Volontariat en réciprocité : une formation de la DCC pour préparer les premiers pas en France
Le vendredi 11 septembre dernier, la Délégation catholique pour la coopération (DCC) organisait près de Paris une session de formation à l’arrivée pour des volontaires en réciprocité, principalement originaires d’Afrique et d’Amérique du Sud. Une matinée consacrée à l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), avant le début de leur mission dans différentes structures françaises.
Ils viennent d’Équateur, du Togo, du Sénégal ou encore de Tunisie : réunis le vendredi 11 septembre au centre d’accueil spiritain par la Délégation catholique pour la coopération (DCC), des volontaires en réciprocité ont participé à une matinée de formation principalement consacrée à l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), animée par Gustavo Amagua, équatorien et actuellement en mission auprès de la DCC. Pour lui, cette formation est aussi une expérience de transmission depuis une position particulière : celle d’un volontaire international qui vit lui-même une mission en France. Jusqu’en janvier prochain, il poursuit son engagement à la DCC. Le temps d’une matinée, son expérience nourrit les échanges avec celles et ceux qui entament à leur tour leur parcours.
Une formation à la citoyenneté et à la solidarité internationale pour des volontaires en réciprocité
Dans la salle de formation, les échanges commencent autour d’une table où sont disposés cahiers, feuilles de travail, stylos et téléphones. Les participants viennent d’horizons différents et s’apprêtent à rejoindre leurs structures d’accueil en France, parmi lesquelles l’Arche ou encore l’Université catholique de Lille. Devant le groupe, Gustavo anime la matinée. Il connaît déjà une partie des interrogations qui peuvent accompagner une arrivée en France et le début d’une mission dans un nouvel environnement professionnel et culturel.

La session s’ouvre par un temps consacré à l’ECSI, une démarche qui vise notamment à mieux comprendre les mécanismes d’interdépendance et d’exclusion dans le monde et à prendre conscience de l’importance de l’engagement citoyen. Le propose ne reste pas théorique. Gustavo invite rapidement les participants à discuter et à confronter leurs expériences. Chacun est amené à réfléchir, à argumenter et à écouter les autres.
L’occasion de mettre l’accent sur l’un des enjeux du volontariat en réciprocité : permettre à des volontaires internationaux de prendre part à des projets en France dans une logique d’échange. Autour de la table, les participants travaillent par petits groupes. Les échanges sont parfois très concentrés, parfois plus animés. Une participante pointe un élément sur une feuille tandis que ses voisins complètent leurs réflexions. Plus loin, chacun prend des notes dans un carnet. Gustavo circule entre les groupes, répond aux questions et relance les discussions.

La méthode d’animation est elle-même présentée comme un objet de réflexion. Chaque volontaire est ainsi invité à présenter sa propre vision de la manière d’animer un atelier d’ECSI et à expliquer les choix qui guideraient sa démarche. Une activité doit être structurée, avec des étapes et des consignes précises, tout en s’appuyant sur des informations fiables. Elle peut chercher à provoquer une prise de conscience et à faire réfléchir aux valeurs et aux comportements. Surtout, elle doit permettre aux participants de s’exprimer à partir de leurs propres expériences.
Du travail collectif à la préparation des missions
Un exercice invite ainsi les participants à se mettre concrètement dans la situation d’une animation consacrée aux inégalités dans le monde. Quelle activité proposer ? Quelles informations utiliser ? Comment susciter la réflexion sans imposer une réponse ? Comment faire émerger la parole et l’expérience des participants ?Ces questions donnent lieu à des échanges entre volontaires. Elles permettent aussi de réfléchir à la posture à adopter dans une mission : transmettre des connaissances, mais également créer les conditions du dialogue et de la réflexion collective.
Certains participants sont déjà familiarisés avec le volontariat international ; pour d’autres, cette arrivée en France marque une nouvelle étape. Les missions qu’ils s’apprêtent à commencer sont différentes, tout comme les publics et les structures qu’ils vont rejoindre.
À l’issue de la session, les participants disposent de quelques repères supplémentaires pour aborder leur mission : comprendre les principes de l’ECSI, questionner les rapports d’interdépendance et réfléchir à leur propre posture. Cette matinée aura ainsi permis aux volontaires de mieux appréhender leur arrivée en France et les réalités de leur future mission. Un temps d’échange collectif avant de rejoindre, chacun, sa structure d’accueil et de mettre en pratique ces premiers acquis.
