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Des liens et des graines : un chantier d’échanges et de partage de bonnes pratiques agricoles

Elles se nomment Rama, Sirandou, Nancy, Fatoumata, Aissata, Samira, Fatoumata et Halima. En avril, ces huit jeunes femmes membres de l’OMJA (l’Organisation du Mouvement de la Jeunesse d’Aubervilliers) ont traversé l’Atlantique pour rejoindre pendant quinze jours le centre Tadjabone, à Sébikotane, au Sénégal. Avec elles, Assah et Laleï, deux encadrantes elles-mêmes issues de l’OMJA, aujourd’hui passées « de l’autre côté de la barrière » mais tout aussi en découverte que le reste du groupe.
Sur place, elles ont retrouvé cinq jeunes Sénégalais, dont Georges, Pape Diouf et Fatou, portés par leur association locale et le gestionnaire du centre depuis 2010 Souleymane. Ensemble, ils ont formé un groupe hétéroclite, soudé par une même volonté : apprendre, partager, et construire quelque chose de concret.

Semer, bâtir, transmettre

Au cœur du séjour : la mise en place d’un incubateur de jardin partagé au sein du centre Tadjabone. Construction et installation de tables dédiées aux semences et à l’expérimentation agricole, aménagement de nouvelles parcelles : le groupe a retroussé ses manches dès les premiers jours.

Les participantes ont mis en pratique des techniques préparées avant le départ : semer, désherber, arroser correctement, faire pousser, fabriquer du compost. Pour des jeunes issues d’une ville ultra-urbanisée, ce contact avec la terre était aussi une « découverte de la nature » dans ce qu’elle a de plus concret et de plus vivant.

Les participants du chantier installe une clôture pour protéger un arbre tout juste planté/

Au-delà du jardin, le séjour a été jalonné d’autres actions : visites d’écoles pour renforcer les liens éducatifs et culturels, atelier autour du conte et présentation d’un livre, actions de reboisement aux côtés de l’association Xam Xam, découverte du nouveau parc sportif local, et immersion dans la richesse culturelle du Sénégal.

La réalité contre les idées reçues

Le chantier a aussi été un espace de mise à l’épreuve des représentations. Du côté des volontaires françaises, la surprise a été au rendez-vous : « Je suis surprise par la modernité », confie l’une d’elles, reflet, dit-elle, d’une vision archaïque et fausse qui circule trop souvent en Europe. Sébikotane n’est pas « la brousse mais une grande ville ». C’est un territoire vivant, connecté, dont la réalité dépasse largement les clichés.

Ce que les participantes souhaitaient surtout retenir ? Le vivre-ensemble. La vie communautaire vécue sur place ; avec ses contraintes et ses compromis ; s’est imposée comme un contrepoint saisissant au quotidien français, dominé par le « paraître, l’omniprésence des écrans et la déconnexion de l’instant présent ».

Du côté sénégalais, une légère surprise également : le groupe français, 100 % féminin, a mis en lumière la part très majoritaire des femmes dans les démarches de solidarité internationale, une réalité qui a alimenté les discussions et invité à réfléchir sur la parité dans ce type d’engagement. Pour autant, l’accueil a été chaleureux et l’intégration rapide : « C’est déjà la famille. Tout le monde s’est donné à fond et s’y est mis », confie George.

Les participants du chantier présente une table de permaculture à un agent municipal.

Cette « initiation au volontariat » a laissé des traces durables. Toutes les participants et participantes repartent avec l’envie de s’engager à nouveau, en tant que volontaires ou encadrantes, au Sénégal ou ailleurs, sur des formats courts successifs ou sur une durée plus longue, en service civique ou en VSI. Assah, Laleï et Souleymane, partagent eux aussi cette envie : pérenniser le projet, le faire grandir, et continuer à « faire sortir » la jeunesse d’Aubervilliers, l’exposer à d’autres réalités, d’autres manières de vivre et de construire ensemble.

 

 

À propos de l’OMJA

L’Organisation du Mouvement de la Jeunesse d’Aubervilliers est une association fondée en 1949, forte de 1 200 adhérents de 10 à 25 ans, répartis sur neuf structures implantées dans tous les quartiers de la ville. Des loisirs à l’éducation, en passant par la formation, l’ouverture culturelle et artistique, les séjours engagés et les événements d’envergure nationale, l’OMJA réunit la jeunesse autour d’un crédo : « Pour et par la jeunesse ».

Le logo de l'OMJA

A propos du centre Tadjabone

Ce centre créé en 2010 avec le soutien de la mairie de Thuir accueil tout au long de l’année des élèves des collèges et lycées de Sébikotane. Il propose de l’accompagnement et du soutien scolaire, de l’aide au devoir et propose un espace médiathèque. Depuis le chantier de solidarité il dispose maintenant aussi d’un espace qui permettra de dispenser des initiations à l’agronomie. Enfin c’est aussi un lieu d’hébergement éco-touristique. Le centre Tadjabone à par ailleurs déjà accueilli plusieurs missions de services civiques par le passé.

Mission du Directeur Général de France Volontaires à Dakar

Lundi 20 avril

Le volontariat au cœur de la diplomatie franco-sénégalaise

La journée a débuté par un entretien avec le ministre conseiller à la résidence de France, Florian Blazy, afin d’échanger sur les orientations stratégiques relatives à la place des volontaires internationaux d’échange et de solidarité (V.I.E.S) dans la coopération franco-sénégalaise.

Une convention signée pour structurer le volontariat

Temps fort de la mission, la signature d’une convention-cadre de partenariat entre France Volontaires et la direction générale du Service Civique national et du Volontariat (DGSCNV), rattachée à la Primature, en présence du ministre secrétaire général du Gouvernement, Boubacar Camara, et du ministre premier conseiller de l’ambassade de France. Cette signature s’inscrivait dans le cadre du 3ᵉ atelier du programme DENVA (Développement des écosystèmes nationaux de volontariat en Afrique), financé par le MEAE et mené en collaboration avec l’ANVT (Agence national du volontariat au Togo), qui rassemble 12 pays africains autour du renforcement structurel du volontariat sur le continent.

Des synergies à construire avec les Nations unies

Une rencontre s’est ensuite tenue avec les équipes des Volontaires des Nations unies (VNU) et du PNUD, représentés par Marc Lalanne, afin d’identifier de nouvelles synergies — notamment en matière de mobilités et de volontariat national — en lien avec les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 et l’Année internationale des volontaires 2026.

Le secteur privé, un levier à mobiliser

Un déjeuner a réuni des représentants d’entreprises françaises opérant au Sénégal, pour explorer les perspectives de mobilisation du secteur privé : financement du volontariat et déploiement de volontaires de solidarité internationale (VSI) dans le cadre des politiques de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Une dynamique partagée avec les opérateurs français

Le directeur général a ensuite échangé avec les représentants au Sénégal des opérateurs du MEAE — AFD, SCAC, Expertise France, IRD, CIRAD et Business France — sur la mise en place de stratégies communes, notamment la mobilisation de VSI en appui à leurs projets.

Résilience et innovation : le message aux acteurs du terrain

L’Espace Volontariats a accueilli une rencontre avec les membres de la plateforme France Volontaires présents au Sénégal et des volontaires sous dispositif français en mission ou sénégalais de retour de mission. Les échanges ont porté sur les contraintes budgétaires et leurs impacts sur la mobilité internationale, la recherche de nouveaux financements, et la plus-value des volontaires de réciprocité. La conviction du DG : malgré un contexte difficile, il faut être résilient et novateur.

La journée s’est conclue par un entretien en tête-à-tête avec le Ministre Secrétaire général du Gouvernement sénégalais, qui a permis de réaffirmer le rôle fondamental du volontariat dans la coopération bilatérale et la nécessité d’opérationnaliser la convention signée, à travers une feuille de route assortie d’indicateurs mesurables.

 

Mardi 21 avril

Traduire les engagements en actions concrètes

Reçu à la Primature par le Directeur Général du Service Civique National et du Volontariat, le colonel Cambel Dieng, Yann Delaunay a échangé sur la mise en œuvre concrète de la convention signée la veille, en vue d’établir une feuille de route assortie d’indicateurs mesurables, et de faire le bilan du programme DENVA.

La langue française portée par des volontaires engagés

Chez Play International, quatre volontaires du programme V-Francophonie, accompagnés de représentants de leurs structures d’accueil, ont partagé leur expérience de terrain et leur engagement pour la promotion de la langue française — une illustration concrète de la richesse des missions conduites au quotidien.

Les volontaires de v-francophonie disctutent assis autour d'une table

Territoires et culture : de nouvelles portes s’ouvrent

Une rencontre au ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, avec le Directeur de Cabinet M. Amadou Manel Fall, a permis d’envisager un partenariat autour des pôles économiques territoriaux, de la numérisation de l’état civil et de la décentralisation.

Les échanges se sont poursuivis, au ministère de la Culture, avec M. Bakary Sarr, Secrétaire d’État chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, qui ont ouvert des perspectives sur le rôle clé que peut jouer le volontariat dans la structuration de ce secteur et la formation de ses acteurs.

Le secrétaire d'état à la culture du Sénégal et le Directeur général de France Volontaires posent à côté du drapeau du Sénégal

Le réseau africain du volontariat se renforce

La journée s’est conclue par un dîner à l’Institut français, réunissant plusieurs participants au programme DENVA pour renforcer la coopération entre les agences et programmes nationaux de volontariat en Afrique.

 

Mercredi 22 avril

Le volontariat au service des territoires

La dernière journée a débuté à la Maison des élus de Dakar, avec les présidents d’associations d’élus locaux — maires et représentants des départements — pour échanger sur l’ancrage territorial du V.I.E.S et la mise en œuvre de projets locaux.

Les volontaires au cœur des Jeux olympiques de la jeunesse

Ibrahima Wade, coordinateur du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ), a accueilli le directeur général pour relancer une dynamique de collaboration. Le COJOJ s’est engagé à préciser ses besoins en matière de formation, de mobilisation de volontaires expérimentés et de structuration de l’héritage des JOJ Dakar 2026, dans lequel le volontariat pourrait jouer un rôle déterminant.

Sur le terrain, des visages et des engagements

La mission s’est conclue par des visites de terrain à Toubab Dialaw, au sein des structures d’accueil Djarama et APDD-Sobo Badé. Des rencontres avec plusieurs volontaires — en service civique et en VSI, déployés par la DCC et AIME — dans les domaines de l’environnement, de la culture, du sport et de la jeunesse, ont illustré concrètement l’impact du volontariat, tant pour les bénéficiaires que pour les volontaires eux-mêmes.

Une représentante de l'association Djarama présente ses locaux

Cette mission a permis de consolider les relations institutionnelles et de réaffirmer la place stratégique du volontariat dans la coopération franco-sénégalaise, tout en ouvrant des perspectives concrètes dans plusieurs secteurs prioritaires. La pleine réalisation de ces avancées dépendra désormais de la capacité des acteurs à opérationnaliser rapidement les engagements pris, à travers la mise en œuvre effective de la convention signée et la mobilisation de ressources adaptées.

 

Sénégal : visite de terrain auprès des volontaires d’une association d’inclusion par le basket

Fondée en 2021 par Fatou Kine Ndiaye, ancienne joueuse internationale de basketball ayant évolué sous les couleurs du Sénégal et de la France, Pulse Africa for Education œuvre pour l’inclusion sociale et l’éducation des jeunes, et particulièrement des jeunes filles, à travers ce sport. Une visite de terrain, organisée par l’équipe de France volontaires Sénégal avec Maëlys Veillard, représentante de l’ONG AIME qui envoie les deux volontaires, a eu lieu lors d’un entraînement de jeunes à l’école franco-sénégalaise Fann-Hock, menée par Pulse Academy (la structure économique rattachée à l’association). Cette dernière accueille environ 20 enfants, filles et garçons âgés de 5 à 14 ans, chaque mercredi et samedi. Depuis le début de l’année, des portes ouvertes sont organisées chaque mercredi afin d’inciter de nouveaux enfants à venir essayer le basketball et découvrir l’association. Le samedi, d’autres écoles sont régulièrement invitées pour organiser des matchs et favoriser les échanges.

Baptiste Sarro dirige une partie de l'entrainement des enfants

En complément des entraînements réguliers, Pulse Africa for Education développe plusieurs actions et projets : des camps de basketball, dont un camp estival organisé l’été dernier à Keur Jaraf, des camps dédiés aux jeunes filles, organisés sur des formats de 5 à 15 jours tout au long de l’année et enfin des actions de sensibilisation à l’antidopage.

L’association a également pour projet de lancer un tournoi de basketball 3×3 dans plusieurs régions (Mbour, Saint-Louis, Thiès et Ziguinchor), afin de promouvoir cette discipline présente aux Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026. 

Au-delà de l’encadrement sportif, les deux volontaires jouent un rôle clé dans le développement de l’association. Baptiste accompagne Pulse Africa for Education dans la recherche de partenaires financiers, tandis que Jade se consacre à la communication, à la valorisation des actions menées et à la visibilité des projets. 

L'équipe de Pulse Africa, les enfants et France volontaires rassemblaient pour une photo de famille sur le terrain.

 

Paroles de volontaires

Jade Caranavate : « Cette expérience de volontariat a été absolument splendide. Elle m’a permis de me développer, notamment dans le coaching, mais aussi de me sentir réellement utile en m’engageant pour une cause qui me tient profondément à cœur. J’ai beaucoup appris humainement et professionnellement. 

Ce qui m’a le plus surprise, c’est le manque de moyens financiers pour une cause aussi incroyable et essentielle. Malgré cela, l’énergie, l’engagement et la passion de l’équipe compensent largement. Fatou, notre directrice, a été exceptionnelle : une femme inspirante, qui nous a accueillis comme si nous faisions partie de sa famille. 

Vivre au Sénégal a été une expérience marquante. C’est un pays riche humainement, avec une culture forte et des personnes d’une gentillesse incroyable. 

À la fin de ma mission, j’aimerais rester au Sénégal pour travailler dans le secteur du sport et de la communication, pourquoi pas autour des JOJ ou au sein d’une fédération sportive. Dans tous les cas, j’aimerais continuer à m’investir dans des projets qui ont un impact positif à l’international. » 

Baptiste Sarro : « À titre personnel, cette expérience de volontariat m’a avant tout apporté beaucoup d’humilité. Elle m’a appris à observer, à écouter activement et à m’adapter à un environnement culturel et professionnel différent. J’ai acquis une meilleure compréhension des usages et coutumes locales, aussi bien dans le cadre du travail associatif que dans la vie quotidienne. 

En intégrant une structure comme Pulse Africa for Education, j’ai découvert une autre manière d’enseigner et de transmettre, fondée sur un état d’esprit différent mais sur des valeurs communes. Cela facilite l’inclusion des volontaires et, plus largement, des étrangers au Sénégal. 

Les camps de basketball ont été très enrichissants à observer. Ils révèlent des différences de parcours et de perspectives d’avenir. Les jeunes filles manquent parfois de confiance en elles, et notre rôle est précisément de les encourager à aller le plus loin possible, dans le sport comme dans leur scolarité. 

Ce qui m’a le plus surpris au Sénégal, c’est le rythme de vie : les choses prennent parfois plus de temps, mais elles se construisent collectivement, dans un esprit de confiance et de solidarité. Le quotidien est profondément marqué par le partage, les échanges et la bienveillance. 

À l’avenir, j’aimerais poursuivre cette dynamique de mobilité internationale, tout en gardant un lien fort avec le Sénégal, un pays dont la culture de la téranga donne sincèrement envie de rester. » 

À travers l’engagement de ses volontaires, de son équipe locale et de sa fondatrice, Pulse Africa for Education illustre pleinement la capacité du sport à être un outil d’éducation, d’inclusion et d’émancipation, au service de la jeunesse sénégalaise. 

Un Espace Volontariats mobile dans le Sénégal oriental

À Kédougou, la délégation a été reçue par le préfet El Hadji Semou Diouf qui a rappelé l’importance de mieux vulgariser et valoriser le volontariat, reconnu comme un véritable levier d’accompagnement de la jeunesse et de développement territorial, dont l’impact local est aujourd’hui avéré.

L'équipe de France Volontaire, le Préfet de Kédougou, et un membre de Kéoh pose pour une photo

La mairie de Kédougou, représentée par le directeur de la communication Famakan Dembélé, a souligné l’intérêt de renforcer la coopération décentralisée avec la commune de Bruay-la-Buissière, récemment relancée. L’accueil d’un volontaire, en Volontariat d’échange et de compétences (VEC) ou en Volontariat de solidarité internationale, pourrait contribuer à renforcer cette dynamique et accompagner les services techniques de la Mairie.

Au conseil départemental de Kédougou, le secrétaire général Boubacar Cissokho a rappelé la longue expérience du territoire en matière de volontariat, avec notamment l’accueil pendant six ans d’une volontaire VSI dans le cadre de la coopération décentralisée Isère–Kédougou. Les échanges ont également permis d’évoquer les cinq volontaires de réciprocité du département partis en France, dont trois actuellement engagés dans le cadre du projet PrODDige du SCD.

Le lendemain, la mission s’est poursuivie à Salémata, avec une rencontre au Conseil départemental auprès de son président Pierre Nianga Boubane et de son secrétaire général Mohamadou Sané Diallo. Les élus ont exprimé un vif intérêt pour le volontariat, notamment pour l’accueil de VEC ou de VSI, et ont souligné l’impact positif des volontaires accueillis chaque année par l’association Cauris sur le territoire.

L'équipe de France Volontaire et le conseil départemental de Salémata pose pour une photo

Rencontres avec la société civile

À Kédougou, plusieurs partenaires associatifs ont été rencontrés. L’association KEOH (Kédougou Encadrement et Orientation du Développement Humain), partenaire clé de la mission, a partagé son expérience de l’accueil de volontaires depuis 2017, notamment dans le cadre du partenariat avec l’association iséroise Tétraktys autour du programme d’Éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) « Regards croisés ». Cette rencontre a également permis d’échanger avec Charlotte Costa Moulin, récemment arrivée en service civique.

L’Association des Minorités Ethniques (AME), représentée par M. Camara, œuvre pour la valorisation des cultures locales (Bassari, Bedik, Cognagui, Diallonke). Elle est impliquée dans le programme Sur la piste du Caméléon, financé par le Département de l’Isère et l’Agence Français de Développement (AFD), qui a permis le développement d’un itinéraire culturel de 350 km traversant 11 communes de la région. Plusieurs volontaires VSI ont contribué à ce projet, dont Sarah Maupin, récemment en fin de mission.

À Tambacounda, la mission a permis de rencontrer l’association CORENA (Conservatoire de la Réserve Naturelle Communautaire du Boundou), qui a déjà accueilli une dizaine de volontaires depuis près de 20 ans. Deux volontaires y sont actuellement en mission : Romane Longis, en service civique sur les thématiques ECSI, et Camille Collard, VSI en charge du suivi des espèces et des écosystèmes.

L’équipe a également été accueillie par ICD Afrique, sous la direction de Boubacar Sangaré, qui accueille Raphaëlle Verheye, volontaire en service civique envoyée par l’ADICE. Depuis juillet, elle travaille sur un projet d’accompagnement du petit entrepreneuriat rural, financé par l’AFD et ULB Coopération.

Enfin, une rencontre avec Caritas Sénégal à Tambacounda, représentée par Léon Sarr, a permis d’échanger sur l’accueil régulier de volontaires envoyés par Caritas Austria et Caritas France, autour de thématiques variées : sécurité alimentaire, accès à l’eau, éducation, environnement et droits des femmes.

Atelier de présentation de France Volontaires

Le mercredi soir, un atelier a réuni une dizaine d’acteurs de la société civile kédogévienne. Cette rencontre a permis de présenter France Volontaires, l’Espace Volontariats du Sénégal et les différents dispositifs de volontariat français, ouvrant la voie à de nouvelles collaborations locales.

Présentation de France Volontaires à des associations de Kédougou
Sakhaty Niakhasso, volontaire VSI actuellement en mission en France à Arcade, est également intervenu pour témoigner de son expérience.

La mission a aussi été l’occasion de rencontrer Romain Perrin et Jean Morteaux, deux volontaires en service civique arrivés respectivement depuis un et trois mois à Salémata, envoyés par le SCD. Engagés au sein de l’association Cauris, ils accompagnent des collégiens et lycéens pensionnaires de deux internats, à travers l’étude du soir, le renforcement scolaire et l’organisation d’activités extrascolaires.

Cette mission met en lumière le fort potentiel du Sénégal oriental, un territoire en pleine évolution où le volontariat et les mobilités croisées constituent de véritables leviers pour accompagner le développement local, renforcer les partenariats et soutenir durablement les dynamiques de jeunesse.

L’Espace Volontariats mobile du Sénégal à la rencontre de ses partenaires dans le Sine-Saloum

Sur le terrain, le volontariat prend des formes très concrètes : foires locales, chantiers de solidarité, projets d’accès à l’eau, et même éoliennes fabriquées à partir de matériaux de récupération. Ces deux journées ont permis de mesurer l’ancrage des actions et la créativité des acteurs locaux.

Coopération entre France Volontaires et les organisations sénégalaises : un partenariat renforcé

L’équipe de l’Espace Volontariats a débuté sa mission par une visite de l’antenne de l’Institut de Coopération pour le Développement (ICD) Afrique à Palmarin, où elle a rencontré Modou Balla Faye, chargé des Programmes, et Madina Ngaido, assistante administrative et financière.
Les stagiaires actuellement accueillis, Éléonore Hannoir et Odiano Giverso, sont revenus sur leurs missions, partageant leurs premières impressions et les actions qu’ils mènent au quotidien.
Odiano est par ailleurs le premier stagiaire envoyé dans le cadre de l’accord de coopération entre l’EDHEC et France Volontaires via le Global Impact Project (GIP).
Les échanges ont permis de revenir sur les projets menés – par l’association- dans le Sine-Saloum, notamment l’accompagnement de 14 GIE (Groupements d’intérêt économique) de femmes dans le cadre du projet « Femmes et Coquillages », incluant un appui logistique, de la formation et du soutien en communication.

Dans le cadre de ce projet Éléonore, travaille à l’organisation d’une foire nocturne dans la ville pour créer des liens et promouvoir les produits locaux issus du travail des GIE (Miel, Produits halieutiques et maraîchers, arachides, etc.).

C’est églement que Valentine Lamerand effectuait sa mission de service civique qu’elle a terminé en octobre 2025.

Accompagnement des jeunes volontaires et suivi des projets sur le terrain

La mission s’est poursuivie à Fimela avec la rencontre de Yakhya Diallo, président de l’association Génération Solidaire. Depuis plusieurs années, l’association accueille des chantiers de solidarité internationale, dont ceux menés avec l’association étudiante nantaise MTOTO qui a contribué à l’agrandissement d’une école maternelle en 2025.

Génération Solidaire envisage également l’accueil d’un futur volontaire afin de l’accompagner dans le développement de ses projets, notamment le développement d’une radio communautaire et la création d’un centre culturel regroupant un espace informatique et une médiathèque.
L’équipe a également échangé avec Anne Verdurmen, VSI chez Experts Solidaires (envoyée par le SCD), basée à Vélingara (Kolda) et impliquée dans un projet d’accès à l’eau mené en partenariat avec la Mairie de Fimela.
Dans le cadre de ce projet, nous avons effectué une visite de courtoisie avec l’adjoint au Maire qui a manifesté son intérêt pour la collaboration avec des volontaires d’échanges et de compétences (VEC) ou le volontariat sénior.

 

À Diofor, l’équipe a découvert un projet innovant -porté par “Y’a de l’électricité dans l’air” et suivi localement par M. Diouf- : l’installation d’éoliennes, produites avec des matériaux de récupération, dans les écoles de la région de Fatick. L’association s’apprête d’ailleurs à accueillir son premier volontaire en Service Civique.

La journée s’est achevée à Fatick autour d’un dîner professionnel d’échanges et de convivialité avec les volontaires de solidarité internationales (VSI) Abdul Aziz Kafundo (IFAID/ODEJ – Office départemental pour l’emploi des jeunes) et Mario Joël Ewolo Tcheumani (IFAID/Initiative & Développement).

La seconde journée a conduit l’équipe à Toubacouta, où se trouve une nouvelle antenne d’ICD Afrique, inaugurée en début d’année. Elle y a rencontré Lucie Diatta, chargée de coopération, Baye Sidi Diop, chargé de dynamique organisationnelle des GIE, et enfin Anouk Blin, volontaire en Service Civique envoyée par l’ADICE, arrivée peu après l’inauguration de l’antenne et qui dresse déjà un bilan très positif de ses premières semaines.

Un déjeuner d’échanges a ensuite réuni l’équipe avec Mathieu Alberteau, chargé de projets en charge du suivi des services civiques, et Terje Kõlamets, directrice adjointe de l’ADICE. Membre de France Volontaires, cette organisation envoie chaque année plusieurs volontaires au Sénégal, notamment chez ICD Afrique, contribuant à renforcer une coopération solide et durable.

Atelier à Kaolack et retours sur les deux journées de mission

En fin d’après-midi, l’équipe a animé un atelier de présentation de France Volontaires à Kaolack, organisé grâce à la mobilisation de Mbossé Factory.
Une dizaine de jeunes, ainsi que des représentants d’associations, de la mairie, du conseil départemental, de la chambre des métiers et de la chambre du commerce de Kaolack, ont pu découvrir France Volontaires et les différents dispositifs de volontariat français, dont le volontariat de réciprocité.

Ces deux journées ont été marquées par la richesse des échanges, la diversité des initiatives rencontrées et l’engagement remarquable des volontaires et partenaires locaux.
France Volontaires remercie chaleureusement toutes les organisations et personnes rencontrées pour leur accueil, leur disponibilité et leur énergie.

 

Un été d’actions et de rencontres au Bénin

Depuis de nombreuses années, Cœur en Partage est partenaire des associations étudiantes SolSu (étudiants en médecine de l’Université de la Sorbonne) et FaSol (pharmaciens solidaires de l’Université Paris-Saclay). Chaque été, des groupes d’étudiants se mobilisent pour des missions solidaires d’une à quatre semaines auprès d’associations du Bénin.

Cet été, trois équipes d’étudiants se sont succédé sur le terrain : 9 étudiants en pharmacie de l’association SolSu ont été accueillis auprès d’Alodo Bénin, six étudiants en médecine de l’association FaSol auprès de Bén’incroyable et enfin six autres étudiants en médecine de l’association FaSol auprès d’Edu’Cœur.

Leurs séjours étaient organisés de manière décalée, ce qui a permis aux groupes de se croiser et d’échanger leurs expériences.

Une préparation de longue haleine

Tout au long de l’année universitaire 2024-2025, les étudiants ont préparé leur mission : élaboration des projets, levée de fonds à travers diverses activités (ventes de gâteaux, tombolas, emballage de cadeaux en supermarché…), et échanges réguliers avec la structure locale afin de définir les objectifs. Après plusieurs mois de préparation, le départ a marqué le début d’une expérience humaine et solidaire intense.

Durant leurs séjours, les étudiants ont mené plusieurs types de missions , comme le soutien au centre de santé de Saclo (participation aux activités quotidiennes – vaccinations, sensibilisations sanitaires, etc.) et de l’appui scolaire dans le collège de Passagon et l’école primaire d’Atchomné.


Soutien scolaire à l’école primaire d’Atchomné avec les volontaires d’Edu’cœur. 

D’autres ont également contributé au chantier de construction de nouvelles infrastructures scolaires.

CSI Alodo Bénin, contruction au collège de Passagon

Les après-midis étaient consacrés à des activités ludiques avec les enfants. Les week-ends, des visites culturelles (Abomey, Ouidah, Ganvié, Cotonou…) ont permis aux volontaires de découvrir la richesse patrimoniale et historique du Bénin.

Des moments d’échanges et de rencontres

Au cours de leur mission, les étudiants ont été accueillis à l’Espace Volontariats de France Volontaires afin de découvrir nos actions et partager leurs expériences.

CSI Alodo Bénin de FaSol

CSI Bén’incroyable et Edu’cœur de SolSu

L’équipe de France Volontaires s’est également rendue sur le terrain pour échanger directement avec eux et constater l’avancée des chantiers.

CSI Alodo Bénin avec Sylvie Dagba, RN de France Volontaires Bénin, sur le chantier du collège de Passagon

CSI Edu’coeur avec le directeur Cœur en Partage et Loriane Moranton, VSI appui de France Volontaires Bénin

Ces chantiers ont abouti à des réalisations concrètes, comme la construction d’un bloc administratif (salles des professeurs et bureaux) et de nouvelles salles de classe au collège de Passagon, la construction de trois salles de classe à l’école primaire d’Atchomné et le suivi pédagogique de près de 200 élèves grâce aux séances de soutien scolaire. « La volonté d’apprendre des enfants est tellement forte que cela nous a motivés chaque jour. Peu importe la météo ou la distance, ils étaient toujours présents. » a ainsi souligné un volontaire de Bén’incroyable, illustrant  l’enthousiasme et la motivation des élèves rencontrés par les étudiants.

Vidéo reportage sur le terrain du CSI Alodo Bénin

https://web.facebook.com/share/v/1BPYeT4o3x/

Pour les trois groupes de jeunes volontaires comme pour Cœur en Partage, ces chantiers ont été un véritable succès. Ils démontrent la force de la solidarité internationale et l’impact positif de l’engagement étudiant. France Volontaires félicite chaleureusement tous les jeunes participants ainsi que la structure Cœur en Partage pour la réussite de ces actions.

À Kpalimé, une centaine de volontaires togolais et français unis pour repenser l’engagement

Cet événement, soutenu par l’Ambassade de France au Togo, a réuni plus d’une centaine de participants : une quarantaine de volontaires français, une cinquantaine de bénévoles togolais issus des structures membres du CAVO et du COVOPO (CEC, Ada Togo, Djidjole Afrique, UJPOD, Leaving Poverty, Cœur d’Afrique, JARDES, AJH), ainsi qu’une dizaine de volontaires internationaux de réciprocité (VIR) de retour de mission en France.

 

Mot d’accueil d’Esso Wedeou GNAMKE, Chargé d’Appui au Développement des Volontariats au Togo pour France Volontaires, au côté du Représentant du COVOPO

La rencontre a été animée par Eli AYISSA, togolais d’origine, coordonnateur CEFA (Centre d’éducation et de formation en alternance) et co-fondateur de Solidary Educ’Ation Asbl en Belgique. Deux grandes thématiques ont structuré les échanges :

  • Volontariat : représentations, enjeux et dérives

  • Diversité culturelle : dépasser les obstacles liés aux préjugés et aux inégalités

Le formateur Eli AYISSA donne les instructions concernant les ateliers à venir

Les discussions en groupes mixtes ont permis d’approfondir des questions essentielles, telles que la distinction entre volontariat et volontourisme, le “syndrome du sauveur”, le portrait du “bon” et du “mauvais” volontaire, ainsi que les expériences vécues d’interculturalité. Les participants ont partagé leurs témoignages sur les chocs culturels rencontrés, leurs réactions et les clés identifiées pour surmonter les différences.

 

Ateliers d’échanges en groupe mixtes et restitution au collectif

Cette journée s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la qualité et le sens de l’engagement volontaire, en favorisant l’échange d’expériences et la réflexion collective. Elle marque également une étape importante dans la coopération entre acteurs du volontariat au Togo et les partenaires internationaux.

Le prochain rendez-vous des volontaires est fixé au 10 octobre 2025 à l’Institut Français du Togo, avec la Journée du Volontariat Français. Cette édition sera consacrée à la thématique : «La contribution du Volontariat International d’Échange et de Solidarité aux enjeux environnementaux».

Au nord du Togo, un rituel d’initiation devient un tremplin pour l’engagement volontaire

C’est dans ce contexte à la fois culturel, festif et hautement symbolique que France Volontaires Togo a pris part pour la première fois à l’édition 2025 des Evala, du 21 au 26 juillet, en déployant son Espace Volontariats Mobile en synergie avec l’Espace Partenarial de Kara.

Ce déploiement s’inscrit dans la volonté de l’Ambassade de France au Togo de renforcer la décentralisation de ses actions, en allant à la rencontre des jeunes et des communautés locales hors de la capitale. À travers cette présence sur le terrain, France Volontaires a pu sensibiliser à l’engagement volontaire, en lien avec les traditions d’entraide et de solidarité véhiculées par les Evala.

« Cette année, la lutte a été marquée par une nouveauté majeure : la présence de France Volontaires et de Campus France sur le terrain. Leur participation a été chaleureusement saluée par les jeunes, les parents et les autorités locales. Beaucoup ont exprimé le souhait d’en savoir plus sur les opportunités de volontariat et d’études en France, et même proposé la mise en place de rencontres régulières pour continuer les échanges au-delà des Evala. »
Pre Badameli, animateur de l’Espace Partenarial Togo France de Kara

Un festival emblématique, une opportunité stratégique

Les Evala, rite initiatique majeur pour les jeunes Kabyè, rassemblent chaque année des milliers de personnes issues des 15 cantons de la préfecture de la Kozah. Ce moment de forte mobilisation populaire, placé sous le signe de la tradition et de la fierté identitaire, se déroule en présence de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo, et attire les autorités locales, les leaders communautaires et de nombreux visiteurs venus du Togo et de la diaspora. Ce moment de forte mobilisation populaire offre un levier unique pour diffuser les valeurs d’engagement, d’entraide et de solidarité, tout en présentant les dispositifs de volontariat international et national.

Finale de Bohou – 23 juillet 2025

Fin de la demi – finale de Lassa – 24 juillet 2025

« C’est un événement qui permet d’aller à la rencontre de la culture kabyè, mais aussi – et surtout – de faire de la représentation institutionnelle de manière informelle, au plus haut niveau, avec les autorités togolaises. » – Telngar Rassembeye, représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana

Une équipe mobile, engagée sur le terrain

Le stand mobile de France Volontaires s’est déployé tout au long du festival dans les cantons de Tchitchao, Yadé, Bohou, Lassa et Landa, ainsi qu’à la foire du nouveau marché de Kara. Il a permis d’informer et d’orienter de nombreux jeunes désireux de s’engager, tout en renforçant les liens avec les acteurs associatifs et institutionnels locaux.

L’équipe était composée de :

  • Telngar RASSEMBEYE, représentant national de France Volontaires au Togo et au Ghana
  • Esso Wedeou GNAMKE, chargé d’appui au développement du volontariat
  • Maëva BOGARD, volontaire française chargée de communication
  • Pré BADAMELI, ancien volontaire et désormais animateur de l’Espace Partenarial de Kara

Les échanges ont permis de valoriser le volontariat comme outil d’engagement citoyen, tout en associant ces valeurs aux traditions de solidarité portées par les Evala. En parallèle, l’Espace Partenarial de Kara a également profité de cette visibilité pour promouvoir les opportunités d’études en France, en lien avec Campus France.

Grâce à ce déploiement mobile, plus de 1 500 jeunes ont été informés sur les possibilités de volontariat, les opportunités d’engagement citoyen et les programmes de mobilité. L’équipe de l’EV Mobile reviendra à Kara en novembre pour poursuivre la dynamique engagée, dans le cadre d’une nouvelle tournée de sensibilisation au volontariat et à la mobilité internationale.

 

© Crédit photos : Maëva BOGARD/France Volontaires

Sur les routes du volontariat : la tournée de l’Équipe France Mobile au Cambodge

Chaque année, France Volontaires Cambodge (FVC) organise une tournée en provinces pour aller à la rencontre des volontaires et associations, leur offrir un accompagnement personnalisé et recueillir leurs retours d’expérience : l’Espace Volontariats Mobile. En 2025, dans une volonté de renforcer les synergies entre les différents acteurs du volontariat français présents dans le pays, FVC a proposé une édition élargie, baptisée « Équipe France Mobile ».

Conçue et mise en œuvre en partenariat avec ses membres (La Guilde, Planète Urgence, AIME ONG) et l’Ambassade de France au Cambodge, cette initiative a permis d’articuler des temps d’échange avec les volontaires et les structures d’accueil dans plusieurs provinces du Nord-Ouest du royaume.

La tournée s’est tenue du 20 au 23 juillet 2025 et a permis à l’équipe de se rendre dans deux provinces : Siem Reap et Battambang. Dans chacune de ces étapes, la démarche a alterné temps collectifs de présentation et d’échange, rencontres individuelles, sensibilisations et partages d’expériences.

À Siem Reap, la journée du 21 juillet s’est articulée en deux temps :

  • Le matin, une session de rencontre avec 9 ONG locales a permis de présenter l’offre de volontariat international d’échange et de solidarité (VIES) proposée par France Volontaires et ses membres, les dispositifs de soutien de l’Ambassade ainsi que d’aborder les dynamiques actuelles du volontariat et les différentes perspectives de coopération.

  • L’après-midi, un atelier réunissant les volontaires français en mission dans la province a permis de discuter de leur expérience, d’aborder les enjeux de sécurité, les risques liés au volontourisme et de présenter les services proposés par l’Espace Volontariats.

À Battambang, les 23 et 24 juillet, le même format a été reconduit :

  • Le 23 juillet après-midi, l’équipe a accueilli les volontaires des provinces de Battambang et Banteay Mean Chey à l’Institut français du Cambodge, dans une atmosphère conviviale et propice à l’échange direct.

  • Le 24 juillet matin, neuf ONG françaises, khmères et internationales, ont pris part à une réunion collective autour des dispositifs de volontariat, de l’accompagnement des missions, des attentes communes, et des futures dynamiques de réseau.

Au fil de la tournée, 18 structures ont été rencontrées dans deux provinces, offrant une meilleure compréhension des besoins locaux et l’opportunité de partager des ressources concrètes. Les volontaires, venus de l’ensemble des régions visitées, se sont pleinement investis dans les échanges, enrichissant les discussions par leurs regards de terrain. Cette tournée a également permis de renforcer la visibilité de France Volontaires et de ses membres au delà de Phnom Penh, en consolidant leur présence auprès des partenaires existants comme des acteurs émergents. Enfin, la mission a contribué à resserrer les liens entre les membres, affirmant le rôle collectif et structurant de la plateforme dans le paysage du volontariat au Cambodge.

Cette première édition de l’Équipe France Mobile a ainsi permis d’expérimenter un mode de coopération inédit, rassemblant France Volontaires, ses membres et l’Ambassade de France dans une dynamique commune. Elle a contribué à renforcer les liens entre les différents acteurs du volontariat français, tout en facilitant la circulation d’informations auprès des volontaires et des organisations locales. En rapprochant les acteurs, en valorisant les expériences de chacun et en créant de nouveaux liens, elle a posé les bases d’une collaboration plus régulière, mieux ancrée dans les réalités locales. D’autres éditions pourront prolonger cette dynamique dans d’autres régions du pays, au service d’un volontariat plus proche des territoires.

Un grand merci aux volontaires pour leur disponibilité, leur engagement et la qualité de leurs retours ; aux organisations rencontrées pour leurs échanges ouverts et constructifs ; ainsi qu’à l’Institut français de Battambang et à l’École d’Hôtellerie et de Tourisme Paul Dubrule pour leur accueil chaleureux et leur soutien logistique.

En déplacement dans le Calvados, Jean-Noël Barrot rencontre des volontaires internationaux à Hérouville-Saint-Clair

Élus locaux, entreprises, associations ou jeunes calvadosiens ont répondu présents à l’invitation du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères lundi 12 mai à La Fonderie, à Hérouville-Saint-Clair. L’accueil chaleureux du maire de la commune, Rodolphe Thomas, a donné le ton d’une séquence décontractée et sans filtre autour de la mission diplomatique de la France et de l’impact des relations internationales dans le quotidien des citoyens. Car « les affaires étrangères sont l’affaire de tous », comme l’a rappelé le ministre en ouverture des échanges.

Yann Delaunay entouré des 8 volontaires présents à Hérouville-Saint-Clair, ainsi que les représentants du Conseil Départemental de Seine Maritime, de la mission locale de Caen et de la mission locale du Havre. @DR

Au programme des discussions, emploi, santé, environnement, flux migratoires, paix et sécurité nationale. Autant de thématiques sur lesquelles le ministre est longuement revenu, précisant à grand renfort d’exemples que la France n’a aucun intérêt à avancer seule sur ces sujets. L’occasion de rappeler que l’action internationale de la France a des conséquences sur le quotidien des Français, notamment pour les questions de santé pour lesquelles « il serait vain de penser que nous pouvons tout régler à l’échelle nationale »  avant d’ajouter que « ce n’est qu’en nous coordonnant avec les autres pays du monde que nous parviendrons à éviter que d’autres pandémies viennent bousculer notre vie économique et sociale, (…) et que nous parviendrons à avoir une réponse plus structurée et efficace lorsque ces crises surviennent ».

“Les affaires étrangères sont l’affaire de tous”

Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

Des solutions internationales face au dérèglement climatique

Face au dérèglement climatique marqué par la multiplication des inondations, cyclones ou incendies qui ravagent toutes les régions du monde, le ministre a longuement rappelé qu’il faut trouver « des relais internationaux pour qu’à leur tour, ils fassent leur part des efforts pour atteindre la neutralité carbone ».

De tous les objectifs du développement durable de l’ONU, le constat est sans appel : « c’est la protection de l’océan qui a fait l’objet de moins d’avancées, alors même que la moitié de l’oxygène que nous respirons provient de l’océan, que le quart des espèces au monde habite l’océan ». L’occasion pour le ministre de rappeler que la France organisera en juin prochain la troisième conférence des Nations Unies sur l’océan qui réunira l’ensemble des États membres des Nations unies, les agences spécialisées, la société civile, le secteur privé et les donateurs internationaux pour enfin mettre en œuvre les priorités de l’Objectif de développement durable 14 (ODD 14) dédié aux milieux marins.

À noter que le volontariat est reconnu par les Nations-Unies comme un levier puissant et transversal dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Dans cette dynamique, le volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) apparaît clairement comme un dispositif de coopération partenariale, et constitue un moyen concret d’atteindre les ODD et d’agir pour la planète.

La solidarité internationale au coeur des échanges

En conclusion de son intervention, Jean-Noël Barrot rappelait qu’« en démocratie, ce sont les citoyens qui ont les cartes en main ». Les différentes interventions du public ont parfaitement illustré cette vérité à laquelle les acteurs de la solidarité internationale ne peuvent qu’adhérer ! En premier lieu, notons la riche intervention de Jacqueline Baudry, présidente du réseau régional multi-acteur Horizons Solidaires de Normandie qui est longuement revenue sur l’importance pour les politiques de s’appuyer sur la société civile qui œuvre quotidiennement à tisser des liens de solidarité entre les peuples.

Et pour illustrer concrètement ces liens qui existent entre les peuples, Louise Ardel a pu témoigner de son expérience marquante de volontaire en mission de service civique au Maroc. Envoyée par la mission locale d’Hérouville au sein de la Morocco’s Friends Foundation (MFF) elle avait pour mission l’animation d’ateliers pour les jeunes et l’appui à l’enseignement du français pour les femmes. Louise a ainsi participé à la construction de liens interculturels durables très utiles à la coopération internationale entre la commune et la MMF, partenaires de longue date. Elle poursuit aujourd’hui son engagement au sein d’une association où elle réinvestit son expérience au Maroc et précise que son « volontariat international est aussi utile parce que (elle) travaille beaucoup avec les jeunes nouvellement arrivés en France et les mineurs non accompagnés.

Bertrand Bouda, jeune coach sportif burkinabè accueilli en mission de Service Civique au Conseil départemental de Seine maritime, a pu quant à lui illustrer la richesse de la réciprocité en présentant sa mission axée sur le sport. En prenant part à toutes les activités du conseil départemental, il partage sa culture, ses connaissances et s’inspire des pratiques françaises pour enrichir son parcours « notamment sur les séances de sport adaptées aux seniors et les séances de sport adaptées aux personnes en situation de handicap qui ne sont pas valorisées dans (son) pays ». Si le jeune Burkinabé a pu souligner le contexte diplomatique tendu avec le Burkina Faso, nul doute que c’est par le dialogue entre les jeunesses engagées que l’on pourra avancer vers des relations durables et apaisées. Il a d’ailleurs profité de son intervention pour « remercier le conseil départemental de Seine Maritime, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères et toute la république française pour l’occasion qui (lui) est offerte en tant qu’étranger de faire une immersion dans la société française. De découvrir sa culture, sa gastronomie et ses paysages magnifiques. De pouvoir aussi partager notre culture, nos idées et notre vision du monde ».

Comme le rappelait le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, « l’action internationale de la France a des conséquences très concrètes sur nos vies quotidiennes ». Les mobilités croisées qu’offre le V.I.E.S en envoyant des volontaires français dans nos pays partenaires tout en accueillant des volontaires internationaux en France en est une illustration tangible et pleine d’espoir.