Réunis à la Région Île-de-France, les volontaires internationaux partagent leur expérience et renforcent leur réseau
Mardi 14 avril, une cinquantaine de volontaires internationaux se sont retrouvés au Conseil régional d’Île-de-France, à Saint-Ouen (93), pour échanger sur leurs expériences de terrain et mettre en lumière les compétences acquises au service du développement durable.
Dans le cadre de l’Année internationale des volontaires pour le développement durable (AIV 2026), France Volontaires et la DRAJES Île-de-France, en partenariat avec la Région Île-de-France et l’Agence Erasmus+, ont organisé une rencontre dédiée aux volontaires internationaux et à leurs structures d’accueil. Accueilli à Saint-Ouen-sur-Seine, l’événement a rassemblé, le temps d’une demi-journée, volontaires, tuteurs et anciens volontaires autour d’ateliers, de tables rondes et de temps d’échange.

« Dans le prolongement de la rencontre de l’année dernière, nous avons souhaité élargir le public en accueillant les volontaires du Corps européen de solidarité qui sont présents aujourd’hui et en mettant aussi en valeur d’autres dispositifs comme le volontariat national », a expliqué Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.
Des compétences révélées par l’expérience de terrain
Au cœur de la rencontre, des ateliers ont réuni une cinquantaine de volontaires issus de différents dispositifs (Volontariat de solidarité internationale, Service Civique international, Corps européen de solidarité…). À travers leurs témoignages, ils ont fait émerger des réalités concrètes du volontariat international : barrière de la langue, différences culturelles dans le cadre professionnel, charge de travail ou encore adaptation à un nouvel environnement de vie.
Face à ces défis, les participants ont identifié les stratégies mises en place comme la prise d’initiative, recherche de solutions, dialogue avec la hiérarchie ou encore apprentissage autonome. Ce travail collectif a permis de mettre en lumière un socle de compétences largement partagé : adaptabilité, communication interculturelle, autonomie, gestion du stress et des imprévus, capacité d’organisation, résilience, ouverture d’esprit et confiance en soi.

Ce temps de recul a également souligné l’importance de mieux valoriser ces acquis. Pour les volontaires, il constitue une étape clé pour mesurer la portée de leur engagement et commencer à envisager la suite, notamment dans une perspective professionnelle.
Réseaux et échanges au cœur de la dynamique
Au-delà des ateliers, la rencontre a accordé une place importante à la question du réseau. Un « défi réseautage » a été proposé pour encourager les échanges entre participants et favoriser la création de liens. Dans la continuité, un groupe WhatsApp a été lancé afin de maintenir le contact et de faciliter l’entraide entre volontaires.
Les deux tables rondes organisées dans la foulée des ateliers ont permis d’élargir la réflexion, en interrogeant à la fois la contribution des volontaires aux Objectifs de développement durable (ODD) et l’impact des missions de volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) sur les structures d’accueil, les volontaires eux-mêmes et le territoire francilien.
« C’était un moment important pour les jeunes, important aussi pour nous, pour ce rayonnement et puis pour donner vie à nos échanges au niveau international, car nous sommes très présents entre autres à Madagascar, à Hanoï, au Sénégal… », a souligné Anne-Louise Mesadieu, ambassadrice et déléguée spéciale chargée des relations diplomatiques à la Région Île-de-France.
La journée s’est conclue par un temps convivial réunissant volontaires, membres du comité bénévole et une dizaine d’anciens volontaires. L’occasion de renforcer les liens, mais aussi d’ouvrir des perspectives de participation à des événements informels organisés en région tout au long de l’année.

Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et Anne-Louise Mesadieu, ambassadrice et déléguée spéciale chargée des relations diplomatiques à la Région Île-de-France.