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Les collectivités caribéennes renforcent leur engagement en faveur du volontariat international des jeunes

Dans la continuité du premier rassemblement des partenaires et volontaires de l’Antenne Antilles de France Volontaires, les rencontres bilatérales avec les collectivités en Martinque ont répondu à un double objectif : d’une part capitaliser sur les premiers bilans des projets conduits par les collectivités dans le cadre du programme V.I.E.S Caraïbes, d’autre part renouveler ou favoriser l’engagement des acteurs grâce au programme Territoires Volontaires, qui offre un cadre particulièrement intéressant pour les collectivités qui souhaitent expérimenter la mobilisation des dispositifs de volontariat international.

Martinique : le programme Territoires Volontaires séduit de nouvelles collectivités

La rencontre avec le président de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, a illustré le soutien politique de haut niveau et l’engagement des équipes au quotidien pour une mobilité croisée caribéenne, qui incarne désormais la coopération régionale. Forts des résultats de la première vague de mobilisation de volontaires, en appui à la stratégie de diplomatie territoriale de la collectivité, celle-ci souhaite étendre sa collaboration avec France Volontaires à d’autres régions et pays partenaires.

Offrir l’accès aux programmes de volontariat international aux collectivités plus éloignées de la dynamique régionale : c’est avec cet objectif que France Volontaires est allée à la rencontre des représentants de la communauté d’agglomération du Pays Nord Martinique. Son  président,  Bruno-Nestor Azérot, a sans hésitation soutenu l’idée de ses équipes de se lancer dans l’aventure Territoires Volontaires et de donner un élan concret et innovant aux projets naissant de coopération régionale. Un nouveau projet construit sur une approche de réciprocité offrira prochainement des opportunités d’engagement à l’international aux jeunes issus des 18 communes membres de Cap Nord.

Coopération régionale dans la Caraïbe : le volontariat international s’impose comme un outil stratégique

La mobilisation des collectivités en faveur de la mobilité jeunesse bénéfice du soutien des services de l’État : la préfecture, représentée par Emmanuel Fevre, sous-préfet délégué de la cohésion ainsi que la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES), par la voix du délégué régional Mickaël Boucher, ont accueilli avec intérêt la présentation des activités menées par France Volontaires en Martinique.

Les nombreux projets soutenus par l’Agence française de développement (AFD) dans la région Caraïbes, dans le domaine de l’environnement (sargasses), de la transition écologique ou de la coopération en matière de santé publique, offrent des opportunités de mobilisation de volontaires, selon le directeur régional pour la zone Atlantique Marc Dubernet, rencontré à Fort de France. Les volontaires apportent, au-delà des compétences mobilisées pour le projet, une dimension d’engagement et d’impact social renforcé. A l’instar du programme Milango, mis en œuvre par ESS France Outre-Mer et soutenu par l’AFD, qui s’appuiera sur trois Volontaires de solidarité internationale (VSI) pour déployer ses activités en Jamaïque, à Sainte-Lucie et en République Dominicaine.

La rencontre avec la directrice territoriale de L’agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM Martinique), Linda Lacavalerie Chauvineau, a permis de croiser les informations sur les dispositifs et d’identifier des pistes de collaboration pour une accessibilité renforcée, notamment pour les jeunes en remobilisation professionnelle. Des échanges qui seront poursuivis prochainement avec le secrétariat général à Paris.

Guadeloupe : collectivités et acteurs jeunesse mobilisés pour développer la mobilité internationale des jeunes

La rencontre chaleureuse avec le président de Région Guadeloupe, Ary Challus, et sa vice-présidente, Marie-Luce Penchard ainsi que leurs équipes a souligné un constat partagé : le volontariat international est un instrument à part entière de la coopération régionale menée par la collectivité. Depuis 2023, plus de 20 jeunes guadeloupéens ont participé aux projets de coopération, dans le bassin régional ou sur le continent africain. Les succès stories sont nombreuses : deux VSI embauchés à l’issue de leurs missions dans le réseau partenaires alors qu’un autre volontaire poursuit son engagement avec des missions portées par Expertise France sur une thématique de grande importance : la lutte contre les sargasses et la coordination des initiatives régionales. Le président Challus souhaite donner plus de visibilité à ces projets menés avec les jeunes de son territoire : une rencontre entre les volontaires et les élus de Guadeloupe sera prochainement organisée, avec l’appui de l’antenne de France Volontaires Antilles.

La mobilisation de la Région pour le volontariat international profite à d’autres acteurs en Guadeloupe, qui portent des projets de coopération régionale. C’est ainsi que le Centre de ressources d’expertise et de performance sportive (CREPS) Antilles-Guyane, basé dans la commune des Abymes, accueille un jeune venu du Mexique en Service Civique de réciprocité. Vincent Bihet, directeur adjoint de la structure, a présenté la mission de son établissement qui met en œuvre les politiques du sport et de la jeunesse dans les trois territoires français d’Amérique : Guadeloupe, Guyane, Martinique. Les projets de coopération sont nombreux et l’apport du volontaire international a été salué par toute l’équipe : animation d’activités interculturelles, participation à la gestion d’appels à projet, accueil de délégations internationales ……c’est également  un outil précieux pour construire un réseau de partenaires dans la Caraïbes. En bonus,  la visite des installations du centre a permis de rencontrer des athlètes de haut niveau.

La rencontre avec d’autres acteurs, comme le Parc national de Guadeloupe ou l’Agropôle a permis d’esquisser de nouvelles perspectives de mobilisation de volontaires. De nouvelles collectivités s’engagent également pour une première expérience de volontariat international grâce au programme Territoires Volontaires : le département de Guadeloupe et la Communauté d’agglomération la Rivière du Levant (CARL ).

La rencontre avec les élus et les équipes opérationnelles ont permis de lancer la construction des projets d’envoi ou d’accueil de volontaires, qui renforceront la confiance des jeunes dans les politiques publiques, selon Ivan Martial, conseiller municipal et vice-président de la CARL .Les partenariats à construire avec les acteurs jeunesse et emploi, évoqués lors des rencontres avec les équipes de la Mission locale de Guadeloupe et France Travail, permettront d’accompagner en proximité et avec un suivi renforcé les jeunes désireux de s’engager pour une mission de volontariat à l’international.

Enfin, reçu par le préfet de Guadeloupe, Thierry Devimeux, et son conseiller diplomatique, Laurent Chevalier, France Volontaires a pu constater l’intérêt porté à l’extension du dispositif. Les représentants de l’État ont souligné sa pleine cohérence avec les objectifs de renforcement de l’intégration régionale, ainsi que d’amélioration de l’employabilité et de l’insertion des jeunes.

Au cœur de la Caraïbe, des volontaires engagés pour rapprocher les territoires

Depuis leur déploiement aux Antilles-Guyane, les dispositifs de Volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) ont été mobilisés par près de quinze collectivités de la région. Les volontaires ont ainsi été accueillis ou déployés dans une vingtaine de pays et territoires de la Caraïbe, d’Amérique latine et d’Afrique de l’Ouest.

Cette dynamique est en constante progression, portée par une forte demande des partenaires désireux d’accueillir davantage de volontaires ou d’en envoyer sur le terrain. Comme l’a souligné Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, lors de son allocution d’ouverture, cet engouement témoigne à la fois de la « pertinence des dispositifs et du bon déroulement des missions mises en œuvre ».

Au-delà des chiffres, ces programmes contribuent à former une génération de jeunes engagés qui se rencontrent, apprennent les uns des autres et construisent ensemble une Caraïbe plus forte, plus durable et plus résiliente.

Le volontariat international, un outil de coopération pour les collectivités des Antilles et de la Guyane

Les représentants des collectivités présents pour l’occasion n’avaient plus à être convaincus de la pertinence du V.I.E.S. Au fil de leurs interventions, ils ont partagé avec enthousiasme et conviction une vision commune de ces dispositifs aux bénéfices multiples. Ainsi, tour à tour, ils ont rappelé que le volontariat constitue un outil aux multiples facettes.

Pour Eddy Chateaubon, élu délégué à la jeunesse de la Région Guadeloupe, le volontariat international « représente un levier essentiel pour l’émancipation et l’insertion des jeunes. Il favorise à la fois leur mobilité, leur émancipation et le développement de leurs compétences ». Des compétences qui se construisent bien souvent dans des secteurs stratégiques pour le développement et la résilience du bassin caribéen, tels que l’adaptation au changement climatique ou le renforcement de la coopération entre les îles.

Au-delà des parcours individuels, Patricia Telle, élue déléguée à la coopération de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), a souligné l’apport du volontariat dans la stratégie de diplomatie territoriale portée par sa collectivité. En effet, le volontariat contribue à renforcer les liens entre les territoires, à stimuler la coopération régionale et à favoriser le rapprochement entre les peuples à travers les missions confiées aux volontaires. « Chaque volontaire devient ainsi un véritable ambassadeur de son territoire et un acteur du rapprochement régional » a-t-elle insisté. À travers ces missions, les collectivités renforcent leurs liens avec leurs partenaires et contribuent à faire émerger une coopération régionale plus concrète et plus dynamique.

Albéric Bent, maire de la commune de Mana, a notamment insisté sur la dimension profondément transformatrice du volontariat, qu’il considère comme un véritable outil de changement des parcours de vie. Selon lui, ces expériences permettent aux territoires d’acquérir « une autre vision du monde » et aux volontaires de revenir transformés, « différents une fois rentrés à la maison ». Une évolution personnelle qui bénéficie également aux territoires, grâce aux compétences, aux expériences et à l’ouverture acquises au cours de la mission.

Des propos qui entrent en résonance avec ceux d’Emmanuel Fèvre, sous-préfet délégué à la cohésion sociale, qui a résumé avec justesse l’esprit de ces dispositifs en qualifiant le volontariat « d’expérience que l’on aurait aimé vivre ». Une formule qui illustre parfaitement la richesse humaine, professionnelle et citoyenne de ces parcours d’engagement.

Comment les collectivités territoriales utilisent le volontariat pour renforcer les liens dans la Caraïbe

Au cours de différentes tables rondes, les partenaires régionaux ont également partagé leur vision du volontariat et les bénéfices qu’ils en retirent. Parmi eux figuraient notamment l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO), représentée par Zena Jules, ainsi que l’Association des États de la Caraïbe (AEC), représentée pour l’occasion par Joshua Miller. Tous ont souligné l’apport opérationnel des volontaires au sein de leurs organisations, mais également la richesse culturelle et l’ouverture vers les Antilles françaises que leur présence favorise. Au-delà du soutien opérationnel apporté aux projets, les volontaires contribuent ainsi au rapprochement entre des territoires aux statuts juridiques différents et au renforcement des liens régionaux. Une façon de tordre le cou à l’idée d’une barrière linguistique trop souvent brandie  comme frein à l’action.

Les échanges se sont poursuivis à travers plusieurs tables rondes thématiques réunissant élus, puis techniciens au cœur des dispositifs de V.I.E.S. Les élus ont notamment débattu de la manière dont le volontariat peut contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques territoriales, tandis que les techniciens ont partagé leurs conclusions sur l’impact concret V.I.E.S sur les projets de coopération des territoires.

Des parcours de volontariat international au service du développement des territoires

Ces réflexions ont trouvé un écho particulier dans les témoignages des volontaires présents ou connectés à distance, comme Jamerly, ancienne volontaire au Bénin aujourd’hui de retour en Guyane. « Quand je suis revenue j’étais tellement fière de partager cette expérience », a-t-elle ainsi expliqué.

Lesley Anne, actuellement en mission en République dominicaine ou encore Meredith, ancienne volontaire à Sainte-Lucie désormais recrutée par sa structure d’accueil, ont également partagé leurs expériences. À leurs côtés, les interventions d’Amaelle depuis la Jamaïque, de Thallya et Endy en visioconférence depuis l’Equateur, ainsi que le témoignage de Nicodème, ancien volontaire béninois accueilli en Guadeloupe, ont illustré la diversité des missions, des parcours et des profils.

Enfin, cette première journée a pris fin après deux ateliers de partage de bonnes pratiques, permettant aux structures d’accueil, collectivités et partenaires de mieux appréhender les spécificités des différents dispositifs de volontariat. Des temps d’échange où les acteurs présents ont également eu l’occasion de réfléchir à l’enjeu d’élaboration de projets de missions en phase avec des besoins clairement identifiés, énoncés et en adéquation avec les objectifs de montée en compétence des candidats visés.

Renforcer la coopération régionale grâce aux rencontres entre volontaires caribéens

Parallèlement aux échanges institutionnels, ces deux journées ont permis de créer ou de renforcer des liens entre des jeunes engagés aux quatre coins de la Caraïbe et au-delà. Originaires de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, mais aussi du Mexique, de Colombie, du Bénin, d’Equateur, de Jamaïque, du Cameroun, de Sainte-Lucie ou encore de Grenade, les volontaires participant en présentiel, ont partagé leurs expériences et découvert la diversité des parcours de leurs camarades volontaires. La deuxième journée, entièrement consacrée aux volontaires, a alterné ateliers collaboratifs, temps d’échange et moments de cohésion, notamment autour d’un repas partagé. Une occasion pour les participants de renforcer les liens créés durant le séminaire et de poursuivre les discussions dans un cadre plus informel.

Pour certains, l’événement a même pris des allures de retrouvailles. Ce fut le cas de Raphaëlle, originaire de Guadeloupe et actuellement en mission à Sainte-Lucie, et de Jamerly, originaire de Guyane, qui s’étaient rencontrées lors de leur mission au Bénin et se retrouvaient ainsi deux ans plus tard, à l’occasion de cette rencontre régionale. D’autres, comme Tanya originaire de Grenade, volontaire de solidarité internationale (VSI) en Martinique, Devrick, un jeune guadeloupéen en Service Civique international à Sainte-Lucie ou Damiens et Florence deux VSI de Guadeloupe, ont pu renouer avec leurs homologues volontaires rencontrés lors de leur formation de préparation au départ en mission.

Au terme de ces deux journées, une conviction s’est imposée : le volontariat est bien plus qu’un dispositif de mobilité. Il constitue un véritable levier de coopération, de développement des compétences et de rapprochement entre les territoires, porté par une jeunesse engagée au service de la Caraïbe de demain. Une jeunesse qui se rencontre, apprend à se connaître, tisse du lien, parfois même de véritables amitiés, au-delà des frontières et des différences culturelles.

Quelques témoignages de volontaires

Pour Jared, cette rencontre a pleinement rempli son objectif : « C’était un véritable plaisir de participer à cette rencontre annuelle des volontaires et des partenaires de France Volontaires. Voir tous les volontaires de la région réunis pour cette occasion d’échanger et de partager d’expériences m’a rendu très heureux, notamment en découvrant les missions et les projets portés par chacun d’entre nous […].

Cette rencontre a également été l’occasion de parler ouvertement de nos problématiques et de nos préoccupations avec France Volontaires et ses partenaires. Se sentir écouté et soutenu est essentiel pour garantir le bon déroulement d’une mission à l’étranger. […] Je garde de très beaux souvenirs de cette rencontre et j’ai hâte de retrouver mes camarades lors d’un prochain événement. »

Damiens Nicolas, lors de sa mission de solidarité internationale au sein de l’AEC.

Damiens, mobilisé à Trinidad au sein de l’Association des États de la Caraïbes (AEC), a particulièrement apprécié les échanges avec les représentants institutionnels. Ceux-ci lui ont permis de mieux comprendre la place du volontariat dans les stratégies de coopération portées par les collectivités et de mesurer la valeur ajoutée des dispositifs de France Volontaires. Il retient également l’importance du réseau constitué entre volontaires : “Côté cohésion de cohorte, retrouver des gens avec qui on a été, c’est important. Après un volontariat, c’est souvent le réseau qui permet de rebondir et de créer de nouvelles opportunités. » Une dynamique qui, selon lui, permet aux volontaires de prendre conscience qu’ils intègrent dès leur mission une communauté d’acteurs engagés dans les enjeux de coopération régionale.  Il a aussi souligné l’intérêt des ateliers consacrés à la communication, qui ont permis de  “réfléchir à des formats plus adaptés aux différentes générations concernées par le volontariat”.

Pour finir, Lesley Anne a, pour sa part, souligné l’importance de ce type de rencontres pour les volontaires : « On est content de voir que ce que l’on fait a de l’importance ». Elle a particulièrement apprécié de découvrir l’ampleur des actions menées par France Volontaires et de mieux comprendre le rôle joué par l’organisation dans l’accompagnement des missions. Si elle souhaite que cette rencontre puisse être reconduite chaque année, elle aimerait également voir une place encore plus importante accordée à la parole des volontaires. « Peut-être qu’à l’avenir une table ronde dédiée aux volontaires pourrait être organisée afin que nous puissions échanger davantage sur nos expériences. Si cela avait duré une semaine, cela aurait été encore mieux ! » Une proposition qui témoigne de l’intérêt suscité par ces temps d’échange et du besoin de renforcer les espaces de dialogue entre volontaires de la région.

[Paris] Rencontre Annuelle du Collectif pour un Service Civique Européen 2026

La Rencontre Annuelle du Service Civique Européen, organisée par le Collectif pour un Service Civique Européen, se tiendra le 29 mai 2026 à l’École Militaire de Paris, dans l’Amphithéâtre Foch / Rotonde Gabriel, à partir de 9h00 (ouverture des portes à 8h30).

Cette journée consacrée aux échanges, au partage d’expériences et à la réflexion collective autour de l’avenir du service civique européen et de l’engagement des jeunes en Europe sera riche d’enseignements. Nous aurons notamment Lucie MORILLON, directrice de la Communication, la Valorisation et l’Engagement de France Volontaires, qui apportera son regard sur le sujet.

Programme complet

En raison du caractère hautement sécurisé de cet établissement relevant du Ministère des Armées, l’accès au site est strictement réglementé.
À ce titre, chaque participant doit impérativement être enregistré au préalable afin de recevoir une invitation nominative autorisant l’entrée dans le bâtiment.

Nous vous remercions donc de bien vouloir compléter le formulaire suivant dans les meilleurs délais

FORMULAIRE D’INSCRIPTION

 

Volontaires pour l’Amazonie : lancement du 2e appel à manifestation d’intérêt

Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt

Le volontariat international constitue un levier concret pour soutenir les initiatives de la société civile en faveur de la préservation des forêts primaires. Il permet à la fois de renforcer les capacités d’action des organisations engagées sur le terrain et d’impliquer des jeunes et des citoyens dans des missions utiles, au plus près des besoins locaux.

Le programme Volontaires pour l’Amazonie (ou V-Amazonie) a pour ambition de soutenir les initiatives et les projets portés par les acteurs de la société civile en faveur de la préservation de la forêt amazonienne. Il s’inscrit dans les engagements français en matière de préservation de la biodiversité et de développement du volontariat international d’échange et de solidarité.

V-Amazonie est mis en œuvre par France Volontaires avec le soutien de la Délégation pour les collectivités territoriales et la société civile (DGM/DCTCIV) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Le programme se déploie sur 30 mois et vise à appuyer durablement les structures engagées dans les pays du bassin amazonien.

Le programme prévoit notamment de :

  • Mobiliser au moins 50 volontaires en soutien à des initiatives impactantes portées par les organisations de la société civile dans les pays du bassin amazonien ;
  • Renforcer les capacités et la mise en réseau de 100 organisations de la société civile agissant en faveur de la préservation de la forêt amazonienne ou en soutien des communautés locales et des peuples autochtones ;

Le 1er appel à manifestation d’intérêt, lancé en 2025, a permis la sélection de 49 missions de VSI, VSI-R et VEC. Au 30 avril 2026, 36 volontaires sont sur le terrain, 7 sont en recrutement ou en formation avant leur départ, et 6 ont achevé leur mission. Ce second AMI ouvre le programme au Service Civique International, y compris en réciprocité, afin de renforcer l’impact du programme et de développer l’accueil en France de jeunes issus des pays amazoniens.

Pour plus d’informations, merci de consulter les termes de référence.

 

Dispositifs éligibles

  • Le Service Civique International (SCI) : le service civique est un volontariat d’initiation destiné aux jeunes pour la réalisation de missions d’intérêt général. Une large variété de structures peut accueillir un jeune en service civique, y compris des structures d’accueil hors de France non agréées, dès lors que la mission est mise en œuvre par l’intermédiaire d’une structure agréée. Si la structure agréée n’est pas identifiée au moment du dépôt du projet, France Volontaires pourra faciliter la mise en relation.

Dans le cadre du programme, le SCI permet de renforcer la présence de jeunes volontaires auprès des communautés et des projets soutenus, en complément des autres dispositifs. Il constitue un levier de mobilisation citoyenne particulièrement adapté à des missions d’intérêt général en appui aux structures engagées pour la préservation de la forêt amazonienne.

  • Le Service Civique de Réciprocité (SCR) : le service civique international est ouvert au principe de réciprocité, permettant à des jeunes issus des pays qui accueillent des volontaires français de venir réaliser une mission en France. Dans le cadre du programme, ces missions ont vocation à consolider les partenariats, à enrichir les échanges interculturels et à renforcer les liens entre territoires amazoniens et territoires français.

Le SCR permet d’accueillir en France, hexagonale ou d’outre-mer, des jeunes issus des pays amazoniens partenaires pour des missions de 7 mois construites dans le cadre de partenariats entre structures françaises et structures des pays du programme. Les volontaires sont identifiés dans les pays cibles du programme et déployés dans des structures françaises en lien avec les enjeux forestiers.

  • Le Volontariat d’Échange et de Compétences (VEC) est porté par certaines associations membres de France Volontaires. Il permet à un volontaire disposant d’une expérience professionnelle plus importante d’apporter, dans le cadre de missions de courte durée, une expertise ciblée à forte valeur ajoutée au bénéfice d’une structure d’accueil.

 

Thématiques prioritaires

Les missions des volontaires éligibles dans le cadre de cet appel à manifestation d’intérêt devront s’inscrire dans l’une ou plusieurs des thématiques suivantes :

  • La valorisation des forêts : produits forestiers non ligneux, agroforesterie, savoirs ancestraux, alternatives à la déforestation ;
  • La restauration des forêts : reboisement, lutte contre la déforestation, solutions fondées sur la nature ;
  • La protection des forêts : gestion des parcs naturels et des zones protégées, écotourisme responsable, prévention des conflits entre activités humaines et faune sauvage.

Pour plus d’informations, merci de consulter les termes de référence.

 

Calendrier indicatif

  • 22 mai 2026 : publication de l’appel à manifestation d’intérêt ;
  • Début juillet 2026 : premier comité de sélection ;
  • 31 août 2026 : clôture de l’appel à manifestation d’intérêt ;
  • Septembre 2026 : comité de sélection final.

Cet appel à manifestation d’intérêt est ouvert pour un dépôt au fil de l’eau et au plus tard le 31 août 2026. Les dossiers déposés seront étudiés régulièrement par le comité de sélection, qui se réunira au minimum en juillet et en septembre 2026.

 

Pour candidater

Pour candidater, veuillez compléter le formulaire en ligne sur le site démarche numérique (création d’un compte nécessaire au préalable).

Pour toute demande, merci d’envoyer un courriel à : [email protected]

 

Webinaires d’information

  • En français : le lundi 8 juin à 11h00 (heure de Paris) : s’inscrire
  • En espagnol : le lundi 8 juin à 16h00 (heure de Paris) / 9h (heure de Lima) : s’inscrire
  • En portugais : le vendredi 12 juin à 14h30 (heure de Paris / 9h30 (heure de Brasilia) : s’inscrire

[En ligne] Volontariat international solidaire : quels dispositifs pour vos projets en 2026 ?

La mobilité internationale solidaire peut constituer un levier intéressant pour renforcer et soutenir vos projets de coopération et de solidarité internationales ou d’éducation à la citoyenneté mondiale. Afin d’accompagner les structures souhaitant accueillir ou envoyer un volontaire, Occitanie Coopération a recensé les besoins en volontariat pour l’année 2026.

Dans ce cadre, un temps d’information en visioconférence est organisé le jeudi 4 juin 2026, de 16h00 à 17h30, afin de présenter les dispositifs existants et d’échanger autour de vos projets.

Cet atelier a pour objectif de vous faire découvrir les dispositifs de volontariat international et les étapes clés pour accueillir ou envoyer un volontaire dans le cadre de vos projets de solidarité internationale.

Il permettra également de mieux comprendre ce que la mobilité internationale solidaire peut apporter aux jeunes, aux structures et aux territoires engagés dans des actions de coopération et d’ouverture au monde.

Ce temps d’échange sera aussi l’occasion de découvrir des retours d’expérience de volontaires et de structures d’accueil ; et d’identifier les liens possibles avec vos projets actuels ou futurs.

Inscription

Volontaires unis pour la Francophonie : lancement du 2e appel à manifestation d’intérêt

Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt

Le volontariat international est un instrument puissant et transversal pour soutenir la mobilisation des jeunes en faveur de la Francophonie. Le volontariat contribue ainsi à faire vivre de nombreux projets et de partenariats portés par les institutions de la Francophonie et par ses Etats membres.

Le Programme Volontaires unis pour la Francophonie (ou « V-Francophonie ») annoncé lors du XIXème Sommet de la Francophonie, accueilli par la France en octobre 2024, a pour ambition d’accroitre et de rendre plus visibles les opportunités de volontariat international dans l’espace francophone.

Soutenu par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, la mise en œuvre du programme « Volontaires unis pour la Francophonie » a été confiée à France Volontaires, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie.

Le programme prévoit le déploiement d’environ 100 volontaires internationaux et doit permettre de :

  • Faciliter et développer les mobilités internationales croisées au sein de l’espace francophone ;
  • Encourager l’engagement citoyen des jeunesses francophones ;
  • Rendre plus lisibles et plus visibles les initiatives portées en faveur du volontariat international dans l’espace francophone ;
  • Fédérer une communauté d’acteurs (étatiques, interétatiques, non- gouvernementaux) du volontariat au sein de l’espace francophone.

Un premier appel à manifestation d’intérêt a été lancé en mai 2025. Il a permis la sélection de 58 missions de VSI, dont les premiers ont été déployés en octobre 2025. L’AMI 2 élargit le périmètre des dispositifs ainsi que la liste de pays éligibles.

 

Zone de déploiement

Le programme est mis en œuvre en Angola, en Arménie, au Bénin, au Cambodge, au Cameroun, au Costa Rica, à Djibouti, en Egypte, en France, au Ghana, au Laos, à Madagascar, au Maroc, en Mauritanie, au Mexique, au Rwanda, au Sénégal, en Thaïlande, au Togo, en Tunisie, au Vanuatu et au Vietnam.

 

Dispositifs éligibles

Deux dispositifs compris dans le programme

  • Le Service Civique à l’international qui permet aux jeunes de 16 à 25 ans de réaliser une mission d’intérêt général à l’étranger de 6 à 12 mois. Dans le cadre de cet appel à manifestation d’intérêt, les missions devront être d’une durée de 7 mois ;

Le dispositif permet aux jeunes de réaliser une mission à l’international, auprès d’une association ou d’un organisme public, sans compétences particulières exigées. Ces missions s’inscrivent en général dans des activités de sensibilisation sur une thématique d’intérêt général, de communication ou d’animation auprès des communautés locales et contribuent ainsi à la visibilité et la valorisation des projets. C’est un outil pertinent pour favoriser l’engagement citoyen des jeunes et le développement de leur insertion professionnelle.

  • Le Volontariat de Solidarité Internationale (VSI)qui a pour objet « l’accomplissement d’une mission d’intérêt général à l’étranger dans les domaines de la coopération au développement et de l’action humanitaire » de 12 à 24 mois. Dans le cadre du programme, les missions de VSI devront être de 12 mois.

Le Volontariat de Solidarité Internationale est mis en œuvre par des structures agréées, qui portent le contrat et accompagnent le volontaire avant, pendant et après sa mission. Ces structures, membres de France Volontaires, seront associées au montage des missions et au processus de conventionnement. Si nécessaire, une mise en relation entre la structure d’accueil et la structure agréée sera opérée par France Volontaires à l’issue de la sélection des projets.

Réciprocité et espace francophone

Dans le cadre du programme, le dispositif VSI pourra être mobilisé pour mettre en œuvre des mobilités croisées. Ainsi, pour une mission hors de France, le volontaire pourra être issu de l’espace francophone sans distinction de nationalité. Pour des missions en France, le volontaire pourra être recruté dans un des pays du programme selon le principe de réciprocité. Les modalités budgétaires diffèrent entre le VSI et le VSI en réciprocité, et sont explicitées plus bas. Le programme exige la mobilisation de volontaires issus uniquement de l’espace francophone.

Pour plus d’informations, merci de consultez les termes de référence.

 

Thématiques prioritaires

Les missions des volontaires éligibles dans le cadre de cet appel à manifestation d’intérêt devront être orientées vers les thématiques suivantes :

  • L’Économie sociale et solidaire, en lien avec le volet « entreprendre en français » du sommet de la francophonie ;
  • Le renforcement de l’apprentissage du français et des réseaux francophones et le soutien aux mobilités étudiantes dans l’espace francophone ;
  • Français langue internationale, langue de valeurs : diplomatie verte, soutien à la diplomatie féministe (droits des femmes, accès à l’emploi, à l’éducation des filles), sensibilisation et soutien à l’interprétariat (plaidoyer en faveur du multilinguisme, de la traduction) ;
  • L’appui à l’organisation d’événements internationaux autour de la Francophonie.

Pour plus d’informations, merci de consultez les termes de référence.

 

Calendrier indicatif

  • 21 mai 2026 : publication du 2e appel à manifestation d’intérêt ;
  • Début juillet 2026 : premier comité de sélection ;
  • 31 août 2026 : clôture de l’appel à manifestation d’intérêt ;
  • Septembre 2026 : comité de sélection final

Cet appel à manifestation d’intérêt est ouvert pour un dépôt au fil de l’eau et au plus tard le 31 août 2026. Les dossiers déposés seront étudiés régulièrement par le comité de sélection, qui se réunira au minimum en juillet et en septembre 2026.

 

Pour candidater

Veuillez compléter le formulaire en ligne sur le site démarche numérique (création d’un compte nécessaire au préalable).

Pour toute demande, merci d’envoyer un courriel à [email protected]

[En ligne] Semaine de la mobilité à l’international : Opportunités à l’International pour les 18/35 ans

Vous êtes cadre ou jeune diplômé·e (Bac +3 et plus) et vous envisagez de donner une dimension internationale à votre carrière ? Que ce projet soit une simple idée ou qu’il soit déjà en cours de préparation, notre programme  est le tremplin qu’il vous faut !

L’Apec Occitanie, en étroite collaboration avec France Travail International et un réseau d’experts de la mobilité, vous invite à embarquer pour 4 jours de webinaires immersifs et 100 % gratuits.

Partir travailler à l’étranger ne s’improvise pas. Pour vous aider à franchir le pas en toute sérénité, nous avons réuni les meilleurs experts pour vous permettre de :

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Opportunités à l’International pour les 18/35 ans

Lundi 8 juin 2026 | 10h30 – 12h00 | En ligne

Vous avez entre 18 et 35 ans ? Le monde vous tend les bras ! De nombreux dispositifs existent pour faciliter votre départ, mais encore faut-il les connaître.

  • Au programme : Décryptage des stages, V.I.E/V.I.A, Volontariat de Solidarité Internationale (VSI), programmes de l’ONU, PVT, et opportunités de mobilité en Europe.
  • Animé par l’Apec, France Travail International, France Volontaires et Business France.

Inscription 

Les volontaires congolais de réciprocité reçus à l’ambassade du Congo à Paris

Organisée quelques semaines après leur arrivée en France, cette rencontre a permis de mettre à l’honneur les dix jeunes volontaires congolais actuellement déployés dans différentes structures d’accueil françaises, dans le cadre du projet “Soutien au volontariat international du Corps des Jeunes volontaires du Congo (CJVC)”, porté par France Volontaires avec l’appui de l’Agence du Service Civique et le soutien technique et financier de l’ambassade de France au Congo (via le dispositif Fonds Équipe France – rapide).

Placée sous l’autorité de Rodolphe Adada, ambassadeur de la République du Congo en France, et co-présidée par Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, la cérémonie a réuni représentants institutionnels, structures d’accueil, anciens volontaires et membres du programme autour d’un objectif commun : réaffirmer le rôle du volontariat comme levier de coopération entre le Congo et la France.

“Le type de coopération que l’on retrouve dans le système du volontariat est précisément ce qui prend en compte la dimension humaine de la coopération. La coopération, c’est travailler ensemble.”
Rodolphe Adada, ambassadeur de la République du Congo en France

“Le volontariat est une manière de densifier, de faire vivre, de faire connaître, de développer, de renforcer la coopération entre nos pays”, a rappelé Yann Delaunay. “Les autorités françaises sont en soutien pour accompagner les mobilités de volontaires, qui de notre point de vue, doivent être croisées.”

Dans son allocution d’ouverture, l’ambassadeur Rodolphe Adada a insisté sur la portée profondément humaine du programme : “Le type de coopération que l’on retrouve dans le système du volontariat est précisément ce qui prend en compte la dimension humaine de la coopération. La coopération, c’est travailler ensemble.”

Un symbole fort de continuité entre Brazzaville et Paris

La rencontre s’inscrivait dans la continuité de la cérémonie officielle de départ organisée en avril dernier, à Brazzaville, sous l’égide de Hugues Nguélondélé, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Éducation civique. À cette occasion, un drapeau congolais avait été remis symboliquement à l’un des volontaires de la cohorte.

Présenté cette fois-ci à l’ambassadeur du Congo en France, ce drapeau est devenu l’un des symboles forts de la cérémonie parisienne, incarnant le lien entre les deux territoires et la mission portée par ces jeunes volontaires à travers leur engagement. Les témoignages des volontaires ont permis de donner à voir la réalité vécue par les jeunes engagés dans ce programme de réciprocité. Christie Ngoulou Ngoulou Ngala, volontaire accueillie au sein de la Mission locale du Douaisis, est revenue sur les premiers mois d’adaptation en France, entre découverte culturelle, éloignement des repères et construction progressive d’une nouvelle expérience collective. “Quand on parle de mobilité internationale ou de Service Civique de réciprocité, cela peut sembler être un simple programme d’échange. Mais une fois sur le terrain, on comprend rapidement que c’est avant tout une expérience humaine.”

Elle a également évoqué les défis du quotidien, du choc culturel… jusqu’à la découverte du froid hivernal français : “Le vrai froid. Celui qui nous accueille dès le matin, qui traverse les manteaux (…) et qui nous a parfois rappelé avec nostalgie la chaleur du Congo.” Au-delà des différences culturelles, la volontaire a surtout souligné la qualité des relations construites au sein des structures d’accueil françaises et les apprentissages tirés de cette immersion : “Nous apprenons à nous adapter sans perdre notre identité. Nous apprenons surtout qu’au-delà des frontières, des accents, du climat ou des habitudes, les valeurs humaines restent universelles.”

De son côté, David Velela, volontaire accueilli au sein de la structure culturelle Vents des Forêts, a livré un témoignage personnel mêlant parcours artistique, engagement et réflexion sur le sens de la réciprocité : “Je suis un Congolais qui parle d’art dans une forêt française… et quelque chose me dit que c’est exactement là où je devais être.”

Des territoires engagés dans la coopération

La cérémonie a également donné la parole à plusieurs acteurs impliqués dans l’accueil des volontaires en France. Les représentants des structures d’accueil ont notamment souligné l’apport concret des volontaires dans les projets d’intérêt général menés sur leurs territoires. Le témoignage de Ciré Sakho, représentant de la Mission locale du Havre, a permis de mettre en lumière les dynamiques de coopération décentralisée entre les villes du Havre et de Pointe-Noire, illustrant l’impact du volontariat sur les relations entre collectivités, associations et sociétés civiles. Le témoignage d’Arnaud Poincelet, ancien volontaire français au Congo, a quant à lui rappelé l’importance des mobilités croisées dans la construction de relations durables entre les deux pays.

À travers cette cérémonie, les partenaires congolais et français ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le développement du volontariat international de réciprocité entre les deux pays. Pour France Volontaires, l’enjeu est désormais de consolider cette dynamique afin d’accompagner des cohortes toujours plus importantes de jeunes engagés dans des parcours de mobilité, de coopération et d’engagement citoyen. “Le volontariat est un outil utile, qui peut encore se renforcer, se développer, pour encore accompagner la dynamique de la relation très particulière qui unit nos deux pays”, a conclu Yann Delaunay. Quelques semaines seulement après leur arrivée en France, les dix volontaires congolais poursuivent ainsi une expérience qui dépasse largement le cadre de leur mission : celle d’un engagement au service du dialogue entre les jeunesses, des échanges interculturels et d’une coopération fondée sur la réciprocité et les liens humains.

[Rouen] 1ère édition des Assises Normandes de la coopération et de la solidarité internationale

Horizons Solidaires, Réseau Régional Multi Acteurs de la Coopération et de la Solidarité de Normandie coorganise les 1ères Assises normandes de la coopération et de la solidarité internationale avec la Métropole Rouen Normandie.

Programme

09h30 Ouverture des Assises normandes

10h00 Table ronde 1 : La coopération et la solidarité internationales au regard des enjeux actuels, quels leviers pour les élus et la société civile ?

  • Solidarité et coopération internationales au cœur des politiques locales : un luxe en temps de crise ou un levier stratégique pour les territoires ?
  • Les collectivités locales sur la scène internationale : quelle place et quel rôle pour une diplomatie des territoires au service des citoyens ?

11h15 Table ronde 2 : Retours d’expériences et dialogue multi acteurs

  • Pourquoi s’engager à l’international et en faire un levier stratégique pour le territoire ?
  • Comment les partenariats avec les collectivités permettent de mobiliser les habitants autour des enjeux environnementaux, de paix et d’accès aux services essentiels ?
  • La mutualisation dans le cadre de projet : quelle plus-value ? Cas du projet Normandie–Sénégal sur les déchets et l’économie circulaire.
  • Retours sur les liens de solidarité et de coopération développés entre collectivités ukrainiennes et normandes ?

14h00 4 ateliers thématiques participatifs

  • Atelier 1 : Le financement et l’accompagnement de la coopération internationale : comment initier une coopération et l’inscrire dans la durée ?
  • Atelier 2 : Jeunesse, engagement et mobilité internationale : quels atouts pour la coopération ?
  • Atelier 3 : Ouverture internationale, animation du territoire et mobilisation citoyenne locale : renforcer les partenariats collectivités-associations dans les campagnes d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale
  • Atelier 4 : développement économique et attractivité du territoire: la coopération un levier économique pour les territoires partenaires ?

16h00 Restitution des ateliers et conclusion des travaux

 

Merci de confirmer votre participation via notre formulaire d’inscription : https://forms.gle/5U5pTZkJiUBQbUNs8

Ou par mail à [email protected] ou au 02 31 84 39 09

Côte d’Ivoire / Togo : une mission d’immersion pour renforcer les dispositifs de volontariat

Dans les bureaux de l’Agence Nationale de Volontariat au Togo (ANVT), à Lomé, les échanges ont été nourris tout au long de la semaine. Du 11 au 15 mai, une délégation ivoirienne conduite par Amara Coulibaly, directeur général de l’Office du Service Civique National de Côte d’Ivoire (OSCN), a participé à une mission d’immersion destinée à mieux comprendre le fonctionnement du dispositif togolais de volontariat.

Cette mission s’inscrit dans le cadre du partenariat engagé depuis 2021 entre le ministère ivoirien de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service Civique et France Volontaires. Depuis octobre 2025, France Volontaires assure également une mission d’assistance technique auprès de l’OSCN, dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D) soutenu par l’Agence française de développement.

Composée de directeurs, sous-directeurs et chefs de service de l’OSCN, la délégation ivoirienne a pu découvrir les différents outils développés par le Togo pour structurer et accompagner le volontariat. Les échanges ont notamment porté sur la définition des missions proposées aux volontaires, l’agrément des structures d’accueil, le suivi et l’accompagnement des volontaires ou encore les dispositifs favorisant leur insertion socio-professionnelle après leur engagement.

Vers une coopération régionale renforcée

Le choix du Togo pour cette mission n’est pas anodin. Le pays a développé ces dernières années une expertise reconnue dans le domaine du volontariat, notamment à travers son agence nationale et le cadre de concertation réunissant les organisations engagées sur ces questions.

Au-delà du partage d’expérience, cette mission a également permis d’aborder les perspectives de mobilité sud-sud entre les deux pays. La possibilité d’accueillir au Togo de futurs volontaires ivoiriens a ainsi été évoquée, dans une logique d’interconnexion des dispositifs nationaux de volontariat en Afrique de l’Ouest.

Cette réflexion rejoint l’un des objectifs du C2D3, qui prévoit le déploiement à l’international de 50 volontaires ivoiriens, aussi bien vers la France que vers d’autres pays africains. La délégation ivoirienne a par ailleurs été reçue par le ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports. Les échanges se poursuivront prochainement en France : une nouvelle mission est prévue du 26 mai au 2 juin afin de permettre à la délégation ivoirienne de rencontrer plusieurs acteurs français du volontariat et de découvrir les dispositifs portés sur le territoire.