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LE MAG’

Cinq compétences qu’on acquiert pendant une mission de volontariat

27 Mar. 2025

 © France Volontaires Philippines

S’engager dans une mission de volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) est une aventure humaine enrichissante. Au-delà des compétences techniques, cette expérience forge des qualités précieuses, applicables tout au long d’une vie. Autant d’atouts qui vous aideront aussi bien dans votre parcours professionnel que dans votre développement personnel. Voici cinq compétences clés que vous développerez au fil de votre mission !

L’expérience d’interculturalité

Au cœur de toute mission de volontariat international, l’interculturalité s’impose comme une expérience fondatrice. Confrontés à de nouvelles façons de penser et de vivre, les volontaires développent, jour après jour, leur capacité à interagir avec des cultures différentes, dans le respect et la compréhension mutuelle.

Dès leur arrivée sur le terrain, ils doivent s’adapter à un environnement inconnu, où les repères changent. Progressivement, des mécanismes d’adaptation se mettent en place : l’observation, l’écoute, l’apprentissage des coutumes locales… Autant d’étapes qui favorisent une véritable immersion. Très vite, des liens se tissent avec les habitants, portés par des valeurs de partage et de convivialité.

Cette rencontre avec l’autre est une expérience qui marque durablement. En élargissant leur vision du monde et en renforçant leur capacité d’adaptation, les volontaires acquièrent une compétence précieuse, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Régulièrement, les Espaces Volontariats de France Volontaires proposent aux volontaires d’apprendre les bases d’une langue locale à travers des cours sur plusieurs semaines (2 heures par semaine), facilitant ainsi leur intégration et donc une mission plus « fluide ».

La confiance en soi

Le volontariat n’est pas une recette miracle pour prendre confiance en soi, mais il en est un formidable accélérateur. Confrontés à des défis quotidiens dans un environnement inconnu, les volontaires apprennent à se dépasser, à faire preuve d’initiative et à affirmer leurs compétences.

Travailler en autonomie, évoluer au sein d’une équipe aux parcours variés, transmettre ses savoirs tout en apprenant des autres… Autant d’expériences qui nourrissent l’estime de soi et renforcent la capacité à s’adapter. Loin de leurs repères habituels, les volontaires sont aussi confrontés à l’imprévu : gérer un contretemps, surmonter un échec, poser des questions, rebondir après une erreur. Autant d’épreuves qui, bien que déstabilisantes sur le moment, participent à une réelle prise de confiance.

Parce qu’il oblige à sortir de sa zone de confort et à puiser dans ses ressources, le volontariat s’impose comme une véritable école de la vie. Une expérience qui marque et qui, bien souvent, transforme durablement.

Diverses missions de volontariat international d’échange et de solidarité dans le monde. © DR

Une ouverture sur le monde

Vivre une mission de volontariat à l’international, c’est plonger au cœur d’une réalité bien différente de la sienne. Confronter ses habitudes à d’autres modes de vie, découvrir des histoires singulières, échanger avec des personnes aux parcours variés : autant d’expériences qui transforment durablement la perception du monde et des grands enjeux globaux.

Bien au-delà des images relayées sur les réseaux sociaux, l’immersion permet de saisir la complexité des sociétés, de comprendre leurs dynamiques et de questionner ses propres repères. Cette rencontre avec l’autre pousse à une remise en question profonde : sur sa manière de consommer, de communiquer, de penser. Un véritable « choc culturel », souvent inconfortable, mais toujours enrichissant.

Et après la mission ? Nombreux sont les volontaires qui, une fois rentrés, poursuivent leur engagement au sein d’associations ou d’initiatives tournées vers l’international. Preuve que cette ouverture au monde ne s’arrête pas aux frontières de la mission, mais s’ancre dans un cheminement personnel et citoyen.

Le sens de l’autonomie

Le volontariat international d’échange et de solidarité offre un cadre structurant, avec un tuteur pour accompagner les volontaires. Mais sur le terrain, l’autonomie est de mise. Prendre des initiatives, proposer des idées, innover tout en collaborant avec son équipe : autant de défis qui permettent de grandir et de gagner en assurance, aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

Certains dispositifs, comme le volontariat de solidarité internationale, confient aux volontaires des missions à responsabilités, impliquant une prise de décision réelle. Une opportunité précieuse pour mettre en pratique les compétences acquises lors de formations ou d’expériences précédentes, tout en développant un savoir-faire concret.

Cette immersion hors de sa zone de confort forge un état d’esprit proactif. Apprendre à se débrouiller, à s’adapter et à assumer ses choix : autant d’atouts qui, bien au-delà de la mission, s’avèrent essentiels dans la vie professionnelle et personnelle.

L’ humilité

L’humilité est une qualité essentielle pour tout volontaire. Dès la préparation au départ, l’importance d’une posture d’écoute, d’entraide et de travail en équipe est soulignée. Sur le terrain, s’intégrer dans une structure locale implique de comprendre son fonctionnement, de respecter les dynamiques en place et d’apporter son soutien sans s’imposer.

Le rôle du volontaire ne se substitue pas à celui des équipes en place, mais vient le compléter. Son engagement apporte une valeur ajoutée, tant humaine que technique, dans une logique de collaboration et de transmission. Apprendre à observer avant d’agir, à comprendre avant de proposer : c’est dans cette approche respectueuse et partagée que réside la véritable richesse de l’expérience.

Développer cette capacité d’adaptation et d’écoute, c’est aussi un atout précieux pour l’avenir. Dans un monde professionnel et personnel où les relations humaines sont au cœur des réussites collectives, savoir se positionner avec humilité est une force incontestable.

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