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Lyon : les volontaires présents pour incarner l’engagement au service de l’approche One Health

Réunissant chefs d’État, scientifiques et acteurs de terrain, le One Health Summit de Lyon entend accélérer les réponses face aux crises sanitaires contemporaines. Dans un contexte marqué par les dérèglements climatiques, les inégalités d’accès aux soins ou la multiplication des zoonoses (ces maladies infectieuses qui passent de l’animal à l’homme), l’approche « One Health » s’impose comme un cadre structurant. Elle vise à « équilibrer et optimiser durablement » la santé des humains, des animaux, des végétaux et des écosystèmes, en partant d’un constat simple : ces dimensions sont interdépendantes et ne peuvent plus être pensées séparément.

One Health : une approche globale pour repenser les politiques de santé publique

Les crises récentes, à commencer par la pandémie de Covid-19, ont mis en évidence les limites des réponses cloisonnées. Elles ont aussi souligné la nécessité d’une action coordonnée, fondée sur la science, la prévention et la coopération internationale. L’approche One Health propose précisément ce changement de regard, en invitant à intégrer systématiquement les enjeux de santé dans toutes leurs dimensions, afin de mieux comprendre, anticiper et prévenir les maladies.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la participation à l’événement de France Volontaires, qui accompagne une dizaine de volontaires internationaux engagés sur des missions de long terme. Venus de plusieurs pays (France, Sénégal, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire…), ils apporteront pendant les trois jours du Sommet un regard ancré dans les réalités locales (voir Temps forts, ci-dessous).

« Ma mission consistait entre autres à prendre en charge des patients atteint de paludisme. Ce n’est pas seulement une question médicale. La maladie est directement liée à l’environnement : eaux stagnantes, conditions d’habitat, accès à la prévention… »
Marguerite Olagne, volontaire de solidarité internationale au Cameroun, qui intervient dans le cadre de l’une des tables-rondes du Sommet

Sur le terrain, ces missions prennent des formes multiples. Marguerite Olagne, infirmière qui a réalisé via la DCC une mission de volontariat de solidarité internationale dans un centre de santé à Yaoundé, au Cameroun, rappelle ainsi que « la santé humaine ne peut pas être pensée isolément. L’approche One Health nous donne un cadre pour penser la santé autrement. Le volontariat, lui, nous permet de la rendre concrète, sur le terrain. » Une expérience qui illustre le lien direct entre conditions de vie, environnement et propagation des maladies, notamment dans le cas du paludisme. « Ma mission consistait entre autres à prendre en charge des patients atteint de paludisme. Ce n’est pas seulement une question médicale. La maladie est directement liée à l’environnement : eaux stagnantes, conditions d’habitat, à l’accès à la prévention… », détaille-t-elle.

Volontariat international : des actions concrètes au cœur des enjeux de santé mondiale

En France, d’autres volontaires agissent en prévention, notamment sur les questions alimentaires. Pour Lorie Ayena, volontaire béninoise envoyée par le Service de Coopération au Développement en mission à la Maison d’animation globale et d’initiatives collectives (MAGIC) de Brout-Vernet (Allier), « parler d’alimentation c’est en réalité parler de bien plus que de nourriture. On parle de prévention, de dignité, d’environnement et de responsabilité collective », explique-t-elle. Une approche qui élargit la notion de santé au-delà du soin, en intégrant les déterminants sociaux et environnementaux.

Ces exemples s’inscrivent dans un ensemble plus large de missions portées par France Volontaires et ses membres. Dans de nombreux pays partenaires, les volontaires interviennent sur des enjeux variés : renforcement des systèmes de santé, sensibilisation aux maladies vectorielles, formation aux gestes de premiers secours, amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, ou encore accompagnement de projets nutritionnels. Autant d’actions qui participent, à différentes échelles, à la mise en œuvre concrète de l’approche One Health.

Au-delà de la diversité des contextes, un point commun se dégage : le volontariat agit comme un trait d’union entre les politiques globales et les réalités locales. Il permet d’expérimenter, d’adapter et de diffuser des solutions au plus près des territoires, en lien étroit avec les acteurs locaux. Dans cette perspective, l’approche One Health apparaît non seulement comme un outil de santé publique, mais aussi comme un levier de développement, en contribuant à la réalisation de plusieurs Objectifs de développement durable.

À Lyon, cette expérience de terrain sera mise en débat, notamment dans les espaces dédiés à la jeunesse et à la société civile. Une manière de rappeler que les réponses aux défis sanitaires ne peuvent se construire sans celles et ceux qui les mettent en œuvre au quotidien.

Constance Prouvost, volontaire au sein de l’hôpital de l’Ordre de Malte à Elavagnon, à environ 250 kilomètres au Nord de la capitale (Lomé), en 2004.

 

Temps forts du One Health Summit

Dans le cadre du One Health Summit, la délégation de France Volontaires participera à plusieurs séquences dont l’événement parallèle jeunesse piloté par l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

  • Dimanche 5 avril, les volontaires seront présents au Village des Découvertes One Health au Parc de la Tête d’Or (15h00-17h00), animé par Expertise France
  • Lundi 6 avril: événement partenaire jeunesse au Centre de Congrès de Lyon (15h00-18h00). A cette occasion, deux volontaires délivreront un pitch tandis que deux autres porteront des recommandations à l’attention des chefs d’État et de gouvernement participant au Sommet, conçues à l’issue d’ateliers de plaidoyer impliquant des jeunes.
  • Mardi 7 avril, les volontaires pourront participer aux sessions thématiques du Sommet au Centre de Congrès de Lyon : société civile (09h30-12h30), systèmes alimentaires durables et les maladies vectorielles et zoonoses (09h30-10h45), une séquence sur l’exposition aux pollutions (11h30-12h30), et pour certains assister à la séquence de haut niveau de l’après. Enfin, le mardi 7 avril, les volontaires assisteront à différentes sessions thématiques du Sommet, portant sur la société civile, les systèmes alimentaires durables, les maladies vectorielles ou encore l’exposition aux pollutions, avant de participer, pour certains, à la séquence de haut niveau réunissant les chefs d’État.

 

Quoi de neuf au Togo ? Lettr’info du premier trimestre 2026

Retrouvez les activités de janvier à mars de l’Espace Volontariats du Togo dans sa Lettr’Info du premier trimestre.

En rétrospective de ce début d’année 2026, nous vous convions à un voyage au cœur du volontariat français au Togo : rencontre des acteurs du volontariat et des territoires, intégration des nouveaux volontaires français et accompagnement au départ des volontaires togolais … et bien plus encore !

N’hésitez pas à nous suivre sur Facebook pour ne rien manquer.

Bonne lecture !

Telngar Rassembeye
Représentant national de France Volontaires au Togo

 

France Volontaires Togo | La Lettr’info du premier trimestre 2026

Année internationale du volontariat – 2026

La Direction de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la vie Associative (DJEPVA)  du ministère des Sports de la Jeunesse et de la Vie associative a lancé la rubrique dédiée à l’Année internationale du volontariat, AIV2026 sur le portail jeunes.gouv.fr.

Cette plateforme s’inscrit dans la dynamique de cette année proclamée par les Nations Unies, qui doit mettre en valeur la contribution des volontaires et bénévoles aux Objectifs de Développement Durable (ODD).

AIV2026, est un espace pour s’informer sur les programmes de volontariat et de bénévolat, reconnaître le rôle moteur des volontariat/bénévolat dans la transformation durable des sociétés,  inspirer à travers des témoignages et des ressources et passer à l’action en s’engageant dans un dispositif de volontariat/bénévolat.

Parce que chaque contribution compte, cette rubrique met en lumière comment le volontariat et le bénévolat constituent des leviers pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD).

À travers cette rubrique AIV2026, nous voulons :

  • Informer sur les 17 ODD ;
  • Valoriser les engagements des jeunes et des structures qui agissent dans le domaine du bénévolat/volontariat ;
  • Susciter l’envie d’agir en faveur des ODD grâce à des ressources et des témoignages inspirants ;
  • Partager les temps forts de l’AIV . Vous pouvez déjà présent nous transmettre des informations sur vos évènements  « AIV » ou encore en en lien avec le volontariat/ bénévolat au service du développement durable à l’adresse suivante : [email protected]

Vous trouverez sur le site dans la rubrique « S’informer pour agir », un kit de communication AIV (usage du logo) proposé par l’ONU.

À Paris, l’ambassade du Cambodge met à l’honneur les volontaires engagés dans la promotion du français

C’est dans les salons de sa résidence à Paris que l’ambassadeur du Cambodge en France, David Luy, a accueilli jeudi 26 mars les équipes de France Volontaires et les volontaires cambodgiens actuellement en mission en France dans le cadre du programme Volontaires unis pour la francophonie.  Un temps d’échanges organisé pour réaliser un premier bilan de leur présence en France, six mois après leur arrivée.

Volontariat international : un levier clé de la coopération entre la France et le Cambodge

Ces derniers participent en effet au projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », qui permet à ces enseignants de français langue étrangère de renforcer leurs compétences pédagogiques et interculturelles au contact de structures françaises. Déployés à Paris, Lille, Rouen et Caen, ils interviennent dans des environnements variés : animation d’ateliers linguistiques, médiation culturelle, organisation d’événements ou accompagnement éducatif.

Sokchenda Cheng, volontaire chez Terres de parole à Rouen, participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. Il a exposé un premier bilan de son expérience au bout de six mois de mission. 

La particularité de ce programme tient à l’implication directe des autorités cambodgiennes. Les volontaires sont mis à disposition par le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge, illustrant un engagement institutionnel fort en faveur de la francophonie et de la coopération éducative avec la France. Le pays demeure, par ailleurs, l’un des principaux territoires d’accueil de volontaires français.

En ouvrant la réception, David Luy a salué la continuité de cette relation. « Notre rassemblement est une belle illustration de ce nous construisons ensemble depuis près de 15 ans. Il s’agit d’un partenariat humain et généreux, ancré dans des valeurs communes : la solidarité et l’engagement citoyen qui figurent parmi les forces les plus puissantes pour rapprocher les peuples. »

À ses côtés, le directeur général de France Volontaires, Yann Delaunay, a insisté sur la portée diplomatique et linguistique du dispositif. « Le volontariat international d’échange et de solidarité que porte France volontaire est un outil de la relation qui unit nos deux pays. C’est un outil qui est porté au plus haut niveau de l’État français et qui est très régulièrement mis en avant comme illustration de ce que la France peut conduire comme rapport de partenariats solidaires, coconstruits, et réciproques avec les pays de coopération. Et je dois dire que le Cambodge est à ce niveau-là un des pays exemplaires».

Francophonie : des volontaires cambodgiens en immersion au cœur des territoires français

Après six mois de mission, les volontaires ont livré un premier retour d’expérience. À Rouen, Sokchenda Cheng participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. « Cette mission a changé ma vision du monde, avec une occasion unique de découvrir la culture française ». Un témoignage qui fait écho à celui de Pongpropey Ruot, en mission à l’Université catholique de Lille pour développer des activités de promotion de la langue française auprès des étudiants internationaux, pour qui cette immersion « transforme le rapport à la langue, passée d’un cadre académique à un usage quotidien ».

Les volontaires réunis autour de Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et David Luy, ambassadeur du Cambodge en France.

Les structures d’accueil soulignent également les effets de ces échanges. À Caen, l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) accompagne des jeunes dans les quartiers populaires. Sa représentante, Claire Coulibaly, a rappelé le rôle de ces coopérations. « Il y a un intérêt à la fois personnel et professionnel d’accueillir des personnes d’horizons différents, pour les volontaires comme pour les accueillants. C’est un challenge, ça permet de travailler l’accompagnement de la jeunesse. Et c’est avec plaisir qu’on va continuer cette aventure : cela ouvre des portes sur d’autres types d’accueil dans notre association partout en France. »

Au-delà des parcours individuels, la rencontre a mis en évidence un dispositif structurant pour les relations franco-cambodgiennes. À l’approche du Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Phnom Penh à l’automne 2026, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de valorisation de la langue française et de renforcement des coopérations éducatives.

Pour les volontaires, la seconde moitié de leur mission s’ouvre désormais, avec la perspective, à terme, de réinvestir au Cambodge les compétences acquises en France. Pour les institutions partenaires, l’enjeu est aussi de pérenniser ces échanges, qui, à travers des expériences concrètes, contribuent à faire vivre la francophonie au quotidien.

Le Sommet de la Francophonie 2026

Le projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », lancé à l’automne dernier à l’initiative de l’Ambassade de France au Cambodge pour une durée de deux ans avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par France Volontaires Cambodge, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge. Il s’affirme comme un levier de mobilité, d’engagement et de coopération, à l’approche du prochain Sommet de la Francophonie que le Royaume accueillera cet automne.

Aux quatre coins du monde, les volontaires internationaux ont célébré la francophonie

Aux quatre coins du monde, la francophonie s’est vécue, cette année encore, au plus près des publics. À l’occasion de la 31e édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, organisée du 17 au 20 mars, volontaires et structures partenaires ont proposé des ateliers, des rencontres et de nombreux événements festifs. Une mobilisation internationale qui s’inscrit dans un rendez-vous devenu incontournable pour célébrer la langue française, à la fois vecteur culturel, outil éducatif et espace de dialogue.

Une semaine mondiale pour faire vivre la langue française

Chaque année, cette semaine de mars donne lieu à des centaines d’événements en France et dans les pays francophones. Portée par les institutions culturelles, les réseaux éducatifs et associatifs, elle s’adresse à tous les publics. L’édition 2026, placée sous le thème « Génération Paix ? », met particulièrement en lumière l’engagement des jeunes et leur capacité à construire des sociétés plus inclusives.

Dans ce cadre, les volontaires du programme V-Francophonie occupent une place singulière. Déployés au sein d’universités, d’Alliances françaises ou d’associations locales, ils contribuent à faire vivre la langue au quotidien. Pour Alexandre Godineau, en volontariat de solidarité internationale en Egypte, « l’intérêt de cette semaine de la francophonie – et ici c’est même durant tout le mois de mars – c’est de valoriser la francophonie pas seulement sous l’aspect de la langue, mais aussi comme un espace de dialogue et d’opportunité. On met en avant la francophonie à la fois universitaire, académique mais aussi professionnelle ».

Partout, les formats se veulent variés et ancrés dans les réalités locales. En Albanie, à Korça, Louise a construit un programme sur plusieurs semaines : escape game en français, initiation aux danses régionales, ateliers culinaires et jeux autour des spécialités francophones. Autant d’activités qui visent à diversifier les modes d’apprentissage et à rendre la langue plus accessible.

Dans le cadre du programme Francophonie mené avec l’ONG ELANS,  des élèves camerounaises, en classe de 6ᵉ, se sont essayées à une activité mêlant créativité et poésie, en s’inspirant du poème « Cher frère blanc » de l’écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor. © Tockem

À Phnom Penh, au sein de la Cambodia Academy of Digital Technology, Alexis a pour sa part organisé une présentation de la francophonie suivie d’un quiz interactif, ouvrant des discussions sur les perspectives de coopération académique. Dans la même ville, une rencontre entre étudiants de différents établissements a permis de renforcer les échanges en français, avec l’ambition de pérenniser ces collaborations.

Ateliers, créations et échanges : une francophonie en action

Au Cambodge, les initiatives ont également mêlé culture et convivialité : projection de films francophones, ateliers autour des expressions idiomatiques ou encore événements gastronomiques. Dans le même temps, un concours d’éloquence organisé en partenariat avec une université locale a permis aux étudiants de développer leur aisance orale, dans un cadre valorisant.

En Afrique, les actions menées témoignent d’un ancrage éducatif fort. À Bafou, dans l’ouest du Cameroun, Lucas a accompagné des élèves dans des ateliers d’écriture et de création artistique. Poésie sous forme de calligrammes, invention d’histoires ou encore création de chansons : autant d’exercices qui mobilisent la langue française comme outil d’expression. Une attention particulière est également portée à l’égalité entre les filles et les garçons, en favorisant la prise de parole de toutes et tous.

« La francophonie vit bien ! » observe Alexandre Godineau. « Et même si c’est un travail de longue haleine pour essayer de lui donner une image un peu moderne, je pense qu’elle a de beaux jours devant elle ».

Le 20 mars : une journée pour célébrer la francophonie

Le 20 mars constitue le point d’orgue de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Cette date renvoie à la création, en 1970 à Niamey, de l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue depuis l’Organisation internationale de la Francophonie. Aujourd’hui, cette journée célèbre une langue parlée par près de 321 millions de personnes dans le monde et présente sur les cinq continents.

Chaque année, des événements sont organisés pour en illustrer la vitalité : rencontres littéraires, ateliers pédagogiques, projections, concerts ou débats. En 2026, la thématique « Génération Paix ? » a mis l’accent sur le rôle des jeunes dans la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Une orientation qui trouve un écho particulier dans les actions menées par les volontaires internationaux, au contact direct des publics.

Photo de couverture : © Alliance française de Siem Reap

[Corte] Forum mobilité internationale & Rencontres du volontariat international

Le mercredi 8 avril 2026, Corti accueillera un temps fort dédié à la mobilité européenne et internationale. À l’Università di Corsica Pasquale Paoli, étudiants, doctorants, jeunes, enseignants, professionnels et acteurs institutionnels se réuniront pour une journée placée sous le signe de l’ouverture, de l’engagement et de la coopération.

Pensée comme un véritable carrefour d’opportunités, cette initiative conjugue deux dynamiques complémentaires :

  • la Rencontre annuelle du volontariat international ;
  • et le Forum Mobilité Internationale Jeunesse.

L’événement est organisé par France Volontaires, en partenariat avec la Collectivité de Corse – à travers le Centre EUROPE DIRECT Corsica et le service Information Jeunesse Ghjuventù – ainsi que le service des relations internationales de l’Università di Corsica Pasquale Paoli.

Cette journée s’inscrit pleinement dans la stratégie territoriale visant à renforcer l’ouverture internationale des jeunes Corses, soutenir leur engagement citoyen et faciliter l’accès aux dispositifs de mobilité, d’études, de stages et de volontariat.

Au programme

  • 10h00 Table ronde : Les impacts des mobilités internationales croisées (Ouvert à tous, inscription recommandée)
  • 11h45 Table ronde : Le volontariat international : un levier de développement pour la Corse (Ouvert aux institutionnels uniquement)
  • 11h45 à 16h00 Forum Mobilité Internationale permettra au public de rencontrer directement les acteurs clés de la mobilité

Stands d’information, conseils personnalisés et mise en réseau offriront une vision concrète des dispositifs existants : volontariat international, mobilité étudiante, échanges européens, programmes d’engagement.

L’après-midi sera également consacrée à des ateliers collaboratifs réunissant volontaires en mission en Corse et structures d’accueil.

Que vous soyez porteur d’un projet à l’international, structure d’accueil ou simplement curieux d’explorer les opportunités offertes par l’Europe et au-delà, cette journée constitue un rendez-vous incontournable pour élargir vos horizons et transformer vos ambitions en projets concrets !

 

Inscription

[En ligne] Le volontariat, pilier du développement durable dans le bassin du Congo

Cet évènement est un webinaire organisé à l’occasion de la Journée Internationale des Forêts 2026, intitulé « Le volontariat, pilier du développement durable dans le Bassin du Congo ». Il vise à mettre en lumière le rôle du volontariat dans la préservation des forêts et le développement économique durable de la région.

À travers des conférences, des témoignages de volontaires et des échanges interactifs, le webinaire permettra de sensibiliser les participants aux enjeux environnementaux et économiques liés aux forêts, de partager des expériences de terrain, et d’identifier des stratégies pour renforcer les partenariats et l’accès aux financements des initiatives locales.

L’évènement réunira des volontaires, organisations de la société civile, experts et acteurs du développement, afin de promouvoir des solutions collaboratives pour une gestion durable et inclusive des ressources forestières du Bassin du Congo.

Déroulement du webinaire avec les interventions prévues :

1. Ouverture et introduction 

2. Conférence cadre : L’économie verte dans le Bassin du Congo – Défis et opportunités 

  • Blondel Silénou : intervention sur les mécanismes de financement vert et la valorisation économique des forêts.
  • Gédéon Chomba : présentation sur la gouvernance forestière, le rôle du volontariat et les opportunités d’entrepreneuriat local dans le secteur forestier.

3. Panel : « Le Volontariat en action » 
Témoignages de volontaires sur leurs expériences et leurs impacts sur le terrain :

  • Yaovi Venunye Asazoo (VEC, Togo)
  • Rodrigue Da Silva (VSI, France)
  • Simon Pierre Démanou ( VN, Cameroun)
  • Nadia Hallary Djoukouo (VSI-R, Cameroun)

4. Session interactive 

5. Synthèse et clôture

 

Au Sénégal, des volontaires au cœur de la transformation numérique des collectivités

« Avant cette formation, je ne savais pas utiliser les outils collaboratifs. Aujourd’hui, je peux rédiger des documents professionnels, créer des tableaux de suivi et partager en ligne. Cette formation m’a redonné confiance » détaille Awa, jeune bénéficiaire de 26 ans résidente de Pikine Ouest. Depuis le début du mois de septembre 2025, de multiples séances de formation au numérique ont été organisées dans 24 collectivités des régions de Dakar, Thiès et Kaolack. Porté par le projet Volontaires pour l’inclusion numérique (VoPINu), le dispositif de volontariat d’échange et de compétences (VEC) mobilise une vingtaine de jeunes pour accompagner, très concrètement, la transition numérique des services publics locaux.

Les équipes d’archivistes ont modernisé les services municipaux  et les services publics locaux: plus de 3 400 extraits d’état civil ont été reconstitués dans la commune de Grand Yoff.

Mis en œuvre par Africa Volontaires Connect avec l’appui du programme DENVA de France Volontaires et le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports du Sénégal, le projet s’organise autour de quatre axes : formation, archivage, maintenance et innovation. Sur le terrain, les volontaires interviennent directement auprès des agents municipaux et des habitants. En quelques mois, plus de 900 personnes ont été formées, des équipements remis en état et de nombreuses démarches administratives simplifiées grâce à la numérisation.

Des compétences numériques au service des populations

Dans des communes comme Grand Dakar, Hann Bel Air ou Pikine Ouest, les volontaires forment des publics variés : jeunes diplômés, femmes entrepreneures, agents municipaux ou travailleurs du secteur informel. Les formations portent sur la bureautique en ligne, les outils collaboratifs, l’initiation à l’IA et les compétences numériques utiles à l’entrepreneuriat. À Dakar, plus de 350 personnes ont été formées en quatre semaines, avec un impact direct sur l’employabilité et l’autonomie des bénéficiaires.

Dans plusieurs communes, les services publics fonctionnaient avec du matériel défaillant. Plus de 177 machines ont été diagnostiquées dans le département de Dakar, 153 dans le département de Pikine et 54 dans le département de Rufisque, avec un taux de réussite supérieur à 80 % dans plusieurs communes.

Les équipes d’archivistes contribuent à transformer les services municipaux en numérisant et organisant des documents administratifs. Des registres d’état civil ont été reconstitués, triés et digitalisés dans plusieurs communes. Cette modernisation permet de réduire les délais de traitement, d’améliorer la traçabilité et de renforcer la transparence dans la gestion publique.
Dans de nombreuses collectivités, le matériel informatique défaillant freinait le travail des agents. Les volontaires ont diagnostiqué et réparé des centaines de machines, avec des taux de réussite souvent élevés. Résultat : une meilleure continuité des services, des coûts réduits et des conditions de travail améliorées pour les agents publics.

Innover à partir des besoins locaux

Les volontaires développeurs conçoivent des solutions adaptées : plateformes pour l’emploi, outils de gestion municipale, systèmes de suivi ou applications de signalement citoyen : « Nous ne faisons pas seulement de la technique. Nous contribuons à transformer des services publics et à rapprocher le numérique des citoyens », affirme Moustapha, volontaire développeur.

Dans le département de Dakar, plus de 17 solutions ont été développées, contribuant à moderniser la gouvernance locale et à rapprocher les citoyens des services publics. Malgré des défis logistiques et techniques, le projet poursuit son déploiement vers de nouveaux territoires avec l’ambition de renforcer les formations, accélérer la numérisation et faire du volontariat numérique un modèle reproductible en Afrique de l’Ouest.

 

Le projet Volontaires pour l’inclusion numérique en bref

  • 20 jeunes volontaires, 3 régions, 1 mission : l’inclusion numérique pour tous !

Avec le projet VOPINU, officiellement lancé le mardi 2 septembre 2025, 20 volontaires sénégalais se sont engagés pendant 6 mois à Dakar, Thiès et Kaolack pour :

  • Former les populations vulnérables aux outils numériques,
  • Aider les jeunes dans leur insertion professionnelle,
  • Accompagner collectivités & entrepreneurs dans la transition digitale.

Porté par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Sénégal et Africa Volontaires Connect, VOPINU s’inscrit dans le cadre du programme DENVA, coordonné par France Volontaires et l’ANVT, soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

[En ligne] Temps d’information autour des chantiers de bénévoles

Les associations du réseau Cotravaux vous invitent à un temps d’information et de sensibilisation autour des chantiers de bénévoles.

Destiné aux professionnel·les de jeunesse et à toute organisation souhaitant en savoir plus sur ces projets collectifs, ce temps d’échange vise à vous présenter cette opportunité d’engagement, ses modalités pratiques et les bénéfices mutuels qu’elle apporte, tant pour les participants, pour les structures qui les accueillent ainsi que pour les territoires.

Rendez-vous, dans deux semaines, le jeudi 26 mars 2026, en visioconférence de 9h30 à 11h30 pour découvrir le réseau Cotravaux et les chantiers de bénévoles. Ce sera aussi l’occasion de poser vos questions à nos intervenant·es.

Au programme :

  • Présentation du réseau Cotravaux
  • Présentation des chantiers et de leurs impacts
  • Témoignages d’organisateurs de partenaires, et d’ancien·nes participant·es
  • Temps d’échange pour répondre à vos interrogations

Participez et découvrez comment ces projets peuvent enrichir vos actions auprès de vos publics !

Si vous êtes intéressé·e par ce temps d’information, vous pouvez vous inscrire via ce formulaire (vous recevrez avant la réunion un email de confirmation ainsi que le lien de connexion).

Plus d’infos à [email protected]

Mais au fait, la Francophonie, ça veut dire quoi ?

Francophonie ou francophonie ?

La francophonie évoque l’ensemble des locuteurs du français à travers le monde. C’est un état des lieux factuel qui retrace l’implantation de la langue française sur tous les continents, avec ses variantes locales et ses spécificités linguistiques propres à chaque peuple, chaque communauté qui le pratique.

La Francophonie est un mouvement politique né dans les années 1960-1970 pour structurer la coopération internationale entre les États et gouvernement ayant le français comme langue commune. Née d’une réalité linguistique, la Francophonie a su se développer en un véritable mouvement institutionnel, qui rassemble aujourd’hui 90 membres permanents, membres associés et membres observateurs. Depuis 2005, elle porte le nom d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Tous les deux ans, les membres de l’OIF se retrouvent lors du Sommet de la Francophonie, une rencontre internationale pour définir les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde. Lors du Sommet, sont adoptées toutes les résolutions que les membres jugent nécessaires au bon fonctionnement de l’Organisation et à l’atteinte de ses objectifs. Le Sommet est présidé par le chef d’Etat ou de gouvernement du pays hôte du Sommet jusqu’au Sommet suivant. Il statue sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l’OIF. Alors que la France avait accueilli l’édition précédente, en 2024 à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts, c’est le Royaume du Cambodge qui organisera l’édition 2026, à Siem Reap, en octobre.

 

Le français aujourd’hui, ça donne quoi ?

Langue internationale par excellence, la Francophonie rassemble autour d’une diversité plurielle : géographique, évidemment, mais aussi culturelle, politique, religieuse ou encore générationnelle. Elle regroupe près de 400 millions de locuteurs répartis sur tous les continents et 170 millions d’apprenants. Elle est la quatrième langue la plus parlée, la quatrième langue d’internet et la troisième en termes d’économie et d’affaires.

Pour plus d’informations, consultez le rapport dédié édité par l’OIF.

 

Volontariat et Francophonie

La Francophonie dépasse donc la simple pratique du français : elle crée des passerelles entre les pays, les peuples et les communautés. Elle rassemble une riche diversité culturelle, linguistique, géographique, religieuse ou encore politique. Elle est vecteur de coopérations et de mobilités, à l’image du programme de volontariat dédié, annoncé par le Président de la République lors du XIXème Sommet de la Francophonie en octobre 2024.

Volontaires unis pour la Francophonie (V-Francophonie) prévoit l’envoi de plusieurs dizaines de volontaires internationaux à travers 20+ pays de l’espace francophone, autour des questions d’éducation, de culture, de coopération internationale ou d’égalité de genre. Un programme ambitieux, dont la mise en oeuvre est assurée par France Volontaires en partenariat avec l’OIF et avec le soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.