis et opportunités 

  • Blondel Silénou : intervention sur les mécanismes de financement vert et la valorisation économique des forêts.
  • Gédéon Chomba : présentation sur la gouvernance forestière, le rôle du volontariat et les opportunités d’entrepreneuriat local dans le secteur forestier.

3. Panel : « Le Volontariat en action » 
Témoignages de volontaires sur leurs expériences et leurs impacts sur le terrain :

  • Yaovi Venunye Asazoo (VEC, Togo)
  • Rodrigue Da Silva (VSI, France)
  • Simon Pierre Démanou ( VN, Cameroun)
  • Nadia Hallary Djoukouo (VSI-R, Cameroun)

4. Session interactive 

5. Synthèse et clôture

 

Au Sénégal, des volontaires au cœur de la transformation numérique des collectivités

« Avant cette formation, je ne savais pas utiliser les outils collaboratifs. Aujourd’hui, je peux rédiger des documents professionnels, créer des tableaux de suivi et partager en ligne. Cette formation m’a redonné confiance » détaille Awa, jeune bénéficiaire de 26 ans résidente de Pikine Ouest. Depuis le début du mois de septembre 2025, de multiples séances de formation au numérique ont été organisées dans 24 collectivités des régions de Dakar, Thiès et Kaolack. Porté par le projet Volontaires pour l’inclusion numérique (VoPINu), le dispositif de volontariat d’échange et de compétences (VEC) mobilise une vingtaine de jeunes pour accompagner, très concrètement, la transition numérique des services publics locaux.

Les équipes d’archivistes ont modernisé les services municipaux  et les services publics locaux: plus de 3 400 extraits d’état civil ont été reconstitués dans la commune de Grand Yoff.

Mis en œuvre par Africa Volontaires Connect avec l’appui du programme DENVA de France Volontaires et le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports du Sénégal, le projet s’organise autour de quatre axes : formation, archivage, maintenance et innovation. Sur le terrain, les volontaires interviennent directement auprès des agents municipaux et des habitants. En quelques mois, plus de 900 personnes ont été formées, des équipements remis en état et de nombreuses démarches administratives simplifiées grâce à la numérisation.

Des compétences numériques au service des populations

Dans des communes comme Grand Dakar, Hann Bel Air ou Pikine Ouest, les volontaires forment des publics variés : jeunes diplômés, femmes entrepreneures, agents municipaux ou travailleurs du secteur informel. Les formations portent sur la bureautique en ligne, les outils collaboratifs, l’initiation à l’IA et les compétences numériques utiles à l’entrepreneuriat. À Dakar, plus de 350 personnes ont été formées en quatre semaines, avec un impact direct sur l’employabilité et l’autonomie des bénéficiaires.

Dans plusieurs communes, les services publics fonctionnaient avec du matériel défaillant. Plus de 177 machines ont été diagnostiquées dans le département de Dakar, 153 dans le département de Pikine et 54 dans le département de Rufisque, avec un taux de réussite supérieur à 80 % dans plusieurs communes.

Les équipes d’archivistes contribuent à transformer les services municipaux en numérisant et organisant des documents administratifs. Des registres d’état civil ont été reconstitués, triés et digitalisés dans plusieurs communes. Cette modernisation permet de réduire les délais de traitement, d’améliorer la traçabilité et de renforcer la transparence dans la gestion publique.
Dans de nombreuses collectivités, le matériel informatique défaillant freinait le travail des agents. Les volontaires ont diagnostiqué et réparé des centaines de machines, avec des taux de réussite souvent élevés. Résultat : une meilleure continuité des services, des coûts réduits et des conditions de travail améliorées pour les agents publics.

Innover à partir des besoins locaux

Les volontaires développeurs conçoivent des solutions adaptées : plateformes pour l’emploi, outils de gestion municipale, systèmes de suivi ou applications de signalement citoyen : « Nous ne faisons pas seulement de la technique. Nous contribuons à transformer des services publics et à rapprocher le numérique des citoyens », affirme Moustapha, volontaire développeur.

Dans le département de Dakar, plus de 17 solutions ont été développées, contribuant à moderniser la gouvernance locale et à rapprocher les citoyens des services publics. Malgré des défis logistiques et techniques, le projet poursuit son déploiement vers de nouveaux territoires avec l’ambition de renforcer les formations, accélérer la numérisation et faire du volontariat numérique un modèle reproductible en Afrique de l’Ouest.

 

Le projet Volontaires pour l’inclusion numérique en bref

  • 20 jeunes volontaires, 3 régions, 1 mission : l’inclusion numérique pour tous !

Avec le projet VOPINU, officiellement lancé le mardi 2 septembre 2025, 20 volontaires sénégalais se sont engagés pendant 6 mois à Dakar, Thiès et Kaolack pour :

  • Former les populations vulnérables aux outils numériques,
  • Aider les jeunes dans leur insertion professionnelle,
  • Accompagner collectivités & entrepreneurs dans la transition digitale.

Porté par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Sénégal et Africa Volontaires Connect, VOPINU s’inscrit dans le cadre du programme DENVA, coordonné par France Volontaires et l’ANVT, soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

[En ligne] Temps d’information autour des chantiers de bénévoles

Les associations du réseau Cotravaux vous invitent à un temps d’information et de sensibilisation autour des chantiers de bénévoles.

Destiné aux professionnel·les de jeunesse et à toute organisation souhaitant en savoir plus sur ces projets collectifs, ce temps d’échange vise à vous présenter cette opportunité d’engagement, ses modalités pratiques et les bénéfices mutuels qu’elle apporte, tant pour les participants, pour les structures qui les accueillent ainsi que pour les territoires.

Rendez-vous, dans deux semaines, le jeudi 26 mars 2026, en visioconférence de 9h30 à 11h30 pour découvrir le réseau Cotravaux et les chantiers de bénévoles. Ce sera aussi l’occasion de poser vos questions à nos intervenant·es.

Au programme :

  • Présentation du réseau Cotravaux
  • Présentation des chantiers et de leurs impacts
  • Témoignages d’organisateurs de partenaires, et d’ancien·nes participant·es
  • Temps d’échange pour répondre à vos interrogations

Participez et découvrez comment ces projets peuvent enrichir vos actions auprès de vos publics !

Si vous êtes intéressé·e par ce temps d’information, vous pouvez vous inscrire via ce formulaire (vous recevrez avant la réunion un email de confirmation ainsi que le lien de connexion).

Plus d’infos à [email protected]

Mais au fait, la Francophonie, ça veut dire quoi ?

Francophonie ou francophonie ?

La francophonie évoque l’ensemble des locuteurs du français à travers le monde. C’est un état des lieux factuel qui retrace l’implantation de la langue française sur tous les continents, avec ses variantes locales et ses spécificités linguistiques propres à chaque peuple, chaque communauté qui le pratique.

La Francophonie est un mouvement politique né dans les années 1960-1970 pour structurer la coopération internationale entre les États et gouvernement ayant le français comme langue commune. Née d’une réalité linguistique, la Francophonie a su se développer en un véritable mouvement institutionnel, qui rassemble aujourd’hui 90 membres permanents, membres associés et membres observateurs. Depuis 2005, elle porte le nom d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Tous les deux ans, les membres de l’OIF se retrouvent lors du Sommet de la Francophonie, une rencontre internationale pour définir les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde. Lors du Sommet, sont adoptées toutes les résolutions que les membres jugent nécessaires au bon fonctionnement de l’Organisation et à l’atteinte de ses objectifs. Le Sommet est présidé par le chef d’Etat ou de gouvernement du pays hôte du Sommet jusqu’au Sommet suivant. Il statue sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l’OIF. Alors que la France avait accueilli l’édition précédente, en 2024 à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts, c’est le Royaume du Cambodge qui organisera l’édition 2026, à Siem Reap, en octobre.

 

Le français aujourd’hui, ça donne quoi ?

Langue internationale par excellence, la Francophonie rassemble autour d’une diversité plurielle : géographique, évidemment, mais aussi culturelle, politique, religieuse ou encore générationnelle. Elle regroupe près de 400 millions de locuteurs répartis sur tous les continents et 170 millions d’apprenants. Elle est la quatrième langue la plus parlée, la quatrième langue d’internet et la troisième en termes d’économie et d’affaires.

Pour plus d’informations, consultez le rapport dédié édité par l’OIF.

 

Volontariat et Francophonie

La Francophonie dépasse donc la simple pratique du français : elle crée des passerelles entre les pays, les peuples et les communautés. Elle rassemble une riche diversité culturelle, linguistique, géographique, religieuse ou encore politique. Elle est vecteur de coopérations et de mobilités, à l’image du programme de volontariat dédié, annoncé par le Président de la République lors du XIXème Sommet de la Francophonie en octobre 2024.

Volontaires unis pour la Francophonie (V-Francophonie) prévoit l’envoi de plusieurs dizaines de volontaires internationaux à travers 20+ pays de l’espace francophone, autour des questions d’éducation, de culture, de coopération internationale ou d’égalité de genre. Un programme ambitieux, dont la mise en oeuvre est assurée par France Volontaires en partenariat avec l’OIF et avec le soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

Le volontariat international à l’honneur au lycée agricole d’Auzeville

C’est à Auzeville, à quelques kilomètres de Toulouse, que se sont retrouvées quelque quarante personnes pour parler de l’accueil de Volontaires internationaux en France selon le principe de réciprocité auquel France Volontaires est très attachée. Parmi eux, une dizaine de volontaires en service civique, VSI ou CES venus du Togo, du Bénin, de Guinée, du Burkina Faso ou encore d’Italie. Et ce n’est pas par hasard que le lycée agricole d’Auzeville accueillait l’événement puisque l’établissement fête cette année ses 10 ans d’accueil ininterrompu de volontaires internationaux sous l’impulsion du professeur d’animation socio-culturelle Thierry Poser, lui-même ancien volontaire !

“Nous sommes très conscients de l’impact qu’a une mission à l’international sur les parcours des jeunes, les parcours de vie, les parcours d’engagement”

L’événement était co-organisé par le réseau régional multi-acteurs Occitanie Coopération et France Volontaires qui ont pris la parole en introduction de la journée aux côtés du lycée et de la DRAJES Occitanie, représentée par son référent régional pour le Service Civique Rodolphe Berneise. Outre  l’apport fondamental dans l’Éducation à la Citoyenneté Mondiale auprès des lycéens et des jeunes français, ce dernier a confirmé la dynamique en marche dans la région : « À la Drajes et dans les services départementaux, nous accordons beaucoup d’importance au service civique à l’international, nous sommes très conscients de l’impact qu’a une mission à l’international sur les parcours des jeunes, les parcours de vie, les parcours d’engagement, les parcours d’incertitude, mais aussi sur nous les acteurs. Nous sommes mobilisés pour développer ce service civique à l’international ».

Une dynamique régionale forte dans les lycées agricoles

Il faut souligner que la moitié des volontaires accueillis en Occitanie le sont dans des établissements agricoles publics ou privés, ce qui constitue une spécificité de cette région. Si les volontaires malgaches et béninois sont les plus présents, près de dix nationalités sont représentées et les accueils se réalisent dans sept des treize départements d’Occitanie à commencer par la Haute-Garonne avec six volontaires et le Gers qui en accueille cinq. À noter qu’en 2025, ce sont vingt volontaires internationaux en Service civique qui ont été accueillis en Occitanie, dont sept missions portées par Occitanie Coopération. Dans cette dynamique, dix structures d’accueil étaient présentes durant cette journée pour participer aux échanges et confirmer l’impact positif sur leur structure et leurs équipes.

Une expérience transformatrice pour les volontaires

Tous les volontaires ont pu témoigner de la richesse de leur mission et de l’expérience transformatrice offerte par l’engagement volontaire. « Le Service Civique International, le terreau fertile pour la construction de mon projet professionnel » comme l’expliquait à distance Farouk, accueilli à Auzeville en 2017 et ancien participant au sommet Afrique-France de Montpelllier. Nul doute que cette expérience fut un tremplin pour son parcours professionnel dans la filière apicole au Burkina-Faso.

“Le Service Civique International, le terreau fertile pour la construction de mon projet professionnel”

La journée a également permis de sensibiliser au V.I.E.S une dizaine de proviseurs de lycées agricoles venus de toute la France. De bon augure pour l’avenir des volontaires internationaux accueillis en France !

 

À Paris, la France et la Côte d’Ivoire renforcent leur coopération autour du volontariat

Dans les salons de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, à Paris, la coopération franco-ivoirienne a franchi un nouveau cap. Mardi 24 février, la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, et le directeur général de France Volontaires, Yann Delaunay, ont signé un accord-cadre destiné à renforcer l’engagement citoyen au service des industries culturelles et créatives (ICC), en présence de l’ambassadeur Maurice Kouakou Bandaman.

Un accord-cadre sur le volontariat international pour structurer la coopération culturelle

Ce texte prévoit notamment de favoriser l’interconnaissance entre les deux pays, de mieux mettre en réseau les acteurs culturels et de mobiliser davantage le volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) dans les projets menés en Côte d’Ivoire.

En amont de la signature, Yann Delaunay avait présenté à la ministre l’action de France Volontaires et l’état des lieux du volontariat dans le pays. L’occasion d’insister sur l’enjeu des mobilités croisées. « L’importance pour le gouvernement français est de renforcer les mobilités croisées : permettre à des jeunes et moins jeunes de se confronter aux réalités de terrain, de déconstruire des préjugés et de développer des compétences », a-t-il souligné. Le directeur général a également rappelé la volonté de « développer, renforcer des missions coconstruites selon les priorités définies par le gouvernement ivoirien, en lien avec les dynamiques portées par la France ».

Au cœur de la rencontre, plusieurs volontaires ont apporté un éclairage concret sur ces coopérations. En service civique au sein de France Volontaires, Marie-Gertrude Koulou a mis en avant l’impact de son engagement. « J’espère rapporter avec moi tout ce que j’ai acquis en France pour offrir de nouvelles dynamiques une fois de retour en Côte d’Ivoire. Il existe tellement de dispositifs que l’on peut saisir en étant jeune », a-t-elle expliqué.

Des parcours qui illustrent la réciprocité du volontariat entre France et Côte d’Ivoire

Même conviction chez Franck Gnanzou, volontaire de solidarité internationale au Conseil régional d’Île-de-France et ancien salarié de l’association Moi Jeu Tri. Pour lui, l’expérience acquise en France doit nourrir un retour utile au pays : « J’entends servir mon pays avec ce que j’ai appris au sein de la plus grande collectivité de France », a-t-il résumé.

La volontaire française Maëlys Erondel, ancienne Service Civique à la Communauté Abel avec l’ONG AIME, a également témoigné de la diversité et de la richesse des missions qu’elle a pu accomplir à Grand Bassam, suscitant chez elle un attachement profond à la Côte d’Ivoire qui se matérialise par son prochain retour à Abidjan, cette fois dans le cadre d’un VSI au sein de l’Espace Volontariats.

La ministre Françoise Remarck a, de son côté, souligné le caractère inspirant de ces témoignages et souligné sa volonté de renforcer les opportunités pour les jeunes Ivoiriens et les jeunes Français. Elle a marqué son intérêt pour le programme Volontaires unis pour la Francophonie et exprimé sa « volonté de s’impliquer afin d’accompagner les initiatives et rapprocher les jeunes à travers l’espace francophone », ouvrant la voie à de nouvelles coopérations.

Autour de la table figuraient également des représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi que plusieurs cadres du ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie. Tous ont insisté sur la dynamique engagée et sur le rôle structurant du volontariat dans le rapprochement des jeunesses.

Pour France Volontaires comme pour ses partenaires ivoiriens, la séquence parisienne marque ainsi une étape supplémentaire dans la consolidation d’un partenariat tourné vers la mobilité, la réciprocité et le développement des industries culturelles et créatives.

 

Le volontariat en Côte d’Ivoire, ça donne quoi ?

Avec 334 V.I.E.S recensés en 2024, la Côte d’Ivoire s’affirme comme un partenaire de longue date en Afrique de l’Ouest. Des programmes comme la Saison Africa 2020, Territoires Volontaires, DENVA et le Projet de mobilité croisée contribuent à cette dynamique : en 2024 toujours, une trentaine d’Ivoiriens effectuaient leur mission en France dans le cadre de la réciprocité. Au-delà de ces programmes, plus de 15 structures culturelles ivoiriennes accueillent régulièrement des volontaires.

L’Alliance française de Lima et Amnesty International Pérou croisent leurs actions grâce à l’engagement de leurs volontaires internationaux

En ce début d’année 2026, l’Alliance française de Lima et Amnesty International Pérou ont uni leurs dynamiques autour d’une initiative conjointe impulsée par leurs volontaires en service civique. Cette collaboration a permis de conjuguer pratique du français et sensibilisation aux droits humains, dans le cadre de la campagne mondiale « Écrire pour les droits humains » (Write for Rights – W4R).

Un atelier ouvert autour des droits humains

Le 9 janvier, la section péruvienne d’Amnesty International est intervenue à l’Alliance française de Lima dans le cadre d’un atelier de discussion en français, ouvert aux étudiantes et étudiants ainsi qu’au public externe.

Ce premier échange, ainsi que tous les suivants, ont été pensés et impulsés par les deux volontaires françaises en Service Civique international que comptent chaque structure d’accueil : Pauline et Hanna chez Amnesty, Jeanne et Camille à l’Alliance.

Quarante participants et participantes ont pris part à cette première rencontre, qui a permis de présenter l’organisation de la campagne, ainsi que plusieurs cas défendus cette année dans ce cadre. L’échange, mené en français, a offert un espace de dialogue sur les droits humains tout en favorisant la pratique linguistique dans un contexte engagé et concret.

La langue française comme outil de plaidoyer

Le 13 janvier, deux ateliers supplémentaires ont été organisés directement dans le cadre des cours de l’Alliance française, réunissant 24 élèves. À cette occasion, les cas de Guerreras por la Amazonía (“Guerrières pour l’Amazonie”, Équateur) et du journaliste Sai Zaw Thaike (Myanmar) ont été présentés. Les élèves ont ensuite rédigé des lettres en français afin d’exprimer leur solidarité et leur soutien aux personnes défendues par la campagne.

Cet exercice a permis d’articuler apprentissage linguistique et engagement citoyen, en donnant aux étudiants l’opportunité d’utiliser la langue française comme outil d’expression et de plaidoyer.

Un concours d’éloquence pour défendre les droits humains

Point d’orgue de cette collaboration, un concours d’éloquence a été organisé le 6 février autour des cas de la campagne « Écrire pour les droits humains » : neuf personnes ont relevé le défi, chacune devant choisir un cas et en assurer la défense dans un temps limité, en français. À l’issue des prises de parole, un jury a désigné la meilleure plaidoirie et une récompense a été remise à la personne lauréate. Cet événement a mis en lumière la capacité des participantes et participants à s’approprier des enjeux internationaux essentiels, et à développer une argumentation structurée dans une langue étrangère.

Cette initiative conjointe a été rendue possible grâce à l’engagement des deux volontaires en Service Civique international présentes au sein de chaque structure, lesquelles se sont d’ailleurs rencontrées lors d’une « activité volontaires » organisée dans les bureaux de France Volontaires Pérou.La collaboration de Pauline, Hanna, Camille et Jeanne a permis d’identifier et mobiliser des contacts pertinents, de croiser les expertises, de mutualiser les réseaux et ressources et de concevoir une activité innovante, à la fois pédagogique et citoyenne.

En associant pratique du français et diffusion de cas internationaux de défense des droits humains, cette action illustre la valeur ajoutée du volontariat comme passerelle entre institutions, cultures, valeurs et engagements solidaires.