RAICT 2026 : le volontariat au service de la coopération entre collectivités
À l'occasion des 17es Rencontres de l'action internationale des collectivités territoriales (RAICT), organisées les 8 et 9 juillet à Paris, France Volontaires a mis en lumière le rôle du volontariat international d'échange et de solidarité dans les coopérations entre collectivités. Un engagement illustré notamment lors d'une conférence consacrée à l'Amérique latine et aux Caraïbes.
Comment renforcer les partenariats internationaux des collectivités territoriales tout en donnant davantage de place à l’engagement des jeunes ? C’est autour de cette ambition que France Volontaires a participé, les 8 et 9 juillet, aux 17es Rencontres de l’action internationale des collectivités territoriales (RAICT), organisées par Cités Unies France à Paris. Présente tout au long de l’événement avec un stand dédié et plusieurs temps d’échange, France Volontaires a notamment mis en lumière le programme Territoires Volontaires (TeVo) et le rôle du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) dans les coopérations entre collectivités, à travers une conférence consacrée à l’Amérique latine et aux Caraïbes.
Territoires Volontaires : un accompagnement clé en main pour les collectivités
Rendez-vous de référence de la coopération décentralisée, les RAICT ont réuni plusieurs centaines de participants issus de collectivités françaises et étrangères, d’institutions et d’organisations engagées dans l’action internationale. Pendant deux jours, France Volontaires y a présenté ses dispositifs d’accompagnement, en particulier le programme Territoires Volontaires (TeVo). Soutenu par la le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, celui-ci facilite en effet le recours au volontariat international d’échange et de solidarité par les collectivités, quelle que soit leur taille. Le programme combine accompagnement méthodologique, soutien financier renforcé et montée en compétences afin de permettre aux territoires de développer des missions de volontariat de qualité, en envoi comme en réciprocité.
Cette approche était au cœur de la conférence « Coopération avec l’Amérique latine et les Caraïbes et l’engagement des jeunes », organisée le jeudi 9 juillet. La rencontre a réuni élus, partenaires institutionnels et anciens volontaires autour d’une même conviction : le volontariat constitue un levier concret pour donner corps aux coopérations internationales.
Pour Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, « le volontariat est particulièrement adapté à l’action internationale des collectivités parce qu’il permet d’agir concrètement, de façon incarnée sur des projets co-construits entre les partenaires ici et là-bas ». Ainsi, en Amérique latine et dans les Caraïbes, 464 volontaires étaient mobilisés en 2025, dont 219 en volontariat de solidarité internationale (VSI) et 245 en Service Civique international. Les principaux pays d’accueil sont le Pérou, la Colombie, la Bolivie, l’Équateur et le Brésil. En parallèle, 55 jeunes originaires de la région ont été accueillis en France en 2024 dans le cadre de la réciprocité.

Morgane Brites, ancienne volontaire de solidarité internationale au sein d’un parc naturel régional au Brésil, a évoqué son rôle dans le cadre du projet “Prot’Air”.
Les échanges ont également permis de mettre en avant plusieurs initiatives portées par France Volontaires dans la région, comme le programme Volontaires pour l’Amazonie, qui accompagne des missions consacrées à la préservation de la forêt amazonienne en Bolivie, au Brésil, en Colombie, en Équateur, au Pérou, ou encore Interreg VIES Caraïbes, développé avec les collectivités de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Saint-Martin pour favoriser la mobilité des jeunes au sein de la région.
Maire d’Aguachica, en Colombie, Greisy Tatiana Roqueme Ropero a insisté sur l’impact local de ces coopérations : « Il faut développer des solutions novatrices entre les territoires qui font face aux mêmes défis, au-delà de simples relations institutionnelles. »
Pour Nysovannak Prum, de l’association Solidarité Laïque, l’engagement des jeunes constitue également un formidable levier d’éducation à la citoyenneté, tandis que Morgane Brites, ancienne volontaire de solidarité internationale au sein d’un parc naturel régional au Brésil, a apporté le regard de l’expérience de terrain : « J’ai eu la chance de faire beaucoup de missions de terrain, de rencontrer des agriculteurs, des chefs de restaurants, d’autres acteurs économiques du territoire et des élus aussi, toujours dans cet objectif de créer du lien et de faire un inventaire du potentiel touristique du territoire »
En réunissant institutions, collectivités et anciens volontaires autour de ces témoignages, cette conférence a illustré la place croissante du V.I.E.S comme outil de coopération décentralisée. Une dynamique que France Volontaires entend poursuivre, afin de permettre à d’autres collectivités de faire du volontariat un moteur de leurs partenariats internationaux.