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LE MAG’

Tifenn Gonnet, une volontaire au chevet des forêts du bassin du Congo

21 Mar. 2025

© Nicolas Théau /Unsplash

À 29 ans, la Bretonne Tifenn Gonnet s’envole pour Libreville, au Gabon, où elle s’engage en volontariat de solidarité internationale (VSI) avec One Forest Youth Initiative. Sa mission : participer à la préservation des forêts du bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète.

« Je suis un peu un petit oiseau qui aime bien voyager », lance Tifenn Gonnet dans un sourire. Mais cette fois, ce n’est pas pour un Erasmus – comme quelques années auparavant – ou un simple périple touristique à l’étranger qu’elle quitte la Bretagne. La jeune femme de 29 ans part pour deux ans au Gabon en volontariat de solidarité internationale (VSI), dans le cadre du programme V-Forêts, porté par France Volontaires. Son terrain d’action : la préservation des forêts du bassin du Congo, une région souvent éclipsée par l’Amazonie, mais pourtant essentielle dans la lutte contre le changement climatique.

© France Volontaires

Au sein de One Forest Youth Initiative, Tifenn occupera un rôle stratégique. « Je vais m’occuper des partenariats, de l’animation des réseaux et, en parallèle, organiser le prochain forum autour de la biodiversité », explique-t-elle avec enthousiasme. L’objectif est double : sensibiliser les jeunes et mettre en lumière les ressources naturelles de cette région souvent méconnue du grand public.

L’engagement environnemental de Tifenn ne date pas d’hier. « Depuis toute petite, j’ai été sensibilisée aux questions écologiques par ma famille, mes amis, mon éducation », confie-t-elle. Son parcours universitaire – un master en économie sociale et solidaire – a renforcé cette conscience et nourri son envie d’agir. Après un service civique dans une association d’agriculteurs bio dans les Alpes-Maritimes, elle a décidé de franchir un cap en s’impliquant sur le terrain, mais à l’échelle internationale cette fois.

Conscience écologique

Un pas de côté qui constitue aussi une aventure personnelle. « Je ne sais pas si on peut dire que c’est un rêve, mais c’est quelque chose qui me tenait vraiment à cœur : rencontrer une nouvelle culture, de nouvelles personnes, évoluer et déconstruire certains préjugés », avoue-t-elle. À travers cette mission, elle espère autant contribuer à la protection des forêts qu’à sa propre transformation.

Dans un contexte où l’urgence climatique impose de repenser notre rapport à la nature, l’engagement de Tifenn incarne cette nouvelle génération qui ne veut plus rester spectatrice. « Il y a une vraie prise de conscience chez les jeunes sur ces enjeux », souligne la jeune volontaire. Et elle, du haut de ses 29 ans, compte bien y prendre toute sa part.

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