Passer au contenu principal

Francophonie: retour sur la 13e édition de la Journée du volontariat français au Togo

Cérémonie officielle : entre discours, concours et moments artistiques

Discours officiels

La cérémonie officielle a marqué le coup d’envoi de cette journée. Modérée en binôme par Oreta Anani TCHOTCHO et Gisèle LAMBONI, elle a été honorée par plusieurs discours :

  • Telngar RASSEMBEYE, représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana, a mis en avant l’importance du volontariat dans le développement.
  • Augustin FAVEREAU, Ambassadeur de France au Togo, a souligné le rôle du Togo comme première destination pour les volontaires français.
  • Dr Abdul-Fahd FOFANA, Ministre délégué auprès de la Ministre du développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, a évoqué la nécessité d’un climat de paix et de sécurité pour favoriser le volontariat.

 

Finales du concours d’éloquence

La cérémonie a également intégré la finale du concours d’éloquence « Mots Vifs », un moment clé où quatre jeunes talents togolais ont débattu autour des thèmes suivants :

Le volontariat, vecteur de développement : mythe ou réalité ? par Emmanuel Atigan SAGLAVI. Points clés : définition du volontariat et son impact dans divers secteurs au Togo, notamment en agriculture, éducation et santé.

Le volontariat international est-il motivé par l’opportunisme ? par Kokou Elikem Junior DABLA. Points clés : distinction entre engagement sincère et opportunisme, a souligné que le volontariat peut être un tremplin professionnel.

Le français doit-il être promu au détriment des langues locales ? par Adjoa-Sika Light Sandrine AGBOH. Points clés : valeur des langues locales et leur rôle dans la cohésion sociale.

 

La francophonie peut-elle favoriser l’intégration régionale en Afrique ? par Aoussoti Julien TOKRE KPRANDJAN. Points clés : Importance de la francophonie pour l’intégration économique et sociale en Afrique.

 

Le jury, composé de Elisabeth APAMPA, Luc AGBETOHO et Rachel CIRY, a délibéré en faveur de Sandrine AGBOH qui a remporté le concours, tandis que le prix du public a été décerné à Eliyahu Ben Chayim KAGA.

 

Intermèdes

Des intermèdes artistiques ont ponctué la cérémonie :

 
Rap engagé interprété par Pacôme BADJOGOUMEY sur le volontariat


Hymne de la Francophonie avec chant, slam et danse des Jeunes Ambassadeurs Francophones du Togo


Prestation artistique offerte par la troupe ADEPOMA

 

Deux panels de discussions riches en échanges

La cérémonie a été suivie par deux panels de discussions animés et inspirants.

Panel 1 : Créer, innover et entreprendre en français pour un monde meilleur

Panelistes :

Avec une modération gérée par, Esso-Wèdeou GNAMKE, chargé d’appui au développement des volontariats pour France Volontaires Togo.

Le premier panel, intitulé “Francophonie : créer, innover et entreprendre”, a exploré le rôle de la francophonie dans le développement de la jeunesse et de l’entrepreneuriat au Togo.

Pour Fabrice LOOKY, professeur de français, le français reste avant tout la langue officielle et de travail au Togo. Il souligne que, bien que cette langue ait été imposée, elle constitue aujourd’hui un héritage précieux. Il a également noté que la francophonie fait partie de l’ADN du cursus éducatif des jeunes togolais, leur offrant un accès à un vaste réseau international. Toutefois, il a insisté sur l’importance de ne pas négliger les langues locales, qui font partie intégrante de l’identité culturelle.

Rachel CIRY, volontaire à l’Institut français du Togo, a ajouté que partager une langue commune, en l’occurrence le français, facilite la transmission d’idées et de valeurs, un atout essentiel pour le développement des startups. Elle a rappelé que le français est la troisième langue des affaires, parlée par 327 millions de personnes dans le monde, constituant un levier pour les échanges économiques et les rencontres internationales.

De son côté, Tchilabalo KOULI, représentant de l’ANVT, a mis en avant l’importance du programme de la Francophonie dans la mobilisation des volontaires au Togo, soulignant une offre des opportunités uniques en matière de collaboration.

Pour Xavier CORDONNIER de la Délégation catholique pour la coopération, la francophonie permet de renforcer les relations Nord-Sud en favorisant une communication fluide et une meilleure compréhension mutuelle. Elle facilite l’accès à l’information et aux ressources, et contribue à la compréhension des enjeux mondiaux. Le français est également un vecteur qui renforce l’inclusion sociale et stimule l’innovation ainsi que l’entrepreneuriat. Xavier CORDONNIER a souligné que de nombreux volontaires s’orientent vers l’entrepreneuriat après leur service civique, utilisant la langue française comme outil précieux pour bâtir des ponts entre les cultures et accompagner les processus de développement entre le Nord et le Sud.

Les échanges ont montré que, bien que le français soit un héritage colonial, il est aujourd’hui perçu comme un outil précieux pour la jeunesse togolaise, permettant d’accéder à des réseaux internationaux, de créer des liens interculturels, et d’innover dans divers domaines. Les intervenants ont aussi insisté sur la nécessité de ne pas oublier les langues locales, qui coexistent avec le français et jouent un rôle fondamental dans l’ancrage culturel et l’identité. En résumé, la Francophonie apparaît non seulement comme un atout pour le développement, mais également comme une force de cohésion et un moteur de créativité pour bâtir un avenir meilleur en Afrique et au-delà.

 

Panel 2 : Francophonie et engagement volontaire : On en parle

Panelistes :

  • Kpatcha AKABA, volontaire en gestion des déchets auprès de Rennes Métropole et XYLM
  • Florence AFETOR, volontaire formatrice en horticulture en France
  • Raphael PYRAT, volontaire enseignant en informatique à Sokodé
  • Léa MONTEIRO, volontaire sensibilisatrice sur les déchets à Badou
  • Komlavi GAUCHE AZI, directeur d’école relais au Togo

Modéré par Maëva BOGARD, chargée de communication pour France Volontaires Togo.

Ce second panel s’est concentré sur le lien entre la francophonie et l’engagement volontaire.

Pour Kpatcha AKABA, le français a joué un rôle déterminant dans son intégration et a légitimé son engagement en tant que volontaire. La Francophonie l’a encouragé à aller vers les autres, facilitant ainsi le don de soi dans le cadre de sa mission.

Florence AFETOR a, quant à elle, souligné que la Francophonie lui a permis de s’inscrire pleinement dans sa mission, lui donnant la bonne posture du donner et du recevoir. Elle a également mis en avant la réciprocité naissante et la collaboration internationale que la Francophonie favorise, tout en étant un grand levier d’adaptation aux réalités locales.

Pour Raphaël PYRAT, le français est une  grande richesse dans le cadre de l’enseignement : il permet a un plus grand nombre de personnes, et de toute ethnie, de recevoir une éducation commune.

Léa Monteiro a expliqué que sa mission, axée sur la gestion des déchets dans le cadre du programme FICOL, porté par le Département de la Vienne et financé par l’AFD, repose sur des valeurs partagées par la Francophonie. Le français permet d’impliquer les populations locales au cœur du projet, les sensibilisant ainsi aux enjeux qui les concernent, dans le but d’encourager un changement de comportement en matière de gestion des déchets. Cette gestion des déchets est essentielle à l’atteinte de l’ensemble des Objectifs de Développement Durable.

Enfin, pour Komlavi Gauche Azi de Africa Smile, le français est un outil qui facilite naturellement les échanges et joue un rôle crucial dans la création de liens concrets et positifs. Il permet également de proposer des approches innovantes pour enrichir l’apprentissage des enfants.

Ce panel a mis en lumière le rôle central de la Francophonie dans l’accompagnement des missions de volontariat, ainsi que son impact sur l’adaptation culturelle, la collaboration internationale et la réalisation des projets de développement.

 

 

Le village associatif : un espace de rencontre et d’échanges

Le village associatif, avec la présence de 31 structures partenaires*, a permis aux participants de découvrir des initiatives locales et internationales en matière de volontariat.

*Mission des Jeunes ; Good Deeds Days ; UJPOD ; OJEDD Togo ; RAPAA ; DCC; CAVO ; ANVT ; CJLE ; MIAWODO ; ADA ; Solidarity In Humanity ; Africa Smile ; CED; MinAhomé; Idées Génies ; AOA; Jeunes Verts ; ADEPOMA ; Afrique Positive ; Perles du monde ; Les Colibris du Togo, JESDDI ; KAWA Togo ; Maison Togonou ; EKE DEKA ; Baobab d’Afrique ; Stand volontaires de réciprocité ; 5 km à pied ; Moroking Café, Togocom.

        

 

Tournoi de football de la solidarité : le moment sportif de la JVF

Le lendemain de la JVF, un tournoi de football de la solidarité a rassemblé les acteurs du volontariat autour d’un moment sportif et convivial, symbole des valeurs de cohésion et d’entraide qui animent cette journée. Ce tournoi a permis de renforcer les liens entre les participants, dans une ambiance chaleureuse et amicale.

 

Une organisation exemplaire grâce à une mobilisation collective

Cette édition n’aurait pas été possible sans l’implication de plus de 60 bénévoles provenant de diverses associations* mobilisés dans le comité d’organisation.

*Associations du comité d’organisation : ADA Togo, Solidarity In Humanity, A S T F – Togo, Les Colibris du Togo, Afrique Positive, Jvosec Afrique , CAVO, Baobab d’Afrique , UJPOD , OJEDD TOGO, CJLE, Miawodo, Les idées génies , CEC Togo , RAPAA, KAWA Togo

Une partie du comité d’organisation lors de la JVF

 

L’équipe France Volontaires a également travaillé en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers : l’Ambassade de France au Togo, l’Institut Français du Togo, et Togocom comme sponsor officiel.

Crédit photos : Togocom

 

Revivez la JVF à distance

Pour ceux qui n’ont pas pu assister à l’événement, il est possible de le revivre à travers ces deux vidéos :
🎥Partie 1 : visite du village associatif, intermèdes et début de la cérémonie officielle

🎥Partie 2 : suite de la cérémonie officielle, intermèdes et panels de discussions

 

Reportage de la Télévision Togolaise

Article rédigé à l’aide de Kodjo Dela WOTOGLO, membre du comité communication de la JVF, bénévole au Carrefour d’échanges culturels Togo (CEC)

Crédit photos : Enok Tsevi.

France Volontaires se mobilise au Sommet de la francophonie

De Villers-Cotterêts, où se tenaient le Sommet de la francophonie, jusqu’à Paris, où avait lieu le festival Refaire le monde, c’est à une riche semaine aux couleurs francophones à laquelle France Volontaires a participé.

Les volontaires mobilisés lors du Sommet de la francophonie. © DR

Cent volontaires bientôt mobilisés autour de la francophonie
Une délégation menée par Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, s’est rendue à Villers-Cotterêts pour l’ouverture du Sommet avec des volontaires en mission en lien avec la francophonie. L’occasion d’échanger avec des chefs d’État et membres de gouvernements, dont le président Emmanuel Macron, des ambassadeurs, des parlementaires (Karim Ben Cheikh, Eléonore Caroit et Amélia Lakrafi, tous députés des Français établis hors de France) ainsi que des acteurs institutionnels de la francophonie comme l’Agence française de développement (AFD), Expertise France et l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

En point d’orgue final, Emmanuel Macron a annoncé à l’issue du Sommet la création du programme « Volontaires unis pour la Francophonie » porté par France Volontaires. Celui-ci permettra à cent jeunes volontaires des pays membres de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) de s’engager dans des missions solidaires dans l’espace francophone.

Faire vivre les Objectifs de développement durable (ODD)
Dès le 2 octobre, les équipes étaient présentes au Festival et au Village dans des lieux emblématiques de la vie culturelle parisienne. D’un côté, la Gaîté Lyrique, où s’est tenue la séquence « Volontariat, mobilité et engagement citoyen dans l’espace francophone » menée par France Volontaires. Douze volontaires, étudiants, assistants de langue et entrepreneurs francophones ont animé la table ronde « Mon expérience en 180 secondes » avant de participer au forum dédié aux structures partenaires, avec stands et animations pour promouvoir l’engagement sous toutes ses formes.
Cette participation au Festival a rayonné hors des murs de la capitale : nos Journées du volontariat français (JVF) dans nos pays partenaires ont ainsi été labellisées par le Festival.

Le CENTQUATRE-PARIS a par ailleurs accueilli le Village de la Francophonie où France Volontaires était présente à travers la participation de volontaires, notamment mobilisés par ses membres, aux côtés des délégations d’États et gouvernements francophones.

Les nombreux volontaires mobilisés sur ces divers événements ont incarné l’engagement des jeunes au service d’une francophonie solidaire et ouverte sur le monde, en conformité avec les Objectifs de développement durable (ODD) que poursuivent France Volontaires et ses partenaires.

Yann Delaunay (de dos), directeur général de France Volontaires, au CENTQUATRE-PARIS sur le Village de la francophonie. © DR

Refaire le monde, le Festival de la francophonie qui rend la langue vivante

« La langue française a été un tremplin pour moi qui venait de Slovaquie » explique Natalia Vessova, dans un français presque parfait teinté d’une pointe d’accent du sud-ouest. Comme onze autres jeunes venus du Bénin, de Tunisie, du Canada et d’autres pays membres (ou observateurs) de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), la jeune femme est venue présenter son expérience au public massé dans l’auditorium de la Gaîté lyrique à l’occasion du festival de la francophonie Refaire le monde.


Natalia Vessova (volontaire slovaque du programme pour la francophonie à Buenos Aires), Liv Grannemann (volontaire à l’Office franco-allemand pour la jeunesse) et Jebali Fatma (volontaire tunisienne en Corps européen de solidarité dans l’Oise).

 

Du slovaque au français : intervention de Natalia, volontaire dans le cadre du programme pour la francophonie

En trois minutes, elle explique son parcours : arrivée à onze ans dans l’hexagone « parce que [ses] parents étaient fans de la culture française », elle entame un cursus scolaire francophone à Toulouse puis poursuit des études supérieures dans notre pays. Elle obtiendra ainsi un master en relations internationales et diplomatie à Lyon, qui l’amènera ensuite à effectuer un stage à l’ambassade de France à Cuba et, aujourd’hui, à un volontariat de solidarité internationale (VSI) à Buenos Aires (Argentine) dans le cadre du programme Volontaires pour la francophonie.

Des amoureux de la langue française

Un parcours singulier où la pratique de la langue française tient une place particulière, comme pour ses camarades également présents sur l’estrade en cet après-midi d’échanges autour de la thématique « Mobilité, volontariat et engagement citoyen dans l’espace francophone ». L’occasion, dans le cadre du festival de la francophonie, de parler études, entrepreneuriat, culture ou insertion professionnelle dans le monde francophone.
« La langue française facilite la fluidité des échanges commerciaux », revendique ainsi Jade Trépanier, jeune québécoise qui a créé son entreprise d’emballages réutilisables « PickPack » pendant la pandémie pour répondre aux préoccupations environnementales liées aux emballages à usage unique. Alajor Fatawu, anglophone originaire du Ghana, a pour sa part été assistant de langue anglaise à Rennes en 2022 : « professeur un jour, professeur toujours », comme il s’amuse à se décrire, il raconte comment il a décidé de créer sa propre école de langue pour enseigner le français dans son pays. De quoi « faciliter la coopération culturelle, scientifique et économique avec les pays voisins comme le Togo, la Côte d’Ivoire ou le Burkina-Faso ».

Le français en fête, de la Gaîté lyrique jusqu’au CENTQUATRE

Cette heure et demie de discussion terminée, les douze jeunes se répartissent dans les stands du « village » des partenaires* afin d’échanger avec le public présent à la Gaîté lyrique pour profiter du festival. Outre les débats et rencontres, il est également possible d’aller feuilleter des centaines d’ouvrages en langue francophone dans la librairie installée expressément à l’étage pour l’occasion, d’assister aux émissions de Radio France International (RFI), qui a monté un studio d’enregistrement sur place, ou encore de parler avec Sébastien Grimaud, venu sur le stand de France Volontaires pour évoquer les curiosités de la langue française, qu’il présente de façon ludique sur le remarqué compte Instagram @Etymocurieux !


Sébastien Grimaud, auteur du compte Etymocurieux sur Instagram, en discussion avec Natalia Vessova et Kodjo Kokou sur le stand de France Volontaires.

Mobilité, volontariat et citoyenneté dans l’espace francophone 

Mobilisés pendant les quatre jours du festival, nos jeunes francophones seront également présents sur l’autre site des festivités, le CENTQUATRE-Paris, jusqu’au dimanche 5 octobre. Histoire de défendre la langue française, mais aussi leur engagement en tant que volontaires. Car comme le dit Kodjo Kokou, venu du Togo pour réaliser son service civique international à la Mission locale de Lens-Liévain, « Il n’y a pas de bonheur plus grand que celui que l’on se procure en aidant les autres ».

 

* Les partenaires de cette séquence : l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), Campus France, l’Agence du Service civique, France Éducation International (FEI), l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF)

 


La librairie francophone éphémère du festival.

Le stand de France Education international, qui gère le dispositif des assistants de langue.

 

France Volontaires fait sa rentrée à l’université de Saint-Denis

A chaque rentrée universitaire, l’université de Paris 8, à Saint-Denis, organise le festival Grand 8 : deux jours pour s’informer, débattre et profiter d’une programmation musicale digne des grands festivals d’été. Cette année, on a ainsi pu croiser la chanteuse brésilienne Flavia Coelho ou le rappeur La Fouine sur la scène de l’événement.

Côté village des partenaires, de nombreuses structures (associations, institutions publiques, syndicats…) étaient également à la fête, regroupées dans un grand village de stands où il était possible de venir glaner des infos sur le logement étudiant, la culture ou… la solidarité internationale.

France Volontaires était présente toute la journée du jeudi sur un stand où il était possible de venir se renseigner sur les possibilités de volontariat à l’international. L’occasion de sensibiliser une population de jeunes étudiants pour qui les questions de partage et d’entraide avec les pays du sud constituent de véritables enjeux. Ils sont ainsi plusieurs à être venus se renseigner, certains ayant pour objectif de prendre une année de césure pendant leur cursus universitaire, d’autre simplement pour s’informer sur l’expérience que constitue un volontariat de solidarité internationale (VSI).

Notons que l’Agence du service civique, également membre de la plateforme France Volontaires, était également présente sur l’événement pour présenter ses dispositifs aux étudiants.

Newsletter France Volontaires Philippines troisième trimestre 2024

Notre newsletter, en anglais, vous offre un aperçu captivant des projets, des événements et des succès qui ont marqué notre engagement en faveur du volontariat et de la solidarité internationale.

Lien vers la : Newsletter July-Sept 2024

Le Cameroun accueille Amélia Lakrafi, députée de la 10e circonscription des Français établis hors de France

L’accompagnement des Français : une ambition commune entre France Volontaires et Amélia Lakrafi

Dès 2022, un dialogue avait été initié avec Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, pour discuter des perspectives communes liant le volontariat et l’accompagnement des communautés françaises.

Cette rencontre, essentielle et décisive, a été le point d’ancrage des réflexions qui ont conduit à la création d’une mission de Volontariat de solidarité internationale en partenariat avec l’Association d’entraide des Français de Douala (AEFD). Cette mission visait à recruter un volontaire international qui viendrait en appui à la coordination et à la structuration de cette organisation. L’AEFD, qui est également un organisme local d’entraide et de solidarité (OLES), est gouvernée par les présidents de l’Union des Français de l’étranger (UFE) et de l’Association démocratique des Français à l’étranger-Français du Monde. Le consul général de France à Douala en est le président d’honneur.

C’est dans ce cadre que nous avons eu le plaisir de recruter et d’accompagner, en mai dernier, Antoine Mocellin, mobilisé pour deux ans. Durant son temps de déploiement, il assure la permanence de l’association AEFD à Douala, où il accueille les doléances des membres de la communauté française, accompagne les Français du troisième âge dans leurs démarches d’ordre social, et aussi anime le site Internet et les réseaux sociaux de l’AEFD.

L’arrivée d’Amélia Lakrafi sur le territoire camerounais


Antoine Mocellin, VSI à l’AEFD / Amélia Lakrafi, députée des Français de l’étranger / Jean-Charles Ledot,  Consul général de Douala.

Dès son arrivée sur le sol camerounais, Amélia Lakrafi a chaleureusement été accueillie par le Consul général de Douala, Jean-Charles Ledot, lors d’un cocktail de bienvenue qui s’est tenu à la résidence générale du Consul. La députée, qui a suivi l’évolution du montage de cette mission de VSI depuis ses prémices, a rappelé le contexte de sa création, avant de tendre le micro à Antoine, afin que ce dernier puisse se présenter et expliquer les missions générales de l’AEFD.

A l’issue des présentations, nous avons réalisé un bilan d’étape de la mission d’Antoine, recueillant ses impressions et ses retours d’expérience. Il a partagé les points forts de sa mission, ainsi que des axes d’amélioration à considérer pour ses activités. Amélia Lakrafi a insisté sur l’importance de rassembler les organisations membres de l’AEFD pour s’accorder sur une dynamique d’accompagnement d’Antoine durant sa mission.


A droite, Achille Mengo, représentant national de France Volontaires au Cameroun

Souhaitant mieux comprendre les motivations des volontaires internationaux déployés au Cameroun, le Consul général de Douala avait également convié à cette réception tous les volontaires de la circonscription de Douala. Des discussions informelles ont ainsi eu lieu entre Charlène, médecin volontaire d’échanges et de compétences (VEC) déployée par la Délégation catholique pour la coopération (DCC) auprès de la Léproserie de la Dibamba, et Amélia Lakrafi.


Charlène Avrial, VEC en pleine discussion avec Achille Mengo et Amélia Lakrafi

A la découverte des missions de terrain


La délégation de la députée, accompagnée par France Volontaires et guidée par Sœur Judith et Charlène au sein de la Léproserie de Dibamba

À l’issue des échanges initiés avec les volontaires lors du cocktail, le Consul général de Douala et la députée ont manifesté un vif enthousiasme à l’égard des différents dispositifs de volontariat international d’échanges et de solidarité.

Il a été décidé, d’une volonté commune, de programmer une visite de terrain le samedi 21 septembre à la léproserie de la Dibamba, pour rencontrer Charlène, mobilisée pour trois mois et soutenue par Sœur Judith, responsable du centre de santé depuis huit mois.

Charlène, médecin volontaire d’échanges et de compétences

La léproserie est administrée et subventionnée par les Carmélites missionnaires (organisation créée en 1860), présentes dans neuf pays d’Afrique dont le Cameroun. Bien qu’initialement dédié aux lépreux, ce centre de santé accueille aujourd’hui des patients souffrant de diverses pathologies, dont notamment les grands blessés accidentés de la route.

Forte de son expérience en tant que médecin généraliste en France et désireuse de s’engager à l’international, Charlène a été recrutée par la DCC, organisation membre de la plateforme France Volontaires, pour soutenir la structure de la léproserie.

Lors de cette visite, la Députée et le Consul général, guidés par Sœur Judith et Charlène et accompagnés de France Volontaires, ont pris le temps de rencontrer les patients hospitalisés afin de recueillir leurs témoignages, prenant ainsi conscience de l’ampleur du travail quotidien des soignants et les volontaires déployés à la léproserie. La visite s’est clôturée par des échanges conviviaux avec Sœur Judith et Charlène, favorisant une meilleure compréhension du volontariat et de l’engagement solidaire et international, ainsi que des dispositifs mis en œuvre pour soutenir les structures d’accueil.

Cette mission à Douala s’est achevée par une réception conviviale, organisée, sous l’égide de l’Union des Français de l’étranger (UFE). Pour l’occasion, plusieurs volontaires déployés à Douala, qui n’avaient pas pu venir au cocktail la veille, ont fait le déplacement, entrainant des discussions enrichissantes avec la députée.

Après Douala, place à la rencontre avec la communauté française de Yaoundé

Il était important pour la délégation de la députée de rencontrer également la communauté française de Yaoundé, et de recueillir leurs doléances. Pour l’occasion, la résidence de l’Ambassadeur de France a organisé un cocktail dînatoire le 23 septembre, rassemblant une centaine d’acteurs de la société civile française, essentiels à la coopération bilatérale qui lie le Cameroun et la France.

Lors de son discours, Amélia Lakrafi a souligné l’importance qu’elle accorde à l’accompagnement des Français, et le contexte de la création de la mission de VSI avec France Volontaires en partenariat avec l’AEFD. Cet évènement a permis de clarifier le rôle d’Antoine auprès de la communauté française de Yaoundé et de Douala.

Kingue Bapeck / Antoine Mocellin / Achille Mengo / Harouna Djingareye / Amélia Lakrafi / Yannick Bindzi

Ces quatre jours, riches en partage, discussions et découvertes, se sont clôturés par un déjeuner chaleureux à Yaoundé avec Amélia Lakrafi et l’ensemble des membres de l’Espace Volontariats du Cameroun. Les discussions ont porté sur le rôle de France Volontaires auprès des volontaires et des structures d’envoi et d’accueil en tant que plateforme internationale. Les projets et programmes en cours ont également été évoqués, notamment le programme V-Forêts, qui a particulièrement retenu l’attention de Madame la députée, sensible aux enjeux environnementaux.

Pour rappel, le programme V-Forêts (Volontaires pour la préservation des forêts) soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a été lancé à l’initiative de France Volontaires et du One Forest Youth Initiative dans cinq pays (Cameroun, Gabon, République démocratique du Congo, Congo et France). Ce programme vise à d’œuvrer à la préservation des forêts du bassin du Congo, avec la mobilisation prévue d’une cinquantaine de volontaires internationaux sur des missions nationales, internationales, et de réciprocité.

C’est avec la promesse de se revoir pour de futurs projets communs que Franc Volontaires a souhaité un bon voyage retour à Amélia Lakrafi et son attaché parlementaire, Roman Kwiatkowski.

De gauche à droite : Solenne Vilnoy / Rosy Esso / Achille Mengo  /Amélia Lakrafi / Roman Kwiatkowski / Yannick Bindzi

 

La France et le Sénégal réaffirment leurs engagements de coopération en matière de volontariat international

L’événement a débuté par un discours de Demba Mané, volontaire de solidarité internationale en mission au sein de France Volontaires, posant d’emblée le débat sur l’importance du volontariat et l’impact transformateur qu’il peut avoir sur les volontaires. Il a encouragé les participants à profiter de cette journée pour échanger, partager et renforcer les actions communes en faveur du volontariat et de la jeunesse, notamment entre la France et le Sénégal, avant d’introduire les personnalités clés. Dans leurs allocutions, Frédéric Cholé, délégué pour les collectivités territoriales et la société civile au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, sont tous deux revenus sur le rôle important du Sénégal en tant que premier pays d’accueil de volontaires en 2023. S.E. Mme Christine FAGES, Ambassadrice de France au Sénégal, a pris la parole à travers une vidéo pour réaffirmer l’engagement de la France à travers sa diplomatie, à soutenir les initiatives de volontariat, notamment au Sénégal.

 

Le volontariat au service de la dynamique de coopération et de partenariats entre la France et le Sénégal

Modérée par Clarisse Bourjon, responsable des relations institutionnelles de France Volontaires, une table ronde a permis d’approfondir les réflexions sur le rôle du volontariat dans la coopération franco-sénégalaise. Plusieurs intervenants ont partagé leur expertise, parmi eux :

  • Virginie Rouquette, Directrice générale de Cités Unies France, a mis en avant le rôle du programme Territoires Volontaires (TEVO), qui facilite la coopération entre les collectivités locales françaises et des pays partenaires, notamment sénégalaises. Elle a souligné l’importance du volontariat dans le développement territorial et la mobilisation des jeunes autour de projets concrets.
  • Marion Bourgain, Sous-directrice de l’Afrique occidentale au MEAE, a soutenu que le VIES est un outil essentiel dans la stratégie de coopération et de solidarité internationale de la France.
  • Charlotte Lepri, Directrice Europe et International au Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, a souligné que « le volontariat est un vecteur d’insertion sociale et professionnelle » pour les jeunes, en particulier en Seine-Saint-Denis, où les moins de 30 ans représentent 42% de la population. Avec plus de 130 nationalités et 70 langues parlées dans son département, elle a souligné l’importance du volontariat comme un outil puissant dans la politique d’ouverture interculturelle du département, en lien avec le Sénégal.
  • Jean-Marc Dutreteau, Directeur de Cool’eurs du monde, a quant à lui exposé comment ses programmes de volontariat au Sénégal, à l’image du programme WECCE, permettent de dynamiser les partenariats entre les deux pays.
  • Sobel Aziz Ngom, Directeur exécutif du Consortium Jeunesse Sénégal, a affirmé que le volontariat occupe une place importante dans les actions du Consortium Jeunesse Sénégal, déclarant que « le volontariat est au cœur des actions » du Consortium Jeunesse Sénégal, qu’il soit national ou international. Il a aussi ajouté qu’il est essentiel de faciliter les actions des jeunes localement tout en leur offrant des opportunités à l’étranger, notamment en France, grâce à l’appui de France Volontaires.

La table ronde s’est également enrichie des témoignages de deux volontaires sénégalais dont celui de Fatimata Sall, volontaire du programme FEF-R en mission au sein de l’association ADOS, et portée par le Service de Coopération au Développement (SCD), et Moussa Diédhiou, également volontaire du programme FEF-R en mission au sein du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).

Une contribution aux grands événements internationaux

Le volontariat s’inscrit pleinement dans le cadre des grands événements internationaux, comme ce fut le cas pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. C’est ainsi que Moussa Diédhiou, ambassadeur du programme Terre de Jeux Paris 2024 de France Volontaires, a partagé son expérience en soulignant que le volontariat lui a permis de “se dépasser soi-même, de contribuer à une cause noble et de se sentir citoyen du monde”. L’occasion de rappeler l’héritage de Paris 2024 pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, avec pour principal objectif la mobilisation des jeunesses sénégalaises et françaises autour de cet événement mondial, notamment à travers le volontariat.

L’avenir du volontariat : des synergies à explorer entre la France et le Sénégal

Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté partagée de renforcement des dynamiques de coopération et de partenariats entre la France et le Sénégal à travers le volontariat. Les volontaires présents ont témoigné des bénéfices personnels et professionnels de ces engagements, rappelant que le volontariat est avant tout un vecteur de mobilité, d’interculturalité et un puissant levier pour l’insertion professionnelle des jeunes. L’événement s’est conclu par le discours de Monsieur Cheikh Agne, représentant de l’Ambassade du Sénégal en France, qui a réaffirmé l’ambition du Sénégal de faire du volontariat un outil puissant au service de la jeunesse et de la coopération. Il a salué la jeunesse sénégalaise, particulièrement active dans le volontariat, et a encouragé à poursuivre les efforts pour développer et structurer les initiatives de coopération entre les deux pays.

De bon augure pour la relation partenariale forte qui existe déjà entre les deux pays !

Inauguration réussie pour notre nouvelle antenne en Guadeloupe

C’est sous un soleil encore timide que les premiers invités arrivent. Les premiers échanges conviviaux commencent autour d’un café. Dans les coulisses, l’excitation est palpable. On s’active, on veille aux ajustements de dernière minute. La journée démarre sous les meilleurs auspices pour l’équipe de l’antenne des Antilles qui œuvre depuis plusieurs semaines à l’organisation de cette journée !

Un site remarquable pour inaugurer la nouvelle antenne de France Volontaires aux Antilles
Le Mémorial ACTe n’a pas été choisi par hasard. Bien sûr, il y a sa magnifique façade minérale, sa situation exceptionnelle les pieds dans l’eau et la majestuosité de son architecture. Mais cette institution culturelle, inaugurée en mai 2015, est à la fois un musée, un lieu de mémoire et un espace d’expression ayant pour mission de faire vivre l’histoire, le patrimoine et la mémoire de la traite négrière. Pas de meilleur endroit pour célébrer l’inauguration de l’antenne Guadeloupe, d’après Nathalie Isaac, nouvelle responsable de l’antenne, pour qui « le Memorial ACTe est un espace de réconciliation et de partage de morceaux d’histoire commune dans le contexte de coopération caribéenne. Un bel exemple d’appréhension dépassionnée de l’histoire antillaise et un bel ouvrage architectural qui vaut le détour ! ».

 

Le Mémorial ACTe, à Point-à-Pitre, où a eu lieu l’inauguration de l’antenne de France Volontaires. (© Filo Gèn’/Wikimedia)

Un soutien fort des acteurs de la jeunesse et de la solidarité
De nombreux acteurs de la jeunesse, d’institutions et d’acteurs de la coopération se sont mobilisés pour l’occasion au Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre. Soulignons la présence d’Ary Chalus, président de la région Guadeloupe et du vice-président de région Camille Pélage, dont les actions et le soutien ont grandement facilité l’ouverture de l’antenne, chacun se disant « heureux de l’ouverture de l’antenne France Volontaires en Guadeloupe, qui permet la sensibilisation et la mobilisation d’un vaste réseau d’acteurs de la Caraïbe pour l’insertion des jeunes ». L’occasion de rappeler que le volontariat international est un instrument puissant, transversal et concret pour la diplomatie territoriale.

 

France Volontaires a pu compter également sur la présence de Patricia Telle, vice-présidente de la collectivité territoriale de Martinique, avec qui une convention de partenariat a pu être lancée à cette occasion, augurant de belles actions partenariales à venir.

Le sous-préfet de Guadeloupe, Jean-François Moniste, a quant à lui rappelé son soutien aux actions de France Volontaires en insistant sur l’importance de la coopération régionale, «indispensable pour permettre à la jeunesse antillaise de vivre une expérience bénéfique à l’étranger ». Tricia Barrow, conseillère politique du secrétaire général de l’Association des États de la Caraïbe, a de son côté salué une expérience gagnant-gagnant après l’accueil de deux volontaires guadeloupéens.

 

Enfin, Zena Jules, directrice des ressources humaines de l’organisation des États de la Caraïbe orientale, se dit quant à elle « impatiente d’élargir le champ de programmes similaires au sein de la région ».

Autant de témoignages qui laissent entrevoir la belle dynamique de développement du volontariat international d’échange et de solidarité (VIES) qui s’annonce dans la Caraïbe !

 

 Le point de départ de nombreuses actions de coopération !
L’inauguration de la nouvelle antenne de France Volontaires s’est faite en présence du directeur général de France Volontaires Yann Delaunay, qui se réjouit de cette ouverture, alors que la dernière inauguration d’une antenne remonte à 2012 en Nouvelle-Calédonie. L’occasion de rappeler « l’importance fondamentale que France Volontaires accorde au développement des dynamiques de volontariat en lien avec les collectivités territoriales, et en particulier celles de l’outre-mer ». France Volontaires se félicite du rôle important de l’État et notamment de la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (DRAJES) Guadeloupe, qui a soutenu le principe de création de cette antenne dès les premiers échanges. Rappelons que la DRAJES pilote le réseau Comob, réunissant les associations Jeunesse et œuvrant pour la construction d’une stratégie commune pour la mobilité des jeunes.

 

Cette journée du 12 septembre marque aussi le point de départ de nouveaux partenariats et de vastes programmes, notamment le programme “VIES Caraïbes”, du programme Interreg Caraïbes 2021-2027. L’occasion de “donner à vivre une expérience unique” à la jeunesse caribéenne pour le président Ary Chalus mobilisé pour la signature au côté de Yann Delaunay.

Plusieurs conventions ont également été signées à l’occasion de l’inauguration, notamment une convention de partenariat avec la ville de Baie-Mahault dans le cadre du programme Territoires Volontaires (TeVo) et une convention de partenariat lancée avec la collectivité territoriale de Martinique.

 

Des témoignages poignants de volontaires
De nombreux volontaires caribéens et béninois sont venus témoigner de l’impact positif de leur expérience de volontariat, sur leur insertion socio-professionnelle mais également sur leur vie personnelle. Avec beaucoup d’humour pour certains, de sensibilité pour d’autres, mais toujours avec beaucoup d’investissement, ils ont su illustrer la pluralité des expériences de volontariat.  “Cela m’a beaucoup aidée”, j’ai pu “sortir de ma zone de confort”, c’était une belle occasion de “découvrir de nouveaux paysages et cultures »… Chacun nourrit l’espoir de nouvelles missions de solidarité pour l’avenir !

L’Antenne des Antilles sur le pont !
L’enjeu est de taille pour toute l’équipe de l’antenne Guadeloupe fraîchement constituée. Les premières actions de Nathalie Isaac seront consacrées à la présentation de l’équipe et des actions de France Volontaires grâce à une grande tournée des partenaires dans le périmètre de l’antenne qui comprend la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy et la Guyane. Son principal objectif : «présenter les enjeux d’une coopération adaptée aux besoins de la jeunesse en quête de repères, d’engagement social et solidaire ». Nathalie Issac et l’équipe de Pointe-à-Pitre entendent également mettre en lumière les ambitions du programme Interreg qui permettra le déploiement en réciprocité de jeunes volontaires (envoi depuis l’espace caribéen et accueil de volontaires internationaux dans la Caraïbe).

De bon augure pour la construction d’un maillage d’acteurs grandement impliqués dans le VIES !

Solidarité, soleil et sourires au Delta Festival

Ils ont fait des poses rigolotes, des signes de Jul, de grands sourires ou se sont embrassés face à l’objectif de la borne photo installée sur le stand de France Volontaires. De quoi garder un précieux souvenir d’un joyeux moment entre potes sur le festival, mais aussi de celui passé avec les équipes de France Volontaires : pendant trois jours, du vendredi au dimanche, ce sont des dizaines de jeunes festivaliers qui sont venus chercher des infos sur le volontariat international.


Les festivaliers et festivalières sur le stand de France Volontaires.

Installé sous la grande tente du « Monde des possibles » (le village des partenaires), à proximité d’autres acteurs de la solidarité internationale, le stand a ainsi fait le plein aux heures de pointe de l’événement. Pour beaucoup, il était question d’obtenir des précisions sur les possibilités de volontariat offertes au cours d’un cursus universitaire, à l’occasion d’une année de césure ou durant sa carrière professionnelle. Volontariat de solidarité internationale (VSI), service civique international (SCI), Corps européen de solidarité (CES), Congé solidaire… C’est que dans la jungle des dispositifs, il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver ! Les équipes de France Volontaires présentes sur le stand se sont ainsi attelées à éclaircir ces points. Nous avons ainsi pu compter sur la présence de Maélie Lacour, ancienne volontaire en CES au Maroc et Chrismaelle Thermidor (à gauche sur la photo d’ouverture), volontaire haïtienne en service civique à la Belle de Mai dans le cadre du programme Tanbou, porté par l’Institut français. Grâce à sa mission, elle a su faire profiter de son expérience dans les industries culturelles et créatives aux nombreux visiteurs du stand pendant les trois jours de présence sur le Delta.

Des débats, de la télé et Instagram

Et si l’ouverture des portes, retardée de cinq heures le samedi après-midi pour cause de vents violents, n’a pas permis d’accueillir les festivaliers en début d’après-midi, ce moment un peu suspendu a néanmoins donné l’opportunité aux équipes de partir à la rencontre des autres partenaires du festival. Comme la Ville de Marseille, qui accueille de nombreux jeunes en service civique dans ses structures, ou encore Eurasia.net, l’un des membres de la plateforme France Volontaires dont les locaux sont justement situés dans la cité phocéenne.

Charlotte Chiron, responsable de la communication, a même eu le plaisir d’expliquer l’importance de l’engagement dans le cadre d’un volontariat international aux spectateurs de la chaîne de télé de la Métropole Aix-Marseille-Provence ! Notons enfin le passage de Johan, créateur de contenu pour le compte Insta « Le Jeune engagé », venu passer une tête pour un échange détendu, histoire de prolonger de manière informelle le partenariat mis en place avec lui l’année passée pour sensibiliser aux dangers du volontourisme.

Malgré les quelques déboires survenues en raison des intempéries pendant les cinq jours de l’événement, cette dixième édition restera toutefois comme une belle réussite pour le Delta comme pour France Volontaires, avec plus de 400 curieux venus sur le stand. Rendez-vous fin août l’année prochaine pour une nouvelle édition, sans pluie ni vent, on l’espère, mais toujours sous le signe de la solidarité internationale !


 


La scène Eden a accueilli DJ, groupes et artistes musicaux tout le week-end.

Sur les chantiers de Solidarité sans frontières, à l’ouest du Cameroun

Le concept de volontariat englobe une diversité d’engagements solidaires, parmi lesquels le dispositif de chantier de solidarité internationale (CSI). Le CSI  permet à des jeunes du monde de se rencontrer autour de projets de développement local d’utilité collective . C’est un lieu d’échanges interculturels, mais surtout d’éducation populaire.

Ce programme de mobilité facilite le déploiement de bénévoles sur des projets de solidarité à courte échéance, souvent sur des chantiers de 2 semaines à 1 mois, que ce soit au niveau national ou international. Ils s’inscrivent dans une démarche collective de réalisation d’un projet utile aux communautés bénéficiaires.

Dans le cadre de sa mission de promotion des engagements citoyens, France Volontaires organise chaque année des actions de communication, de formation, d’information et de sensibilisation sur ces chantiers internationaux. C’est pourquoi durant les congés d’été, l’Espace Volontariats organise la visite de quelques chantiers organisés sur le territoire camerounais. Cette démarche vise à rencontrer les groupes de jeunes impliqués dans ces projets, de toucher du doigt les réalisations effectuées et partager des bonnes pratiques.

Cette année, nos équipes ont voyagé à l’ouest du Cameroun, et plus précisément à Batié et Bamendou. Nous sommes partis à la rencontre de Solidarité sans frontières Cameroun, qui initie des chantiers en partenariat avec les Scouts et Guides de France depuis 2020.

Les Scouts et Guides de France sur le chantier de Batié

  • Solidarité Sans Frontières

Solidarité Sans Frontières est une organisation camerounaise crée en 2019 dont le siège social est basé à Yaoundé et qui dispose d’antennes à Batié, Bamendou et aux Etats-Unis (Etat de Californie).

Ses objectifs et missions sont :

  • Accès à une éducation de qualité : Améliorer les conditions d’apprentissage et fournir des infrastructures éducatives adaptées.
  • Amélioration des conditions de vie : Contribuer à la lutte contre la précarité en mettant en place des projets concrets pour les communautés locales.
  • Préservation de l’environnement : Intégrer des pratiques respectueuses de l’environnement dans toutes ses actions.

En 2024, ce ne sont pas moins de quatre chantiers qui ont été portés par cette association, respectivement dans les communes de Metchou, Batié, Bamendou, et Mvangane. Solidarité sans frontières, qui entend améliorer les conditions de vie des populations locales, s’est donnée pour mission de construire et rénover plusieurs salles de classes et de construire des accès à un point d’eau potable dans les différentes localités bénéficiaires.

De gauche à droite: Ulrich, référent volontaires et André Valdèse JIOKENG, président de l’association Solidarité Sans Frontières Cameroun

  • La visite terrain à Batié et Bamendou

Pendant trois jours, France Volontaires a sillonné les routes de l’ouest du Cameroun, dans l’objectif de rencontrer et d’échanger avec les dix jeunes scouts et guides de France déployés pour trois semaines de chantiers, d’apprentissage, de découverte et d’interculturalité aux côtés de Solidarité sans frontières.

A Batié, l’équipe sur place est constituée d’un groupe dynamique et enthousiaste, composé de cinq jeunes scouts, Lou, Suzanne, Elise, Hélène et Anaïs, accompagnées au quotidien par Ulrich et Marie-Louise, leurs référents.


Ulrich et Marie-Louise, accompagnateurs et membres de Solidarité sans frontières.

Ce chantier, qui a pris place du 1er au 24 août, avait pour objectifs :

  • La construction et l’aménagement de l’école pour offrir un cadre éducatif amélioré
  • L’animation de débats, discussions et jeux de société
  • La mise en place de sessions de soutien scolaire
  • La sensibilisation des jeunes du village aux problèmes de la société


Les volontaires à Batié, entourées des enfants du village.

Toucher du doigt les réalités du terrain, découvrir une nouvelle culture et partager la sienne, telles étaient les motivations de ces jeunes scouts, qui ont marqué Solidarité Sans Frontières par leurs sourires, leur bonne humeur et leur spontanéité.

Pour en savoir plus sur leur expérience, nous invitons à retrouver en vidéo le témoignage de ces jeunes françaises : lien de la vidéo

 


L’équipe des Scouts et Guides de France à Bamendou.

Place à Bamendou ! Perchés en haut d’une colline, nous avons fait la rencontre de Léonie, Mélanie, Gaspard, Justine et Bastian, emplis d’une joie de vivre communicative.

Déployés du 4 au 22 août, ils avaient pour objectif de participer à la construction de deux château d’eau, accompagnés de cinq bénévoles camerounais. Tout au long de leur séjour, ils ont participé à la vie collective du village et ont redoublé d’efforts pour porter et installer les équipements nécessaires au bon fonctionnement des deux équipements d’une capacité de 2000 m³ et 6000 m³.

Les discussions avec eux ont principalement été centrées sur leurs motivations, leurs objectifs post-mission et leurs conseils à prodiguer aux futurs volontaires :

« Dans le cadre de notre engagement scout, nous avons préparé ce projet pendant 2-3 ans. Ce qui m’a réellement motivé c’est de pouvoir faire quelque chose qui a du sens et qui est utile aux populations. En discutant avec les habitants de Batié on s’est rendus compte à quel point la construction de ce château d’eau était nécessaire. » – Gaspard

 

« Cette expérience m’a permis d’arborer une nouvelle vision du monde et des choses, ça m’a fait grandir. Ça été humainement et culturellement très enrichissant pour moi, car malgré les différences de coutume nous avons toujours été entouré de bienveillance et de respect » – Justine

 

« Nous avons découvert un pays incroyable qui était jusqu’alors inconnu pour nous. Le Cameroun m’a marqué par ses paysages et sa population, c’était une découverte formidable et une belle expérience humaine. J’ai été touché par l’accueil chaleureux des camerounais. Au Cameroun on se sent chez soi !» – Bastian

 

« Je conseillerai aux futurs volontaires de venir avec beaucoup d’ouverture d’esprit, mais surtout beaucoup de curiosité parce que la vie ici est diamétralement opposée à ce qu’on connaît en France. C’est cette différence qui est enrichissante, car on apprend plein de choses. C’est un échange entre deux cultures, et il ne faut pas hésiter à poser des questions ! » – Léonie

 

« Si je devais partager une anecdote ce serait toutes les fois où nous avons dû remonter la colline ensemble, dans la boue après la pluie, pour pouvoir rejoindre notre logement ! C’était un peu la galère et c’était drôle ! Ça change tellement de chez nous, je me suis aperçue à quel point les modes de vie d’un pays à un autre pouvaient être totalement différents. » – Mélanie

Comme chaque année, en plus des jeunes scouts déployés à Batié et Bamendou, le Cameroun a accueilli plusieurs autres groupes déployés par CLV Rhônes-Alpes et d’autres organisations depuis le mois de janvier 2024. France Volontaires Cameroun est heureux, dès que l’opportunité se présente, de partager des moments avec ces jeunes sur le terrain.