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[En ligne] Les premiers retours d’expérience du programme Volontaires Unis pour la Francophonie

Le programme « Volontaires unis pour la Francophonie » ou « V-Francophonie », financé par le ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE) et mis en œuvre par France Volontaires, en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie a été annoncé lors du XIXème Sommet de la Francophonie, accueilli par la France en octobre 2024. Il a pour ambition d’accroitre et de rendre plus visibles les opportunités de volontariat international au sein de l’espace francophone et prévoit le déploiement d’environ 100 volontaires internationaux. 

Le programme est mis en œuvre au Bénin, au Cambodge, au Cameroun, au Costa Rica, en Egypte, en France, au Ghana, à Madagascar, au Maroc, en Mauritanie, au Mexique, au Rwanda, au Sénégal, au Togo, en Tunisie et au Vanuatu.

Six mois après les premiers déploiements, ce webinaire propose de faire vivre le programme en donnant la parole à celles et ceux qui le portent sur le terrain.

Au programme de ce webinaire :

  • Mot d’ouverture et présentation des avancées du programme ;
  • Une table ronde autour du thème « Le volontariat international : un levier de rayonnement et d’attractivité pour la Francophonie », avec la participation de plusieurs partenaires institutionnels de la Francophonie partie prenante du programme ;
  • Une séquence de témoignages de volontaires, actuellement en mission, qui partageront leurs expériences et leurs actions sur le terrain ;
  • Temps d’échanges et de débats.

Inscription

À Siem Reap, deux volontaires françaises accompagnent des jeunes cambodgiens dans l’apprentissage du français.

À quelques kilomètres des temples d’Angkor, l’école associative Saek Thmey accueille des jeunes issus de différentes provinces du Cambodge. Internes pour la plupart, ils y trouvent bien plus qu’une formation linguistique : une opportunité d’avenir.

C’est dans ce cadre que Pascale Caplain et Marie-Laure Rodriguez interviennent, en tant que volontaires VEC mobilisées par AGIRabcd, membre de France Volontaires. Fortes de leurs parcours dans l’enseignement du français langue étrangère (FLE), elles mettent leur expertise au service des besoins identifiés par la structure d’accueil.

Transmettre des compétences et renforcer les pratiques

Les volontaires interviennent au quotidien auprès de groupes d’apprenants de niveaux A1 et A2, avec un objectif clair : consolider les bases du français tout en développant des compétences utiles pour leur avenir. Cela passe par la mise en place d’activités variées et adaptées : ateliers de lecture, jeux pédagogiques, mises en situation, travaux en groupe. “Le français n’est pas seulement une langue : c’est un accès à un avenir, à l’éducation, à des mobilités et à des échanges” explique Marie-Laure.

“Le français n’est pas seulement une langue : c’est un accès à un avenir, à l’éducation, à des mobilités et à des échanges”
Marie-Laure Rodriguez

Au-delà des contenus, les volontaires apportent également une autre manière d’enseigner. L’introduction de supports interactifs et numériques – vidéos, présentations projetées, ressources en ligne – permet de rendre les cours plus dynamiques et accessibles.

Cette approche contribue à faire évoluer les pratiques pédagogiques en place, en passant d’un apprentissage souvent basé sur la répétition à des méthodes plus participatives, centrées sur l’élève.

Un impact concret pour les bénéficiaires

L’engagement des apprenants constitue l’un des éléments les plus marquants de la mission. Âgés de 12 à 28 ans, ils font preuve d’une grande motivation et d’une forte capacité d’adaptation malgré des parcours parfois difficiles. “Ils ne se plaignent jamais et font preuve d’une grande détermination”, souligne Pascale.

Les effets de cet accompagnement sont visibles sur le long terme. À Saek Thmey, de nombreux élèves poursuivent des études supérieures ou accèdent à un emploi. Le français devient alors un véritable levier d’insertion, ouvrant des perspectives concrètes dans des secteurs variés : tourisme, santé, informatique… “Pour ces jeunes, cette formation est une promesse d’avenir.” indique Marie Laure

Une expérience humaine au cœur du volontariat

Comme souvent dans le cadre du volontariat, la mission dépasse le seul cadre technique. Les volontaires participent à la vie de l’établissement et partagent des moments du quotidien avec les jeunes : sorties culturelles, échanges informels, découverte de la culture cambodgienne qui permettent de mieux comprendre leur quotidien, leurs parcours et leurs aspirations.

Cette immersion donne tout son sens au dispositif VEC, fondé sur l’échange et le partage d’expériences. Elle permet non seulement de transmettre des compétences, mais aussi de créer des liens durables, au-delà de la mission

Le Volontariat d’échanges et de compétences (VEC), levier pour une coopération durable

À travers cette mission, le dispositif VEC porté par AGIRabcd démontre sa capacité à s’adapter aux contextes locaux, répondre à des besoins concrets tout en valorisant l’expérience de ses volontaires. En mobilisant des profils expérimentés, il contribue au renforcement des capacités locales, tout en favorisant les échanges entre professionnels de différents contextes. Au Cambodge, comme dans de nombreux pays partenaires, le volontariat d’expertise s’impose ainsi comme un levier pertinent pour soutenir des initiatives locales, dans l’éducation, la francophonie, et au délà. “Je reviendrai…”, s’engage Pascale

Togo : le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères en visite

En 2025, 3 132 Français ont été recensés dans des missions solidaires au Togo, dont 256 volontaires inscrits dans des dispositifs institutionnels (Volontariat de solidarité internationale, Service Civique, JSI/VVVSI). Des chiffres que Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana, a tenu à rappeler en introduction de l’événement, soulignant la place centrale du pays dans les dynamiques d’engagement. Cette attractivité s’accompagne d’un enjeu structurant : la sécurisation des parcours. Un dispositif d’accueil à l’aéroport de Lomé permet aujourd’hui d’accompagner 72 % des volontaires dès leur arrivée.

Le volontariat s’inscrit également dans une logique de réciprocité. En dix ans, le nombre de jeunes Togolais en mission en France a été multiplié par 10, passant de 3 en 2015 à 58 en 2025, illustrant une dynamique de mobilité croisée soutenue par un partenariat étroit avec l’Agence Nationale du Volontariat au Togo.

Des parcours engagés au service des territoires

Trois volontaires ont ensuite partagé leurs expériences, illustrant la diversité des engagements. Olivier Latreille, volontaire de solidarité internationale, en mission en famille avec sa femme et ses cinq enfants, a présenté son action dans le domaine de l’économie circulaire au sein de l’ONG Moi Jeu Tri. Son intervention a mis en évidence l’articulation entre sensibilisation, formation et infrastructures dans la transformation durable des territoires, ainsi que le rôle du volontariat dans le changement d’échelle des initiatives locales.

Hamilate Binti Abdallah, engagée en Service Civique, a apporté un témoignage ancré dans les enjeux climatiques. Originaire de Mayotte, elle a souligné les convergences entre territoires exposés aux mêmes vulnérabilités environnementales, et le rôle du volontariat comme point de départ d’un engagement durable.

Kodjo Moïse Mlagani, ancien volontaire de réciprocité, a mis en avant l’impact des mobilités internationales. Son expérience en France a contribué à renforcer les dynamiques interculturelles au sein de sa structure d’accueil, avant un retour au Togo marqué par la réutilisation concrète des compétences acquises dans ses activités de coordination de projets.

 

Un échange direct sur l’avenir du volontariat international

À l’issue des témoignages, Jean-Noël Barrot a été invité à réagir aux parcours présentés, ouvrant un temps d’échange sur l’impact du volontariat pour les individus, les structures et les territoires.

La séquence s’est poursuivie par une question portée par Elisa Herri, volontaire de solidarité internationale engagée dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Elle a questionné la vision du gouvernement français pour l’avenir du volontariat international, dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires ayant un impact sur la poursuite de certaines missions.

En réponse, le ministre a rappelé l’attachement de la France au principe de réciprocité, pilier du modèle porté par France Volontaires. Il a également souligné que les évolutions budgétaires et le contexte géopolitique international influencent les capacités de financement, tout en réaffirmant l’importance stratégique du volontariat dans l’action extérieure de la France.

Le volontariat, vecteur opérationnel de la coopération bilatérale

Cette séquence a mis en évidence le rôle du volontariat comme instrument concret de la relation entre la France et le Togo. À travers des engagements individuels, il contribue à structurer des réponses collectives aux enjeux environnementaux, sociaux et éducatifs, tout en renforçant les liens entre sociétés civiles.

La rencontre s’est conclue par un échange avec le public, avant un cocktail à la Résidence de France réunissant la communauté française, prolongeant ainsi les dynamiques de dialogue engagées au cours de cette visite officielle.

Mission du Directeur Général de France Volontaires à Dakar

Lundi 20 avril

Le volontariat au cœur de la diplomatie franco-sénégalaise

La journée a débuté par un entretien avec le ministre conseiller à la résidence de France, Florian Blazy, afin d’échanger sur les orientations stratégiques relatives à la place des volontaires internationaux d’échange et de solidarité (V.I.E.S) dans la coopération franco-sénégalaise.

Une convention signée pour structurer le volontariat

Temps fort de la mission, la signature d’une convention-cadre de partenariat entre France Volontaires et la direction générale du Service Civique national et du Volontariat (DGSCNV), rattachée à la Primature, en présence du ministre secrétaire général du Gouvernement, Boubacar Camara, et du ministre premier conseiller de l’ambassade de France. Cette signature s’inscrivait dans le cadre du 3ᵉ atelier du programme DENVA (Développement des écosystèmes nationaux de volontariat en Afrique), financé par le MEAE et mené en collaboration avec l’ANVT (Agence national du volontariat au Togo), qui rassemble 12 pays africains autour du renforcement structurel du volontariat sur le continent.

Des synergies à construire avec les Nations unies

Une rencontre s’est ensuite tenue avec les équipes des Volontaires des Nations unies (VNU) et du PNUD, représentés par Marc Lalanne, afin d’identifier de nouvelles synergies — notamment en matière de mobilités et de volontariat national — en lien avec les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 et l’Année internationale des volontaires 2026.

Le secteur privé, un levier à mobiliser

Un déjeuner a réuni des représentants d’entreprises françaises opérant au Sénégal, pour explorer les perspectives de mobilisation du secteur privé : financement du volontariat et déploiement de volontaires de solidarité internationale (VSI) dans le cadre des politiques de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Une dynamique partagée avec les opérateurs français

Le directeur général a ensuite échangé avec les représentants au Sénégal des opérateurs du MEAE — AFD, SCAC, Expertise France, IRD, CIRAD et Business France — sur la mise en place de stratégies communes, notamment la mobilisation de VSI en appui à leurs projets.

Résilience et innovation : le message aux acteurs du terrain

L’Espace Volontariats a accueilli une rencontre avec les membres de la plateforme France Volontaires présents au Sénégal et des volontaires sous dispositif français en mission ou sénégalais de retour de mission. Les échanges ont porté sur les contraintes budgétaires et leurs impacts sur la mobilité internationale, la recherche de nouveaux financements, et la plus-value des volontaires de réciprocité. La conviction du DG : malgré un contexte difficile, il faut être résilient et novateur.

La journée s’est conclue par un entretien en tête-à-tête avec le Ministre Secrétaire général du Gouvernement sénégalais, qui a permis de réaffirmer le rôle fondamental du volontariat dans la coopération bilatérale et la nécessité d’opérationnaliser la convention signée, à travers une feuille de route assortie d’indicateurs mesurables.

 

Mardi 21 avril

Traduire les engagements en actions concrètes

Reçu à la Primature par le Directeur Général du Service Civique National et du Volontariat, le colonel Cambel Dieng, Yann Delaunay a échangé sur la mise en œuvre concrète de la convention signée la veille, en vue d’établir une feuille de route assortie d’indicateurs mesurables, et de faire le bilan du programme DENVA.

La langue française portée par des volontaires engagés

Chez Play International, quatre volontaires du programme V-Francophonie, accompagnés de représentants de leurs structures d’accueil, ont partagé leur expérience de terrain et leur engagement pour la promotion de la langue française — une illustration concrète de la richesse des missions conduites au quotidien.

Les volontaires de v-francophonie disctutent assis autour d'une table

Territoires et culture : de nouvelles portes s’ouvrent

Une rencontre au ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, avec le Directeur de Cabinet M. Amadou Manel Fall, a permis d’envisager un partenariat autour des pôles économiques territoriaux, de la numérisation de l’état civil et de la décentralisation.

Les échanges se sont poursuivis, au ministère de la Culture, avec M. Bakary Sarr, Secrétaire d’État chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, qui ont ouvert des perspectives sur le rôle clé que peut jouer le volontariat dans la structuration de ce secteur et la formation de ses acteurs.

Le secrétaire d'état à la culture du Sénégal et le Directeur général de France Volontaires posent à côté du drapeau du Sénégal

Le réseau africain du volontariat se renforce

La journée s’est conclue par un dîner à l’Institut français, réunissant plusieurs participants au programme DENVA pour renforcer la coopération entre les agences et programmes nationaux de volontariat en Afrique.

 

Mercredi 22 avril

Le volontariat au service des territoires

La dernière journée a débuté à la Maison des élus de Dakar, avec les présidents d’associations d’élus locaux — maires et représentants des départements — pour échanger sur l’ancrage territorial du V.I.E.S et la mise en œuvre de projets locaux.

Les volontaires au cœur des Jeux olympiques de la jeunesse

Ibrahima Wade, coordinateur du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), a accueilli le directeur général pour relancer une dynamique de collaboration. Le COJOJ s’est engagé à préciser ses besoins en matière de formation, de mobilisation de volontaires expérimentés et de structuration de l’héritage des JOJ Dakar 2026, dans lequel le volontariat pourrait jouer un rôle déterminant.

Sur le terrain, des visages et des engagements

La mission s’est conclue par des visites de terrain à Toubab Dialaw, au sein des structures d’accueil Djarama et APDD-Sobo Badé. Des rencontres avec plusieurs volontaires — en service civique et en VSI, déployés par la DCC et AIME — dans les domaines de l’environnement, de la culture, du sport et de la jeunesse, ont illustré concrètement l’impact du volontariat, tant pour les bénéficiaires que pour les volontaires eux-mêmes.

Une représentante de l'association Djarama présente ses locaux

Cette mission a permis de consolider les relations institutionnelles et de réaffirmer la place stratégique du volontariat dans la coopération franco-sénégalaise, tout en ouvrant des perspectives concrètes dans plusieurs secteurs prioritaires. La pleine réalisation de ces avancées dépendra désormais de la capacité des acteurs à opérationnaliser rapidement les engagements pris, à travers la mise en œuvre effective de la convention signée et la mobilisation de ressources adaptées.

 

France Volontaires célèbre quinze ans d’engagement au Pérou

Le mercredi 22 avril, France Volontaires a célébré ses 15 ans de présence au Pérou lors d’une réception organisée à la résidence de France à Lima, sur invitation de Nathalie Kennedy, l’ambassadrice de France dans le pays. Cet événement a réuni près d’une centaine d’invités ayant contribué au développement du volontariat dans le pays, parmi lesquels des représentants d’institutions publiques péruviennes et de la coopération française, des organisations de la société civile, des partenaires historiques ainsi que des volontaires français et péruviens.

Quinze ans de coopération et d’alliances durables

La cérémonie s’est ouverte sur la projection d’une vidéo rétrospective retraçant les grandes étapes de ces quinze années, mettant en lumière les actions menées aux côtés des partenaires, l’impact des missions de volontariat à travers le pays et les équipes qui ont impulsé le travail de France Volontaires au Pérou.

Les représentantes régionale et nationale de France Volontaires ont ensuite ouvert le moment des discours, suivies de l’intervention de l’ambassadrice de France au Pérou. Ces prises de parole ont permis de remercier les partenaires et les volontaires, de souligner la solidité des alliances construites et de rappeler l’entrée en vigueur récente de l’accord inter-gouvernemental Pérou-France qui permet la promotion et le renforcement du V.I.E.S dans la coopération franco-péruvienne.

Des volontaires français actuellement en mission au Pérou.

La célébration s’est poursuivie autour d’un cocktail, accompagné d’un partage de gâteau d’anniversaire, favorisant les échanges entre les invités, offrant l’occasion de partager souvenirs, expériences et perspectives.

Cette soirée a permis de rendre hommage aux personnes et aux structures qui ont joué un rôle clé dans le développement de France Volontaires au Pérou au cours de ces quinze dernières années, et de réaffirmer un engagement commun en faveur d’un volontariat solidaire, au service des enjeux du développement durable.

Un nouvel élan pour le volontariat franco-péruvien

L’équipe de France Volontaires Pérou salue notamment la présence des partenaires institutionnels du ministère des Relations extérieures, du ministère de l’Éducation à travers la présence de la Secrétaire nationale de la Jeunesse, du ministère de l’Environnement et de la municipalité de Lima. France Volontaires remercie également les équipes de l’ambassade de France au Pérou pour leur soutien toujours renouvelé, ainsi que les membres des institutions de l’Équipe France au Pérou, et souligne le soutien indéfectible des partenaires de la société civile, réseaux de volontariat, associations, mouvements et partenaires des différents programmes… ainsi que les volontaires venus soutenir l’équipe et incarner le volontariat de solidarité !

À travers cet anniversaire, France Volontaires réaffirme sa volonté de continuer à construire des ponts solidaires entre les cultures et à promouvoir un volontariat fondé sur la réciprocité, l’engagement citoyen et la solidarité internationale.

 

Lettr’info de l’Espace Volontariats du Cameroun – Janvier/Mars 2026

Retrouvez les actualités de l’Espace Volontariats du Cameroun dans sa nouvelle lettre d’information du premier trimestre 2026 !

France Volontaires Cameroun | Lettr’info Janvier – Mars 2026

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Cameroun : un temps de sensibilisation à la prévention des violences sexistes et sexuelles en mission.

Un atelier de sensibilisation a réuni volontaires et structures d’accueil autour d’un thème : la prévention des violences sexistes et sexuelles (VSS) et des risques psychosociaux en contexte interculturel. Cet atelier s’inscrit dans une dynamique de collaboration renforcée entre France Volontaires et la GIZ, deux acteurs engagés pour la promotion de l’égalité de genre et le renforcement des capacités des acteurs de terrain. 

Grâce à l’expertise des consultantes “genre” de la GIZ, l’atelier a bénéficié d’un accompagnement technique solide, alliant apports théoriques, outils pratiques et méthodologies participatives.  Ce partenariat illustre l’importance de croiser les expériences et les approches pour mieux répondre aux défis liés aux violences basées sur le genre, en particulier dans des contextes interculturels comme celui du Cameroun. 

Mettre des mots sur les violences sexiste et  sexuelles

Dans un environnement marqué par des normes sociales et culturelles diverses, les volontaires peuvent être confrontés à des situations complexes. L’atelier a permis d’ouvrir un espace de dialogue pour mieux comprendre ces réalités, en croisant les regards entre contextes français et camerounais. 

Les participants ont notamment travaillé sur  la distinction entre sexe et genre,  les mécanismes des inégalités,  les différentes formes de violences basées sur le genre et les signaux d’alerte à identifier dans un cadre de mission. 

Loin d’un format classique, l’atelier a privilégié des méthodes interactives : jeux de rôle, mises en situation et exercices collectifs. 

Ces activités ont permis de rendre visibles les inégalités, parfois invisibles au quotidien, et de favoriser une prise de conscience collective. Elles ont également encouragé les échanges d’expériences et renforcé la cohésion entre participants. 

Vers un volontariat plus inclusif 

À travers cette initiative, France Volontaires réaffirme son engagement pour un volontariat international responsable, où la prévention des violences et la promotion de l’égalité sont des priorités. L’atelier a également permis de présenter la politique tolérance zéro de l’organisation envers les VSS en soulignant notamment l’importance de prévenir tout comportement inapproprié au sein des missions. 

La forte mobilisation des participants et la qualité des échanges témoignent de l’importance de poursuivre ce type d’actions, en s’appuyant sur des partenariats solides et ancrés dans les réalités locales. 

Au Cameroun comme ailleurs, ces dynamiques collectives contribuent à faire du volontariat un véritable levier de transformation sociale. Merci aux volontaires et aux structures pour leur présence, et merci à la GIZ pour son accompagnement technique qui a rendu possible cette sensibilisation de qualité.

Jeux des Objectifs de développement durable 2026 à Lomé : la jeunesse togolaise au cœur de la solidarité internationale

Plusieurs établissements d’enseignement ont pris part à cette édition des Jeux des ODD, illustrant la diversité et le dynamisme des jeunes togolais. Côté universitaire, les participants provenaient notamment de Defitech, ISAGES, ESIG Global Success, UCAO-UUT, IPNET et de l’IUT de Gestion. Portée par CEPA International, un centre de formation en langue anglaise dédié à accompagner les jeunes, cette initiative a bénéficié de l’implication de plusieurs partenaires engagés dans la promotion de la jeunesse et du développement durable, dont France Volontaires Togo.

À travers leur participation, les élèves et étudiants ont démontré leur capacité à s’approprier les enjeux globaux et à les traduire en actions concrètes.

L’événement a également permis de valoriser l’engagement des jeunes filles, notamment à travers la désignation d’ambassadrices des ODD, porteuses de messages de sensibilisation et d’actions citoyennes.

Des disciplines complémentaires pour sensibiliser autrement

Trois activités principales ont structuré ces journées : le football, vecteur de cohésion et d’esprit d’équipe ; le concours de cuisine, mettant en avant des pratiques responsables ; l’art oratoire (« speech »), permettant aux participants de défendre un ODD et de développer leurs compétences en communication.

Cette approche transversale a favorisé une sensibilisation concrète, en combinant expression, créativité et engagement citoyen.

Un espace d’expression et de valorisation

Au-delà de la compétition, les Jeux des ODD ont constitué un véritable espace d’expression pour les jeunes, leur offrant l’opportunité de porter leur voix sur des enjeux majeurs tels que le développement durable, l’égalité ou encore la solidarité internationale.

L’événement a également renforcé les liens entre acteurs éducatifs, associatifs et institutionnels, contribuant à structurer un écosystème favorable à l’engagement des jeunes.

Une dynamique appelée à se poursuivre

Cette première édition marque une étape importante dans la promotion des ODD auprès de la jeunesse togolaise. Elle ouvre la voie à de nouvelles initiatives visant à renforcer l’implication des jeunes dans les enjeux de développement durable, à travers des formats innovants et inclusifs.

En s’associant à cette initiative, France Volontaires réaffirme son engagement aux côtés des acteurs locaux pour accompagner et valoriser les dynamiques portées par la jeunesse, au service de sociétés plus solidaires et durables.

© Photos : Frejis FINI – Frestyles Production

Un webinaire pour croiser les regards sur le rôle du volontariat dans le Bassin du Congo

À l’occasion de la Journée internationale des forêts 2026, France Volontaires et One Forest Youth Initiative (OFYI) ont coorganisé, le 27 mars 2026, un webinaire consacré au rôle du volontariat dans la préservation des forêts et le développement durable dans le Bassin du Congo. L’occasion de mettre en avant les structures d’accueil, les volontaires et les partenaires du programme Volontaires pour la préservation des forêts, financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre par France Volontaires et le One Forest Youth Initiative.

Réunissant 322 participants issus de 21 pays, cet événement a permis de croiser les regards d’acteurs institutionnels, d’organisations de la société civile, de volontaires, d’experts et de partenaires techniques autour d’un enjeu majeur : faire du volontariat un levier opérationnel au service des territoires forestiers.

Un espace stratégique au cœur des enjeux climatiques et socio-économiques

Deuxième massif forestier tropical au monde après l’Amazonie, le Bassin du Congo constitue un espace stratégique pour la régulation du climat mondial, la préservation de la biodiversité et les moyens de subsistance de millions de personnes.

Dans ce contexte, les échanges ont souligné la nécessité de dépasser une approche strictement environnementale pour considérer la forêt comme un capital à la fois naturel, économique et social.

Le webinaire a ainsi mis en lumière une conviction partagée : la protection des forêts ne peut être dissociée des dynamiques de développement local, de résilience des communautés et d’engagement citoyen. Le volontariat a toute sa place dans cette dynamique, comme outil d’action, de transfert de compétences et de rapprochement entre politiques publiques et réalités locales.

L’implication des jeunes a notamment été identifiée comme une condition essentielle pour construire une gouvernance forestière durable et inclusive. Par ailleurs, la consolidation des partenariats entre institutions, organisations de la société civile et programmes de volontariat, ainsi que la mobilisation de financements pérennes, ont été soulignées comme des facteurs déterminants de durabilité.

Forêts et économie verte : un potentiel à structurer

La conférence cadre consacrée à l’économie verte dans le Bassin du Congo a permis d’analyser les opportunités offertes par les écosystèmes forestiers, notamment à travers l’agroforesterie, les produits forestiers non ligneux, l’écotourisme et les services écosystémiques.

Le webinaire a également été un cadre d’expression pour des acteurs engagés localement, ils ont pu apporter des analyses pertinentes et faire des suggestions concrètes, notamment :

  • Blondel Silénou, expert camerounais en financement climatique et développement durable, spécialisé en politiques climatiques, agroécologie et accompagnement des initiatives durables en Afrique. Il a mis en lumière les enjeux liés aux mécanismes de financement vert et à la valorisation économique des forêts, insistant sur la nécessité de renforcer l’accès des initiatives locales à ces dispositifs.
  • Gédéon Chomba, expert congolais en gouvernance publique et développement durable, engagé dans la promotion des politiques publiques et de l’entrepreneuriat des jeunes en lien avec les ODD. Il a, quant à lui, abordé les questions de gouvernance forestière, en soulignant le rôle structurant du volontariat et les opportunités d’entrepreneuriat local dans les filières forestières.

Les échanges ont également mis en évidence plusieurs fragilités structurelles : faible transformation locale, informalité des filières, capacités institutionnelles limitées et difficultés d’accès aux financements.

Le volontariat en action : des expériences de terrain inspirantes

Le panel « Le volontariat en action » a illustré la diversité des formes d’engagement dans le Bassin du Congo, à travers les témoignages de Yaovi Venunye Asazoo (volontaire d’Eéchange et de compétences, Togolais), Rodrigue Da Silva (volontaire de  solidarité internationale, Français), Simon Pierre Demanou (volontaire national camerounnais) et Nadia Hallary Djoukouo (volontaire de solidarité internationale en réciprocité, Camerounaise)

Ces interventions ont mis en lumière des actions concrètes : sensibilisation communautaire, structuration organisationnelle, appui au montage de projets, production d’outils de capitalisation, cartographie participative ou encore suivi des dynamiques de déforestation.

Elles ont également démontré que le volontariat constitue un véritable catalyseur, permettant de créer des ponts entre expertise, action locale et apprentissage mutuel, tout en renforçant la crédibilité des organisations dans leurs démarches de plaidoyer et de mobilisation de ressources.

Une mobilisation internationale

Le webinaire a rassemblé une diversité d’acteurs, avec une forte participation du Cameroun (37 %), du Congo (25,5 %) et de la RDC (10,9 %).

Plus de la moitié des participants étaient issus d’organisations de la société civile, témoignant de l’engagement croissant des acteurs locaux dans la préservation des forêts et la promotion d’un développement durable.

À travers cette rencontre, France Volontaires et ses partenaires réaffirment leur engagement à faire du volontariat un levier structurant pour accompagner les transitions écologiques et soutenir des dynamiques de développement inclusives dans le Bassin du Congo.

Vous souhaitez en savoir davantage sur le programme ? C’est ici

Réunis à la Région Île-de-France, les volontaires internationaux partagent leur expérience et renforcent leur réseau

Dans le cadre de l’Année internationale des volontaires pour le développement durable (AIV 2026), France Volontaires et la DRAJES Île-de-France, en partenariat avec la Région Île-de-France et l’Agence Erasmus+, ont organisé une rencontre dédiée aux volontaires internationaux et à leurs structures d’accueil. Accueilli à Saint-Ouen-sur-Seine, l’événement a rassemblé, le temps d’une demi-journée, volontaires, tuteurs et anciens volontaires autour d’ateliers, de tables rondes et de temps d’échange.

« Dans le prolongement de la rencontre de l’année dernière, nous avons souhaité élargir le public en accueillant les volontaires du Corps européen de solidarité qui sont présents aujourd’hui et en mettant aussi en valeur d’autres dispositifs comme le volontariat national », a expliqué Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.

Des compétences révélées par l’expérience de terrain

Au cœur de la rencontre, des ateliers ont réuni une cinquantaine de volontaires issus de différents dispositifs (Volontariat de solidarité internationale, Service Civique international, Corps européen de solidarité…). À travers leurs témoignages, ils ont fait émerger des réalités concrètes du volontariat international : barrière de la langue, différences culturelles dans le cadre professionnel, charge de travail ou encore adaptation à un nouvel environnement de vie.

Face à ces défis, les participants ont identifié les stratégies mises en place comme la prise d’initiative, recherche de solutions, dialogue avec la hiérarchie ou encore apprentissage autonome. Ce travail collectif a permis de mettre en lumière un socle de compétences largement partagé : adaptabilité, communication interculturelle, autonomie, gestion du stress et des imprévus, capacité d’organisation, résilience, ouverture d’esprit et confiance en soi.

Ce temps de recul a également souligné l’importance de mieux valoriser ces acquis. Pour les volontaires, il constitue une étape clé pour mesurer la portée de leur engagement et commencer à envisager la suite, notamment dans une perspective professionnelle.

Réseaux et échanges au cœur de la dynamique

Au-delà des ateliers, la rencontre a accordé une place importante à la question du réseau. Un « défi réseautage » a été proposé pour encourager les échanges entre participants et favoriser la création de liens. Dans la continuité, un groupe WhatsApp a été lancé afin de maintenir le contact et de faciliter l’entraide entre volontaires.

Les deux tables rondes organisées dans la foulée des ateliers ont permis d’élargir la réflexion, en interrogeant à la fois la contribution des volontaires aux Objectifs de développement durable (ODD) et l’impact des missions de volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) sur les structures d’accueil, les volontaires eux-mêmes et le territoire francilien.

« C’était un moment important pour les jeunes, important aussi pour nous, pour ce rayonnement et puis pour donner vie à nos échanges au niveau international, car nous sommes très présents entre autres à Madagascar, à Hanoï, au Sénégal… », a souligné Anne-Louise Mesadieu, ambassadrice et déléguée spéciale chargée des relations diplomatiques à la Région Île-de-France.

La journée s’est conclue par un temps convivial réunissant volontaires, membres du comité bénévole et une dizaine d’anciens volontaires. L’occasion de renforcer les liens, mais aussi d’ouvrir des perspectives de participation à des événements informels organisés en région tout au long de l’année.

Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et Anne-Louise Mesadieu, ambassadrice et déléguée spéciale chargée des relations diplomatiques à la Région Île-de-France.