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Plongée en eaux profondes : une volontaire engagée dans la conservation des océans aux Philippines

À l’occasion de cette célébration mondiale, nous vous présentons Juliette Wan-Fat, une volontaire en service civique déployée au sein de People and the Sea sur l’île de Malapascua, à Cebu, aux Philippines, qui se porte volontaire pour la protection de la mer et le soutien aux communautés côtières.

Juliette est originaire de l’île de la Réunion. Elle suit un master en politique environnementale à Sciences Po Paris et a décidé de devenir volontaire en service civique à People and the Sea pour son année de césure. Juliette est arrivée aux Philippines en janvier 2024 et passe actuellement 6 mois sur l’île à soutenir l’équipe sur ses différents programmes tels que l’analyse de données, des sessions de sensibilisation, des réunions communautaires et même des leçons de snorkeling avec les enfants de la communauté.

Réputée pour son sable blanc, ses eaux claires et ses spots de plongée parfaits pour observer les requins renards et les épaves japonaises, Malapascua est confrontée à des menaces environnementales, notamment la pollution plastique et chimique, ainsi qu’aux effets du changement climatique, dont le blanchiment des coraux, qui risquent d’affecter la biodiversité marine de la région.

People and the Sea, une organisation non gouvernementale basée à Malapascua, est à la tête de la lutte pour mettre fin à ces problèmes. Elle œuvre à la protection et à la conservation de l’écosystème marin en s’appuyant sur une approche communautaire. L’ONG travaille sur cinq programmes transversaux : l’éducation environnementale, la gestion des déchets, la pêche durable, la résilience économique et les sciences marines.

La protection des océans va de pair avec la protection des communautés. La collaboration de People and the Sea avec les communautés locales fait partie intégrante du travail de l’ONG.  « C’est une approche qui prend du temps, qui nécessite de nombreuses réunions et discussions avant que les décisions ne soient prises. Mais elle est tellement plus gratifiante et, surtout, elle garantit la durabilité à long terme », explique Juliette. La communauté joue un rôle fondamental dans leurs recherches en leur fournissant des faits et des chiffres en temps réel, précieux pour leurs recherches et analyses approfondies. La collaboration entre l’ONG et la communauté permet à cette dernière de se sentir impliquée, de mieux comprendre les problèmes et de prendre des décisions en conséquence. “Les membres de la communauté acquièrent des compétences en matière de prise de décision et d’organisation, ainsi que la confiance nécessaire pour agir et se sentir en mesure de le faire. C’est aussi une histoire de liens, de connexions et de confiance. Et c’est ce qui est si précieux dans la mise en place de projets environnementaux”, ajoute-t-elle.

Interrogée sur les raisons pour lesquelles il est important de sauver nos océans, Juliette entend également souligner le rôle de l’océan en tant que poumon bleu de la planète, produisant la moitié de l’oxygène que nous respirons et capturant une part importante des émissions de dioxyde de carbone. Les communautés de Malapascua sont particulièrement dépendantes de la santé de l’océan. « De nombreuses familles de l’île vivent de la pêche artisanale, tandis que d’autres tirent leurs revenus du tourisme et de la plongée. Dans les deux cas, il est dans leur intérêt de protéger l’océan, car c’est là que ces familles trouvent leur source de revenus. Au-delà de cette considération purement économique, il existe aussi un lien culturel, traditionnel et affectif avec l’océan ».

Juliette espère qu’une approche individuelle et collective soit menée pour sauver nos océans : changer nos habitudes de consommation, voter pour le climat, participer à des mouvements et faire pression pour de meilleures politiques de protection des océans

À quelques mois de la fin de sa mission à Malapascua, Juliette revient sur les raisons qui l’ont poussée à devenir volontaire internationale dès son plus jeune âge : « Je cherchais une expérience à long terme au sein d’une ONG de conservation marine qui adopte une approche communautaire, et c’est exactement ce que j’ai trouvé avec People and the Sea. Cette expérience m’aide à comprendre ma place et la manière dont je souhaite protéger le Vivant ».

Situées à l’ouest de l’océan Pacifique, dans la zone marine appelée Triangle de Corail, les Philippines abritent une biodiversité parmi les plus riches au monde. Malheureusement, le pays reste confronté à des problèmes de conservation de sa riche biodiversité marine en raison de la pêche destructrice, de la pollution et même du changement climatique.

Rencontre dans le cadre de la Grande muraille verte à Dakar

Depuis le « One Planet Summit » de janvier 2021, la France confie à certains de ses opérateurs des missions s’inscrivant dans le cadre de l’accélérateur de la Grande Muraille Verte.

C’est dans ce cadre que le groupement d’intérêt public France Volontaires pilote un programme intitulé  « Volontaires pour la Grande muraille verte » (V-GMV). Le programme est financé par la délégation pour la société civile, l’engagement citoyen et la jeunesse du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et est mis en œuvre pour une durée de deux ans et demi (septembre 2022 – février 2025).

Le programme Volontaires pour la Grande muraille verte permettra le déploiement de près de 70 volontaires, répartis sur une trentaine de projets dans quatre pays de la bande sahélienne : Sénégal, Mauritanie, Djibouti et Tchad et la France pour l’accueil de volontaires internationaux sous statut de service civique.

Le programme V-GMV a pour objectif de renforcer les initiatives des partenaires locaux dans la lutte contre la désertification et les changements climatiques.

Au Sénégal, ce sont 28 volontaires, dont 5 nationaux, impliquant des entités publiques et des organisations nationales et internationales qui seront mobilisés. Ils contribueront, au travers de leurs actions, à l’atteinte d’au moins treize des dix-sept objectifs de développement durable (ODD).

Pour les acteurs impliqués dans ce programme, le volontariat national et international participe pleinement à redonner un visage humain et plus solidaire à la résolution des problématiques de la Grande muraille verte. II dessine les contours d’un engagement des jeunes ouverts sur la gestion du développement communautaire.

Afin de promouvoir l’engagement de ces volontaires et valoriser les actions déjà réalisées, France volontaires Sénégal, en partenariat avec l’Agence sénégalaise de la reforestation et de la Grande muraille verte (ASERGMV) organise un atelier portant sur le thème « Rôles et places des volontaires dans l’atteinte des objectifs de la Grande Muraille Verte ».

Cette rencontre réunira les volontaires déployés dans le cadre de ce programme, les structures partenaires mais aussi les institutions sénégalaises et françaises le 6 juin 2024 à Dakar au sein du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.

Au programme de cette journée :

  • 08h00 : Arrivée des participants au ministère de l’Environnement
  • 09h30 : Ouverture de l’atelier avec une prestation artistique : Slam
  • 09h35 : Discours de bienvenu du responsable national de France Volontaires Sénégal, monsieur Moussa BAH
  • 09h40 : Présentation du projet panafricain de la Grande muraille verte et de l’ASRGMV par monsieur le Directeur Général de l’ASRGMV
  • 09h50 : Présentation du programme Volontaires pour la Grande muraille verte par madame Anna MAR, coordinatrice du programme V-GMV
  • 10h05 : Visionnage d’un film documentaire valorisant les actions des volontaires V-GMV « France Volontaires au service de la Grande muraille verte »
  • 10h15 : Discours de madame l’Ambassadrice de France, madame Christine FAGES
  • 10h20 : Discours du ministre en charge de l’Environnement et de la Transition écologique, monsieur Daouda NGOM
  • 10h30 : ACTE VOLONTAIRE, plantation d’arbres par les volontaires, le ministre et l’ambassadrice de France au sein du ministère de l’Environnement
  • 11h30 : Panel sur le volontariat et la GMV : rôles et places des volontaires nationaux et internationaux dans l’attente des objectifs de la GMV (France volontaires, organisations d’accueil et d’envoi, volontaires)
  • 12h50 : Mot de clôture du responsable régional Afrique de l’Ouest de France Volontaires, monsieur Karim DOUMBIA
  • 13h00 : Déjeuner de clôture

Toutes et tous engagés pour la Grande muraille verte !

Le Volontariat au cœur des recommandations portées par les jeunes à la 20e réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo

Le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo est une initiative qui vise à promouvoir la conservation et la gestion durable des forêts et des ressources naturelles du bassin du Congo, à travers la coopération entre les gouvernements, la société civile, les communautés locales et le secteur privé.

@PFBC

Organisé par la facilitation franco-gabonaise du PFBC, le Forum de la jeunesse a réuni 150 jeunes d’Afrique centrale et d’Europe, tous engagés dans la protection des forêts et la préservation de l’environnement.

Il était co-présidé par Christophe Guilhou, Directeur des Affaires Globales du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et co-facilitateur du PFBC (France), l’Ambassadrice Flore Koumba Pambo et co-facilitatrice du PFBC (Gabon) et Prosper Dodiko, Président en Exercice de la COMIFAC.

Un soutien fort des officiels aux initiatives portés par les jeunes

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum de la Jeunesse, Eve Bazaïba Masudi, Ministre d’État, en charge de l’Environnement et du Développement Durable de République démocratique du Congo, a appelé les participants à s’impliquer et à nourrir la séquence officielle de la semaine suivante : “Nous attendons de vous un message fort” et des “idées novatrices” à l’attention des décideurs, a-t-elle déclaré.

 

@PFBC

Yves Bunkulu Zola, ministre de la Jeunesse, Initiation à la Nouvelle Citoyenneté et Cohésion Nationale, a appelé les jeunes à la prise en compte de la question d’autonomisation des jeunes par les décideurs, évoquant l’importance de prendre en compte les recommandations construites pendant le Forum de la jeunesse et de valoriser les mobilités et structures de volontariat, notamment le programme V-Forêts mené par France Volontaires et l’OFYI.

Le volontariat au cœur des recommandations des participants au Forum de la jeunesse

Les jeunes ont répondu à l’appel. Ils ont échangé activement en groupes restreints et en plénière sur la gestion durable des ressources forestières, la conservation des écosystèmes et l’innovation en matière environnementale.

@PFBC

Des ateliers ont été organisés en miroir des thématiques traitées lors de la réunion des parties :

  • Préservation des aires protégées,
  • Planification efficace et durable de l’utilisation des terres,
  • Consolidation des chaînes de valeur durable,
  • Lutte contre la criminalité environnementale,
  • Coopération scientifique et académique.

Les participants ont formulé des solutions concrètes pour la préservation des écosystèmes forestiers et pour favoriser la mobilisation des jeunes pour des actions locales et internationales.

Parmi les recommandations, le volontariat figure en bonne place :

  • Une recommandation propose d’« intégrer systématiquement dans les projets de préservation des forêts une composante de volontariat pour un engagement actif des jeunes et populations, placés au cœur des solutions » ;
  • Une seconde suggère de « mettre en place un programme de volontaires à l’échelle nationale, pour favoriser l’engagement des jeunes dans les zones éloignées ».

Ces recommandations ont été présentées devant les représentants des pays du Bassin du Congo et de la France par Fabrice Augan NTCHANGO, secrétaire permanent de l’OFYI, désigné porte-parole du Forum de la jeunesse, lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion des parties, le lundi 3 juin.

Vingt participants du Forum de la jeunesse, dont l’ancienne volontaire Maud Lepaon, participent à la réunion des parties, pour y porter les recommandations formulées par les jeunes, qui attendent des décideurs des gestes forts pour s’en saisir.

Le volontariat et le programme V-Forêts valorisés dans un panel dédié lors du Forum de la jeunesse

Un panel dédié lors du 1er jour du Forum a permis de présenter les opportunités de volontariat en Afrique et à l’international, à travers le volontariat international d’échange et de solidarité (VIES) proposé par France Volontaires et ses membres. Ce dispositif profondément partenarial, coconstruit entre structures d’envoi et d’accueil, permet de mobiliser des jeunes en mobilités croisées sur des missions contribuant au développement durable.

Le VIES constitue un levier puissant dans la réponse aux enjeux environnementaux en particulier, et à la préservation des écosystèmes forestiers en particulier, comme l’illustre le programme Volontaires pour la préservation des forêts (V-Forêts), présenté par sa coordinatrice Rosy Esso.

Coconstruit avec les jeunes participant au Forum de la jeunesse en amont du One Forest Summit de 2023, et en particulier le One Forest Youth Initiative (OFYI), et présenté aux chefs d’État lors du Sommet, ce programme montre le continuum entre plusieurs grands rendez-vous internationaux sur les forêts. Il représente une action concrète rapidement mise en place à la suite des demandes formulées par les jeunes de tout le continent, notamment grâce au soutien financier du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

V-Forêts permet la mobilisation d’une cinquantaine de jeunes en appui à des projets menés dans 4 pays du Bassin du Congo (Cameroun, Congo Brazzaville, Congo RDC, Gabon) et en France, et destinés à valoriser, restaurer et protéger la forêt. Ces volontaires seront déployés prochainement à travers plusieurs dispositifs de volontariat comme le volontariat national, le Volontariat de solidarité internationale, le volontariat d’échange et de compétences et le service civique, dans le cadre de mobilités croisées Nord/Sud, Sud/Nord, Sud/Sud.

Pour incarner la diversité de l’expérience de volontariat, plusieurs jeunes ont partagé des témoignages inspirants :

@PFBC

Juliette VILO, française, Volontaire de solidarité internationale en mission au Cameroun et chargée du développement des filières pro biodiversité chez NOE, envoyée par La Guilde

Jhorcy Mélia OMBELI, ancienne service civique congolaise en réciprocité, déployée en France auprès de l’Association PIMAO sur des actions de mise en valeur du patrimoine naturel d’une commune rurale

Jarel Geordènne MABA-TSIBA, ambassadeur de l’écologie au Congo, membre de Human Empress actif dans la sensibilisation des jeunes sur la préservation des forêts, impliqués dans les deux éditions du Forestival

Maud LEPAON, française, ancienne volontaire mobilisée sur le projet européen EUAV FORESTS, sur la préservation des écosystèmes, piloté par France Volontaires, et qui a participé activement lors du One Forest Youth Forum à l’élaboration des recommandations des jeunes, portées devant les chefs d’État lors du One Forest Summit.

Ces jeunes constituaient la « délégation France Volontaires » auprès du Forum, menée par Lucie Morillon, directrice Communication, Valorisation et Développement des parcours d’engagement, aux côtés de Kev Francis ABIA KEVOUYI, secrétaire général du mouvement des jeunes écologistes congolais, engagé bénévolement sur les actions de l’organisation MJEC, et de plusieurs jeunes de République démocratique du Congo :

  • Elysée Salem Mutanda, volontaire nationale engagée dans l’écologie, coordonnatrice nationale du Réseau des Acteurs du Volontariat et de la Solidarité Internationale (RAVSI/RDC)
  • Gustave Belongoikoko, environnementaliste, et ancien volontaire des IXe Jeux de la francophonie de Kinshasa (2023)
  • Benjamin Nkosi Vumba, agronome, engagé dans l’entreprenariat agricole
  • Jenny Lwosso, activiste climatique engagée dans la justice climatique au sein de l’ONG Congo Basin Conservation Society (CBCS)

@PFBC

Nul doute que ces volontaires, aux côtés des participants au Forum de la jeunesse, suivront de près les travaux de la réunion des parties et ses suites, la prise en compte des solutions proposées par les jeunes et les engagements qui seront pris pour assurer la préservation des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.

France Volontaires et EDF s’associent dans le cadre du programme Volontaires – Terre de Jeux Paris 2024

En partenariat avec le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, France Volontaires a lancé le programme « Volontaires Terre de Jeux Paris 2024 » qui permettra la mobilisation l’été prochain de volontaires internationaux venant de dix pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du Proche-Orient. Ce programme a pour ambition de soutenir l’engagement des jeunes de ces pays auprès d’organismes français intervenant sur la thématique « sport et développement ». Ils nourrissent par ailleurs l’objectif d’héritage porté par Paris 2024, particulièrement dans la perspective des Jeux Olympiques de la jeunesse de Dakar 2026.

Un accompagnement privilégie pour 10 jeunes
EDF s’associe à ce programme en permettant à dix salariés de l’entreprise de parrainer dix volontaires pendant leur mission. Ce partenariat avec EDF va bien plus loin qu’une simple contribution financière puisqu’il s’agit d’un accompagnement privilégié offert à ces jeunes qui bénéficieront d’un soutien personnalisé et de petites astuces de leurs parrains pour vivre au mieux leur mission en France. Au programme de ces échanges à venir : rencontres sportives, visite du pavillon olympique d’EDF qui ouvrira ses portes le 12 juillet prochain ou encore participation aux temps forts festifs organisés par le groupe tout au long de l’été. Une belle illustration de la richesse de l’interculturalité et du partage d’expériences !

Les volontaires réaliseront des missions de service civique de six à dix mois ou des missions de volontariat international de solidarité de douze mois en France. Parmi eux, citons par exemple Arsène Azizaho, jeune béninois de 24 ans, passionné de communication sportive et joueur de volley-ball, qui sera en mission à l’UCPA d’Étampes, ou encore Kerlyn Bermeo, équatorienne de 24 ans, joueuse de basket depuis l’enfance et qui effectuera sa mission à la ville de Nevers pour sensibiliser les jeunes aux valeurs du sport, de l’olympisme et de l’interculturalité. Tous deux seront bénévoles sur les jeux olympiques ou paralympiques de Paris 2024, tout comme quelque 66 autres volontaires du programme.

Ce partenariat permettra en outre de mettre en lumière des valeurs d’humanisme et de solidarité portées par les Jeux et partagées par France Volontaires et EDF.

Le directeur général de France Volontaires à Tunis pour renforcer la coopération entre les deux pays

L’objectif principal de cette mission était la signature d’une convention de partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports tunisien, représenté par son ministre, Kamel Deguiche. Cette signature marque le soutien de France Volontaires pour la structuration d’un volontariat national tunisien, pour laquelle la plateforme apporte son expertise. 

Lors de la cérémonie, Fabrice Rousseau, conseiller de coopération et d’action culturelle (COCAC) de l’Ambassade de France, et Yann Delaunay ont pris la parole pour souligner les objectifs de cette convention et l’apport du volontariat dans les initiatives locales. Le ministre Kamel Deguiche a souhaité donner la parole aux jeunes. Deux volontaires étaient présents : Pierre, volontaire français en mission de service civique à Sfax et Nour, volontaire tunisienne qui partira prochainement en mission de service civique à Strasbourg. Deux jeunes tunisiens du conseil consultatif des jeunes ont également pris la parole, représentant la voix de la jeunesse tunisienne auprès du ministre. 

La signature de cette convention représente également une opportunité de développer des programmes dans les domaines du sport et de la culture, en partenariat avec des structures étatiques. En Tunisie, il y a plus de 200 complexes et maisons de jeunes répartis sur le territoire, offrant ainsi de nombreuses structures potentielles pour accueillir des volontaires et mettre en place des programmes de volontariat.

Au bureau d’Expertise France 

La rencontre avec le bureau d’Expertise France en Tunisie a eu lieu à l’occasion de l’accueil récent d’une volontaire de solidarité internationale (VSI) envoyée par le Service de coopération au développement dans le cadre du projet Patrimoine 3000. Stéphan Orivel, directeur pays (Tunisie/Libye), Margaux Héricotte, cheffe de projet ProGreS Migration, et Clémence Pernin, coordinatrice des fonctions support ont accueilli l’équipe de France Volontaires. Lors de cette réunion, ils ont présenté leurs activités et projets en cours, tout en explorant la valeur ajoutée que le volontariat pourrait apporter à ces initiatives. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les synergies potentielles entre Expertise France et France Volontaires, ouvrant la voie à des collaborations renforcées et à un soutien accru pour les projets de développement et de solidarité internationale en Tunisie.

Avec Expertise France (à gauche) et l’Archevêché de Tunis (à droite)

Avec les équipes de l’archevêché de Tunis

France Volontaires est allé à la rencontre de l’archevêché de Tunis, structure d’accueil de volontaires, l’occasion d’échanger sur les missions des volontaires, leurs motivations et leurs ambitions. La réunion s’est tenue avec le Père Jaward, secrétaire général des écoles catholiques en Tunisie, Stéphanie Doggaz du secrétariat du département de l’enseignement, et Olivia Olivo, chargée du soutien pédagogique aux écoles catholiques de Tunisie. Les activités de l’archevêché en lien avec les écoles catholiques ont été présentées à l’équipe de France Volontaires afin d’identifier d’éventuels besoins en matière de volontariat. L’archevêché gère actuellement neuf écoles catholiques réparties sur le territoire tunisien, accueillant un total de 6000 élèves. Parmi les quatre volontaires de solidarité internationale (VSI) de l’archevêché envoyés par Fidesco, deux étaient présentes à la réunion : Hortense, en appui à la comptabilité des écoles, et Blandine, en appui à la direction d’un jardin d’enfants. 

Déjeuner avec l’ambassadrice de France en Tunisie et l’Équipe France

Yann Delaunay a également rencontré Anne Guéguen, ambassadrice de France en Tunisie, lors d’un déjeuner pour discuter des priorités du développement du volontariat et du renforcement des partenariats de France Volontaires en Tunisie. Étaient également présents à ce déjeuner le COCAC, Fabrice Rousseau, et Hélène Ferrer, attachée de coopération technique et société civile. 

Avec l’Ambassadrice et l’équipe France (à gauche) et le centre culturel et sportif de la jeunesse d’El Menzah 6 (à droite)

Visite du centre culturel et sportif de la jeunesse d’El Menzah 6 

Yann Delaunay et l’équipe locale de France Volontaires ont visité le centre culturel et sportif de la jeunesse d’El Menzah 6, qui accueille 20 000 bénéficiaires par an pour des activités sportives et culturelles. Ce public est majoritairement composé de jeunes et de seniors. Cette visite a été l’occasion de présenter la plateforme France Volontaires et les différents dispositifs de VIES, afin d’explorer les perspectives de volontariat au sein des diverses activités du centre. 

Au Comité national olympique tunisien (CNOT) : 

Le CNOT a accueilli l’équipe de France Volontaires dans ses bureaux pour un retour d’expérience sur la mobilisation de services civiques dans les diverses activités organisées au service du sport. Actuellement, une volontaire en service civique, Clarisse-Eloïse, y est mobilisée dans le cadre du label Génération 2024. Yann Delaunay a pu échanger avec elle sur sa mission et ses motivations, en présence de son tuteur, Slaheddine Boudhina, directeur de la communication et des relations internationales et chef des projets pour la promotion des valeurs olympiques. Mohamed Adel Zahra, membre du comité exécutif et trésorier adjoint du CNOT, a également remis une plaque à Yann Delaunay en remerciement de la collaboration fructueuse avec France Volontaires. 

Avec le CNOT (à gauche) et à la RTCI (à droite)

Enregistrement d’une émission radio à la RTCI 

Yann Delaunay et Cheick Diallo, représentant national de France Volontaires en Tunisie, ont été invités sur le plateau de Radio Tunis chaîne internationale (RTCI) où ils ont été interviewés par Hatem Bourial, chroniqueur de l’émission “120 minutes”. Lors de cet entretien, diverses thématiques ont été abordées, notamment la réciprocité, l’interculturalité, et la francophonie, afin de mettre en lumière le volontariat français en Tunisie. Retrouvez l’interview complète ici : https://fb.watch/sk5dTobKXI/ 

Avec l’IRD / Cirad :  

Yann Delaunay a rencontré les équipes de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) afin d’explorer les modalités de mobilisation de volontaires dans le cadre de leurs nombreux projets. L’équipe de France Volontaires a échangé avec Mohamed Ali Marouani, représentant de l’IRD et du Cirad en Tunisie, Wahiba Houiji, chargée de mission valorisation, innovation et médiation scientifique, ainsi qu’Aude Mathieu, chargée de communication à l’IRD en Méditerranée. Ces discussions ont mis en avant les synergies possibles et identifié les opportunités pour intégrer des volontaires dans des projets de recherche et de développement, renforçant ainsi l’impact de ces initiatives sur le terrain.

Avec l’IRD / Cirad (à gauche) et l’Observatoire National de la Jeunesse (à droite)

Visite de l’Observatoire national de la jeunesse tunisien (ONJ) 

Cet observatoire est un acteur clé des politiques jeunesse et du volontariat en Tunisie. Yann Delaunay et l’équipe locale de France Volontaires ont rencontré les équipes de l’observatoire pour mieux comprendre ses activités et sa stratégie en vue de l’implantation d’une agence nationale du volontariat en Tunisie. Foued Aouni, Directeur Général de l’ONJ, présent également à la signature de la convention avec le ministère, a remis une plaque à Yann Delaunay pour célébrer les relations fructueuses entre l’observatoire et France Volontaires car c’est l’ONJ qui sera chargé de la mise en œuvre de la convention.  

Rencontre avec les volontaires 

Afin de marquer la fin de cette mission, un temps convivial de rencontre et d’échanges a enfin été organisé avec 18 volontaires internationaux d’échanges et de solidarité, français et tunisiens, envoyés sous différents dispositifs. Il y avait des volontaires français en service civique, du corps européen de solidarité (CES), des VSI et également une volontaire internationale de Monaco. La grande majorité d’entre eux sont envoyés par des structures membres de la plateforme France Volontaires. On a pu également compter sur la présence d’un ancien volontaire de réciprocité ayant effectué une mission de service civique à Marseille et une volontaire partant prochainement en mission de service civique en réciprocité à Strasbourg dans le cadre du programme de l’Institut français de Tunisie. Les volontaires ont pu échanger avec Yann Delaunay sur leur expérience de mobilité internationale, sur leur engagement dans leur mission ainsi que poser des questions pour mieux comprendre les dispositifs de volontariat. 

 

Ces rencontres ont permis d’ouvrir et de renforcer le dialogue sur les besoins des organisations locales en matière de volontariat. Ces deux journées ont également mis en lumière le volontariat et la solidarité comme des leviers indispensables pour renforcer les liens de coopération entre la Tunisie et la France. Elles ont assuré la reconnaissance de l’action de France Volontaires en Tunisie et ont fixé une ambition partagée pour le développement du volontariat entre les deux pays. Ces échanges ont jeté les bases d’une collaboration renforcée, visant à promouvoir et à structurer le volontariat comme un vecteur de développement et de rapprochement entre les sociétés civiles tunisienne et française.
 

La réciprocité, notre fil conducteur pour 2024 !

Le volontariat est synonyme d’échanges, de partages, de découvertes, mais aussi de mobilités !

La mobilité internationale dans le volontariat est un axe essentiel qui permet de mieux appréhender les différences culturelles et comprendre en profondeur la notion d’interculturalité, indispensable à la construction d’un monde solidaire.

Il est donc essentiel que les mobilités s’expriment dans une dynamique de réciprocité entre les pays. C’est pourquoi France Volontaires œuvre au quotidien à la promotion du volontariat de réciprocité entre les pays du Sud et du Nord.

Fin 2023, France Volontaires Cameroun s’est donné pour mission de recruter trois volontaires camerounais, dans le cadre d’un partenariat avec trois structures associatives françaises, désirant accueillir des volontaires en Service Civique en France pour une durée de 6 mois.

C’est ainsi qu’en février 2024, nous avons initié une session de préparation au départ pour nos trois volontaires : Lauretta, Sorelle Stella et Ariane.

L’objectif de cette session ? Leur fournir un cadre sécurisant et le bagage nécessaire afin de leur garantir une adaptation en douceur à un contexte culturel différent. Elles se sont envolées pour leur lieu de mission entre février et mars 2024.

Nos trois volontaires ont été déployées dans trois structures distinctes. Nous vous invitons à découvrir l’étendue de leurs missions dans les paragraphes suivants.

  • Lauretta

Mobilisée pour une durée de 6 mois auprès de l’association La Fabrique DEFI à Calais, Lauretta a pour mission d’encourager la mobilité internationale ainsi que les échanges interculturels auprès de la jeunesse.

Au quotidien, elle anime des réunions d’informations collectives (RIC), et propose des rendez-vous individuels avec les jeunes désireux d’en apprendre plus sur les différents dispositifs de mobilité internationale existants. Elle travaille en binôme avec Hugo, un collègue volontaire ambassadeur de la mobilité Européenne.

Lors des différents échanges qu’elle anime avec les jeunes, Lauretta partage son expérience personnelle et les informe sur des dispositifs tels que le Service Civique à l’international, le dispositif VIE/VIA (volontariat en entreprise ou en administration), ou encore le Volontariat des Nations Unies.

Le 4 mai dernier, elle a notamment participé à la préparation de la célébration du « Joli mois de l’Europe », atelier qui s’est déroulé au sein de la FABRIQUE DEFI de Calais sur toute une journée. Ce fut l’occasion d’échanger sur les programmes de volontariat européens et d’animer des ateliers et jeux permettant de mieux appréhender les différents langages. Un bel évènement en prévision des futures élections européennes qui se tiendront en juin 2024 !

 

  • Sorelle Stella

Sorelle Stella est déployée auprès de l’Association Pays de la Loire – Cameroun à Nantes en tant que chargée de développement culturel. Dans le cadre de sa mission, elle travaille en étroite collaboration avec le programme de la Route des Chefferies de l’Ouest Cameroun sur les thématiques des patrimoines matériels et immatériels.

Elle participe à la conception et la mise en œuvre d’évènements culturels, afin de promouvoir et valoriser les actions menées par la Route des Chefferies. À cet effet, elle a travaillé sans relâche avec sa structure d’accueil à l’inauguration de la 2ème édition du salon « Afrique à cœur » qui s’est tenu du 26 au 29 avril dernier à Nantes.

Durant cet évènement, elle a été chargée de promouvoir et valoriser les œuvres, les livres, les produits et objets artisanaux proposés par La Route des Chefferies. Ce fut l’occasion pour elle de rencontrer des entrepreneurs et créateurs de la diaspora africaine aux machines de l’île de Nantes, et d’établir des liens avec d’autres associations culturels actives en pays de Loire.

 

  • Ariane

Engagée auprès de l’association Centraider à Orléans, Ariane oeuvre à la sensibilisation des publics aux Objectifs de Développement Durable (ODD) et aux enjeux de solidarité internationale.

À cet effet, elle planifie, organise et anime des temps d’échanges sur des sujets en rapport avec les ODD, la solidarité internationale, la mobilité internationale et l’interculturalité. Depuis le début de son déploiement, elle a organisé et animé 6 ateliers dans des tiers lieu, des lycées et une foire.

Par ailleurs, elle a récemment été sélectionnée pour être membre de la seconde promotion de l’incubateur de politiques publiques Je M’engage pour l’Afrique. Aux côtés de 32 jeunes acteurs engagés pour l’Afrique et la Méditerranée issus de divers horizons, elle sera formée aux enjeux de transformation des villes secondaires, participera à des temps de réflexion pour la résolution des problématiques des villes intermédiaires, et pourra porter sa voix auprès des décideurs publiques et privées lors d’une restitution à Marseille du 13 au 16 juin prochain.

Plus motivées que jamais, ces trois volontaires nous ont témoigné leur volonté de se dépasser avec résilience et confiance et ont partagé leur ambition commune de mener à bien leur mission de Service Civique International. Nul doute que d’importantes réalisations les attendent dans les mois à venir !

 

L’Agence du Service Civique présente sa nouvelle campagne de communication

L’objectif est simple : inviter la jeunesse dans toute sa diversité à vivre l’expérience positive, accessible et bénéfique pour soi et pour les autres qu’est le Service Civique. Pour ce faire, l’Agence du Service Civique dévoile une campagne polyvalente, à la fois digitale et physique – sur les réseaux sociaux, en affichage public, dans les gares et stations de métros, à la radio et à la télévision.

Les volontaires en Service Civique se mobilisent le 12 juin

Le 12 juin 2024 marquera la première Journée du Service Civique. Ce jour-là, les volontaires en Service Civique valoriseront leurs missions sur les réseaux sociaux, en faisant vivre leur expérience à travers des contenus réalisés par eux-mêmes sur le terrain. La Journée s’inscrit naturellement dans le prolongement de la campagne de communication, puisque les volontaires participants auront 24h pour partager leur quotidien “en mode Service Civique”.

Venue de la DCC au Togo : renforcer les liens de solidarité

Rencontre avec les partenaires institutionnels

Une série de rencontres avec des représentants institutionnels ont été organisées, notamment avec le Collectif des associations de volontariat au Togo (Cavo), l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT) et l’ambassade de France au Togo.

Les discussions ont porté sur des sujets variés tels que la dynamique générale du volontariat au Togo, l’investissement des structures d’accueil afin que l’intervention des volontaires s’inscrivent dans les priorités de la coopération bilatérale entre la France et le Togo,  les liens de coopération et de partenariat entre France Volontaires et l’ANVT, la stratégie de développement et les perspectives à venir pour le volontariat au Togo, notamment dans le cadre de la réciprocité, le besoin de renforcement des organisations membres de la plateforme Cavo. Cette année, la DCC a contribué à l’envoi de plusieurs VSI togolais en France.

 

Délégation de la DCC, du Cavo et de France Volontaires Togo à l’Ambassade de France au Togo en présence d’Augustin Favereau, ambassadeur, et Myriam Habil, responsable du Scac

Photo 1 : à l’Agence Nationale du Volontariat au Togo, en présence du directeur, Omar AGBANGBA / Photo 2 : A l’Espace Volontariat avec l’équipe et le responsable du CAVO

Repas partagé entre la DCC, France Volontaires Togo et le CAVO

 

Sur le terrain avec les volontaires et les partenaires associatifs

Rencontre avec les volontaires de Sokodé

Les équipes de France Volontaires ont dans un premier temps rencontré:

  • Père Bertrand, fondateur de la communauté des Puits de Jacob, accompagné des Sœurs et de SolèneLELIEVRE, volontaire infirmière ;
  • Apolline MOREL, volontaire infirmière au centre de santé Alehéri ;
  • Vincent CLEMENT et Raphaël PYRAT, volontaires enseignants en informatique à l’IFNTI, accompagnés des professeurs et des élèves.

Ce déplacement a été l’occasion de visiter les lieux, échanger sur l’apport des missions des volontaires, ainsi que l’évolution des besoins des partenaires.

 

A l’Institut de Formation aux Normes et Technologies de l’Informatique

 

Au Centre de santé Aleheri

 

A la communauté des Puits de Jacob avec Père Bertrand

 

Repas avec les volontaires

Un moment de convivialité s’est déroulé lors d’un repas partagé avec France Volontaires, la DCC et ses volontaires de Sokodé, actuels et anciens. Une belle occasion pour échanger des expériences, des conseils et des anecdotes, nourrissant ainsi les liens interpersonnels au sein de la communauté des volontaires.

 

Weekend à Togoville

Le point culminant de l’expérience a été le week-end à Togoville. Après une traversée du lac en pirogue, l’ensemble de la délégation s’est rendue au centre artisanal, donnant un aperçu sur la fabrication des textiles, avant de visiter la cathédrale Notre-Dame de Togoville. Par la suite, un temps de partage a eu lieu, où les volontaires le désirant ont pu lire au groupe leurs “Lettres pour le Togo”. Enfin, un temps d’échange et de réflexion proposé par les chargés de mission a permis de discuter concernant les expériences et les requêtes des volontaires, favorisant ainsi un dialogue constructif et une meilleure compréhension des enjeux et besoin concernant le volontariat au Togo.

© Raphaël PYRAT

 

Traversée du Lac Togo

 

Village artisanal

 

Cathédrale de Notre-Dame

 

     

Echanges sur les requêtes des volontaires

 

 

Dialogue avec la communauté togolaise du volontariat via Facebook Live

Une autre facette de la mission s’est déroulée sous les projecteurs des réseaux sociaux, avec un direct sur Facebook adressé à la communauté togolaise du volontariat. Cet événement, en direct de l’Espace Volontariats, a réuni les équipes de la DCC en compagnie du représentant national de France Volontaires au Togo.

Au cours de cette session interactive, plusieurs questions clés ont été abordées, offrant un éclairage sur le travail de la DCC et sur les possibilités de volontariat à l’international.

Parmi les questions abordées figuraient :

  • Que peut apporter un volontaire de solidarité internationale à votre structure ?
  • Comment le recrutement est-il organisé ?
  • Quelles compétences ont les volontaires ?
  • Combien ça coûte ?

Ces échanges ont permis de démystifier le processus de recrutement et de mettre en lumière les compétences et les contributions des volontaires au sein des structures partenaires au Togo.

 

La structure

La DCC, ou Délégation catholique pour la coopération, est une association française de solidarité internationale fondée en 1967 par la Conférence des évêques de France. Son objectif principal est de promouvoir le développement humain intégral dans les pays en développement, en s’appuyant sur les valeurs de solidarité, de fraternité et de respect de la dignité humaine.

La DCC agit principalement dans les domaines de l’éducation, de la santé, du développement rural, de la formation professionnelle et de l’appui aux micro-entreprises. Elle envoie des volontaires en mission dans différents pays du Sud pour soutenir des projets de développement, en partenariat avec des structures locales et des acteurs de la société civile.

Les volontaires de la DCC, appelés “coopérants”, sont des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons, qui mettent leurs compétences au service des populations les plus vulnérables. Ils interviennent dans des domaines variés tels que l’éducation, la santé, l’agriculture, l’environnement, etc.

En plus de l’envoi de volontaires, la DCC mène également des actions de sensibilisation et d’éducation au développement en France, afin de mobiliser l’opinion publique sur les enjeux de la solidarité internationale et de favoriser l’engagement citoyen en faveur du développement.

En résumé, la DCC est une association engagée dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, en promouvant un développement juste et durable fondé sur la coopération et la solidarité internationale.

 

Si vous êtes une association togolaise souhaitant accueillir des volontaires, ou bien une personne française souhaitant s’investir dans un volontariat en France, n’hésitez pas à contacter les chargés de Mission de la DCC aux adresses suivantes :

  • Charles Pardessus, chargé de mission Togo pour la DCC, responsable des régions Centrale, Kara et Savanes : [email protected]
  • Xavier Cordonnier, chargé de mission Togo pour la DCC, responsable des régions Maritime et Plateaux : [email protected]

Offre d’emploi : Responsable administratif et financier – Antenne des Antilles

Contexte

Groupement d’intérêt public (GIP), créée en 2009, France Volontaires est la plateforme française du volontariat international d’échange et de solidarité. Opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, elle réunit l’Etat, des collectivités territoriales et des associations autour d’une mission d’intérêt général : le développement et la promotion du volontariat international d’échange et de solidarité. La plateforme s’appuie sur une présence en France (métropole et territoires d’outre-mer) et sur un réseau d’Espaces Volontariats en Afrique, Moyen-Orient, Océan Indien, Asie, Pacifique, Caraïbes et Amérique latine.

Dans la continuité de sa stratégie globale de contribution à l’action extérieure des collectivités locales et en particulier de son objectif de soutien amplifié aux collectivités d’Outre-Mer, France Volontaires a décidé de créer une antenne chargée de couvrir les Antilles, basée en Guadeloupe, en étroite collaboration avec le Conseil régional.

Cette nouvelle Antenne de France Volontaires, à l’instar des deux autre Antennes basées à la Réunion et en Nouvelle Calédonie, aura pour mission de développer le VIES dans les Antilles en partenariat avec les acteurs des territoires et les partenaires de coopération internationale. Sa zone d’intervention comprendra la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy. L’antenne sera également mobilisée pour développer les partenariats dans les Caraïbes et assurer un suivi ponctuel des activités en Guyane.

Descriptif de la mission

Sous l’autorité hiérarchique du/de la responsable d’antenne Antilles, la/le responsable administratif et financier a pour mission de gérer les aspects administratifs, financiers et budgétaire des projets financés dans le cadre des programmes développés par l’Antenne mais également de tenir une veille sur les sources de financements pertinents pour l’organisation. Elle/il devra veiller que les ressources soient utilisées de manière efficace et que les projets soient exécutés conformément aux normes et aux règlementations en vigueur.

A ce titre, les principales activités sont :

Gestion budgétaire, administrative et financière du/des bailleurs de fonds selon les normes

  • Établir le budget prévisionnel et le plan trésorerie des conventions de projets
  • Analyser les résultats budgétaires et formuler des mesures correctrices
  • Gérer les contrats et les relations avec les bailleurs de fonds
  • Produire et/ou contrôler les mémoires financiers selon les exigences des bailleurs de fonds
  • Tenir les différents reporting selon la planification
  • Actualiser le système d’information interne afin de suivre les financements

Optimisation du processus et supervision de l’activité comptabilité

  • Améliorer les tableaux de gestion et les reporting budgétaires
  • Proposer une optimisation de la gestion administrative, comptable et financier
  • Mettre en place des procédures efficaces pour garantir la gestion transparente et responsable
  • Identifier des opportunités d’amélioration des processus financiers
  • Assurer une supervision de l’activité comptabilité en collaboration avec l’équipe

En appui au/à la responsable d’Antenne, la/le responsable administratif et financier assure la veille dans le but de développer un réseau de partenaires financiers.

Profil requis

Formation et expérience

  • Formation supérieure en finance, comptabilité ou domaine connexe pertinent
  • Expérience significative dans la gestion financière des projets de développement, en gestion de projet Interreg souhaité.

Compétences clés

  • Connaissance de la comptabilité publique
  • Connaissance des bailleurs de fonds publics ou privés
  • Maitrise en gestion budgétaire, en comptabilité et analyse financière
  • Savoir élaborer des budgets, suivre les dépenses et préparer des rapports financiers
  • Maitrise des fonctions avancées d’Excel (type TCD)
  • Bonne pratique des outils bureautiques et collaboratifs
  • Savoir travailler en équipe et dans un contexte multiculturel
  • Sens de la communication et de la négociation
  • Force de proposition et d’amélioration de la gestion
  • Capacité démontrée à effectuer une veille stratégique de source de financement
  • Capacité à travailler en autonomie avec un minimum de supervision

Conditions d’exercice

  • Fonctionnaire ou Agent contractuel
  • CDD de 36 mois, renouvelable (pour un agent contractuel)
  • Télétravail possible selon accord d’entreprise, après période d’essai
  • Un parcours d’intégration de manière à vous familiariser avec notre écosystème
  • Mutuelle et prévoyance
  • Ticket restaurant
  • Prise de poste dès que possible
  • Localisation : Guadeloupe

Processus de recrutement

CV et LM par mail en mettant en objet « candidature_RAF_antilles » à :

 

Engagé en faveur de la diversité et de l’égalité des chances, France Volontaires
étudie avec la plus grande attention toutes les candidatures correspondant
aux compétences requises pour le poste à pourvoir.

Restitution du Rapport du Groupe de Travail « Jeunesses et Développement » du Conseil National du Développement et de la Solidarité Internationale 

Dans le cadre de la loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales du 4 août 2021, ce rapport s’inscrit dans une dynamique de renouvellement, affirmant l’approche par les droits humains et la nécessité d’associer les jeunes aux décisions qui les concernent. La jeunesse, représentant une forte population à l’échelle globale, se trouve confrontée à des défis majeurs et à des incertitudes croissantes, rendant leur participation citoyenne cruciale pour l’atteinte des objectifs de développement durable. Le groupe de travail du CNDSI dédié à l’engagement des jeunes dans la conception et l’exécution de la stratégie française de développement et de solidarité internationale a impliqué trois secteurs du CNDSI (une plateforme collaborative, des syndicats, des entités associatives) et a fait participer plus de trente acteurs provenant d’organisations de la société civile, tant françaises qu’internationales (groupes de réflexion, syndicats, associations, entreprises, etc.), lors de réunions de dialogue tenues de septembre 2022 à mars 2023. 

 

L’événement « jeunesses et développement » : 

Réunissant plusieurs acteurs, dont France Volontaires représentée par son Directeur Général Yann Delaunay et Lucie Morillon, Directrice du Pôle Études – Communication – Plaidoyer, cet événement marque également la présence de Plan International, des jeunes ambassadrices de ONE, Engagé.e.s & Détermin.é.es, le RRMA (Les réseaux régionaux multi-acteurs), etc. La présence de la Secrétaire d’État Chrysoula Zacharopoulou, chargée du développement et des partenariats internationaux, illustre également l’importance accordée par le gouvernement à l’engagement des jeunes. 

 

En tant qu’acteur majeur du volontariat en France et opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, France volontaires joue un rôle crucial dans la promotion du volontariat international d’échange et de solidarité, considéré comme un vecteur privilégié de l’engagement citoyen des jeunes et reconnu comme une forme avancée de participation des jeunes. D’ailleurs, le rapport souligne l’impact positif des actions bénévoles des jeunes. À cette occasion, Demba Mané, jeune sénégalais issu du Consortium Jeunesse Sénégal et actuellement VSI réciprocité en mission d’appui au Service Reconnaissance et Valorisation de France volontaires, est intervenu pendant la table ronde pour témoigner de son parcours d’engagement en tant que volontaire qui est par extension, celui de chacun des jeunes présents dans la salle. La Secrétaire d’État Chrysoula Zacharopoulou s’est félicitée dans un tweet du « dialogue entre les générations. ». 

La table ronde a été un moment clé de l’événement, permettant un échange constructif entre les jeunes et la Secrétaire d’État. Animée par M. Frédéric Cholé, Délégué DCTCIV et Secrétaire Général du CNDSI, les intervenants étaient : 

  • Mme Chrysoula Zacharopoulou, Secrétaire d’Etat chargée du développement et des partenariats internationaux    
  • Mme Clara Olivet, Coordinatrice du projet « Place aux jeunes ! », Engagé.e.s & Détermin.é.es 
  • M. Régis Batchassi, Président du Conseil national de la jeunesse du Togo (visioconférence)   
  • Mmes Anaïs Magliocco et Lilia Touil, Jeunes ambassadrices de ONE  
  • Mme Kadiatou Konate, Co-fondatrice du Club des jeunes filles leaders de Guinée (visioconférence) 
  • M. Demba Mané, Volontaire en réciprocité au sein de France Volontaires.  
  • M. Henri Arevalo, Président du RRMA Occitanie, coprésident du GT Jeunesses du CNDSI 

 

Après avoir valorisé les dispositifs mis en œuvre par le MEAE et ses opérateurs en faveur des jeunesses, la Secrétaire d’État a annoncé la rédaction prochaine d’une feuille de route sur les jeunesses dans l’action extérieure de la France, dont l’élaboration sera coordonnée par une personne référente chargée des questions de jeunesses au sein de la délégation pour les collectivités territoriales et la société civile. Elle a également annoncé l’accompagnement et l’inclusion de 10 jeunes par an dans les délégations internationales de la France. 

 

La restitution de ce rapport est une étape décisive vers une politique de développement plus inclusive et participative. Elle reflète une volonté de placer les jeunes au centre des préoccupations et des actions, reconnaissant ainsi leur potentiel en tant qu’acteurs de changement dans la société. L’accent mis sur le volontariat souligne l’impact positif de l’engagement des jeunes et leur capacité à contribuer significativement à un monde plus solidaire et équitable.  

 

Les recommandations du groupe de travail s’articulent ainsi : 

Pour le renforcement d’un environnement favorable pour les jeunes dans toute leur diversité, en France comme dans les pays partenaires. 

  1. Rendre l’environnement politico-légal plus favorable à la participation des jeunes : 
  • Améliorer l’information des jeunes sur les opportunités de participation et dégager des moyens pour l’accompagnement des jeunes éloignés des possibilités d’engagements collectifs ; 
  • Renforcer les capacités des organisations de jeunes et soutenir leurs initiatives notamment financièrement de l’échelle locale à nationale ; 
  • Renforcer les capacités des OSC et acteurs publics travaillant avec et pour les jeunes afin qu’ils opérationnalisent une approche des jeunesses fondée sur les droits humains, dans le cadre de leurs projets comme des politiques publiques. 
  1. Faire évoluer les normes sociales et représentations stéréotypées sur les jeunes et notamment les jeunes femmes en menant un travail de sensibilisation de toutes les parties prenantes. 

Pour le renforcement de l’éducation à la citoyenneté locale et mondiale, en France comme dans les pays partenaires. 

  1. Valoriser l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) comme une priorité éducative nationale : 
  • Poursuivre et renforcer l’application des recommandations du rapport d’évaluation de soutien du MEAE et de l’AFD à l’ECSI ; 
  • Renforcer le dialogue interministériel et poursuivre et amplifier le travail multi acteurs réalisé sur l’ECSI par le groupe de concertation piloté par l’AFD. 
  1. Affirmer la volonté d’un changement d’échelle de l’ECSI avec l’ensemble des acteurs avec la mise en place d’un observatoire de l’ECSI et de l’engagement. 
  1. Permettre à tous les jeunes d’accéder à une expérience de volontariat, quelle que soit leur situation sociale ou leur formation initiale et professionnelle. 
  1. Renforcer la reconnaissance, par la loi de 2021 relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales lors de sa potentielle révision, du rôle incontournable des organisations de jeunes, associations de solidarité internationale et d’éducation populaire et la nécessaire implication des collectivités territoriales. 
  1. Acter la volonté de l’État français de soutenir financièrement les organisations de solidarité internationale et d’éducation populaire travaillant avec et pour les jeunes afin qu’elles s’approprient l’approche fondée sur les droits et l’intègrent à leurs projets. 

Pour une participation inclusive, effective et authentique des jeunesses aux espaces formels et informels de décision et de concertation de la politique de solidarité internationale de la France. 

  1. Dans une future stratégie jeunesse de la France, définir la notion de participation authentique des jeunes et veiller à son opérationnalisation dans les espaces de décision nationaux et internationaux ; 
  1. Concevoir la participation dans le cadre d’échanges réguliers entre jeunes et décideurs et décideuses de tous les niveaux ; 
  1. Adopter des approches intersectionnelles et inclusives dans la formulation des politiques publiques, notamment en soutenant la participation des filles, jeunes femmes, et minorités de genre ; 
  1. Reconnaître la diversification des espaces informels de participation et prendre davantage en compte les propositions qui en émanent pour élaborer et articuler les politiques publiques. 

Pour intégrer de manière transversale une approche par les droits humains appliquée aux jeunesses dans la politique de solidarité internationale de la France : 

  1. Veiller, avec les autres États membres de l’Union européenne (UE), à l’opérationnalisation, au financement, et à la redevabilité du Plan d’Action sur la jeunesse (PAJ) dans l’action extérieure de l’UE ; 
  1. Faire du respect et de la promotion des droits des jeunesses une priorité transversale de la politique de coopération et de solidarité internationale de la France (en France et dans ses pays partenaires) ; 
  1. Pour une appropriation et une opérationnalisation multi-acteurs de la future stratégie jeunesses du MEAE :  
  • Structurer le dialogue et le suivi de la stratégie avec l’ensemble des parties-prenantes, y compris les organisations de jeunesses et les organisations de jeunes, en France comme dans les pays partenaires, en garantissant des espaces et mécanismes de redevabilité sur les engagements pris.