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Forum politique de haut niveau 2026 : le volontariat renforce sa reconnaissance à l’occasion de l’Année internationale

À cette occasion, France Volontaires a donc pris part à cette plateforme de suivi et de l’examen de l’Agenda 2030 et de ses 17 objectifs à atteindre, entourée des responsables gouvernementaux et des représentants des Nations unies et de la société civile. Cette année, cinq objectifs étaient mis à l’honneur : eau propre et assainissement (ODD 6) ; énergie propre et à un coût abordable (ODD 7) ; industrie, innovation et infrastructure (ODD 9) ; villes et communautés durables (ODD 11) et partenariats pour la réalisation des objectifs (ODD 17).

Cette année 2026 est particulière pour France Volontaires et le secteur du volontariat puisqu’elle a été placée sous l’égide de l’Année Internationale des Volontaires pour le développement durable (AIV) par les Nations unies elles-mêmes. Ce fut une opportunité de faire valoir et reconnaitre le V.I.E.S et ses enjeux dans la principale instance onusienne de suivi de la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

Lucie Morillon, directrice de la communication, de la valorisation et du développement des parcours d’engagement et Louis Jéhannin, volontaire de solidarité internationale du programme Territoires Volontaires (TEVO) à Yaoundé au Cameroun dans le cadre d’une coopération décentralisée Paris-Yaoundé, ont été les ambassadeurs du volontariat français au sein de l’instance onusienne et de la délégation française.

Des prises de parole inspirantes en séance plénière

Lors de ses prises de parole au FPHN 2026, France Volontaires a mis en avant le rôle central du volontariat international comme levier de participation citoyenne, de coopération internationale et de mise en œuvre de l’Agenda 2030.

Le 10 juillet 2026, Louis Jéhannin, jeune Volontaire de Solidarité Internationale, récemment rentré de mission du Cameroun, dans le cadre de la coopération décentralisée entre Paris et Yaoundé, a témoigné du pouvoir transformateur du volontariat. Prenant la parole depuis la Chaise France lors de la session sur l’ODD 17 sur les partenariats, il a rappelé que les volontaires internationaux agissent comme de véritables passerelles entre Etats, collectivités territoriales, organisations de la société civile et citoyens. Il a souligné que le volontariat constitue un mécanisme concret de coopération fondé sur la réciprocité, l’apprentissage mutuel et la co-construction de solutions adaptées aux réalités locales. A travers les programmes de V.I.E.S, France Volontaires promeut ainsi une coopération plus équilibrée et durable, capable de renforcer la confiance entre acteurs et de traduire les engagements internationaux en actions locales au service des ODD.

Intervention de Louis Jéhannin, ancien volontaire de solidarité internationale français, lors de l’événement parallèle. 

La veille, Louis Jéhannin et Lucie Morillon avaient pu participer à l’événement spécial “We the Peoples: Shaping the Future of the UN”, en présence du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Les échanges ont été marqués par un appel à davantage d’actions collaboratives en faveur du développement durable, de la participation et de l’autonomisation des jeunes et des communautés locales, ainsi que de partenariats équilibrés. Des éléments qui sont au cœur même des actions et programmes mis en place par France Volontaires, ses membres et partenaires. L’occasion de rappeler que le volontariat international fait pleinement partie de la solution.

Un événement parallèle spécial volontariat soutenu par la France et des partenaires internationaux

France Volontaires a organisé le 7 juillet, aux côtés de la Volunteer Groups Alliance (VGA), du programme des Volontaires des Nations unies (VNU), VSO et le Global Volunteering Forum, un événement parallèle consacré au rôle du volontariat dans la mise en œuvre des ODD, s’intitulant « Célébrer l’Année internationale des volontaires 2026  : un volontariat responsable et porteur d’impact au service du développement durable ».

Cet événement a été pensé pour rappeler que le volontariat constitue un levier transversal essentiel pour accélérer l’atteinte des ODD, renforcer la résilience des communautés et favoriser des approches de développement ancrées localement.

Parrainé par la France et tenu au siège des Nations unies, ce temps fort a réuni près de 60 participants.

En ouverture, Mathieu Perrot, Chef du Service Enjeux Globaux à la Mission permanente de la France auprès de l’ONU, a rappelé que le volontariat est « un levier stratégique et concret du développement durable » et cité l’étude récente de France Volontaires qui démontre que 62% des missions des volontaires contribuent aux ODD environnementaux.

Naoual Driouich, Cheffe du bureau des VNU à New York, a souligné que cette Année internationale doit permettre de reconnaître le volontariat comme une ressource de développement mesurable et intégrée aux politiques nationales.

Les échanges, modérés par Lucie Morillon de France Volontaires, ont mis en lumière des initiatives structurantes et des témoignages de terrain. Ce fut le cas pour Heather Shapter, directrice exécutive de l’ONG canadienne Crossroads International, qui a présenté des programmes pluriannuels en Afrique subsaharienne, dont l’initiative IMAJE au Sénégal, qui renforce l’accès des jeunes femmes aux opportunités économiques dans l’économie verte.

L’Agence nationale du Volontariat au Togo (ANVT), représentée par des éléments transmis par son directeur Omar Agbangba, qui n’a finalement pu être présent, a montré comment le volontariat appuie efficacement le Plan national de développement, du reboisement, à l’éducation en passant par la lutte contre le paludisme.

Deux volontaires, Christine‑Ashley Aryee (Canadienne en mission au Ghana) et Louis Jéhannin (Français de retour du Cameroun, après une mission effectuée dans le cadre de la coopération décentralisée entre Paris et Yaoundé, programme Territoires Volontaires), ont illustré l’impact du volontariat sur l’égalité de genre, la gouvernance locale, la sécurité alimentaire, le renforcement de capacités, la végétalisation urbaine, les villes durables et les partenariats territoriaux.

Les intervenants ont appelé à inclure le volontariat international dans les politiques publiques, à investir pour permettre son développement, à une meilleure accessibilité et la réponse à l’envie d’engagement, notamment des jeunes, à renforcer les écosystèmes nationaux du volontariat, et à lutter contre le volontourisme, pour un volontariat responsable et de qualité. Heather Shapter a ainsi présenté les Standards du Global Volunteering Forum, élaborés avec VSO et d’autres partenaires, comme un cadre pratique pour assurer un volontariat éthique, sécurisé et porteur d’impact.

David Styers (Volunteer Groups Alliance) a appelé à rejoindre l’« Appel à l’action pour l’avenir du volontariat », lancé en 2025 à l’occasion de l’Année internationale des Volontaires au service du développement durable.

En conclusion, Lucie Morillon a rappelé que le volontariat est « un atout stratégique, une source d’innovation et un moteur d’actions inclusives », donnant rendez‑vous à toutes et tous en octobre à la Global Volunteering Conference Paris 2026 (voir plus bas).

Des Revues nationales volontaires (ré)affirmant l’importance du volontariat

Afin de dresser un état des lieux  des progrès réalisés dans l’atteinte des ODD, d’identifier les avancées enregistrées et les défis restant à relever, un certain nombre d’Etats élaborent chaque année leur Revue nationale volontaire (RNV). Comme chaque année, France Volontaires a été particulièrement attentive aux RNV des pays où elle est présente. Ainsi, certaines RNV mentionnent spécifiquement le volontariat. C’est le cas de celle du Cameroun, de la Guinée, du Sénégal et du Togo, qui affirment le rôle joué par le volontariat dans leur pays respectif.

Alors que la Guinée confirme le rôle du volontariat dans l’inclusion, la santé et la cohésion citoyenne, et dans le renforcement des écosystèmes par le biais des partenariats, le Togo rappelle que « les volontaires acquièrent une expérience concrète, développent des compétences techniques et bénéficient d’un accompagnement structuré et continu générant autant d’opportunités d’emplois ». En outre, la dimension territoriale est abordée par le Sénégal et le Cameroun qui avancent que « le volontariat joue un rôle essentiel dans la réduction des inégalités territoriales et sociales » et que les mécanismes de volontariat « participent à la consolidation d’une approche inclusive du développement durable et à l’amélioration de l’efficacité des partenariats ».

Par ailleurs, France Volontaires et son implication dans les écosystèmes du volontariat sont explicitement mentionnés dans les RNV de la Guinée et du Sénégal, insistant sur son implantation dans les tissus locaux et sa participation dans l’élaboration des dispositifs et dans l’engagement des jeunes.

Lors de la présentation de la RNV du Sénégal, le 13 juillet, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Cheikh Tidiane Dieye, a reconnu le rôle des acteurs du volontariat dans le processus de consultation qui a amené à la rédaction du rapport.

Une délégation française fière de faire valoir ses accomplissements

France Volontaires était intégrée dans la délégation française au FPHN et a pu porter la question du volontariat internationale, l’appropriation des ODD, les partenariats et l’engagement des jeunes.

Cette délégation France a été reçue à la Représentation permanente de la France lors du segment politique, en présence d’une représentante du Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères venue de Paris pour l’occasion, afin de partager des éléments de contexte sur le Forum, les évolutions en cours au sein des Nations unies, et les enjeux liés au développement durable, portés par les membres de la délégation.

Les ODD examinés plus particulièrement lors du FPHN cette année sont les ODD 6, 7, 9, 11 et 17. À cette occasion, plusieurs organisations expertes au sein de la délégation, parmi lesquelles le Partenariat français pour l’eau, le Partenariat français pour les déchets et l’IRD, ont présenté leurs travaux et mis en lumière des programmes de recherche en lien avec ces thématiques. Pour leur part, les actions de France Volontaires et de ses membres contribuent à l’ensemble des ODD, avec une résonance particulière pour l’ODD 17, consacré aux partenariats et aux moyens de mise en œuvre.

La présence de plusieurs collectivités territoriales françaises, notamment le conseil départemental de l’Aude, les villes de Nancy et d’Evian, ainsi que Montpellier Métropole, autour de Cités Unies France (CUF), a permis de faire valoir le rôle crucial des collectivités et de l’échelon local dans la mise en œuvre des ODD, avec un focus assumé sur la question de l’eau, en amont d’une COP dédiée.

Le volontariat bien évoqué dans la déclaration ministérielle

Le Forum politique de haut niveau sur le développement durable (HLPF) 2026 s’est conclu par l’adoption de sa Déclaration ministérielle. Si le texte confirme les priorités de l’Agenda 2030, les négociations ont mis en évidence des divergences entre États sur plusieurs sujets, notamment la transition énergétique et les liens entre paix, conflits et développement durable. En revanche, cette déclaration mentionne bien le rôle du volontariat dans l’atteinte des ODD.

Le prochain temps fort de cette année internationale aura lieu à Paris

Le FPHN a été l’occasion pour France Volontaires et ses partenaires de rappeler la tenue du Global Volunteering Forum (GVF), anciennement IVCO, qui se tiendra à Paris en 2026 du 19 au 23 octobre, co-piloté par France Volontaires et Forum. Organisé dans le cadre de l’AIV et renouvelé chaque année, cet événement rassemblera des responsables gouvernementaux, des organisations de volontariat, des institutions internationales, des chercheurs et des volontaires du monde entier autour d’une ambition commune : renforcer la contribution du volontariat au développement durable.

Placé sous le thème « Le volontariat international via les échanges mutuels et les partenariats : un levier essentiel du développement durable », ce moment offrira un espace de dialogue et de coopération pour réfléchir aux évolutions du secteur, à la mesure de son impact, au rôle des partenariats et aux innovations qui façonnent l’avenir du volontariat.

Dans la continuité des discussions menées au siège des Nations unies, il contribuera à porter une vision renouvelée du volontariat comme levier stratégique de mise en œuvre des ODD et comme acteur clé des réflexions internationales sur le post-2030. Ce rendez-vous doit, enfin, permettre de consolider les connaissances, de renforcer les alliances interacteurs et de faire émerger des propositions concrètes pour mieux reconnaitre, soutenir et valoriser l’engagement volontaire global en cette année internationale

 

 

Lettr’info – Actualités du 2ème trimestre de l’Espace Volontariats du Bénin

Newsletter – Trimestre 2 | 2026, Espace Volontariats du Bénin 


Au cours de ce deuxième trimestre, France Volontaires Bénin a poursuivi son accompagnement des volontaires béninois, qu’ils soient actuellement en mission ou de retour de volontariat. Cette période a également été marquée par quelques événements aux côtés de nos partenaires, ainsi que par plusieurs déplacements à la rencontre des volontaires.

Ces visites ont donné lieu à de nouveaux témoignages vidéo que nous sommes heureux de partager avec vous.

Pour découvrir l’ensemble des temps forts, des missions et des actions menées ces derniers mois, consultez notre nouvelle newsletter : France Volontaires Bénin| Lettr’info 2ème trimestre 2026

Bonne lecture.

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Vanuatu : une exposition retrace 60 ans d’engagement des volontaires français

Depuis l’arrivée du premier volontaire français en novembre 1966, le volontariat accompagne les priorités du Vanuatu tout en favorisant les échanges de compétences, le dialogue interculturel et les liens humains entre les deux pays. Au fil des décennies, les dispositifs ont évolué, les missions se sont diversifiées, mais le volontariat est resté un levier unique de coopération, fondé sur la rencontre, le partage et la réciprocité.

Une exposition pour retracer 60 ans de volontariat français au Vanuatu

À travers 27 portraits, l’exposition raconte autant de parcours individuels que d’histoires humaines, offrant un regard sensible sur les différentes formes de volontariat qui se sont succédé depuis les années 1960. Le vernissage a réuni plusieurs générations de volontaires dans un même lieu. De Michel Mainguy, volontaire arrivé au Vanuatu en novembre 1966, à Guillaume Grelin, volontaire de solidarité internationale (VSI) présent sur l’île depuis avril 2026, toutes les générations étaient représentées. Les pionniers du volontariat ont retrouvé les volontaires actuellement en mission, partageant souvenirs, anecdotes et expériences. Malgré les décennies qui les séparent, tous ont reconnu ce qui unit leurs parcours : la volonté de s’engager auprès des partenaires vanuatais et de contribuer, par le volontariat, au rapprochement entre les deux pays.

Cette rencontre entre générations a donné lieu à de nombreux moments d’émotion. Plusieurs anciens volontaires avaient fait le déplacement en famille. Ensemble, ils ont redécouvert leur portrait et le récit de leur engagement, transmettant à leurs proches une partie de leur histoire personnelle. Pour certains, c’était l’occasion de raconter pour la première fois les raisons qui les avaient conduits jusqu’au Vanuatu, les défis relevés ou les liens tissés avec les communautés locales.

Dans son discours d’ouverture, Ophélie Quilbeuf, volontaire chargée d’appui de France Volontaires au Vanuatu, a rappelé que si les missions ont évolué au fil des décennies, leur essence demeure inchangée : « Les missions étaient différentes. Les époques aussi. Mais une chose est restée constante : la volonté de construire, ensemble. Ce qui fait la force du volontariat, ce sont les liens que l’on crée. Et lorsque la mission s’achève, il reste souvent une relation de confiance, parfois même une seconde famille. »

Le volontariat au Vanuatu ouvre une nouvelle étape de coopération dans le Pacifique

Cette idée résonne particulièrement avec l’histoire du volontariat français au Vanuatu. Depuis les années 1960, le pays a accueilli l’ensemble des dispositifs de volontariat français qui se sont succédé (VAT, VSN, Volontaire de l’OIF, SCI, VSI, VIE et VIA). Plusieurs anciens volontaires, venus initialement pour quelques mois ou quelques années, ont finalement choisi d’y construire leur vie. Leur parcours illustre la force des liens créés par le volontariat et montre que l’engagement ne s’arrête pas toujours à la fin d’une mission.

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, ambassadeur de France au Vanuatu et aux îles Salomon, était présent pour l’inauguration de l’exposition. 

Présent lors de l’inauguration, l’ambassadeur de France au Vanuatu, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, a lui aussi rendu hommage à ces femmes et ces hommes qui font vivre le volontariat franco-vanuatais au quotidien : « Les volontaires sont les premiers ambassadeurs, parce qu’ils sont les plus proches du terrain et des communautés. Ils sont les premiers ambassadeurs des valeurs partagées entre nos deux pays : la solidarité, le dialogue, le respect mutuel et la confiance.»

« Les volontaires sont les premiers ambassadeurs, parce qu’ils sont les plus proches du terrain et des communautés. Ils sont les premiers ambassadeurs des valeurs partagées entre nos deux pays : la solidarité, le dialogue, le respect mutuel et la confiance »
Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, ambassadeur de France au Vanuatu et aux îles Salomon

À travers les visages présentés dans l’exposition, ces mots prennent tout leur sens. Derrière chaque portrait se dessinent des rencontres, des engagements et des histoires qui dépassent largement la durée d’une mission. Ensemble, ils racontent soixante années d’un volontariat qui continue, aujourd’hui encore, de rapprocher durablement la France et le Vanuatu.

L’exposition a également été l’occasion d’officialiser une nouvelle dynamique du volontariat au Vanuatu. France Volontaires a annoncé le départ prochain des tout premiers volontaires originaires du Vanuatu en mission de réciprocité vers la Nouvelle-Calédonie, une étape historique qui illustre l’évolution du volontariat vers une coopération toujours plus réciproque entre les territoires du Pacifique. Cette dynamique se poursuivra dès l’année prochaine avec l’accueil au Vanuatu du tout premier volontaire polynésien. Ces nouvelles mobilités témoignent de la volonté de renforcer les échanges de compétences dans les deux sens et de faire du Pacifique un espace de coopération où chacun peut être, tour à tour, volontaire.

Quoi de neuf au Togo ? Lettr’info du deuxième trimestre 2026

 

Retrouvez les activités d’avril à juin de l’Espace Volontariats du Togo dans sa Lettr’Info du deuxième trimestre.

L’année 2026 suit son cours, et dans ce cadre nous vous emmenons avec nous au cœur des activités qui rythment l’amitié franco-togolaise et la dynamique du volontariat au Togo. Entre temps forts institutionnels, engagements de la jeunesse, initiatives citoyennes et actions de terrain, ces dernières semaines ont été riches en rencontres et en coopération.

N’hésitez pas à nous suivre sur Facebook pour ne rien manquer.

Bonne lecture !

Telngar Rassembeye
Représentant national de France Volontaires au Togo

 

France Volontaires Togo | La Lettr’info du deuxième trimestre 2026

RAICT 2026 : le volontariat au service de la coopération entre collectivités

Comment renforcer les partenariats internationaux des collectivités territoriales tout en donnant davantage de place à l’engagement des jeunes ? C’est autour de cette ambition que France Volontaires a participé, les 8 et 9 juillet, aux 17es Rencontres de l’action internationale des collectivités territoriales (RAICT), organisées par Cités Unies France à Paris. Présente tout au long de l’événement avec un stand dédié et plusieurs temps d’échange, France Volontaires a notamment mis en lumière le programme Territoires Volontaires (TeVo) et le rôle du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) dans les coopérations entre collectivités, à travers une conférence consacrée à l’Amérique latine et aux Caraïbes.

Territoires Volontaires : un accompagnement clé en main pour les collectivités

Rendez-vous de référence de la coopération décentralisée, les RAICT ont réuni plusieurs centaines de participants issus de collectivités françaises et étrangères, d’institutions et d’organisations engagées dans l’action internationale. Pendant deux jours, France Volontaires y a présenté ses dispositifs d’accompagnement, en particulier le programme Territoires Volontaires (TeVo). Soutenu par la le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, celui-ci facilite en effet le recours au volontariat international d’échange et de solidarité par les collectivités, quelle que soit leur taille. Le programme combine accompagnement méthodologique, soutien financier renforcé et montée en compétences afin de permettre aux territoires de développer des missions de volontariat de qualité, en envoi comme en réciprocité.

Cette approche était au cœur de la conférence « Coopération avec l’Amérique latine et les Caraïbes et l’engagement des jeunes », organisée le jeudi 9 juillet. La rencontre a réuni élus, partenaires institutionnels et anciens volontaires autour d’une même conviction : le volontariat constitue un levier concret pour donner corps aux coopérations internationales.

Pour Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, « le volontariat est particulièrement adapté à l’action internationale des collectivités parce qu’il permet d’agir concrètement, de façon incarnée sur des projets co-construits entre les partenaires ici et là-bas ». Ainsi, en Amérique latine et dans les Caraïbes, 464 volontaires étaient mobilisés en 2025, dont 219 en volontariat de solidarité internationale (VSI) et 245 en Service Civique international. Les principaux pays d’accueil sont le Pérou, la Colombie, la Bolivie, l’Équateur et le Brésil. En parallèle, 55 jeunes originaires de la région ont été accueillis en France en 2024 dans le cadre de la réciprocité.

Morgane Brites, ancienne volontaire de solidarité internationale au sein d’un parc naturel régional au Brésil, a évoqué son rôle dans le cadre du projet “Prot’Air”.

Les échanges ont également permis de mettre en avant plusieurs initiatives portées par France Volontaires dans la région, comme le programme Volontaires pour l’Amazonie, qui accompagne des missions consacrées à la préservation de la forêt amazonienne en Bolivie, au Brésil, en Colombie, en Équateur, au Pérou, ou encore Interreg VIES Caraïbes, développé avec les collectivités de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Saint-Martin pour favoriser la mobilité des jeunes au sein de la région.

Maire d’Aguachica, en Colombie, Greisy Tatiana Roqueme Ropero a insisté sur l’impact local de ces coopérations : « Il faut développer des solutions novatrices entre les territoires qui font face aux mêmes défis, au-delà de simples relations institutionnelles. »

Pour Nysovannak Prum, de l’association Solidarité Laïque, l’engagement des jeunes constitue également un formidable levier d’éducation à la citoyenneté, tandis que Morgane Brites, ancienne volontaire de solidarité internationale au sein d’un parc naturel régional au Brésil, a apporté le regard de l’expérience de terrain : « J’ai eu la chance de faire beaucoup de missions de terrain, de rencontrer des agriculteurs, des chefs de restaurants, d’autres acteurs économiques du territoire et des élus aussi, toujours dans cet objectif de créer du lien et de faire un inventaire du potentiel touristique du territoire »

En réunissant institutions, collectivités et anciens volontaires autour de ces témoignages, cette conférence a illustré la place croissante du V.I.E.S comme outil de coopération décentralisée. Une dynamique que France Volontaires entend poursuivre, afin de permettre à d’autres collectivités de faire du volontariat un moteur de leurs partenariats internationaux.

 

De Madagascar aux Champs-Élysées, le 14 Juillet d’Ophélie, volontaire réunionnaise

Le réveil a sonné au lever du jour. Et à 6h30 du matin, les barrières sont déjà installées, les consignes fusent et les premiers rangs prennent place sur la plus célèbre avenue de France. Dans quelques jours, des milliers de spectateurs assisteront au défilé du 14 Juillet. Parmi les volontaires qui défileront mardi pour la Fête nationale se trouve Ophélie Rallots, qui termine une mission de Service civique international à Madagascar au sein de l’association Aïna Enfance & Avenir.

Dans les coulisses du défilé du 14 Juillet

Ophélie représente la dimension internationale du Service civique au sein du défilé militaire. Une reconnaissance symbolique pour un engagement qui, loin des projecteurs, se construit depuis plusieurs mois auprès d’enfants et de jeunes dans cette association malgache.

À Antananarivo, sa mission consiste à organiser des activités éducatives, sportives et culturelles, à animer des ateliers de lecture et à développer des partenariats locaux. Une mission au plus près des besoins des jeunes accompagnés. Sur les Champs-Élysées, l’émotion est palpable. « C’est vraiment un honneur, une fierté et aussi un peu de stress de pouvoir participer à un tel événement », confie-t-elle entre deux répétitions (son interview complète est à lire ici). L’exercice n’a pourtant rien d’évident. « Apprendre à marcher au pas en tant que civils, ce n’est pas dans notre logique », s’amuse-t-elle. Au fil des répétitions, les automatismes s’installent, les rangs se resserrent et les échanges entre volontaires font tomber les dernières appréhensions.

Au-delà du cérémonial républicain, cette séance de préparation est aussi une rencontre entre des jeunes engagés dans des missions très différentes. « Un moment comme ça, ça rapproche, on partage notre énergie, on vit également des moments de décompression, on fait des jeux collectifs pour mieux se connaître », résume Ophélie, qui découvre les parcours des autres volontaires et mesure la diversité des formes d’engagement réunies pour l’occasion.

Volontariat à Madagascar : un partenariat franco-malgache en pleine expansion

Sa présence dans le défilé, c’est aussi l’histoire d’une coopération qui s’intensifie entre la France et Madagascar. Le 23 avril 2025, les deux pays ont franchi une étape importante avec la signature d’un accord intergouvernemental sur le volontariat international d’échange et de solidarité. Ce dernier donne un cadre juridique aux mobilités croisées, renforce l’accompagnement des volontaires par l’Espace Volontariats d’Antananarivo et inscrit durablement le volontariat dans la relation franco-malgache.

Les chiffres traduisent cette dynamique. En 2025, 471 volontaires français étaient engagés à Madagascar. Près de 40 % de leurs missions concernaient l’éducation, un secteur prioritaire de la coopération entre les deux pays. Répartis sur l’ensemble du territoire, ils interviennent également dans les domaines de la culture, du sport, de l’environnement, de la santé ou encore du développement local.

L’ONG Aïna Enfance & Avenir. mène depuis sa création une action qui vise la protection des enfants et des très jeunes mères et plus généralement la protection des personnes en difficulté ou vivant dans une très grande précarité. © Aïna Enfance & Avenir

Le parcours d’Ophélie s’inscrit pleinement dans cette ambition. Diplômée d’un master en anthropologie sociale et culturelle des îles du Sud-Ouest de l’océan Indien, elle voyait dans cette mission une première immersion professionnalisante à Madagascar. Une expérience qui dépasse largement le cadre de son projet initial. « Il faut savoir s’adapter, c’est un vrai choc culturel. J’ai développé une capacité à me débrouiller dans les petits moments de galère : même si le volontariat est encadré, on est quand même « lâchés » dans l’inconnu, c’est la nouveauté.

Derrière cette phrase se dessinent les réalités du volontariat : apprendre une autre langue, comprendre d’autres habitudes, trouver sa place et construire une relation de confiance avec les partenaires locaux.

Le passage de la cohorte des volontaires sur les Champs-Élysées ne dure que quelques minutes. Mais derrière ces quelques instants se cachent des mois d’engagement, des centaines de missions menées à travers le monde et des parcours comme celui d’Ophélie Rallots, où l’expérience individuelle rejoint un projet collectif : faire de la jeunesse un acteur à part entière des partenariats internationaux de la France.

Les outre-mer, acteurs stratégiques de la coopération internationale française

La participation d’Ophélie au défilé rappelle également le rôle particulier des territoires ultramarins dans l’action internationale de la France. Située au cœur de l’océan Indien, La Réunion entretient des liens historiques, culturels et humains avec Madagascar. Cette proximité fait des jeunes ultramarins des acteurs naturels de la coopération régionale, capables de circuler entre plusieurs espaces culturels et de créer des passerelles durables.

Le volontariat constitue, à cet égard, un levier de plus en plus mobilisé. Pour de nombreux jeunes issus des outre-mer, il représente une première expérience professionnelle internationale tout en renforçant les coopérations de proximité avec les pays voisins. Une approche qui répond aux priorités françaises de diplomatie des territoires et de solidarité internationale.

Lettr’info de l’Espace Volontariats du Cameroun – Avril/Juin2026

Retrouvez les actualités de l’Espace Volontariats du Cameroun dans sa nouvelle lettre d’information du deuxième trimestre 2026 !

France Volontaires Cameroun | Lettr’info Avril – Juin 2026

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[Consultation en ligne] Stratégie de l’UE en faveur de la jeunesse pour l’après-2027

La Commission européenne a ouvert une consultation pour préparer sa future stratégie en faveur de la jeunesse (2028-2034), qui prendra la suite de la stratégie 2019-2027 actuellement en vigueur. Cette stratégie sert de boussole aux États membres dans le secteur jeunesse et oriente notamment les priorités financées par le volet jeunesse d’Erasmus+.

 

La consultation s’adresse à tous, et en particulier aux jeunes, aux structures et professionnels de jeunesse, aux chercheurs et experts, aux associations et ONG, ainsi qu’aux autorités publiques.

Consultation ouverte jusqu’au 16 juillet 2026.

 

Formulaire disponible via ce lien : https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/16252-EU-Youth-Strategy-post-2027/public-consultation_fr

France Volontaires et International Impact unissent leurs forces pour renforcer la qualité du volontariat international

Mieux accompagner les volontaires, partager les bonnes pratiques et renforcer les synergies entre les acteurs du volontariat international : tels sont les principaux objectifs de la convention de partenariat conclue entre France Volontaires et International Impact ce mardi 7 juillet.

Cette coopération s’inscrit dans une vision commune du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S), fondée sur la réciprocité, l’engagement citoyen et le renforcement des partenariats internationaux. Elle marque également l’entrée d’International Impact dans la dynamique collective portée par France Volontaires, aux côtés des nombreux acteurs engagés pour développer un volontariat toujours plus exigeant et plus inclusif.

Un partenariat pour améliorer l’accompagnement des volontaires à l’international

Créée en 2001, International Impact déploie chaque année de nombreux volontaires à l’international, principalement dans le cadre du Service Civique international. L’association accompagne également des missions de Volontariat de solidarité internationale (VSI), et développe le programme « Voyageurs Solidaires ». Présente en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe, elle intervient dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, l’environnement, le social ou la culture.

 

 

Éléonore et Romain ont été envoyés en Service Civique international auprès de la fondation Ecuasol, en Équateur, grâce à International Impact. © DR

 

Au-delà de cette convergence de valeurs, la convention prévoit des actions concrètes destinées à renforcer la qualité des missions de volontariat.

International Impact participera ainsi aux espaces collaboratifs animés par France Volontaires sur des thématiques majeures telles que l’accompagnement des volontaires, la sécurité en mission, l’accessibilité des dispositifs, le suivi des parcours ou encore la lutte contre le volontourisme. De son côté, France Volontaires pourra s’appuyer sur l’expertise développée par l’ONG dans le suivi opérationnel des missions et la gestion des situations rencontrées sur le terrain. Des ateliers de partage de pratiques pourront également être organisés afin d’alimenter une amélioration continue des dispositifs.

Le partenariat entend également renforcer la coopération dans les pays où les deux organisations sont présentes. Grâce à son réseau d’Espaces Volontariats, France Volontaires facilitera notamment l’accueil des volontaires d’International Impact à leur arrivée, leur intégration dans les dynamiques locales et leur participation aux événements organisés sur place.

En retour, International Impact associera davantage les Espaces Volontariats à la préparation de ses missions et à l’information de ses partenaires d’accueil. Des échanges réguliers entre les équipes des deux organisations permettront enfin de mieux partager les analyses des contextes locaux et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération.

 

Une volontaire pour faire vivre la coopération universitaire francophone entre l’Allemagne, la France et le Cameroun

Et si le volontariat international constituait un nouvel outil de coopération universitaire ? C’est l’ambition du partenariat conclu entre France Volontaires, l’Université des sciences appliquées de la Sarre (htw saar) et l’Institut universitaire franco-allemand (DFHI), qui prévoit le déploiement d’une volontaire de solidarité internationale (VSI) francophone au sein du Hanseatic Institute of Technology and Applied Sciences (HITAS) de à Douala, au Cameroun.

Le projet trouve son origine dans la coopération académique engagée entre ces différentes établissements universitaires via la signature d’un accord de partenariat à Sarrebruck, en juillet 2025. Les partenaires souhaitent désormais expérimenter le recours au volontariat international pour accompagner et animer cette coopération trilatérale sur le terrain.

« Cette initiative illustre la capacité du volontariat international à créer des ponts durables entre les établissements, les territoires et les jeunesses francophones », a souligné Yann Delaunay, directeur de France Volontaires, lors de la signature de la convention ce lundi 6 juillet.

Le programme V-Francophonie expérimente le volontariat comme outil de coopération académique

Concrètement, c’est Nadia Louvier, volontaire de solidarité internationale, qui sera chargée d’accompagner l’animation de la coopération entre les différents établissements partenaires. Son rôle consistera notamment à faciliter les échanges, soutenir le développement des projets communs et contribuer au renforcement des liens académiques entre les institutions engagées dans cette dynamique franco-germano-camerounaise.

La mise en œuvre de ce projet repose sur une coopération étroite entre l’ensemble des partenaires. La htw saar et le DFHI participeront à la définition des missions tandis que le HITAS assurera son accueil et son accompagnement à Douala. France Volontaires prendra en charge la préparation, le suivi administratif et pédagogique du volontariat, ainsi que l’accompagnement de Nadia tout au long de son parcours.

Le projet bénéficie également du soutien de la Chancellerie d’État de la Sarre, qui contribue à son financement aux côtés de France Volontaires, pour un budget prévisionnel total de près de 30 000 euros. Cette mobilisation témoigne de l’intérêt croissant des acteurs institutionnels pour le volontariat international comme vecteur de coopération, d’échanges interculturels et de renforcement des capacités.

Pour Yann Delaunay, cette expérimentation pourrait ouvrir de nouvelles perspectives : « Le programme V-Francophonie nous permet d’explorer de nouvelles formes d’engagement au service de projets concrets. Cette première expérience pourrait inspirer d’autres coopérations universitaires à travers l’espace francophone. »

Prévu jusqu’à la fin de l’année 2027, ce projet constitue ainsi un laboratoire inédit pour tester le potentiel du volontariat international dans le développement des coopérations académiques et scientifiques au sein de la Francophonie.

© Université des sciences appliquées de la Sarre (htw saar)

Le programme V-Francophonie, qu’est ce que c’est ?

L’initiative entre les institutions universitaires et France Volontaires s’inscrit dans le cadre du programme « Volontaires unis pour la Francophonie » (V-Francophonie), lancé à la suite du XIXe Sommet de la Francophonie organisé en France en octobre 2024. Soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre par France Volontaires en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie, ce programme vise à renforcer et à rendre plus visibles les opportunités de volontariat international dans l’espace francophone.