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Corse : la mobilité internationale s’ancre dans les parcours des jeunes

Le mercredi 8 avril, à Corte, une quarantaine de participants se sont réunis à l’occasion d’un événement dédié à la mobilité internationale et au volontariat, structuré autour de tables rondes, d’un forum et d’ateliers. Organisée avec la Collectivité de Corse, l’Université, les services de l’État et les acteurs de l’emploi et de la jeunesse, la rencontre visait à illustrer les impacts du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) à la fois sur les jeunes, les structures d’accueil et les territoires.

Dès la matinée, les échanges ont insisté sur la nécessité de mieux accompagner et valoriser ces expériences. Pour Christophe Paoli, vice-présent de l’Université de Corse, qui souhaite pérenniser ce rendez-vous, il s’agit, comme avec le volontariat, de « donner du sens à la mobilité internationale ». Une préoccupation partagée par Claire-Cécile Montecattini, de la Collectivité de Corse, qui prépare sa « nouvelle feuille de route internationale » et souligne la nécessité de « rassurer les familles », parfois inquiètes face à des départs hors Europe.

Les volontaires, des ambassadeurs de la mobilité internationale

Face à un public attaché à son territoire, Elsa Comelli, de l’association Emma Lab, a rappelé que « ce n’est pas parce qu’on part – quelque temps – que l’on se perd au contraire ». Un message qui résonne avec les enjeux d’attractivité et de retour des jeunes sur l’île.

« Le volontariat international permet de déconstruire les stéréotypes sur les jeunes d’aujourd’hui »
Karima, volontaire internationale auprès de l’association Opra

Dans le champ éducatif, Laurent Giacomoni, professeur au lycée Laetitia d’Ajaccio, a insisté sur la nécessité de « créer de la visibilité » autour de ces dispositifs. Même ligne du côté de Patricia Godani, déléguée de l’Académie de Corse aux relations internationales et à la coopération, pour qui il est essentiel de « s’appuyer sur des ambassadeurs de la mobilité internationale ».

Les témoignages de volontaires ont également nourri les échanges. En mission de volontariat international au sein de l’association Opra, qui accompagne les habitants dans leurs parcours de vie, Karima a estimé que « le volontariat international permet de déconstruire les stéréotypes sur les jeunes d’aujourd’hui ». Son tuteur, Enzo Aregay, a évoqué une relation « d’échange » et souligné l’apport « d’un nouveau regard » pour dynamiser les structures.

Carole Spanu, de la Fédération corse de la Ligue de l’enseignement (FALEP), a pour sa part mis en avant les effets concrets des chantiers de solidarité internationale, évoquant un « changement radical pour certains jeunes corses », qui ont repris des études ou trouvé un emploi à leur retour.

Le volontariat international appelé à se développer en Corse

Ces initiatives s’inscrivent dans un programme mené entre 2022 et 2024, relancé au second semestre 2025 pour deux ans dans le cadre du partenariat entre la Collectivité de Corse et France Volontaires. À ce jour, près de 50 jeunes en ont bénéficié : une trentaine à l’envoi, notamment vers le Maroc, la Tunisie, l’Égypte ou la Turquie, et un peu moins d’une vingtaine à l’accueil, dans des missions liées à l’éducation, à la biodiversité, au sport, à la culture ou à la communication.

Un nouveau chantier de solidarité internationale est d’ores et déjà prévu en juillet en Tunisie, autour de la préservation de la biodiversité marine en Méditerranée. Le programme entend désormais relever plusieurs défis : durabilité, approfondissement et élargissement, à travers des partenariats pérennes et un accompagnement renforcé des volontaires et des structures.

Le forum, organisé en parallèle par Centre EUROPE DIRECT Corsica, en partenariat avec le service des relations internationales de l’Università di Corsica, a permis de réunir les structures de mobilité internationale présentes en Corse pour la troisième année, et permis de rencontrer de nouveaux candidats potentiels pour des missions à Madagascar et aux Philippines, avec l’objectif de favoriser des engagements de plus longue durée.

Enfin, un atelier a réuni plusieurs volontaires internationaux actuellement en mission en Corse. La Marocaine Karima a présenté ses actions en faveur de la francophonie dans les quartiers prioritaires de Bastia. L’Équatorienne Karoline est revenue sur sa participation à la Semaine des langues et au Festival du cinéma espagnol et latino-américain d’Ajaccio. Naomi, venue des Philippines, fait découvrir sa culture auprès des étudiants du campus agricole de Sartène, tandis que Vanbros, récemment arrivé du Cambodge, prépare déjà une matinée interculturelle mêlant danse, chant et cuisine.

En fin de journée, ce dernier a résumé son engagement en une formule : « Apprendre, transmettre et partager ».

Un concours d’éloquence fait vivre la francophonie à Phnom Penh

Le 12 mars 2026, l’Institut français du Cambodge (IFC) a accueilli à Phnom Penh un concours d’éloquence en français, organisé dans le cadre de la Semaine de la Francophonie. Cette nouvelle édition, centrée sur le thème du développement durable, a rassemblé des étudiants de différents établissements autour d’un objectif commun : mettre en valeur leur talent oratoire, leur esprit critique et leur engagement à travers la francophonie, tout en encourageant la réflexion et le débat autour d’enjeux contemporains.

Organisé par l’Université Royale de Droit et des Sciences Économiques (URDSE) et l’IFC, avec le soutien de l’Ambassade de France au Cambodge et de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le concours était présidé par S.E. Samedy Sivathana, Secrétaire d’État au ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports cambodgien.

Des volontaires au cœur du projet

Les volontaires ont joué un rôle central dans la réussite de cet événement. Depuis plus de six mois, Juliana Forte (VSI V-Francophonie*), Méryl Carré, Eudœxie Gervais (URDSE) et Dounia Bouchkaoui (IFC), engagées en Service Civique (SC) et en VSI avec La Guilde et International Impact, ont piloté le projet aux côtés de Chengly Luch, directrice adjointe de la médiathèque de l’IFC.

De la conception du concours à l’accompagnement des candidats, elles ont coordonné l’ensemble des étapes : choix des thématiques, mobilisation des étudiants, préparation des participants, gestion du budget, rédaction des dossiers de financement et organisation logistique de l’événement. Ce travail de fond, mené sur plusieurs mois, a permis de structurer un projet ambitieux, en lien avec les enjeux contemporains et les priorités portées par la Francophonie.

“On ne se rend pas toujours compte du travail en amont, mais voir les étudiants prendre la parole avec confiance le jour J, c’est une vraie récompense.”  Juliana

Dans un second temps, Victoria Suarez Martinez (Taramana), Chloé Alibert et Jeanne Lapoussin (IFC), en service civique, ont rejoint l’équipe pour appuyer l’organisation, notamment sur la logistique et l’accompagnement des candidats.

« On est partout en même temps, les émotions se mélangent : stress, joie… mais ce que je retiens surtout, ce sont les étudiants et leur énergie. » — Eudœxie

Ce concours a constitué une opportunité, tant pour les étudiants que pour les volontaires. Pour les participants, il a offert un cadre propice à l’expression orale, au dépassement de soi et à la rencontre avec d’autres jeunes issus d’horizons différents. Pour les volontaires, cette expérience a été un véritable terrain d’apprentissage, leur permettant de développer des compétences concrètes en gestion de projet, en coordination et en accompagnement.

« Participer à toutes les étapes du projet, de sa conception à sa réalisation, a été une grande source de satisfaction. » — Méryl

Un engagement qui fait vivre la francophonie

Au-delà de l’événement lui-même, l’implication des volontaires illustre concrètement les valeurs du volontariat : partage de compétences, appui à des initiatives locales et rencontres interculturelles.

Le choix de la thématique du développement durable n’était pas anodin : il a permis d’accompagner les étudiants dans une réflexion approfondie sur des enjeux globaux, en résonance directe avec les priorités du prochain Sommet de la Francophonie à Phnom Penh en novembre 2026.

Ce concours a également constitué, comme le souligne Méryl, « un moment privilégié pour la communauté francophone de Phnom Penh de se rassembler, d’échanger et de s’inspirer mutuellement autour de sujets d’actualité ou de société. Il crée un espace où la langue française permet un moment de réflexion collective. »

Il rappelle aussi le rôle clé de la jeunesse dans le rayonnement de la francophonie. En s’engageant, les jeunes contribuent à faire vivre la francophonie et à nourrir le dialogue entre cultures.

Ce concours a été l’une des expériences les plus riches et les plus marquantes de ma mission. Voir ces étudiants s’approprier la langue française pour défendre des causes aussi cruciales est une immense source de fierté. — Dounia

Photos : Institut français du Cambodge
https://www.ifcambodge.com/fr/

* Le programme « Volontaires unis pour la Francophonie » (V-Francophonie), financé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) et mis en œuvre par France Volontaires en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie, a été annoncé lors du XIXᵉ Sommet de la Francophonie, accueilli par la France en octobre 2024. Il vise à renforcer et à rendre plus visibles les opportunités de volontariat international au sein de l’espace francophone. Dans la perspective du prochain Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Phnom Penh en novembre, le Cambodge accueillera une dizaine de missions.

One Health Summit 2026 : la contribution des volontaires mise en lumière

France Volontaires a porté au One Health Summit de Lyonune conviction forte : le volontariat international est un levier essentiel pour rendre l’approche “Une seule santé” concrète, accessible et ancrée dans les réalités locales.

Ce positionnement fait écho aux propos du président de la République qui a appelé, en ouverture du segment de haut niveau, à davantage de “coopération internationale” et “d’interdisciplinarité”, deux démarches au cœur de la construction des programmes et missions de volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) avec les partenaires de terrain.

 

Une délégation de jeunes volontaires engagés et inspirants

Une délégation d’une dizaine de volontaires internationaux, du Togo, du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Sénégal, de Tunisie, du Rwanda et de France, a participé au Sommet. Elle s’est impliquée dans plusieurs séquences :

  • la visite du Village des Découvertes, occasion d’échanges en « Equipe France » avec Expertise France, l’Agence française de développement et l’IRD.

  • l’événement « La jeunesse interpelle le monde » piloté par IRD et dont nous étions partenaires;

  • la partie officielle du Sommet : séquences thématiques et écoute du segment de haut niveau

Une partie de la délégation était constituée de jeunes volontaires internationaux mobilisés par le SCD dans le cadre de son projet PrODDige.

 

Un « événement jeunesse » pour mettre en valeur la contribution des volontaires

Lors d’une session de pitchs, les volontaires ont livré des témoignages forts et ainsi illustré comment l’engagement citoyen relie enjeux globaux et actions de terrain, au plus près des territoires :

o  Carmelle Lorie Ayena, volontaire béninoise en mission en France (SCD – Serveice de Coopération au Développement – projet PrODDIGE), sur les questions liées à l’alimentation durable

 

o   Marguerite Olagne, infirmière de retour d’un VSI au Cameroun avec la La DCC – Délégation Catholique pour la Coopération, sur la lutte contre le paludisme.

 

 

En ouverture, la ministre Éléonore Caroit s’est adressée directement aux volontaires, les remerciant pour  leur “engagement et la passion [qu’ils] mettent dans [leurs] projets”, et les incitant à “convaincre d’autres jeunes de s’engager”. Elle a remercié France Volontaires pour la mobilisation de ces volontaires.

 

 

Une jeunesse force de proposition

Les volontaires Clara Dackey et Boa Alex Junior kouadio ont participé à porter un plaidoyer coconstruit par des jeunes de plusieurs pays, dont Joanne d’Harcourt, et accompagnés par l’Institut pour la recherche et le développement (IRD), pour renforcer l’approche « Une seule santé ».

Les recommandations ont été portées à la connaissance des chefs d’Etat et de gouvernement lors de la séquence de haut niveau, grâce à une vidéo pré-enregistrée par deux porte-paroles représentant les jeunes impliqués dans la démarche. Ils y rappellent que la jeunesse agit déjà sur le terrain et constitue un levier essentiel pour diffuser et concrétiser One Health.

Leur message est clair : développer une éducation interdisciplinaire accessible, garantir des financements pérennes, intégrer pleinement les jeunes dans les instances de gouvernance, créer des espaces de collaboration durables entre secteurs et renforcer une communication scientifique fiable et mobilisatrice. Autant de priorités pour accélérer la transition vers un avenir plus sain et plus durable.

Une recommandation préconise notamment de « développer un volontariat indemnisé dédié à l’approche One Health, aux échelles locales, nationales, et internationales ; »

Lire la version longue du document de plaidoyer ici

Un sommet qui confirme le rôle clé du volontariat

À l’heure où les crises sanitaires, environnementales et sociales s’intensifient, une évidence s’impose après un tel sommet : le slogan « Une Seule Santé » n’est pas un concept, c’est une nécessité collective. Elle prend tout son sens grâce à des femmes et des hommes engagés au plus près des territoires, et qui répondent aux défis par des actions concrètes. À travers des initiatives toujours co-construites avec les acteurs locaux, les volontaires internationaux prouvent chaque jour que l’intérêt général se bâtit sur le terrain, et que l’avenir dépend de notre capacité collective à agir, ensemble.

 

La rediffusion de l’événement est à retrouver ici : One Health Summit 2026 | One Planet, One Health: Youth taking Action

À Brazzaville, une nouvelle étape franchie avec le lancement d’une cohorte de 10 volontaires engagés en Service Civique de réciprocité

Placée sous l’égide de Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse et des Sports, et de Claire Bodonyi, ambassadrice de France au Congo, la cérémonie a rassemblé l’ensemble des acteurs impliqués dans ce programme, symbole du renforcement des liens entre les deux pays en matière de volontariat et d’engagement citoyen.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et conviviale, les temps forts se sont succédé : prise de parole des institutions, témoignages, et séquences dédiées aux volontaires et à leurs familles. La signature symbolique des lettres d’engagement par un volontaire et un parent est venue illustrer la dimension collective de ce projet, tandis que la remise du drapeau national par le ministre a contribué à la symbolique et à l’importance de l’événement.

Un programme de réciprocité pour structurer les mobilités et l’engagement

Ces départs s’inscrivent dans le cadre du projet d’appui au volontariat international du Corps des jeunes volontaires du Congo (CJVC), porté par France Volontaires avec l’appui de l’Agence du Service Civique, via un financement Fonds Équipe France Rapide de l’ambassade de France au Congo.

Au cœur de cette initiative, le principe de réciprocité : permettre à des jeunes issus de pays partenaires d’effectuer des missions en France, en miroir de l’engagement de volontaires français à l’international. Une approche qui favorise les regards croisés, le partage d’expériences et la montée en compétences des participants comme des structures d’accueil.

En amont de leur départ, les volontaires ont bénéficié d’un stage de préparation destiné à les outiller pour leur mission et leur immersion dans un environnement interculturel.

Les volontaires en activité pendant le stage de préparation au départ.

Des volontaires au cœur de la dynamique de coopération

Pour ces dix jeunes, cette mission représente bien plus qu’un séjour à l’étranger. Pendant plusieurs mois, ils seront amenés à s’impliquer dans des structures françaises, à transmettre leurs compétences et à en acquérir de nouvelles.

Comme l’a souligné l’ambassadrice de France au cours de la cérémonie, cette expérience vise également à préparer leur retour, en valorisant les acquis du volontariat dans leur parcours professionnel et citoyen. Un accompagnement est ainsi prévu avant, pendant et après la mission afin de favoriser leur insertion.

Claire Bodonyi, ambassadrice de France au Congo aux côtés de Hugues Ngouelondele, ministre de la jeunesse, des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi.

Une dynamique déjà engagée en faveur du volontariat

Ce programme s’inscrit dans une trajectoire plus large de structuration du volontariat au Congo, accompagnée par France Volontaires aux côtés des autorités nationales. Deux cohortes de volontaires avaient déjà été mobilisées en 2019 et 2021, témoignant d’une volonté constante de promouvoir l’engagement des jeunes.

Au-delà des parcours individuels, l’initiative contribue également au renforcement des capacités du CJVC et à la consolidation d’un dispositif national de volontariat ouvert à l’international.

Pour les partenaires congolais et français, cette cohorte en mission de réciprocité marque ainsi une étape structurante. Elle ouvre la voie à de nouvelles mobilités croisées et confirme le rôle du volontariat comme levier de coopération, de dialogue et de développement partagé.

Une aventure commence pour ces dix jeunes volontaires, appelés à devenir, au fil de leur mission, des ambassadeurs de l’engagement et du lien entre les jeunesses congolaise et française.

Les volontaires lors de l’audience avec l’Ambassadrice de France au Congo, en prélude à la cérémonie. 

Sur le site de la DJEPVA, lancement d’une rubrique dédiée à l’année internationale des volontaires !

Cette plateforme s’inscrit dans la dynamique de l’année 2026, proclamée par les Nations Unies, qui doit mettre en valeur la contribution des volontaires et bénévoles aux Objectifs de Développement Durable (ODD).

AIV2026 est un espace pour s’informer sur les programmes de volontariat et de bénévolat, reconnaître le rôle moteur des volontariat/bénévolat dans la transformation durable des sociétés,  inspirer à travers des témoignages et des ressources et passer à l’action en s’engageant dans un dispositif de volontariat/bénévolat.

Parce que chaque contribution compte, cette rubrique met en lumière la contribution du volontariat et du bénévolat à l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD).

À travers cette rubrique AIV2026, la DJEPVA entend :

  • Informer sur les 17 ODD ;
  • Valoriser les engagements des jeunes et des structures qui agissent dans le domaine du bénévolat/volontariat ;
  • Susciter l’envie d’agir en faveur des ODD grâce à des ressources et des témoignages inspirants ;
  • Partager les temps forts de l’AIV . Vous pouvez déjà présent transmettre des informations sur vos évènements  « AIV » ou encore en en lien avec le volontariat au service du développement durable à l’adresse suivante : [email protected]

Rendez-vous dès maintenant sur cette nouvelle rubrique, pour partager des informations ou en savoir plus sur cette année internationale des Volontaires !

Lyon : les volontaires présents pour incarner l’engagement au service de l’approche One Health

Réunissant chefs d’État, scientifiques et acteurs de terrain, le One Health Summit de Lyon entend accélérer les réponses face aux crises sanitaires contemporaines. Dans un contexte marqué par les dérèglements climatiques, les inégalités d’accès aux soins ou la multiplication des zoonoses (ces maladies infectieuses qui passent de l’animal à l’homme), l’approche « One Health » s’impose comme un cadre structurant. Elle vise à « équilibrer et optimiser durablement » la santé des humains, des animaux, des végétaux et des écosystèmes, en partant d’un constat simple : ces dimensions sont interdépendantes et ne peuvent plus être pensées séparément.

One Health : une approche globale pour repenser les politiques de santé publique

Les crises récentes, à commencer par la pandémie de Covid-19, ont mis en évidence les limites des réponses cloisonnées. Elles ont aussi souligné la nécessité d’une action coordonnée, fondée sur la science, la prévention et la coopération internationale. L’approche One Health propose précisément ce changement de regard, en invitant à intégrer systématiquement les enjeux de santé dans toutes leurs dimensions, afin de mieux comprendre, anticiper et prévenir les maladies.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la participation à l’événement de France Volontaires, qui accompagne une dizaine de volontaires internationaux engagés sur des missions de long terme. Venus de plusieurs pays (France, Sénégal, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire…), ils apporteront pendant les trois jours du Sommet un regard ancré dans les réalités locales (voir Temps forts, ci-dessous).

« Ma mission consistait entre autres à prendre en charge des patients atteint de paludisme. Ce n’est pas seulement une question médicale. La maladie est directement liée à l’environnement : eaux stagnantes, conditions d’habitat, accès à la prévention… »
Marguerite Olagne, volontaire de solidarité internationale au Cameroun, qui intervient dans le cadre de l’une des tables-rondes du Sommet

Sur le terrain, ces missions prennent des formes multiples. Marguerite Olagne, infirmière qui a réalisé via la DCC une mission de volontariat de solidarité internationale dans un centre de santé à Yaoundé, au Cameroun, rappelle ainsi que « la santé humaine ne peut pas être pensée isolément. L’approche One Health nous donne un cadre pour penser la santé autrement. Le volontariat, lui, nous permet de la rendre concrète, sur le terrain. » Une expérience qui illustre le lien direct entre conditions de vie, environnement et propagation des maladies, notamment dans le cas du paludisme. « Ma mission consistait entre autres à prendre en charge des patients atteint de paludisme. Ce n’est pas seulement une question médicale. La maladie est directement liée à l’environnement : eaux stagnantes, conditions d’habitat, à l’accès à la prévention… », détaille-t-elle.

Volontariat international : des actions concrètes au cœur des enjeux de santé mondiale

En France, d’autres volontaires agissent en prévention, notamment sur les questions alimentaires. Pour Lorie Ayena, volontaire béninoise envoyée par le Service de Coopération au Développement en mission à la Maison d’animation globale et d’initiatives collectives (MAGIC) de Brout-Vernet (Allier), « parler d’alimentation c’est en réalité parler de bien plus que de nourriture. On parle de prévention, de dignité, d’environnement et de responsabilité collective », explique-t-elle. Une approche qui élargit la notion de santé au-delà du soin, en intégrant les déterminants sociaux et environnementaux.

Ces exemples s’inscrivent dans un ensemble plus large de missions portées par France Volontaires et ses membres. Dans de nombreux pays partenaires, les volontaires interviennent sur des enjeux variés : renforcement des systèmes de santé, sensibilisation aux maladies vectorielles, formation aux gestes de premiers secours, amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, ou encore accompagnement de projets nutritionnels. Autant d’actions qui participent, à différentes échelles, à la mise en œuvre concrète de l’approche One Health.

Au-delà de la diversité des contextes, un point commun se dégage : le volontariat agit comme un trait d’union entre les politiques globales et les réalités locales. Il permet d’expérimenter, d’adapter et de diffuser des solutions au plus près des territoires, en lien étroit avec les acteurs locaux. Dans cette perspective, l’approche One Health apparaît non seulement comme un outil de santé publique, mais aussi comme un levier de développement, en contribuant à la réalisation de plusieurs Objectifs de développement durable.

À Lyon, cette expérience de terrain sera mise en débat, notamment dans les espaces dédiés à la jeunesse et à la société civile. Une manière de rappeler que les réponses aux défis sanitaires ne peuvent se construire sans celles et ceux qui les mettent en œuvre au quotidien.

Constance Prouvost, volontaire au sein de l’hôpital de l’Ordre de Malte à Elavagnon, à environ 250 kilomètres au Nord de la capitale (Lomé), en 2004.

 

Temps forts du One Health Summit

Dans le cadre du One Health Summit, la délégation de France Volontaires participera à plusieurs séquences dont l’événement parallèle jeunesse piloté par l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

  • Dimanche 5 avril, les volontaires seront présents au Village des Découvertes One Health au Parc de la Tête d’Or (15h00-17h00), animé par Expertise France
  • Lundi 6 avril: événement partenaire jeunesse au Centre de Congrès de Lyon (15h00-18h00). A cette occasion, deux volontaires délivreront un pitch tandis que deux autres porteront des recommandations à l’attention des chefs d’État et de gouvernement participant au Sommet, conçues à l’issue d’ateliers de plaidoyer impliquant des jeunes.
  • Mardi 7 avril, les volontaires pourront participer aux sessions thématiques du Sommet au Centre de Congrès de Lyon : société civile (09h30-12h30), systèmes alimentaires durables et les maladies vectorielles et zoonoses (09h30-10h45), une séquence sur l’exposition aux pollutions (11h30-12h30), et pour certains assister à la séquence de haut niveau de l’après. Enfin, le mardi 7 avril, les volontaires assisteront à différentes sessions thématiques du Sommet, portant sur la société civile, les systèmes alimentaires durables, les maladies vectorielles ou encore l’exposition aux pollutions, avant de participer, pour certains, à la séquence de haut niveau réunissant les chefs d’État.

 

À Paris, l’ambassade du Cambodge met à l’honneur les volontaires engagés dans la promotion du français

C’est dans les salons de sa résidence à Paris que l’ambassadeur du Cambodge en France, David Luy, a accueilli jeudi 26 mars les équipes de France Volontaires et les volontaires cambodgiens actuellement en mission en France dans le cadre du programme Volontaires unis pour la francophonie.  Un temps d’échanges organisé pour réaliser un premier bilan de leur présence en France, six mois après leur arrivée.

Volontariat international : un levier clé de la coopération entre la France et le Cambodge

Ces derniers participent en effet au projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », qui permet à ces enseignants de français langue étrangère de renforcer leurs compétences pédagogiques et interculturelles au contact de structures françaises. Déployés à Paris, Lille, Rouen et Caen, ils interviennent dans des environnements variés : animation d’ateliers linguistiques, médiation culturelle, organisation d’événements ou accompagnement éducatif.

Sokchenda Cheng, volontaire chez Terres de parole à Rouen, participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. Il a exposé un premier bilan de son expérience au bout de six mois de mission. 

La particularité de ce programme tient à l’implication directe des autorités cambodgiennes. Les volontaires sont mis à disposition par le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge, illustrant un engagement institutionnel fort en faveur de la francophonie et de la coopération éducative avec la France. Le pays demeure, par ailleurs, l’un des principaux territoires d’accueil de volontaires français.

En ouvrant la réception, David Luy a salué la continuité de cette relation. « Notre rassemblement est une belle illustration de ce nous construisons ensemble depuis près de 15 ans. Il s’agit d’un partenariat humain et généreux, ancré dans des valeurs communes : la solidarité et l’engagement citoyen qui figurent parmi les forces les plus puissantes pour rapprocher les peuples. »

À ses côtés, le directeur général de France Volontaires, Yann Delaunay, a insisté sur la portée diplomatique et linguistique du dispositif. « Le volontariat international d’échange et de solidarité que porte France volontaire est un outil de la relation qui unit nos deux pays. C’est un outil qui est porté au plus haut niveau de l’État français et qui est très régulièrement mis en avant comme illustration de ce que la France peut conduire comme rapport de partenariats solidaires, coconstruits, et réciproques avec les pays de coopération. Et je dois dire que le Cambodge est à ce niveau-là un des pays exemplaires».

Francophonie : des volontaires cambodgiens en immersion au cœur des territoires français

Après six mois de mission, les volontaires ont livré un premier retour d’expérience. À Rouen, Sokchenda Cheng participe notamment à la valorisation d’un festival littéraire. « Cette mission a changé ma vision du monde, avec une occasion unique de découvrir la culture française ». Un témoignage qui fait écho à celui de Pongpropey Ruot, en mission à l’Université catholique de Lille pour développer des activités de promotion de la langue française auprès des étudiants internationaux, pour qui cette immersion « transforme le rapport à la langue, passée d’un cadre académique à un usage quotidien ».

Les volontaires réunis autour de Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, et David Luy, ambassadeur du Cambodge en France.

Les structures d’accueil soulignent également les effets de ces échanges. À Caen, l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) accompagne des jeunes dans les quartiers populaires. Sa représentante, Claire Coulibaly, a rappelé le rôle de ces coopérations. « Il y a un intérêt à la fois personnel et professionnel d’accueillir des personnes d’horizons différents, pour les volontaires comme pour les accueillants. C’est un challenge, ça permet de travailler l’accompagnement de la jeunesse. Et c’est avec plaisir qu’on va continuer cette aventure : cela ouvre des portes sur d’autres types d’accueil dans notre association partout en France. »

Au-delà des parcours individuels, la rencontre a mis en évidence un dispositif structurant pour les relations franco-cambodgiennes. À l’approche du Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Phnom Penh à l’automne 2026, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de valorisation de la langue française et de renforcement des coopérations éducatives.

Pour les volontaires, la seconde moitié de leur mission s’ouvre désormais, avec la perspective, à terme, de réinvestir au Cambodge les compétences acquises en France. Pour les institutions partenaires, l’enjeu est aussi de pérenniser ces échanges, qui, à travers des expériences concrètes, contribuent à faire vivre la francophonie au quotidien.

Le Sommet de la Francophonie 2026

Le projet « Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026 », lancé à l’automne dernier à l’initiative de l’Ambassade de France au Cambodge pour une durée de deux ans avec le soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par France Volontaires Cambodge, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge. Il s’affirme comme un levier de mobilité, d’engagement et de coopération, à l’approche du prochain Sommet de la Francophonie que le Royaume accueillera cet automne.

Aux quatre coins du monde, les volontaires internationaux ont célébré la francophonie

Aux quatre coins du monde, la francophonie s’est vécue, cette année encore, au plus près des publics. À l’occasion de la 31e édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, organisée du 17 au 20 mars, volontaires et structures partenaires ont proposé des ateliers, des rencontres et de nombreux événements festifs. Une mobilisation internationale qui s’inscrit dans un rendez-vous devenu incontournable pour célébrer la langue française, à la fois vecteur culturel, outil éducatif et espace de dialogue.

Une semaine mondiale pour faire vivre la langue française

Chaque année, cette semaine de mars donne lieu à des centaines d’événements en France et dans les pays francophones. Portée par les institutions culturelles, les réseaux éducatifs et associatifs, elle s’adresse à tous les publics. L’édition 2026, placée sous le thème « Génération Paix ? », met particulièrement en lumière l’engagement des jeunes et leur capacité à construire des sociétés plus inclusives.

Dans ce cadre, les volontaires du programme V-Francophonie occupent une place singulière. Déployés au sein d’universités, d’Alliances françaises ou d’associations locales, ils contribuent à faire vivre la langue au quotidien. Pour Alexandre Godineau, en volontariat de solidarité internationale en Egypte, « l’intérêt de cette semaine de la francophonie – et ici c’est même durant tout le mois de mars – c’est de valoriser la francophonie pas seulement sous l’aspect de la langue, mais aussi comme un espace de dialogue et d’opportunité. On met en avant la francophonie à la fois universitaire, académique mais aussi professionnelle ».

Partout, les formats se veulent variés et ancrés dans les réalités locales. En Albanie, à Korça, Louise a construit un programme sur plusieurs semaines : escape game en français, initiation aux danses régionales, ateliers culinaires et jeux autour des spécialités francophones. Autant d’activités qui visent à diversifier les modes d’apprentissage et à rendre la langue plus accessible.

Dans le cadre du programme Francophonie mené avec l’ONG ELANS,  des élèves camerounaises, en classe de 6ᵉ, se sont essayées à une activité mêlant créativité et poésie, en s’inspirant du poème « Cher frère blanc » de l’écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor. © Tockem

À Phnom Penh, au sein de la Cambodia Academy of Digital Technology, Alexis a pour sa part organisé une présentation de la francophonie suivie d’un quiz interactif, ouvrant des discussions sur les perspectives de coopération académique. Dans la même ville, une rencontre entre étudiants de différents établissements a permis de renforcer les échanges en français, avec l’ambition de pérenniser ces collaborations.

Ateliers, créations et échanges : une francophonie en action

Au Cambodge, les initiatives ont également mêlé culture et convivialité : projection de films francophones, ateliers autour des expressions idiomatiques ou encore événements gastronomiques. Dans le même temps, un concours d’éloquence organisé en partenariat avec une université locale a permis aux étudiants de développer leur aisance orale, dans un cadre valorisant.

En Afrique, les actions menées témoignent d’un ancrage éducatif fort. À Bafou, dans l’ouest du Cameroun, Lucas a accompagné des élèves dans des ateliers d’écriture et de création artistique. Poésie sous forme de calligrammes, invention d’histoires ou encore création de chansons : autant d’exercices qui mobilisent la langue française comme outil d’expression. Une attention particulière est également portée à l’égalité entre les filles et les garçons, en favorisant la prise de parole de toutes et tous.

« La francophonie vit bien ! » observe Alexandre Godineau. « Et même si c’est un travail de longue haleine pour essayer de lui donner une image un peu moderne, je pense qu’elle a de beaux jours devant elle ».

Le 20 mars : une journée pour célébrer la francophonie

Le 20 mars constitue le point d’orgue de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Cette date renvoie à la création, en 1970 à Niamey, de l’Agence de coopération culturelle et technique, devenue depuis l’Organisation internationale de la Francophonie. Aujourd’hui, cette journée célèbre une langue parlée par près de 321 millions de personnes dans le monde et présente sur les cinq continents.

Chaque année, des événements sont organisés pour en illustrer la vitalité : rencontres littéraires, ateliers pédagogiques, projections, concerts ou débats. En 2026, la thématique « Génération Paix ? » a mis l’accent sur le rôle des jeunes dans la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Une orientation qui trouve un écho particulier dans les actions menées par les volontaires internationaux, au contact direct des publics.

Photo de couverture : © Alliance française de Siem Reap

Au Sénégal, des volontaires au cœur de la transformation numérique des collectivités

« Avant cette formation, je ne savais pas utiliser les outils collaboratifs. Aujourd’hui, je peux rédiger des documents professionnels, créer des tableaux de suivi et partager en ligne. Cette formation m’a redonné confiance » détaille Awa, jeune bénéficiaire de 26 ans résidente de Pikine Ouest. Depuis le début du mois de septembre 2025, de multiples séances de formation au numérique ont été organisées dans 24 collectivités des régions de Dakar, Thiès et Kaolack. Porté par le projet Volontaires pour l’inclusion numérique (VoPINu), le dispositif de volontariat d’échange et de compétences (VEC) mobilise une vingtaine de jeunes pour accompagner, très concrètement, la transition numérique des services publics locaux.

Les équipes d’archivistes ont modernisé les services municipaux  et les services publics locaux: plus de 3 400 extraits d’état civil ont été reconstitués dans la commune de Grand Yoff.

Mis en œuvre par Africa Volontaires Connect avec l’appui du programme DENVA de France Volontaires et le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports du Sénégal, le projet s’organise autour de quatre axes : formation, archivage, maintenance et innovation. Sur le terrain, les volontaires interviennent directement auprès des agents municipaux et des habitants. En quelques mois, plus de 900 personnes ont été formées, des équipements remis en état et de nombreuses démarches administratives simplifiées grâce à la numérisation.

Des compétences numériques au service des populations

Dans des communes comme Grand Dakar, Hann Bel Air ou Pikine Ouest, les volontaires forment des publics variés : jeunes diplômés, femmes entrepreneures, agents municipaux ou travailleurs du secteur informel. Les formations portent sur la bureautique en ligne, les outils collaboratifs, l’initiation à l’IA et les compétences numériques utiles à l’entrepreneuriat. À Dakar, plus de 350 personnes ont été formées en quatre semaines, avec un impact direct sur l’employabilité et l’autonomie des bénéficiaires.

Dans plusieurs communes, les services publics fonctionnaient avec du matériel défaillant. Plus de 177 machines ont été diagnostiquées dans le département de Dakar, 153 dans le département de Pikine et 54 dans le département de Rufisque, avec un taux de réussite supérieur à 80 % dans plusieurs communes.

Les équipes d’archivistes contribuent à transformer les services municipaux en numérisant et organisant des documents administratifs. Des registres d’état civil ont été reconstitués, triés et digitalisés dans plusieurs communes. Cette modernisation permet de réduire les délais de traitement, d’améliorer la traçabilité et de renforcer la transparence dans la gestion publique.
Dans de nombreuses collectivités, le matériel informatique défaillant freinait le travail des agents. Les volontaires ont diagnostiqué et réparé des centaines de machines, avec des taux de réussite souvent élevés. Résultat : une meilleure continuité des services, des coûts réduits et des conditions de travail améliorées pour les agents publics.

Innover à partir des besoins locaux

Les volontaires développeurs conçoivent des solutions adaptées : plateformes pour l’emploi, outils de gestion municipale, systèmes de suivi ou applications de signalement citoyen : « Nous ne faisons pas seulement de la technique. Nous contribuons à transformer des services publics et à rapprocher le numérique des citoyens », affirme Moustapha, volontaire développeur.

Dans le département de Dakar, plus de 17 solutions ont été développées, contribuant à moderniser la gouvernance locale et à rapprocher les citoyens des services publics. Malgré des défis logistiques et techniques, le projet poursuit son déploiement vers de nouveaux territoires avec l’ambition de renforcer les formations, accélérer la numérisation et faire du volontariat numérique un modèle reproductible en Afrique de l’Ouest.

 

Le projet Volontaires pour l’inclusion numérique en bref

  • 20 jeunes volontaires, 3 régions, 1 mission : l’inclusion numérique pour tous !

Avec le projet VOPINU, officiellement lancé le mardi 2 septembre 2025, 20 volontaires sénégalais se sont engagés pendant 6 mois à Dakar, Thiès et Kaolack pour :

  • Former les populations vulnérables aux outils numériques,
  • Aider les jeunes dans leur insertion professionnelle,
  • Accompagner collectivités & entrepreneurs dans la transition digitale.

Porté par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Sénégal et Africa Volontaires Connect, VOPINU s’inscrit dans le cadre du programme DENVA, coordonné par France Volontaires et l’ANVT, soutenu par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Mais au fait, la Francophonie, ça veut dire quoi ?

Francophonie ou francophonie ?

La francophonie évoque l’ensemble des locuteurs du français à travers le monde. C’est un état des lieux factuel qui retrace l’implantation de la langue française sur tous les continents, avec ses variantes locales et ses spécificités linguistiques propres à chaque peuple, chaque communauté qui le pratique.

La Francophonie est un mouvement politique né dans les années 1960-1970 pour structurer la coopération internationale entre les États et gouvernement ayant le français comme langue commune. Née d’une réalité linguistique, la Francophonie a su se développer en un véritable mouvement institutionnel, qui rassemble aujourd’hui 90 membres permanents, membres associés et membres observateurs. Depuis 2005, elle porte le nom d’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Tous les deux ans, les membres de l’OIF se retrouvent lors du Sommet de la Francophonie, une rencontre internationale pour définir les orientations de la Francophonie de manière à assurer son rayonnement dans le monde. Lors du Sommet, sont adoptées toutes les résolutions que les membres jugent nécessaires au bon fonctionnement de l’Organisation et à l’atteinte de ses objectifs. Le Sommet est présidé par le chef d’Etat ou de gouvernement du pays hôte du Sommet jusqu’au Sommet suivant. Il statue sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés et de membres observateurs à l’OIF. Alors que la France avait accueilli l’édition précédente, en 2024 à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts, c’est le Royaume du Cambodge qui organisera l’édition 2026, à Siem Reap, en octobre.

 

Le français aujourd’hui, ça donne quoi ?

Langue internationale par excellence, la Francophonie rassemble autour d’une diversité plurielle : géographique, évidemment, mais aussi culturelle, politique, religieuse ou encore générationnelle. Elle regroupe près de 400 millions de locuteurs répartis sur tous les continents et 170 millions d’apprenants. Elle est la quatrième langue la plus parlée, la quatrième langue d’internet et la troisième en termes d’économie et d’affaires.

Pour plus d’informations, consultez le rapport dédié édité par l’OIF.

 

Volontariat et Francophonie

La Francophonie dépasse donc la simple pratique du français : elle crée des passerelles entre les pays, les peuples et les communautés. Elle rassemble une riche diversité culturelle, linguistique, géographique, religieuse ou encore politique. Elle est vecteur de coopérations et de mobilités, à l’image du programme de volontariat dédié, annoncé par le Président de la République lors du XIXème Sommet de la Francophonie en octobre 2024.

Volontaires unis pour la Francophonie (V-Francophonie) prévoit l’envoi de plusieurs dizaines de volontaires internationaux à travers 20+ pays de l’espace francophone, autour des questions d’éducation, de culture, de coopération internationale ou d’égalité de genre. Un programme ambitieux, dont la mise en oeuvre est assurée par France Volontaires en partenariat avec l’OIF et avec le soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.