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À Dakar, les volontaires internationaux au cœur des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026

Des parcours de volontaires qui racontent la force de l’engagement

Ils s’appellent Romaric, Malala, Réhéma, Marion, Kevin, et viennent respectivement du Tchad, de Madagascar, du Kenya, de France ou de Côte d’Ivoire. Leur point commun : tous ont été volontaires internationaux et se sont retrouvés parmi la délégation de France Volontaires mobilisée à Dakar pour témoigner de l’impact de leur mission sur leur parcours.

Derrière la diversité de leurs histoires se cache la preuve que l’engagement est une expérience qui transforme autant celles et ceux qui partent que les territoires qui les accueillent.

Malala a quitté Antananarivo en 2020 pour effectuer une mission de Service Civique au sein du club Garde du Vœu Hennebont Tennis de Table (GVHTT), en Bretagne. Une expérience inscrite dans un projet de coopération entre la Région Bretagne et la Commune urbaine d’Antananarivo, qui utilise le tennis de table comme levier de développement durable.

Romaric, jeune Tchadien investi dans de nombreuses associations de sa communauté, a réalisé une mission de Service Civique à Saint-Ouen-sur-Seine dans le cadre du programme Terre de Jeux , avant de s’engager comme bénévole au village paralympique lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Marion a construit un parcours d’engagement riche, d’abord en Service Civique, puis en Volontariat de solidarité internationale (VSI) envoyée par l’IFAID en Guinée, auprès de Climate Chance et des associations Biotope Guinée et Guinée Écologie. Membre du comité bénévole du réseau d’anciens volontaires de France Volontaires, elle a cotoyé d’autres volontaires qui l’ont convaincue de s’engager comme bénévole pour les JOJ.

Réhéma, jeune sportive kényane, a effectué une mission de Service Civique de sept mois à la Maison Sport Santé de Miramas, dans les Bouches-du-Rhône. Au contact des publics et des acteurs locaux, elle a contribué à promouvoir l’accès au sport pour toutes et tous, des activités pour les tout-petits au sport santé, en passant par les initiatives dans les quartiers.

Kevin s’est engagé en mission de service civique au sein de la ligue de Football des Pays de la Loire. Passionné de photographie, il a depuis pu couvrir la CAN en tant que freelance. Il résume son expérience en quelques mots : « le volontariat international a représenté l’opportunité que je cherchais ».

Au fil des rencontres et des prises de parole, les volontaires de la délégation ont pu donner un visage concret aux politiques de mobilité et à l’engagement des jeunesses. Ils ont surtout rappelé que le volontariat ne se résume pas à une expérience individuelle : il crée des liens durables, favorise la compréhension interculturelle et fait émerger de nouvelles formes de coopération.

Une mobilisation collective de l’Équipe France

Au-delà des parcours individuels, cette semaine dakaroise a illustré la solidité de la coopération entre la France et le Sénégal, et la richesse des actions menées en Équipe France. Institutions, opérateurs, collectivités, associations et acteurs de la société civile : de nombreux partenaires se mobilisent depuis des mois en marge des JOJ, donnant à voir la complémentarité de leurs actions en faveur de la jeunesse et du développement. La délégation a ainsi pris part à plusieurs rendez-vous institutionnels et temps d’échanges de haut niveau.

Parmi eux, la troisième Rencontre internationale de la coopération, organisée par Expertise France au musée Théodore Monod, en partenariat avec la Fondation de l’innovation pour la démocratie. Consacrée au thème « Jeunesses en mouvement : former, créer, transformer », elle a réuni plusieurs personnalités. Notons les échanges riches de Jérémy Pellet et Achille Membé réunis sur une table ronde dédiée aux grands défis communs, et à une coopération fondée sur la réciprocité permettant de contrer la fragmentation du monde. L’occasion également pour Damien Combredet Blassel, ambassadeur Français pour le sport, de présenter la stratégie « Sport et développement » du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

À noter également l’organisation du festival KALAMA par l’AFD à l’Institut Français de Dakar. Avec quelque 500 élèves et étudiants venus participer à cette journée, ce fut une belle occasion pour la délégation de France Volontaires de tenir un stand très visité ! Autre temps fort de la journée, la table ronde « Sport, engagement et volontariat » animée par Charlotte Chiron, cheffe du service communication chez France Volontaires, en présence de Georges Armand Deguenonvo (directeur du volontariat au ministère de la Jeunesse du Sénégal), Valérie Huguenin (directrice adjointe de l’AFD à Dakar) et Léna Rouzineau, Malala Ratsivahiny et Seydou Sidibé qui ont, tous les trois, témoigné de leur expérience de V.I.E.S. Un temps fort qui a permis de parler de l’héritage des jeux, et de faire le lien entre l’engagement citoyen et la motivation des autorités à accompagner les jeunesses au-delà des JOJ.

Le Festival Kalama s’est achevé par la finale du concours AFD Eloquentia Kalama qui départageaient 10 jeunes Sénégalais et Français face à un jury exclusivement féminin composé de Fatou Isidora Mara Niang (Ministre et représentant personnelle du PR auprès de l’OIF), Zolika Bouabdallah (Directrice AFD au Sénégal), Fatou Kiné Ndiaye (Présidente de l’association Pulse Afrika et ancienne internationale de basket), Arame Gueye (Socio économiste, Spécialiste de l’engagement citoyen et du leadership des jeunes – Directrice exécutif CJS), Béatrice Soulé (Réalisatrice, productrice de documentaires et commissaire d’exposition française) et Nadia Mensah-Acogny (Experte en communication, consultante et journaliste). La grande gagnante de cette édition est Sandrine Zohou Amélété. Une soirée monumentale et festive, dont France Volontaires était fière d’être partenaire, à la hauteur des initiatives portées par les jeunesses françaises et sénégalaises ! À noter la très belle performance de Salomon Faye, VSI mobilisé par FV auprès de l’AFD à Paris, en tant que maître de cérémonie, aux côtés de Sibylle Brunel d’Eloquentia.

 

Le volontariat international au cœur des échanges institutionnels

Le déplacement de la délégation a également été marqué par plusieurs rencontres institutionnelles de haut niveau, notamment avec le ministre des Sports et de la Jeunesse malgache. L’occasion pour le Directeur général de France Volontaires de saluer l’engagement de Madagascar, concrétisé par la signature du protocole d’entente et de coopération avec le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) lors de la JVF du 16 octobre.

En outre, lors d’une rencontre entre France Volontaires et le ministre de la Jeunesse et des sports tchadien, ce dernier s’est dit convaincu de l’intérêt du volontariat et notamment de l’importance d’une expérience de mobilité internationale pour l’insertion professionnelle des jeunes. De bonne augure pour la suite d’un partenariat structurant avec le Tchad qui accueille en 2026 autant de volontaires français qu’il n’envoie de volontaires tchadiens en France, représentant un exemple parfait de réciprocité. [PHOTO OK]

Enfin, la délégation a pu partager des échanges privilégiés avec Marinna Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la vie associative en France, dans le cadre d’une rencontre organisée sur la place de la Nation par le Conseil départemental de Seine Saint Denis, en présence d’une délégation de la Région Île-de-France et de plusieurs élus franciliens.

Au-delà de la reconnaissance de l’expérience acquise par les volontaires, ces rencontres ont ouvert un dialogue sur les perspectives de développement du volontariat, et sur les possibilités de renforcer les coopérations entre les pays. Elles ont également illustré l’intérêt partagé pour des dispositifs qui permettent aux jeunes de s’engager, d’acquérir de nouvelles compétences et de contribuer à des projets d’intérêt général, tout en renforçant les liens entre les sociétés.

Le sport, bien plus qu’une compétition : un levier de coopération et de diplomatie

Bien sûr, le sport est un formidable vecteur d’inclusion, de dépassement de soi et d’émancipation. La cérémonie d’ouverture des JOJ, orchestrée par Khady Niang, en a offert une illustration particulièrement forte. Les quelque 30 000 personnes présentes ont vibré à l’unisson lors de cette cérémonie profondément humaine, célébrant la jeunesse, la diversité et le rassemblement. Un beau moment de cohésion pour la délégation !

Mais le sport est aussi un puissant levier diplomatique, économique et social. Il crée des espaces de dialogue, rapproche les acteurs et contribue à faire émerger des projets communs. À Dakar, cette dimension était particulièrement visible puisqu’au-delà de la compétition, de Temps fort pour la délégation : le colloque organisé par la CONFEJES et la Région Île-de-France. Ayant pour thématique « Les territoires du sport et de la jeunesse », ce fut l’occasion pour les équipes de France Volontaires de prendre la parole sur deux tables rondes.

La première, consacrée au développement du sport et à la promotion de la jeunesse dans les territoires, a réuni Yann Delaunay, directeur générale de France Volontaires, aux côtés de Damien Combredet Blassel, ambassadeur pour le sport, Geoffroy Carvalhinho, vice-président de la région Île-de-France, le professeur Ousmane Ba, maître de conférences à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, enseignant à l’INSEPS et plusieurs acteurs du monde sportif et institutionnel. Les échanges ont notamment permis de rappeler le rôle essentiel du volontariat dans les dynamiques des territoires et de saluer l’engagement des volontaires mobilisés à l’occasion des JOJ de Dakar.

Une seconde table ronde, dédiée à la coopération internationale et à la promotion du sport, avec un focus sur le volontariat international, a notamment donné la parole à Lucie Morillon, directrice de la communication, de la valorisation et des parcours d’engagement chez France Volontaires, qui a souligné le rôle crucial joué par le volontariat international pour renforcer les liens entre territoires, mobiliser les jeunesses, notamment autour du sport, et en faire un levier de transformation sociale, de coopération et de solidarité.

Participaient également à la table ronde Fatou Kiné Ndiaye, présidente de l’association Pulse Afrika et ancienne internationale de basket, Amadou Fall Bâ, directeur de la Maison des cultures urbaines et Lisa Hechinger, volontaire de solidarité internationale au collectif des volontaires du Sénégal (CODEVS). Son témoignage a apporté un éclairage concret sur les projets de terrain et le sens de l’engagement.

Sur le terrain, des partenariats qui prennent tout leur sens

Le déplacement d’une délégation est aussi une belle opportunité de rencontrer les nombreux partenaires de terrain parmi lesquels les Laboratoires d’innovation sociale (LABIS), le CODEVS, et l’ensemble des acteurs de la coopération internationale comme Cool’eurs du Monde, Africulturban, La Guilde, Aime ONG, Solidarité Laïque, ou encore le RADSI. Autant de structures qui contribuent, chacune à leur échelle, à faire vivre des projets de terrain, à mobiliser la jeunesse en faveur d’actions solidaires et à construire des passerelles entre les sociétés.

Ainsi, de Gorée à Pikine, en passant par Rufisque et différents quartiers de Dakar, plusieurs visites ont permis de découvrir des initiatives concrètes et de rencontrer celles et ceux qui les font vivre au quotidien.

Au Musée de la Mer, sur l’île de Gorée, la délégation a notamment pu découvrir la mission d’Oriane, volontaire de solidarité internationale déployée par La Guilde dans le cadre de la rénovation du musée. Une illustration de la contribution du volontariat à la valorisation des patrimoines et au dialogue entre les cultures.

À Pikine, la visite du Labis a permis à la délégation de rencontrer des jeunes volontaires de Sainte Saint Denis et du 18e arrondissement de Paris venus en mission pour quinze jours dans le cadre du programme Jeunesse et Solidarité Internationale (JSI) soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. L’occasion également d’assister à la restitution des nombreuses réalisations menées par 50 jeunes de France, de Tunisie, du Maroc et du Sénégal dans le cadre d’activités sportives artistiques et citoyennes menées dans les quartiers de Mbao, de Thiaroye, de Keur Massar et de Hann-Bel-air.

Du côté de Rufisque, la visite organisée par Solidarité Laïque et les Céméa à La Maison de l’éclaireur a permis des échanges riches avec de jeunes éclaireurs ayant participé à un chantier JSI avec de jeunes Français.

À Dakar, précisément sur le terrain Yonnou Ndam à Sicap-Liberté 5, la délégation a retrouvé Lisa, volontaire de solidarité internationale mobilisée au sein du CODEVS. Footballeuse et assistante sociale, elle s’est engagée au sein de l’association pour venir en appui au coach. Très appréciée par les enfants de l’association autant que par leurs parents, Lisa fait dorénavant partie de la communauté et illustre parfaitement l’impact positif de l’interculturalité !

Enfin, la délégation a également découvert l’espace Thially, un centre de formation d’apprentis spécialisé dans l’agriculture et le paysage, à travers un projet de solidarité internationale associant des jeunes du lycée Samécouta. Au programme : sensibilisation au tri des déchets et accompagnement de femmes maraîchères dans la construction de clôtures pour protéger leurs jardins. Une initiative qui illustre la manière dont les échanges et la mobilisation des jeunes peuvent répondre à des besoins très concrets des territoires.

Toutes ces rencontres témoignent de la diversité des partenariats franco-sénégalais et de leur ancrage local. Ces déplacements ont également permis de mettre des visages, des histoires et des réalisations derrière les dispositifs de coopération.

Le volontariat international, un trait d’union entre les jeunesses

En réunissant d’anciens volontaires, des partenaires institutionnels, des opérateurs de coopération et des acteurs de terrain, cette délégation a donné à voir une autre facette des JOJ : celle d’un événement qui dépasse largement le cadre sportif pour devenir un espace de partage, de dialogue et de construction de projets communs. Des rencontres de haut niveau aux initiatives de terrain, une même idée s’est imposée tout au long de cette semaine : le volontariat international constitue un levier précieux pour renforcer les relations entre les pays et accompagner les politiques en faveur de la jeunesse.

« L’Afrique accueille, Dakar célèbre ». Telle est la devise de ces jeux olympiques de la jeunesse qui nous rappellent aussi que la solidarité et la coopération sont des héritages qui se construisent bien au-delà des grandes compétitions.

 

Dakar : les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 mobilisent aussi les acteurs du volontariat

Du 31 octobre au 13 novembre 2026, le Sénégal accueille les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), première manifestation sportive olympique organisée sur le continent africain. En amont de cet événement, les acteurs du volontariat se sont mobilisés pour rapprocher le sport des jeunes et des communautés locales, notamment à travers les « Olympiades de la vie associative », organisée par le Collectif des volontaires du Sénégal (CODEVS).

Le rendez-vous est historique. Pour la première fois, les Jeux olympiques de la jeunesse  se tiennent en Afrique. Pendant deux semaines, quelque 2 700 jeunes athlètes venus du monde entier se retrouvent au Sénégal pour cette quatrième édition, organisée à Dakar, Diamniadio et Saly. La cérémonie d’ouverture, ce 31 octobre, donne le coup d’envoi officiel de la compétition, qui s’achèvera le 13 novembre.

Dakar accueille les premiers Jeux olympiques de la jeunesse en Afrique

Créés par le Comité international olympique (CIO), les JOJ s’adressent aux jeunes sportifs et associent compétition, apprentissage et découverte des valeurs de l’Olympisme. Cette édition entend également laisser un héritage durable au Sénégal, en favorisant notamment l’inclusion, la diversité et la participation des jeunes à la vie collective.

Cette ambition dépasse les enceintes sportives. Pour les associations locales et les acteurs de la solidarité internationale, les Jeux constituent une occasion de faire découvrir différentes disciplines, de créer des espaces de rencontre et de favoriser l’accès des jeunes aux activités sportives. C’est dans cet esprit que le Collectif des volontaires du Sénégal (CODEVS), partenaire de France Volontaires, a développé plusieurs actions de sensibilisation en amont de l’événement.

Fondé en décembre 2020 à l’occasion de la Journée internationale du volontariat, le CODEVS rassemble des associations communautaires et des acteurs locaux engagés dans la promotion du volontariat et du développement local. Son action vise notamment à valoriser le rôle des associations de proximité dans la dynamique sociale des territoires.

Le parcours de Moussa Diédhiou illustre les liens entre volontariat international et grands événements sportifs. Ancien volontaire de solidarité internationale (VSI) de réciprocité, il a participé aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Il est aujourd’hui engagé dans l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar. Une expérience qui témoigne de la place que peuvent prendre les mobilités croisées dans la coopération entre la France et le Sénégal : « Je travaille au sein du département Engagement. Je suis notamment responsable du programme Jeunesse en Jeux qui est un programme qui vise à mobiliser la jeunesse sénégalaise autour de l’événement. L’objectif est de permettre à près de 300 000 élèves de participer, de découvrir les valeurs olympiques et de vivre les Jeux de l’intérieur », expliquait le jeune homme dans un entretien qu’il nous avait accord en début d’année.

Moussa Diédhiou, ancien volontaire de solidarité internationale (VSI) de réciprocité, est aujourd’hui engagé dans l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar.

La mobilisation autour des JOJ se traduit également par la présence d’une délégation de France Volontaires à Dakar, du 28 octobre au 6 novembre. Au programme : des rencontres avec les acteurs de la coopération et de la jeunesse, ainsi que des échanges avec les associations engagées sur le terrain. Cette présence permet de mettre en lumière les différentes formes d’engagement volontaire et leur contribution aux dynamiques locales, en complément des initiatives portées par le CODEVS et ses partenaires.

Les « Olympiades de la vie associative », le sport au cœur des quartiers

Dans le cadre de la préparation des JOJ, le CODEVS a organisé les « Olympiades de la vie associative », un programme destiné à sensibiliser les enfants aux Jeux et à leur permettre de découvrir des disciplines sportives qu’ils ont peu ou pas l’habitude de pratiquer.

Plusieurs associations ont participé à cette initiative. Les activités ont été déployées dans plusieurs localités, de Dakar à Ziguinchor, en passant par Yeumbeul, Rufisque et Nianing. Au programme : courses de relais, saut en longueur, sprint, basket-ball, handball, tennis de table et taekwondo.

Le 25 septembre, au terrain Yoonu Ndam de Liberté 5A, à Dakar, une rencontre organisée avec l’école de football EUSEBIO a ainsi réuni des enfants autour d’ateliers d’athlétisme. Après un échauffement collectif et des initiations encadrées par la Ligue d’athlétisme de Dakar et le Jaraaf Athlétisme Club, les participants se sont affrontés au saut en longueur et en course de relais. Des temps d’échange ont également permis d’aborder la place des personnes réfugiées dans le sport et de présenter de jeunes athlètes présélectionnés pour les JOJ.


Une rencontre organisée avec l’école de football EUSEBIO a réuni des enfants autour d’ateliers d’athlétisme dans le cadre des Olympiades de la vie associative.

Au-delà des performances, l’objectif était de faire vivre les valeurs du sport : le respect, la cohésion sociale, la diversité et le vivre-ensemble. D’autres temps de sensibilisation ont porté sur la santé mentale, la préservation de l’environnement et les activités culturelles et artistiques.

La démarche s’est également prolongée avec un dispositif de billetterie solidaire. Le CODEVS a intégré un programme prévoyant la mise à disposition de 300 billets pour les compétitions des JOJ, destinés à être redistribués aux associations partenaires ayant organisé les Olympiades. Une manière de rapprocher les jeunes des quartiers de l’événement et de leur permettre de vivre les Jeux depuis les tribunes.

À travers cette mobilisation, le CODEVS et ses associations partenaires illustrent la contribution du volontariat à la dynamique collective qui accompagne les grands rendez-vous internationaux. Aux côtés de ces acteurs, France Volontaires contribue à valoriser le rôle des associations locales et de l’engagement citoyen, dans un contexte où le sport permettra, pendant toute la durée de la compétition, de multiplier les occasions de rencontre, de découverte et de participation pour la jeunesse.

À Pikine et Mbao, des rencontres avec les jeunes et les associations locales

En marge des Jeux olympiques de la jeunesse, la délégation de France Volontaires prévoit deux rencontres avec des jeunes dans la région de Dakar. Le 2 novembre à Pikine, pour échanger avec  Cool’eurs du monde et le 6 novembre, dans le quartier de Mbao, avec Solidarité laïque et le Laboratoire d’innovations sociales de Dakar (LABIS, un espace interactif à visée éducative et sociale). Cool’eurs du monde et Solidarité laïque sont toutes deux membres de la plateforme France Volontaires.

 

Des jeunes jouent au foot sur une plage de Dakar.

[Lima] Rencontre Régionale V-Amazonie

La rencontre régionale V-Amazonie vise à réunir, après deux années de mise en œuvre du programme dans cinq pays amazoniens, les organisations partenaires, les volontaires et les équipes de France Volontaires.

Organisée sur deux jours, elle permettra de partager les expériences, de capitaliser les enseignements des missions et de renforcer la coopération régionale. Elle cherchera également à faire émerger de nouvelles missions et de nouveaux partenariats au service de la préservation de l’Amazonie.

La rencontre s’achèvera par un forum public hybride, organisé conjointement avec la Journée du Volontariat Français au Pérou. Ce temps ouvert valorisera les résultats du programme et la contribution du volontariat international aux défis environnementaux, tout en sensibilisant de potentiels partenaires institutionnels et financiers à la poursuite des initiatives.

 

[Saint-Ouen-sur-Seine] Cap’mobilités – Le rendez-vous de vos échanges en Europe et à l’international

Le mercredi 18 novembre, à l’occasion à la réunion du Comité Régional de la Mobilité européenne et internationale des jeunes (COREMOB) Ile-de-France, se tiendra à la Région un évènement dédié aux mobilités européennes et internationales des jeunes, auquel nous souhaitons vous convier.

Cet évènement « Cap’mobilités – Le rendez-vous de vos échanges en Europe et à l’international » pendra la forme d’un forum sur les mobilités européennes et internationales à l’attention des jeunes de moins de 30 ans. Pensé comme un village de la mobilité à travers le format des stands, il aura lieu de 14h à 17h dans la Salle Polyvalente de la Région Ile-de-France (8 boulevard Victor Hugo, 93400 Saint-Ouen-sur-Seine).

Ce moment sera notamment l’occasion de connaîtres nos actions et de discuter avec vous des dispositifs mise en place par France Volontaires.

Lettr’info de l’Espace Volontariats du Cameroun – Juillet /Septembre 2026

Retrouvez les actualités de l’Espace Volontariats du Cameroun dans sa nouvelle lettre d’information du deuxième trimestre 2026 !

France Volontaires Cameroun | Lettr’info Juillet – Septembre 2026

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Journée du volontariat français 2026 au Togo : une jeunesse engagée et des solidarités en action

Cette édition s’inscrit dans le cadre de l’Année internationale des volontaires au service du développement durable (AIV 2026), proclamée par les Nations Unies. Elle a constitué une occasion de mettre en lumière le rôle des volontaires dans la réalisation des objectifs de développement durable, mais également de souligner l’importance des initiatives locales et des collaborations qui contribuent à leur concrétisation.

Une ouverture institutionnelle placée sous le signe de l’engagement

La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana, du Dr Abdul-Fahd Fofana, ministre délégué auprès du ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire ainsi que de Frédéric Lepez, premier conseiller et chargé d’affaires de l’ambassade de France au Togo .

Les différentes prises de parole ont souligné la contribution du volontariat au développement du Togo, ainsi que l’importance des partenariats institutionnels et associatifs pour accompagner les initiatives de terrain. Elles ont également rappelé la nécessité de soutenir les dynamiques d’engagement et de favoriser les échanges entre les acteurs du volontariat.

 

   Discours du Dr Abdul-Fahd Fofana, ministre délégué auprès du ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire et de Frédéric Lepez, premier conseiller et chargé d’affaires de l’ambassade de France au Togo

 

Discours de Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana

 

Deux panels pour approfondir les enjeux du volontariat

La journée a également été rythmée par deux panels consacrés à la place du volontariat dans les dynamiques de coopération et de développement.

Le premier, intitulé « Réciprocité et co-développement durable : la relation franco-togolaise en pratique à travers le volontariat », a permis d’aborder les enjeux de la réciprocité et la manière dont les échanges entre volontaires français et togolais contribuent à renforcer les liens entre les deux pays. Les discussions ont notamment mis en lumière la richesse des expériences partagées et la contribution du volontariat aux coopérations franco-togolaises et Sud-Sud.

Ce panel a été modéré par Esso-Wédeo Gnamke, Chargé de mission développement des volontariats – France Volontaires Togo.
Les panélistes :
  • Lycovine Zadjie, ancienne volontaire de réciprocité à la MJC Mosaïque, une maison des jeunes et de la culture. Aujourd’hui, elle préside l’association JLC-Monde.
  • Desire Akakpo est pongiste. Il est classé numéro deux au niveau national et joue dans l’équipe nationale du Togo. Volontaire en service civique de réciprocité à Nantes Tennis de Table, en partenariat avec le Comité Départemental du Val de Loire.
  • yendoupangue Kolani a été chargé de mission junior à La Cravate Solidaire Bordeaux. Il y a été déployé par l’ANVT et France Volontaires, auprès de Cool’eurs du Monde, dans le cadre du programme WECEE financé par l’AFD – Agence française dedéveloppement.
  • Majoie Koundja est une volontaire tchadienne accueillie actuellement au Togo dans le cadre de DENVA. Elle effectue sa mission au sein de la commune Zio 2, à Kovié.
  • Ali Edjarè coordonne DENVA. C’est un programme copiloté par France Volontaires et l’ANVT et financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

 

Le second panel, « Engagement des jeunes et innovation sociale : le volontariat comme tremplin », a porté sur les possibilités offertes par le volontariat en matière de développement des compétences, d’insertion et de participation citoyenne. Les échanges ont permis de souligner le rôle de l’engagement dans les parcours des jeunes, ainsi que son potentiel pour favoriser l’émergence de nouvelles initiatives et de solutions adaptées aux enjeux sociaux.

Le panel a été modéré par Marion Aillet, chargée de communication et des relations partenariales à France Volontaires Togo.

Les panélistes :
  • Yao Maurice Legba, juriste de formation, il est entrepreneur, promoteur culturel, chef de mission mission 1000 Tonnes Canada au Togo et Président de l’Association Les Colibris du Togo
  • Louis Atongo, agroéconomiste de formation. Ancien volontaire en service civique de réciprocité où il a animé des sensibilisations liées aux enjeux environnementaux et à la solidarité internationale. Son engagement a continué à son retour avec un Volontariat National de Compétences.
  • Maëlle Simon est issue d’une formation Management du Sport – Sports : territoires, acteurs et réseaux. Elle est en volontariat de service civique au sein de DOM TOGO. Sa mission est de développer et favoriser l’accès à la pratique sportive.
  • Sarah Simonin est issue d’une formation à l’ESSEC puis un Master manager de programmes internationaux à l’IRIS SUP ; Actuellement Volontaire de Solidarité Internationale en tant que chargée d’appui à la coopération décentralisée au sein de la Faitière des Communes du Togo.

Ces discussions ont donné la parole à des intervenants aux parcours variés et favorisé le partage d’expériences concrètes. Elles ont rappelé que le volontariat est bien plus qu’une expérience individuelle : c’est aussi une manière de tisser des liens avec des associations, des collectivités territoriales, d’autres volontaires. L’engagement ne s’arrête pas à la fin d’une mission, il se cultive tous les jours.

Un village associatif représentatif de la diversité des engagements

Le village associatif a constitué l’un des temps forts de cette édition. Associations et structures engagées* y ont présenté leurs activités, leurs projets et les actions qu’elles conduisent au quotidien.

À travers les stands, les démonstrations et les échanges avec les visiteurs, le public a pu découvrir la diversité des initiatives portées par les acteurs de la société civile togolaise. Cet espace a également favorisé les rencontres entre les organisations, les volontaires et les partenaires, contribuant ainsi à renforcer les liens au sein du réseau associatif.

La JVF représente en effet une occasion privilégiée de valoriser les initiatives locales, de faire connaître les acteurs de terrain et de favoriser l’émergence de nouvelles collaborations.

Sandrine Humani’Terre et association Dom Togo

 

Dr Abdul-Fahd FOFANA, ministre délégué auprès du ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, Frédéric LEPEZ, Premier conseiller et chargé d’affaires de l’Ambassade de France au Togo, Mr Lionel Vignacq, Conseiller de coopération et d’action culturelle et Directeur de l’Institut Français du Togo, Telngar RASSEMBEYE, Représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana et membres de l’association Ileda Togo. 

 

Dr Abdul-Fahd FOFANA, ministre délégué auprès du ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire au village associatif,  et Le Bracelet de Vie, sponsor de la JVF

* ADA, Africa Smile, ALPHA B, ANGE, Anim Solidaire, ANVT, ASDEF, ASUD, AVI Togo, BANAFIB, Bracelets de Vie, CAVO, CENEJ, CJLE, COVOPO, DOM Togo, FEDIA, Harmonie Sol, Idées Génies, Jeunes Verts, JVE, Les Colibris du Togo, Miawodo, Good Deeds Day, NADDAF, Nénuphar et Lotus, PADIE, 5KM à Pied, Perles du Monde, SICHEM, STADD, TMSU, UJPOD, Une Vie un Espoir, Voisins Solidaires Togo, Volontaires Internationaux de Solidarité, Ekek Deka, Kailend Farm

La culture togolaise au cœur des célébrations

Les prestations artistiques ont également contribué à l’animation de cette 15ᵉ édition. À travers la danse et différentes expressions culturelles, les artistes ont mis à l’honneur la richesse du patrimoine culturel togolais et proposé au public des moments de partage.

Pacôme Badjogoumey, membre du jury lors de la phase de présélection du concours MOTS’VIFS, il était de retour sur la scène de l’Institut français du Togo pour offrir une belle prestation de slam.

L’association Adepoma Centre Résidence était également au rendez-vous pour faire vibrer le public au rythme de ses performances artistiques. À travers la danse et la créativité, elle a apporté une belle touche de couleur à cette journée placée sous le signe de l’engagement et de la solidarité.

Jamais deux sans trois ! La troupe PAS À PAS Solidaire Togo a réalisé des prestations artistiques rythmées et pleinement dans le thème de cette édition : construire un avenir durable et solidaire.

Ces interventions ont rappelé que la culture constitue un vecteur essentiel de dialogue, de cohésion sociale et de rencontre entre les personnes. Elles ont ainsi pleinement contribué à l’esprit de cette journée, placée sous le signe de la solidarité et de l’ouverture aux autres.

 

Public au village associatif

MOTS’VIFS : la jeunesse au cœur du débat

Autre temps fort de la JVF 2026, la finale du concours d’éloquence et de débat MOTS’VIFS a permis à de jeunes orateurs de défendre leurs idées et de partager leurs réflexions sur des enjeux de société.

  • Les réseaux sociaux favorisent-ils l’engagement citoyen ou donnent-ils seulement l’illusion d’agir ? – Joyce Anato
  • Le volontariat transforme-t-il davantage les territoires ou les volontaires eux-mêmes ? – Affo Apogé Munir
  • La solidarité doit-elle être un choix ou une responsabilité ? –Akitoye Mohammed Hammoud
  • Et si le développement durable commençait par l’engagement volontaire ? – Abdoul OURO SAMA
  • Agenda 2030 : la réciprocité dans le volontariat est-elle le secret d’une vraie solidarité internationale ? – Jephté Koffi Eklou

À travers leurs plaidoiries, les finalistes ont démontré leur capacité à argumenter, à structurer leur pensée et à prendre la parole en public. Cette finale a mis en lumière la place essentielle de la jeunesse dans les débats citoyens et dans la réflexion collective sur les défis de demain.

Remise des prix du partenaire Moov Money aux candidats 

 

Joyce Abla ANATO – Championne Concours Mots Vifs 2026

 

Félicitations à Joyce Abla ANATO qui remporte cette quatrième édition du concours, et aux finalistes pour leur engagement et la qualité de leurs interventions. Au-delà de la compétition, MOTS’VIFS rappelle que l’expression des idées et le débat participent pleinement à la construction d’une citoyenneté active et engagée.

Le volontariat, un engagement qui se poursuit toute l’année

Avec plus de 750 personnes recensées et une mobilisation estimée pouvant approcher les 1 000 participants, cette 15ᵉ édition de la Journée du volontariat français a témoigné de l’intérêt porté au volontariat et de la diversité des acteurs mobilisés au Togo.

Des interventions institutionnelles aux panels, du village associatif aux prestations artistiques, en passant par la finale de MOTS’VIFS, les différents temps forts ont permis de valoriser les formes d’engagement, de favoriser les échanges et de mettre en lumière les initiatives qui contribuent au développement durable et solidaire.

Ces temps forts ont été animés et modérés par deux professionnelles : Oreta Tchotcho ANANI, qui accompagnait la JVF pour la quatrième année consécutive et oratrice de renom, et Élodie Yentchabre, journaliste et professionnelle de la communication.

   Oreta Tchotcho ANANi et Elodie Yentchabre

 

Dans le cadre de l’AIV 2026 proclamée par les Nations Unies, cette journée rappelle que le volontariat ne se limite pas à un événement annuel. Il se construit au quotidien, au sein des associations, des collectivités, des projets de coopération et des territoires, grâce à l’engagement de celles et ceux qui contribuent, à leur échelle, à faire évoluer la société.

France Volontaires Togo remercie les volontaires, les associations, les partenaires, les intervenants, les artistes, les finalistes de MOTS’VIFS, les bénévoles ainsi que l’ensemble des personnes qui ont contribué à la réussite de cette édition*. Leur mobilisation collective a permis de faire de cette journée un temps fort de rencontre et de valorisation du volontariat au Togo.

*Cectogo, Asso Cipid Togo, ONG OJEDD TOGO, Humanité et Développement, ONG De Solidarité Internationale UJPOD, Asso Cjle, Association Harmonie -Togo, Association Humanitaire UCSQP -TOGO, Africa smile, Afrique Positive, ONG STADD, ONG DJS-Togo, Ong Miva, Solidarity sh, ONG ANGE, Association Togolaise pour la Promotion du Sport pour Tous, Association Eke Deka, JVE Internationale (YVE International), DOM TOGO, ASSOCIATION ALPHA B TOGO, Ahjs Togo, Afrique Secours, Adepoma Centre Résidence, Association Nenuphar & Lotus Togo, Miawodo, Kailend, Jvosec Afrique, Gardiens de la Terre, Association SOS VISAV, Voisins Solidaires au TOGO, Association Humanitaire ASUD, Covopo, CAVO TOGO, CIDP, @evhas lotus #junaassociation, ONG Recherche Action Prévention Accompagnement des Addictions (#RAPAA) @ASYC#SMPDD

© Starlinks Corporation et Commission communication JVF

Au Cameroun, la Journée du volontariat français 2026 célèbre l’engagement au service du développement durable

La journée a débuté par une cérémonie protocolaire marquée par les allocutions du ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, du représentant de l’ambassade de France au Cameroun et du représentant national de France Volontaires au Cameroun. Ces prises de parole ont ouvert cette édition 2026 en rappelant l’importance du volontariat et de l’engagement des jeunes face aux enjeux du développement durable. 

Cette ouverture officielle a donné le ton d’une journée placée sous le signe du dialogue, de la coopération et de la mobilisation collective, réunissant institutions, organisations partenaires, volontaires et grand public autour d’une ambition commune. 

Une mobilisation collective autour du volontariat 

Comment le volontariat peut-il contribuer à construire un avenir plus durable ? C’est autour de cette question que s’est articulée la Journée du Volontariat Français 2026 au Cameroun. Organisée au Musée National de Yaoundé, cette rencontre a réuni les acteurs de l’écosystème du volontariat en présence du ministre camerounais de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou et de représentants de l’ambassade de France au Cameroun. 

Avec près de 300 participants et une vingtaine de volontaires mobilisés venant de tous les horizons du territoire, cette journée a constitué un temps fort pour valoriser la diversité des engagements et des initiatives portés par les structures présentes. Elle a également permis de rappeler la place du volontariat dans les dynamiques de coopération, de solidarité internationale et de développement durable. L’innovation de cette édition 2026 réside également dans l’ouverture du volontariat au secteur privé, avec la participation de Boissons du Cameroun, illustrant l’importance de renforcer les synergies entre acteurs associatifs, institutions publiques et entreprises. Cette dynamique encourage une mobilisation collective et multisectorielle en faveur du développement durable.

À l’approche de l’échéance de 2030 fixée pour les Objectifs de développement durable, les échanges ont souligné l’importance de poursuivre la mobilisation des citoyens et de reconnaître le rôle des volontaires dans les initiatives qui contribuent à répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux. 

Une foire-exposition pour découvrir la diversité des initiatives 

La foire-exposition a constitué l’un des temps forts de cette édition, avec 20 stands permettant de découvrir les projets, les missions et les actions des structures participantes. Les visiteurs ont ainsi pu aller à la rencontre des organisations engagées dans le volontariat et mieux comprendre la diversité des formes d’engagement proposées. 

À travers les initiatives présentées, la foire a mis en valeur la pluralité des acteurs, des compétences et des domaines d’intervention du volontariat. Elle a également offert aux structures participantes un espace pour partager leurs expériences, présenter leurs réalisations et échanger avec le public. 

Cette mise en lumière rappelle que le volontariat se traduit par des engagements concrets, au plus près des besoins des territoires et des populations, et qu’il repose sur la mobilisation conjointe des volontaires, des structures d’accueil et de leurs partenaires. 

« Il est très enrichissant pour nous de montrer nos activités au grand public, ici à Yaoundé, en effet étant basé à Njombé, l’hôpital Saint Jean de Malte n’est pas forcément connu de tous. De plus, ayant un Centre de formation de secourisme au sein même de notre structure, il est intéressant de montrer nos missions au quotidien et de pouvoir démontrer les gestes qui sauvent auprès des visiteurs venus à cette Journée du Volontariat Français » a expliqué Mouhamad Mounchili, infirmier au sein du Renforcement opérationnel du service d’accueil des urgences et aide formateur à l’hôpital.

Le volontariat international, un levier d’innovation sociale et de coopération 

La conférence-débat a réuni volontaires, structure d’accueil et partenaire étatique et a permis de prolonger ces échanges en interrogeant la contribution du volontariat international au développement durable. Au cœur des discussions : la diversité des acteurs, des compétences, des missions et des territoires mobilisés, ainsi que la capacité du volontariat à favoriser l’innovation sociale et à renforcer les dynamiques de coopération. 

En rapprochant les personnes, les organisations et les territoires, le volontariat favorise le partage de compétences, la rencontre interculturelle et l’émergence de nouvelles perspectives d’action. Il constitue ainsi un levier pour accompagner les initiatives locales et contribuer à la réalisation des ODD.

« Ce que j’apprécie dans ma mission c’est d’être au plus près du terrain et de pouvoir agir avec et pour les communautés locales en contribuant à des projets environnementaux durables », a ainsi souligné Amina Messaddeq, en Service Civique au sein de la délégation de Planète Urgence au Cameroun. 

Cette réflexion s’inscrit dans une ambition qui dépasse l’horizon 2030 : faire du volontariat un engagement durable, capable de renforcer les solidarités et de soutenir les transformations nécessaires à un développement plus inclusif. 

La créativité et l’engagement des volontaires à l’honneur 

La JVF 2026 a également valorisé l’implication des volontaires et des structures participantes à travers deux concours. 

Le concours « Ma Vidéo Volontaire » a récompensé Denzel, volontaire camerounais de réciprocité récemment rentré au Cameroun, pour sa contribution à la valorisation des expériences de volontariat. À travers ce concours, les volontaires ont été invités à partager leur parcours et leur engagement en vidéo, afin de faire découvrir les apprentissages, les rencontres et les expériences qui marquent une mission. 

Le concours du meilleur stand a, quant à lui, récompensé le stand du Musée National, saluant ainsi la qualité de sa présentation lors de la foire-exposition. Ce concours a permis de mettre à l’honneur la créativité des structures participantes et leur mobilisation pour faire découvrir leurs initiatives au public. 

Ces deux concours ont contribué à faire de cette journée un espace de valorisation des expériences, de partage et de reconnaissance de l’engagement des volontaires et des organisations qui les accompagnent. 

Faire vivre l’engagement au-delà de 2030 

Au-delà des rencontres et des animations, cette Journée du Volontariat Français a rappelé que le volontariat ne se limite pas à la réalisation d’une mission. Il repose sur une dynamique de partage, de coopération et d’engagement citoyen, qui permet aux personnes de mettre leurs compétences au service de projets collectifs et de contribuer au développement des territoires. 

L’Espace Volontariats du Cameroun remercie chaleureusement Planète Urgence, membre de la plateforme France Volontaires et coorganisateur de cette édition, ainsi que l’ensemble des participants, des volontaires, des structures exposantes et des intervenants qui ont contribué à la richesse de cette journée. Des remerciements sont également adressés aux partenaires, notamment l’Ambassade de France au Cameroun, l’Institut français du Cameroun et Les Boissons du Cameroun, pour leur soutien et leur contribution à la réussite de cette édition.

En réunissant les acteurs du volontariat autour d’une ambition commune, la JVF 2026 réaffirme l’importance de poursuivre et de renforcer les dynamiques d’engagement au service du développement durable. Une invitation à faire vivre le volontariat aujourd’hui, et à continuer d’en faire un levier de solidarité et de coopération pour les années à venir. 

Vous souhaitez revivre la JVF 2026 en images ? C’est par ici : https://drive.google.com/drive/folders/1ZmO73jh6isLLH8lTij9iiISgTShtpQ68?usp=sharing 

La mobilité internationale des jeunes avec moins d’opportunités en débat à Marseille

La mobilité internationale reste difficile d’accès pour de nombreux jeunes : c’est le constat qu’ont partagé les participants à deux tables rondes organisées mardi 13 octobre à Marseille, à l’occasion de la clôture du projet Territoires en partage, porté par Eurasia Net. Une quarantaine d’acteurs de la jeunesse et de partenaires institutionnels (voir ci-dessous) ont échangé sur les freins rencontrés par les jeunes avec moins d’opportunités (JAMO), mais aussi par les professionnels qui les accompagnent, et sur les leviers pour faciliter leur accès aux expériences internationales.

Mobilité internationale des jeunes : des freins financiers, administratifs et organisationnels

Les contraintes financières et administratives, notamment pour les visas et les passeports, s’ajoutent au manque d’information, aux difficultés linguistiques et à l’insuffisance de l’accompagnement. La longueur des démarches peut également entraîner une perte de motivation. Certains jeunes peinent par ailleurs à percevoir l’utilité d’un séjour à l’étranger pour leur parcours, tandis que des réticences familiales peuvent constituer un obstacle supplémentaire.

Les professionnels de la jeunesse rencontrent eux aussi des difficultés. Le manque de connaissances sur les dispositifs et les financements, la multiplication des interlocuteurs et les contraintes de ressources humaines limitent leur capacité à promouvoir les départs. Libérer du temps pour permettre à un référent jeunesse de partir en mobilité représente notamment un défi pour les structures qui ont besoin de sa présence sur le terrain.

Les échanges ont mis en avant plusieurs leviers : proposer des séjours plus courts ou des départs en groupe, préparer progressivement les jeunes à une expérience internationale et mieux informer leurs parents. Les témoignages de jeunes partis à l’étranger peuvent aussi contribuer à rendre ces expériences plus concrètes et à susciter de nouvelles candidatures.

L’accompagnement ne doit pas s’arrêter au retour. Identifier les compétences acquises et les valoriser dans un CV permet de donner une portée professionnelle à l’expérience. Le financement joue également un rôle déterminant. Selon les données présentées lors de la rencontre, 70 % des jeunes ayant bénéficié d’un accompagnement renforcé ont connu une sortie positive, grâce à un dispositif soutenu notamment par le Fonds social européen (FSE) et le conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Ce résultat souligne l’intérêt d’un accompagnement en amont et en aval de la mobilité.

Accompagner les jeunes avant et après le départ pour favoriser la mobilité

Pour les professionnels, les pistes évoquées portent sur le développement de formations, la mutualisation des ressources humaines et la constitution d’alliances ou de consortiums. L’objectif : construire des projets plus ambitieux, inscrire les mobilités dans la durée et faciliter l’accès aux financements. La mobilité des professionnels constitue elle-même un levier pour mieux comprendre les obstacles rencontrés par les jeunes et adapter les propositions à leurs besoins.

Lancé pour renforcer les possibilités de mobilité internationale sur le territoire, le projet Territoires en partage a mobilisé 27 partenaires, sensibilisé 32 jeunes et permis à 11 professionnels de la jeunesse de réaliser une mobilité internationale. Plusieurs expériences pilotes ont également vu le jour, dont l’accompagnement d’un projet JSI au Sénégal, d’un projet Erasmus+ Med Youth, la création d’une formation de préparation au départ et l’organisation d’un événement interculturel à Marseille.

Pour la suite, Eurasia Net entend notamment renforcer les partenariats avec les établissements scolaires, multiplier les rencontres interculturelles entre volontaires et sensibiliser davantage les parents. Une manière de faire de la mobilité internationale une possibilité plus accessible, et non une opportunité réservée aux jeunes déjà les mieux informés et accompagnés.

 

Les participants aux tables-rondes

  • France Volontaires
  • Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES)
  • Métropole Aix-Marseille-Provence
  • Conseil départemental des Bouches-du-Rhône (CD13)
  • Association régionale des missions locales (ARML PACA)
  • Centres sociaux
  • UCPA
  • Ligue de l’enseignement.

Photo de couverture : des jeunes lors d’un chantier international dans l’Essonne, en août 2026 / © France Volontaires

Seine-Saint-Denis : France Volontaires et le Département renforcent leur coopération pour la mobilité des jeunes

Le partenariat entre la Seine-Saint-Denis et France Volontaires franchit une nouvelle étape. Ce 2 octobre, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et Oriane Filhol, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’action sociale, de la jeunesse et de la lutte contre les discriminations, ont signé une convention d’adhésion du Département au GIP France Volontaires.

Cette signature s’inscrit dans un engagement ancien de la Seine-Saint-Denis en faveur de la solidarité internationale et de la coopération décentralisée, fondé sur le partenariat et la réciprocité. Elle vient également consolider une collaboration déjà engagée avec France Volontaires, notamment à travers le programme Territoires Volontaires (TEVO) : lauréat de plusieurs appels à manifestation d’intérêt du programme, le Département a développé des missions de volontariat liées à ses coopérations internationales et à la mobilité des jeunes de son territoire. Des volontaires sont ainsi partis au Maroc, en Tunisie, au Sénégal et aux Comores, tandis que la Seine-Saint-Denis a également accueilli des volontaires de pays partenaires. Trois nouvelles missions sont prévues en 2027.

Mobilité internationale en Seine-Saint-Denis : une forte envie de partir, mais des inégalités persistantes

Cette politique s’appuie notamment sur les enseignements d’une étude consacrée à l’accès des jeunes de Seine-Saint-Denis à la mobilité internationale, réalisée par le Département et publiée en octobre 2025. Elle fait apparaître un paradoxe : l’envie de partir est largement partagée, mais l’accès aux expériences internationales reste inégal.

Plus de 80 % des jeunes interrogés souhaitent ainsi vivre une expérience à l’étranger. Mais le renoncement est nettement plus fréquent chez ceux qui sont issus des catégories populaires que chez les enfants de cadres. L’étude identifie également un effet propre au territoire : à niveau de diplôme comparable et indépendamment de l’origine sociale ou géographique, les jeunes de Seine-Saint-Denis partent moins que ceux d’autres départements.

Le premier frein identifié est financier. L’information constitue également un obstacle : les opportunités de mobilité circulent largement par les établissements scolaires, l’enseignement supérieur ou les réseaux institutionnels, auxquels certains jeunes ont moins accès.  Pour le Département, l’enjeu n’est donc pas seulement de susciter l’envie de mobilité, mais de permettre à tous les jeunes qui le souhaitent d’y accéder. La mobilité internationale est ainsi envisagée comme un outil d’émancipation, d’acquisition de compétences et d’insertion, mais aussi comme une question d’égalité des chances.

Le volontariat international pour élargir l’accès à la mobilité

Dans ce contexte, le volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) constitue l’un des dispositifs permettant de lever certains de ces freins. En proposant un cadre accompagné, il peut notamment faciliter le départ de jeunes qui ne se projettent pas spontanément dans une expérience à l’étranger.

Le Département a engagé plusieurs chantiers à la suite de l’étude, autour de trois enjeux : mieux informer les jeunes et former les professionnels qui les accompagnent, mieux valoriser les compétences acquises lors d’une mobilité et faciliter l’accès aux financements. Parmi les pistes envisagées figure également le développement de nouvelles expériences de mobilité, notamment dans le cadre de l’insertion professionnelle.

Cette politique s’appuie sur une conception de la mobilité qui ne se limite pas au départ des jeunes du territoire. La Seine-Saint-Denis a également soutenu l’étude menée par France Volontaires et le FORIM sur les liens entre volontariat international et diasporas, consacrée au potentiel de ces engagements pour renforcer les solidarités entre territoires.

En rejoignant le collège des territoires de France Volontaires, le Département donne ainsi un cadre renouvelé à cette dynamique. Cette adhésion doit permettre de poursuivre le développement de projets communs autour du volontariat, de la mobilité internationale et de la réciprocité.

 

Photo de couverture : Enzo, Leyla et Amélie, bénéficiaires du programme “Territoires Volontaires” dont la Seine-Saint-Denis a été lauréate en 2022 / © conseil départemental de la Seine Saint-Denis

Occitanie: les collectivités cherchent de nouvelles voies pour développer le volontariat international

De Toulouse à Montpellier, les projets de coopération internationale ne manquent pas. Mais dans un contexte de réduction des financements consacrés à l’aide publique au développement, les collectivités et leurs partenaires doivent chercher de nouvelles formes de soutien et de nouveaux partenariats. C’est l’un des enseignements des deux journées de rencontres menées en Occitanie par France Volontaires, les 24 et 25 septembre.

« Ces deux jours au contact d’acteurs engagés de la Région Occitanie étaient indispensables dans un contexte nécessitant plus que jamais une approche collective et partenariale », souligne ainsi Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.

Eau, climat, déchets : les nouveaux enjeux des coopérations occitanes

À Toulouse, plusieurs pistes ont été ouvertes. La Ville et la Métropole vont ainsi expérimenter pour la première fois un dispositif de Congés solidaires avec Planète Urgence, avec cinq missions prévues pour leurs agents. La Ville pourrait ainsi étendre sa dynamique de Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S).

La coopération avec les acteurs régionaux se renforce également. France Volontaires a signé une nouvelle convention avec Occitanie Coopération, le réseau régional multi-acteurs (RRMA). L’objectif est notamment de mieux accompagner les collectivités et associations occitanes dans leurs projets de coopération et de favoriser le recours aux différents dispositifs de volontariat.

Le Sicoval, qui regroupe 36 communes du Lauragais dans le sud-est de Toulouse, poursuit quant à lui une politique active de coopération décentralisée avec Labé en Guinée et Gandon au Sénégal. Deux missions de volontariat sont justement prévues avec le Sénégal dans le cadre du programme Territoires Volontaires: un VSI consacré à la gestion des déchets et une mission de Service civique de réciprocité autour de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationales (ECSI).

À Montpellier, les échanges ont davantage porté sur les secteurs dans lesquels les collectivités cherchent aujourd’hui à développer leurs coopérations internationales. Un atelier consacré à la coopération décentralisée, au V.I.E.S et à la gestion de l’eau a réuni cinq collectivités : la Ville de Montpellier, la métropole, Prades-le-Lez, le Grand Pic Saint-Loup et Nîmes Métropole.

Plusieurs expériences montrent déjà comment le volontariat peut accompagner ces politiques publiques. Prades-le-Lez a notamment accueilli une volontaire indienne en Service civique et envoyé une autre à Pondichéry. La commune envisage désormais de mobiliser des volontaires dans le cadre de sa coopération avec le Bénin. Une nouvelle coopération avec le Togo autour de la gestion de l’eau est également en réflexion.

Les échanges ont surtout fait émerger une possibilité de financement encore insuffisamment mobilisée : les Agences de l’eau peuvent contribuer au financement de missions de V.I.E.S, notamment de volontariat de solidarité internationale. Une piste qui pourrait faciliter le développement de nouveaux projets dans les territoires engagés sur les questions de gestion de l’eau.

D’autres perspectives ont été identifiées. À Sète, la coopération avec la Mauritanie sur la résilience climatique du littoral est en réflexion. À Nîmes, les échanges s’appuient notamment sur une coopération avec Madagascar, menée avec l’appui d’Experts-Solidaires.

Un réseau régional à mobiliser pour développer le V.I.E.S.

Au-delà des projets portés directement par les collectivités, France Volontaires cherche à renforcer les liens avec les différents acteurs de l’écosystème régional. Des échanges ont ainsi eu lieu avec la DRAJES Occitanie autour des politiques de mobilité et de solidarité internationale. Les objectifs sont notamment de mieux faire connaître le V.I.E.S auprès des collectifs départementaux Mobilité européenne et internationale mais aussi de renforcer l’accessibilité du volontariat international au plus grand nombre y compris en milieu rural.

Le dialogue avec les acteurs de la recherche constitue une autre piste. Au Centre de coopération internationale en recherche agronomique (CIRAD), France Volontaires a évoqué avec la direction générale les moyens de mieux faire connaître les possibilités offertes par le V.I.E.S auprès des équipes et des partenaires de l’établissement.

Ces différentes rencontres dessinent un réseau d’acteurs déjà fortement engagés dans les coopérations internationales, mais confrontés à un même enjeu : maintenir et développer leurs projets dans un contexte financier plus contraint.

« Alors que les budgets alloués à l’aide publique au développement connaissent des replis significatifs, ces rencontres démontrent la nécessité et la volonté de trouver, collectivement, les moyens de créer de nouvelles opportunités », estime Yann Delaunay.

La séquence occitane aura aussi permis de consolider les relais locaux de France Volontaires, du réseau régional aux services de l’État, en passant par les collectivités et les acteurs de la recherche. Une étape pour mieux inscrire le V.I.E.S dans les politiques et les coopérations déjà à l’œuvre sur le territoire.