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Lancement de la stratégie “Société civile et engagement citoyen” du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

L’engagement citoyen, un axe fort de la stratégie

En ligne avec la loi du 4 août 2021 sur le développement solidaire, la stratégie met en lumière le rôle primordial des organisations de la société civile (OSC) dans la politique de solidarité internationale de la France. Elle a pour ambition de doter le MEAE d’objectifs et de moyens concrets en vue de consolider  la relation partenariale avec l’ensemble des secteurs de la société civile et d’œuvrer ensemble à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Pour ce faire, la stratégie se compose de cinq axes :

  1. Promouvoir un environnement favorable pour toutes les composantes de la société civile à travers le monde et en France
  2. Soutenir le développement, la structuration et l’initiative des OSC partenaires
  3. Développer des partenariats avec l’ensemble des acteurs de la société civile
  4. Favoriser l’engagement citoyen
  5. Renforcer la présence et la voix des OSC, en particulier de langue française, sur la scène internationale

Pour le MEAE, les dispositifs d’engagement citoyen sont les préalables et l’un des déterminants du travail associatif.

Dans ce sens, l’axe 4 en soutien à l’engagement citoyen ambitionne de promouvoir des cadres législatifs favorables au déploiement de volontaires à l’international. En France et dans les pays partenaires, les écosystèmes de volontariat fondés sur la collaboration entre États et sociétés civiles se développent. Les OSC jouent une part prépondérante dans l’initiative, l’élaboration et la mise en œuvre de missions et de programmes de volontariat. Avec l’appui de France Volontaires, elles sont motrices dans la mise en place et le renforcement de cadres nationaux et internationaux de volontariat.

Par ailleurs, le MEAE accompagnera le développement des dispositifs de volontariat, qui ont la particularité d’être coconstruits avec des OSC du Nord et du Sud, en lien étroit avec France Volontaires. En plus de multiplier les opportunités d’engagement, y compris dans leur dimension réciproque, l’ambition est de consolider le cadre qualité en développant des standards de référence pour le volontariat international.

Enfin, le ministère s’emploiera également à valoriser l’expérience de volontariat dans les parcours de carrière, en travaillant à une meilleure visibilité et reconnaissance de l’expérience acquise.

La stratégie rappelle que la loi sur le développement solidaire reconnaît le volontariat comme l’un des outils de la politique de solidarité internationale française.

Consulter le Document d’Orientation Stratégique « Société civile et engagement citoyen » 2022-2027

Le volontariat mis à l’honneur lors de l’événement de lancement

L’événement était présenté par Flora Ben Chekroun, ancienne VSI en mission en Tunisie avec le CARI (Centre d’Actions et de Réalisations Internationales) pour la préservation des oasis, et actuellement chargée de mission au GRDR Migration-Citoyenneté-Développement.

Au cours de deux tables-rondes, divers acteurs de la société civile, des territoires, ainsi que des représentants d’opérateurs de l’Etat et d’organisations internationales, ont pu échanger autour des défis des OSC et des déterminants d’une société civile robuste. Afin d’illustrer au mieux l’engagement citoyen, une volontaire béninoise actuellement en mission de service civique en France a également pu partager son témoignage.

Témoignage de Carelle Agbo, volontaire béninoise en France

Jeune béninoise en mission de service civique en France dans le cadre de la réciprocité depuis bientôt 6 mois, Carelle Agbo a pu faire part de son parcours d’engagement lors de l’événement de lancement de la stratégie du MEAE.

Engagée au Bénin sur des actions sociales et de défense des droits humains, Carelle s’est engagée en service civique avec l’ambition de découvrir la France et de l’aiguiller dans ses choix d’orientation. Au sein de l’Association Habitat Jeunes à Calais, elle anime des activités de loisirs pour les jeunes mères, les femmes victimes de violences et les personnes isolées. De retour au Bénin, elle souhaite créer un centre de loisirs pour les personnes âgées. Carelle aimerait également continuer ses études dans la gestion de projets à caractère social, éventuellement en France.

« Nous avons fait une sortie à la mer avec des femmes victimes de violences. Ramasser des coquillages les a fait retombées en enfance ! Elles ont pu sortir de leurs soucis quotidiens. » a-t-elle partagé.

Intervention de Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires

Lors de la table-ronde « Environnement favorable et engagement citoyen : déterminants d’une société civile robuste », Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires a présenté le volontariat international comme une solution concrète au désir d’engagement des citoyens et citoyennes. « La variété de dispositifs existants permet à tous de s’engager, quel que soit son âge, sa nationalité, son parcours, sa disponibilité, ses compétences. » a -t-il précisé.

Yann Delaunay est également revenu sur la logique du développement partenarial en tant qu’élément fondateur du volontariat avec une exigence de réciprocité et d’équilibre, rejoignant ainsi l’ambition de la politique de solidarité internationale de la France.

Concernant le soutien au développement des écosystèmes favorables à l’engagement citoyen, il a énoncé que France Volontaires travaille de concert avec « les autorités locales, les collectivités territoriales et les agences nationales de volontariat, en prenant en compte les spécificités des pays partenaires, et en dialogue avec l’Etat et les sociétés civiles ».

Mot de clôture de la secrétaire d’Etat Chrysoula Zacharopoulou

En clôture de l’événement, la secrétaire d’Etat chargée du développement, de la francophonie et des partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, a évoqué la « diplomatie des sociétés civiles » et rappelé l’engagement indéfectible du ministère pour soutenir la défense d’un environnement favorable aux acteurs de la société civile. Elle a notamment assuré de la volonté de renforcer la politique à destination des jeunes car « ils sont en première ligne des défis de notre temps, et ce sont eux qui détiennent les solutions ».

Par ailleurs, la secrétaire d’Etat a salué l’arrivée dès avril de volontaires de solidarité internationale (VSI) en France dans le cadre de la réciprocité participant à des partenariats plus justes et équilibrés. En effet, ces nouvelles opportunités ont été rendues possibles par des dispositions de la loi du 4 août 2021 ouvrant le dispositif de VSI au principe de réciprocité.

Enfin, Mme Zacharopoulou a souligné l’importance qu’elle accordait au programme de volontariat au cœur des forêts du bassin du Congo, piloté par France Volontaires et dévoilé à l’occasion du One Forest Summit. Elle a également annoncé la mise en place prochaine d’un programme destiné à soutenir le développement du Service civique à l’international, en lien avec l’Agence du Service civique, le MEAE et France Volontaires. Ces deux initiatives vont concourir concrètement à l’ambition annoncée dans la stratégie de développer les opportunités de volontariat international, y compris dans leur dimension réciproque.

France Volontaires Congo au Forum de la revitalisation et la redynamisation de la décentralisation et du développement local

12h : le Premier Ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, proclame le lancement des débats. Environ 300 personnes sont présentes parmi lesquelles des ministres, maires, préfets, présidents de conseil départemental, collectivités françaises, collectivités marocaines, Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, France Volontaires, UE, AFD, Banque mondiale, ENAM, Conseil Economique, social et environnemental de Cote d’Ivoire, etc.

15h : La première session intitulée “Coopération décentralisée” débute. France Volontaires Congo est panéliste sur le thème “Les apports des partenaires techniques et financiers dans le processus de la décentralisation en République du Congo”. A ses côtés, l’AFD expose ses possibilités de financement via ses prêts souverains. L’Union européenne prend la suite en présentant les programmes de décentralisation qu’elle soutient au Togo et au Sénégal. Pour terminer, France Volontaires, représenté par Mamadou Ndour Camara, démontre comment le volontariat dynamise les relations de coopération décentralisée, et peut appuyer le processus de décentralisation au Congo.

En effet, la coopération décentralisée est considérée comme une « diplomatie » des collectivités territoriales. Pendant le Forum, des accords de partenariat ont été signés entre Nevers (France) et Kintélé, Charly (France) et Mouyondzi, Houdan (France) et Oyo. Le Fond Africain d’appui à la Coopération Décentralisée Internationale du Maroc a également signé des conventions entre Larache (Maroc) et Oyo, Zagora (Maroc) et Impfondo.

Afin d’apporter une base aux relations de coopération internationale, le plan national de développement 2022-2026 du Congo a été brièvement présenté. Les collectivités locales sont invitées à élaborer leurs plans de développement local et à recenser les projets de leurs territoires qui s’alignent avec le plan national de développement.

Ainsi, l’approche territoriale du développement local est considérée comme une innovation de l’Union européenne, qui vient compléter l’approche sectorielle qui, jusqu’ici, était celle qui guidait les relations entre l’État congolais et ses partenaires extérieurs. Cette nouvelle approche permettrait une meilleure coordination entre les différents acteurs. Une des propositions est de « territorialiser » les politiques publiques afin que les collectivités locales puissent bénéficier d’aides budgétaires.

Des échanges nourris avec la salle ont montré un vrai enjeu d’actualité relatif à l’opérationnalisation de la décentralisation et ont souligné :

  1. un important besoin des collectivités locales congolaises en termes de renforcement de capacités ;
  2. une forte attente envers le pouvoir central de transfert de ressources et de moyens (juridique et autres) pour pouvoir mobiliser les recettes fiscales locales.

En effet, le Congo dispose de tous les instruments juridiques pour amorcer la décentralisation. Malheureusement, leur opérationnalisation fait encore défaut. Les principaux freins relevés sont la sous-administration des collectivités territoriales marquée par un faible niveau de formation du personnel, provenant de l’absence d’une véritable fonction publique territoriale malgré l’existence de la loi n°5-2005 du 25 mai 2005 portant statut de la fonction publique territoriale. Il a été fortement recommandé d’établir un texte d’application de cette loi.

Parmi les autres recommandations, le recours au partenariat public-privé semble inévitable face à la raréfaction des ressources publiques. Il permet de mobiliser le secteur privé national et international auprès des collectivités locales. D’autre part, le ministre du budget, des comptes publics et du portefeuille public qui a animé le panel sur les financements étatiques et les fiscalités des collectivités locales, a annoncé que les dispositions sont prises pour que les ressources affectées aux collectivités territoriales soient régulièrement versées tous les 5 du mois.

En résumé, ces débats ont enrichi les réflexions sur le processus de décentralisation au Congo, et l’intervention de France Volontaires Congo a réaffirmé son expertise et son engagement dans le domaine de la coopération internationale. Raymond Zéphyrin Mboulou, ministre de la décentralisation et du développement local a clôturé les travaux sous ces mots “Pendant quatre jours de réflexion laborieuse et d’échanges fructueux sur les thématiques issues des recommandations de l’atelier préparatoire, vous avez été à la hauteur de nos attentes par la qualité des panels et les résultats auxquels vous êtes parvenus. Fort de cela, je vous félicite vivement des efforts consentis pour nous avoir tracé la voie de l’effectivité de la décentralisation au Congo.“.

Mamadou Ndour Camara, représentant de France Volontaires au Congo, et Juste Désiré Mondelé, ministre délégué chargé de la décentralisation et du développement local

France Volontaires Congo célèbre la journée nationale de la jeunesse

Organisé par le ministère de la jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, l’événement avait pour thème “Formation et insertion professionnelle des jeunes : outils et opportunités “. France Volontaires Congo, représenté par Mamadou Ndour Camara, a intervenu pour le panel “Le volontariat, moyen d’insertion socio-professionnelle des jeunes”.

Ce fut l’occasion pour France Volontaires d’expliquer son nouveau statut de plateforme du volontariat international et de présenter ses activités au Congo. Le taux de chômage des jeunes Congolais de 15-24 ans s’élève à 23%, l’insertion socio-professionnelle des jeunes est donc un enjeu majeur. Le volontariat permet d’acquérir des compétences professionnelles et personnelles, tout en contribuant au développement local et à l’intérêt général.

De nombreuses autorités nationales étaient présentes pour la première partie, dont le ministre du ministère de la jeunesse Hugues Ngouelondele. Des représentants du Conseil consultatif de la société civile, de l’Agence congolaise pour l’emploi et des organisations non gouvernementales, étaient aussi présents.

©Rachelle Gallet

Programme
La résilience économique et financement du développement : AFD, FIGA, OSIANE
Employabilité et entreprenariat : FONEA, ACPE, AUF, PDCE
La construction d’un écosystème national en faveur de l’engagement social et solidaire : Député Alban KAKY, Association Butterfly, actrices de la société civile
Le volontariat, moyen d’insertion socio-professionnelle des jeunes : France Volontaires Congo, CJVC, VNU, ancien volontaire VNU

Des volontaires ivoiriens au salon international de l’agriculture de Paris

Du 25 février au 5 mars 2023, professionnels du milieu agricole, amateurs de bonne nourriture et toute personne intéressée par le secteur se sont donné rendez-vous à la 59ème édition du Salon International de l’Agriculture à Paris. La Côte d’Ivoire y était cette année à l’honneur.

L’occasion était toute trouvée pour 4 volontaires ivoiriens présents actuellement en France pour 7 mois dans le cadre d’un volontariat en Service Civique. Gnan, Franck, Sarah et Nazaire, étudiants à l’Institut National de Formation Professionnelle Agricole (INFPA) à Abidjan, Côte d’Ivoire, sont mobilisés dans 2 lycées agricoles, le lycée Nature de la Roche sur Yon dans les Pays de la Loire et le lycée agricole Les Champs de Tracy à Vire en Normandie.

Lundi 27 février

Dès le premier jour au Salon, les volontaires ont participé à une conférence sur « L’enseignement agricole et l’international ». Chacun a eu l’occasion de parler de son expérience respective de Service Civique, de leurs premières impressions à leur arrivée en France et des missions qu’ils effectuent au sein des lycées agricoles.

Ils ont pu rencontrer le Directeur Général de France Volontaires, Yann DELAUNAY, qui était également présent à la conférence. L’accent a été mis sur l’importance des échanges de jeunes de différents pays dans le cadre du volontariat, la plus-value d’un engagement volontaire à l’international et la valorisation de cette expérience au retour dans le pays d’origine.

Mardi 28 février

Le deuxième jour sur le Salon était consacré aux visites de stands. Sarah nous explique que les produits de la Côte d’Ivoire étaient bien représentés, notamment sur le stand de l’INFPA où étaient exposés poudre de baobab, caramel, attieke, huile rouge et placali ! Et un de ses meilleurs moments restent sur le stand de la Côte d’Ivoire :

« Mon meilleur moment a été quand je suis allée sur le stand de la Côte d’Ivoire. J’ai eu l’occasion de voir le Ministre. » – Sarah

En effet, les volontaires ont pu échanger avec le Ministre ivoirien de l’Agriculture et du Développement Rural, SEM. Kobenan Kouassi Adjoumani, et immortaliser ce moment avec lui !

Mercredi 1er mars

Le troisième jour, les volontaires ont continué le tour des différents exposants et à découvrir des produits qu’ils ne connaissaient pas encore.

« Mon moment préféré c’est lorsque nous avons fait la visite du pavillon international et que nous avons découvert d’autres cultures, d’autres plats et la manière de les faire. J’ai gouté un plat brésilien appelé la feijoada ! » – Franck

« J’ai gouté à différents types de fromage, certains étaient assez forts mais très bons ! » – Sarah

Les volontaires ont également pu assister à plusieurs activités qui étaient organisées telles que le concours du meilleur taureau, une vente aux enchères ou encore les différentes façons de traire une vache.

Jeudi 2 mars

Le dernier jour des volontaires au Salon de l’Agriculture, journée spéciale Côte d’Ivoire, leur a permis de suivre une conférence sur le thème de « l’agriculture ivoirienne face aux crises externes et internes : perspectives pour relever le défi de la souveraineté alimentaire. » Occasion de mettre en avant le potentiel agricole de la Côte d’Ivoire notamment en termes de création d’emplois, de transformation industrielle et d’exportation.

Les volontaires, en tant qu’acteurs du secteur agricole sont donc pleinement concernés par ces questions et sont un des leviers pour répondre aux défis qui se posent actuellement.

« Une très belle expérience ! »

C’est de cette façon que les 4 volontaires résument cette semaine au Salon International de l’Agriculture de Paris.

Gnan a particulièrement apprécié l’ambiance et l’accueil réservé aux Services Civiques et Nazaire a souligné la grande importance qu’accorde la population française à l’agriculture.

Et cerise sur le gâteau, ils ont pu réaliser un de leur rêve, voir la tour Eiffel s’illuminer !

Signature d’un accord-cadre de partenariat en Mauritanie

Un accord-cadre entre le ministère en charge de la jeunesse de Mauritanie, représenté par son secrétaire général Mohamed Salem Boukhereh, et France Volontaires, représenté par son responsable du développement du volontariat international en Afrique du Nord et au Moyen-Orient Rémy Hallegoüet, a été signé afin de favoriser la mise en œuvre de la politique nationale de volontariat de la Mauritanie et son ouverture à l’international.

Ce partenariat repose sur trois axes principaux :

  • Travailler ensemble dans la définition du cadre sur le volontariat mauritanien et dans sa mise en œuvre (partage d’expériences, missions conjointes, mobilisation des partenaires techniques et financiers, facilitations des mises en relation avec les autres dispositifs nationaux africains).
  • Développer la mise en œuvre du principe de réciprocité permettant à de jeunes mauritaniens d’effectuer une mission de volontariat en France. Cela s’inscrira dans des parcours d’engagement et s’articulera avec un engagement au titre du volontariat national mauritanien.
  • Travailler ensemble au plaidoyer national, sous-régional, continental et international en faveur d’une meilleure reconnaissance du volontariat.

Un programme de volontariat international ambitieux annoncé parmi les livrables du One Forest Summit

Parmi les recommandations portées par la coordinatrice générale du One Forest Youth Forum, Tamarah Moutotema Boussamba, devant les chefs d’Etat présents, dont les présidents gabonais et français, a été mise en avant la création d’un « programme de volontariat international de mobilités croisées pour la préservation des forêts », afin de « favoriser le dialogue intergénérationnel et le transfert de compétences ». La porte-parole des jeunes s’est félicitée du soutien financier apporté par la France et du partenariat avec France Volontaires destiné à concrétiser ce programme.

 Le One Forest Youth Forum

Initiative de la société civile, le One Forest Youth Forum (OFYF) est un forum visant à rassembler la jeunesse mondiale sur les problématiques de gestion durable des écosystèmes forestiers. Il a été conçu comme une opportunité de faire dialoguer les jeunesses vers la recherche de solutions présentées lors du One Forest Summit. Grand succès, le OFYF a réuni plus de 700 jeunes de 20 pays différents.

Après une première journée dense, c’est lors du 2e jour du forum le 28 février 2023 que le volontariat a été mis à l’honneur, à travers deux panels. Le premier a permis d’échanger sur les contours d’un possible programme de volontariat dans le Bassin du Congo, en s’appuyant sur le témoignage de volontaires et sur l’expertise de Lucie Morillon, Directrice Communication, Valorisation et Développement des parcours d’engagement de France Volontaires. Le second panel a permis de réunir des interlocuteurs de haut niveau, parmi lesquels le ministre gabonais de la Jeunesse et des Sports, pour partager les différentes visions du volontariat dans la protection des forêts. Les deux panels ont été marqués par un fort engouement des jeunes, de nombreuses questions, réactions et suggestions, confirmant leur intérêt pour les initiatives de volontariat en lien avec la protection des forêts, notamment du Bassin du Congo.

Le One Forest Youth Forum a permis aux jeunesses de dialoguer librement et de catalyser différentes initiatives pour co-construire un programme concret de mobilisation de volontaires pour la préservation des forêts. Le programme à venir pourra notamment s’inspirer du projet EUAV Forests coordonné par France Volontaires, et des recommandations sur les mobilités croisées portées par le Conseil pour le suivi du Nouveau Sommet Afrique France lors du Forum régional « Notre Futur » qui s’est tenu à Yaoundé en décembre 2022.

 

One Forest Summit

Le One Forest Summit de Libreville a été annoncé durant la COP27 à Sharm el-Sheikh, par le Président Emmanuel Macron et le Président Ali Bongo Ondimba. Il s’est donné pour objectif de faire progresser et renouveler l’ambition collective concernant la préservation et la gestion durable des forêts, qui sont essentielles pour relever les défis mondiaux interdépendants, au premier plan desquels le changement climatique et la perte de biodiversité.

Lors du premier jour du Sommet le 1er mars, un « Dialogue intergénérationnel » a permis aux jeunes participants au One Forest Young Forum de présenter les recommandations issues du Forum et d’échanger à plusieurs ministres, dont le ministre gabonais de la Jeunesse et des Sports, Frank Nguema, la Secrétaire d’Etat française au développement, à la francophonie et aux partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou, plusieurs ministres en charge de l’environnement, notamment de l’Ouganda et du Costa Rica, ainsi que la ministre rwandaise de l’éducation.

Réagissant à la préconisation d’un programme de volontariat international de mobilités croisées pour la préservation des forêts, Mme Chrysoula Zacharopoulou s’est dite « fière que la France se mobilise à travers son opérateur France Volontaires » pour développer ce programme et a annoncé la mobilisation d’une enveloppe d’un million d’euros par la France.

Une décision saluée par le ministère de la Jeunesse et des Sports du Gabon comme « une belle victoire pour cette jeunesse africaine qui s’est mobilisée ». Il avait la veille, lors du forum des jeunes, formulé son intérêt pour le volontariat à prendre selon lui « comme un moyen d’acquérir une expérience professionnelle ».

Lors du second jour du Sommet, c’est aux Présidents Emmanuel Macron et Ali Bongo Ondimba que s’est adressée Tamarah Moutotema Boussamba, afin de présenter les différentes recommandations issues des travaux conduits par le One Forest Youth Forum. L’attente principale exprimée est de rendre les jeunesses actrices des politiques publiques environnementales, de développer des projets concrets, produisant des résultats tangibles pour les populations. Elle s’est réjouie que, parmi les pistes les plus concrètes issues du One Forest Summit, soit prévu le lancement d’un programme de volontariat, permettant des mobilités croisées (Nord-Sud, Sud-Nord, Sud-Sud), grâce au financement accordé par la France.

Le Sommet et le Forum des jeunes ont aussi été marqués par des moments de convivialité, d’échange, de dialogue entre les jeunesses, et des jeunesses avec les décideurs et experts de la cause environnementale, posant les bases d’un dialogue multi-acteurs qui devrait nourrir les prochaines éditions du One Forest Summit, appelé à devenir un rendez-vous annuel sur la question de la préservation des écosystèmes forestiers.

Le déploiement d’un programme de volontariat international, fondé sur les mobilités croisées, né des propositions des jeunesses réunies lors du One Forest Youth Forum, et financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, est une illustration de l’apport que peut représenter le volontariat pour rendre les jeunesses actrices en matière de lutte contre le changement climatique et de préservation des forêts et de la biodiversité. France Volontaires et ses membres sauront poursuivre le dialogue avec les acteurs réunis lors du OFYF pour construire un programme ambitieux, concret, partenarial et réciproque, pour que l’énergie positive issue du Forum et du Sommet trouve un débouché efficace, et réellement utile à l’atteinte des ODD.
Yann Delaunay – Directeur général de France Volontaires

 La délégation de France Volontaires

Trois jeunes, originaires du Sénégal et de France, ayant effectué un volontariat international d’échange et de solidarité ont participé aux échanges afin d’incarner l’engagement pour le climat à travers des missions et des projets de terrain et d’inciter les parties prenantes à favoriser la mobilité et la mobilisation citoyenne et les échanges humains, notamment entre les jeunesses.

Mbacké Ndiaye est entrepreneure agricole et formatrice en agroécologie au Sénégal. Titulaire d’un Master 2 Taxonomie Biodiversité Ethnobotanique et Conservation des ressources naturelles (TABEC) à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, elle était engagée auprès de l’association NEBEDAY qui a pour objectif de promouvoir la gestion participative des ressources naturelles par et pour les populations. Son engagement auprès de cette structure lui a permis d’effectuer une mission de volontariat de service civique en France auprès du lycée agricole de Montmorot de septembre 2019 à Mars 2020. A son retour au Sénégal, Mbacké a été accompagnée par l’OFII pour la mise en place d’une ferme agricole dans son village natal à Niéless (région de Fatick).

Regarder la vidéo de Mbacké réalisée dans le cadre du OFYF

Anthony Bracke a effectué une mission à Madagascar entre 2018 et 2021 en tant que volontaire de solidarité internationale (VSI) pour France Volontaires, envoyé par l’Antenne de La Réunion. Sa mission a été co-financée par la Région Réunion et par des fonds européens via le programme Interreg V Océan Indien. Ses actions de terrains étaient notamment d’ordre scientifique (cartographie, inventaires biologiques, suivis écosystémiques) et d’ordre organisationnel (aide à la création et au fonctionnement d’association de pécheurs et de coopératives villageoises). Ingénieur écologue et activiste écologiste, Anthony Bracke a depuis créé sa structure en agroforesterie, en tant que projet entreprenarial. Il a aussi lancé une association locale qui soutient des villageois souhaitant monter un projet d’agroforesterie et pratiquer le reboisement endémique, à visée énergétique, de construction et alimentaire. Une banque de semences forestières autochtones du Nord-Ouest de Madagascar est ainsi en cours de création.

Regarder la vidéo d’Anthony réalisée dans le cadre du OFYF

Maud Lepaon a été jeune volontaire de l’aide humanitaire de l’Union européenne, déployée au Cameroun dans le cadre du programme FORESTS porté par France Volontaires et plusieurs partenaires et qui s’est clôt en décembre 2022 (voir ci-dessous). Ce programme a permis la mobilisation de 25 volontaires européens de 6 nationalités en appui aux initiatives locales de renforcement de systèmes forestiers dans 5 pays : Cameroun, Congo, Ghana, Togo, Vietnam. Ses missions ont consisté principalement à venir en appui aux organisations de la société civile locale en créant des outils de plaidoyer comme des fiches de bonnes pratiques ; proposer des formations pour renforcer leurs capacités en plaidoyer et en les rassemblant dans un même groupe autour des thématiques environnementales pour augmenter l’impact de leurs actions et leur visibilité ; réaliser un diagnostic de la situation de peuples autochtones vis-à -vis de la déforestation et des changements climatiques et promouvoir le volontariat (national comme international).

Regarder la vidéo de Maud réalisée dans le cadre du OFYF

France Volontaires sera également représentée par Lucie Morillon, Directrice Communication, Valorisation et Développement des parcours d’engagement.

Le programme Forests

Mis en œuvre au Cameroun, au Congo, au Ghana, en Guinée et au Vietnam entre 2019 et fin 2022, Forests était un programme de déploiement de 25 volontaires européens visant à promouvoir des exemples de cohabitation durable entre zones forestières et communautés riveraines. Il visait à la protection de zones forestières menacées par l’activité humaine (commerce de produits ligneux, écobuage, chasse, agriculture vivrière etc.) et à la préservation et promotion des moyens d’existence durables auprès des communautés riveraines.

Dans le cadre de l’initiative EU Aid Volunteers, financée par la Commission Européenne, France Volontaires, ESI Labs! (Lettonie) et le SRD (Vietnam) ont collaboré avec les autorités ainsi qu’avec plusieurs dizaines d’organisations de la société civile de cinq pays partenaires (Cameroun, Congo, Ghana, Guinée et Vietnam). Forests a ainsi mis en réseau des partenaires vietnamiens expérimentés dans le secteur forestier avec des partenaires en Afrique de l’Ouest intéressés par des bonnes pratiques testées et ayant prouvé leur impact.

A propos de France Volontaires

Opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, reconnue comme un des acteurs de l’aide publique au développement de la France par la Loi du 4 août 2021, France Volontaires est le fruit d’une construction partagée qui réunit l’État, des collectivités territoriales et des associations autour d’une mission d’intérêt général : le développement et la promotion du volontariat international d’échange et de solidarité (VIES).  La plateforme s’appuie sur une présence en France (métropole et territoires d’outre-mer) et sur un réseau d’Espaces Volontariats en Afrique, Asie, Amérique latine/Caraïbes, au Moyen-Orient et Océanie).

Dispositif de coopération partenarial, fondé sur des rapports équilibrés entre le nord et le sud, le volontariat international d’échange et de solidarité (VIES) constitue un outil puissant et transversal pour atteindre les ODD et agir concrètement pour la planète.

En 2021, près de 400 missions de volontariat de solidarité internationale et de service civique à l’international étaient liées à la protection de l’environnement.

Rencontre des volontaires à la Résidence de France à Maurice

L’Ambassade de France à Maurice a invité l’ensemble des volontaires français présents sur le territoire mauricien à une réunion de cadrage suivie d’une réception le 24 février 2023. 

Au total, plus d’une trentaine de VIE/VIA et 13 VSI (dont 9 envoyé.e.s par l’antenne réunionnaise de France Volontaires) ont été accueilli.e.s à la Résidence de France à Floreal. 

L’ambassadrice Florence Caussé-Tissier a partagé le rôle et la position du poste diplomatique à Maurice et les enjeux de la présence Française. Elle a souligné l’importance de la présence des volontaires pour la représentation de la France à Maurice tout en rappelant les responsabilités que cela implique. 

Vincent Turmeau, Chef régional de la sécurité opérationnel pour Maurice et les Seychelles de l’Ambassade a présenté les mesures de sécurité à suivre pour les volontaires sur le plan personnel comme professionnel. 

Lors des échanges informels qui ont suivi cette réunion, l’ambassadrice s’est entretenue individuellement avec les volontaires afin de découvrir leurs missions et a salué la présence de tous les VSI de La Réunion et de Mayotte. 

Cet évènement était aussi l’occasion pour les volontaires de se rencontrer et d’échanger sur leur expérience locale.

Écoutez les voix de nos volontaires à travers la mini-série du podcast Fracas !

En collaborant avec Louie Media pour la production de ce podcast, France Volontaires souhaite donner la parole aux volontaires afin de montrer la diversité de leurs parcours et mettre en avant l’importance de l’engagement.

Vous découvrirez dans cette série des histoires passionnantes de volontaires qui ont suivi leur cœur et leur passion pour faire une différence positive dans le monde. Avec des témoignages personnels et des récits émouvants, vous découvrirez les défis et les réussites des volontaires qui ont choisi de s’engager dans la solidarité internationale.

Le premier épisode de la série, intitulé “Se faire la voix de l’Amazonie” met en lumière l’histoire de Charlène volontaire de solidarité internationale au Pérou avec le SCD – Service de Coopération au Développement ; membre de France Volontaires et Envol Vert ; association qui œuvre pour la préservation de la forêt et de la biodiversité.

Dans cet épisode, Charlène raconte comment elle a utilisé sa voix pour protéger la forêt amazonienne et l’impact positif que chacun de nous peut avoir s’il fait entendre sa voix et ses engagements.

Le deuxième épisode “Volontaire sans frontières” est consacré au parcours d’Emmanuel, jeune togolais, ancien volontaire en service civique à Toulouse. Emmanuel nous raconte son année de volontariat en France, et comment cette expérience a pu enrichir son engagement pour la jeunesse de retour dans son pays.

Dans le troisième épisode : “L’art du plaidoyer”, Thibaut raconte comment le plaidoyer s’est professionnalisé ces dernières années et de quelle manière il permet d’interpeller les décideurs politiques, le secteur privé et les citoyens aux questions d’intérêt général. En tant que volontaire avec France Volontaires au Congo, il forme les associations locales à une méthodologie d’action stratégique pour défendre le deuxième plus grand massif forestier du monde.

Les Antilles : un espace d’opportunité pour le volontariat solidaire

Si le volontariat international d’échange et de solidarité est déjà bien développé dans les Outre-mer, notamment à La Réunion, Mayotte ou encore en Nouvelle-Calédonie, le potentiel reste important aux Antilles. L’objectif de la mission réalisée par France Volontaires du 6 au 10 février était de rencontrer les différents acteurs de Guadeloupe et de Martinique, pour mieux faire connaître ce dispositif de soutien à l’action internationale des collectivités et aux politiques en faveur des jeunesses.

Une dynamique réelle à la Martinique

A la Martinique, le volontariat international d’échange et de solidarité a déjà permis à près de vingt jeunes Martiniquais de s’engager dans une expérience de mobilité internationale en Service civique et en VSI, grâce aux projets portés par la Communauté d’agglomération de l’Espace Sud Martinique avec le Bénin (voir par exemple le témoignage de Coralie, Mathilde et Nicolas). Mieux, la Martinique est le 1er territoire des Outre-Mer à avoir engagé la réciprocité, en accueillant des Béninois en Service civique. Occasion de faire un point avec les acteurs sur leur expérience et d’échanger avec les volontaires, dont la motivation et le sens de l’engagement sont remarquables et sources d’inspiration.

Le projet du maire des Anses d’Arlet Eugène LARCHER avec le Bénin, autour d’échanges réciproques de VSI, fournira une nouvelle illustration du dynamisme des échanges entre la Martinique et l’Afrique.

La Collectivité territoriale de Martinique est l’acteur majeur pour déployer une ambition renforcée pour la Martinique, en phase avec l’impulsion du Président Serge LETCHIMY autour de 2 priorités : offrir des opportunités d’engagement à l’international pour les jeunesses de l’île, et renforcer la coopération internationale de la collectivité et son rayonnement dans la Caraïbe et au-delà. La réunion de travail avec Patricia TELLE et les équipes de la CTM a permis de rentrer dans les détails d’un éventuel partenariat, dans lequel France Volontaires souhaite s’engager fortement.

Il sera important d’offrir ces opportunités de mobilité internationale solidaire à tout le territoire martiniquais, notamment ceux réunis au sein de Cap Nord ou de la CACEM (centre de l’île).

France Volontaires saura s’appuyer sur ses membres pour réussir le développement des projets, à l’image des Ceméa France dont l’antenne martiniquaise est particulièrement dynamique et experte, comme l’a montré le rendez-vous avec Frédéric CONTAULT, et de l’AFD – Agence Française de Développement, dont le directeur régional Marc DUBERNET connaît bien FV au titre des projets qu’il accompagnait dans son précédent poste à La Réunion, et qui a pu tracer les opportunités sur la zone Caraïbe et les Amériques.

Le soutien des acteurs de l’Etat sera enfin important, comme la SG de la Préfecture de la Martinique, Laurence GOYA DE MONCHY l’a souligné, ainsi que Stéphane BAILLY, directeur de Pôle emploi.

Des perspectives concrètes à La Guadeloupe

Pour l’heure, aucun projet de volontariat structuré n’est offert à la Guadeloupe.

Le président de la commission intégration régionale de la Région Guadeloupe M. Patrick SELIN, a pu présenter les priorités de la Région en matière de coopération internationale: souveraineté énergétique, souveraineté alimentaire, soutien à la francophonie, renforcement de la participation aux instances de coopération régionale, sont autant d’espaces privilégiés pour initier des missions de volontariat solidaire.

Le maire de Sainte-Rose et vice-président du Département de la Guadeloupe M. Adrien BARON, a également présenté les axes prioritaires de mobilisation potentielle de volontaires: insertion des jeunesses éloignées des opportunités et coopération avec les pays partenaires de la zone Caraïbe et au-delà.

L’association des maires de la Guadeloupe a également pu être sensibilisée, à travers un échange avec la présidente de sa commission internationale, Mme Christine HOUBLON.

La dynamique du volontariat repose sur la pleine mobilisation de tous les acteurs du territoire. C’est pourquoi les trois entretiens avec le SGAR Regis ELBEZ, le délégué régional de la DRAJES Marc LE MERCIER et la directrice de L’Agence De l’Outre-mer pour la Mobilité (LADOM) en Guadeloupe Kelly GUESDE ont été primordiaux pour les sensibiliser sur les opportunités liées au volontariat et échanger sur les espaces d’opportunité.

Enfin, la société civile sera un acteur majeur pour la réussite du programme. La mobilisation du RRMA Karib Horizon lors de cette mission est un excellent signe, avec une dizaine d’acteurs de la coopération internationale réunis à l’initiative de Axel GRAVA et de Mathieu BALAGNE pour une réunion d’information sur les différents dispositifs et les actions conduites. Les actions sont déjà nombreuses à l’international, le volontariat pourra y contribuer, dans toute sa diversité.

L’intérêt fort manifesté par les différents acteurs de la Guadeloupe trace des perspectives réelles pour initier des volontariats solidaires dans la Caraïbe et en Afrique, dans toute leur variété, y compris en réciprocité. Les fonds INTERREG, comme l’a confirmé l’entretien avec Gilles BAJAZET, et le programme Territoires volontaires, pourraient constituer des cadres particulièrement adaptés à cette ambition. France Volontaires saura se mobiliser pour accompagner cette dynamique.

Cartographie des acteurs de la préservation des forêts en Guinée

FORESTS est un projet piloté par France Volontaires en collaboration avec les organisations ESI LABS!, SRD Vietnam et financé par l’Union européenne. Il s’inscrit dans le cadre de l’initiative des volontaires de l’aide de l’Union européenne (European Union Aid Volunteer).

25 volontaires européens ont été déployés dans cinq pays : Guinée-Conakry, Cameroun, Congo, Ghana et Vietnam, en appui des différents acteurs agissant dans le domaine de la gestion et de la préservation des forêts.

La stratégie déployée en Guinée était d’identifier les zones à risque, les acteurs et les communautés vulnérables et les mettre en réseau pour proposer des réponses collectives. L’équipe FORESTS a réalisé une cartographie des acteurs de la préservation des forêts. Elle va permettre la compréhension des divers facteurs de vulnérabilité liés aux catastrophes et aux crises. Les risques seront identifiés à tous les niveaux, par chacune des communautés concernées et donneront lieu à des actions futures visant à protéger la vie, les actifs et à atténuer l’impact des catastrophes futures.

Avant de commencer le projet, l’équipe FORESTS en Guinée a d’abord suivi une formation en sécurité afin d’être mieux outillée pour accomplir les missions de terrain et pour bien gérer les situations dangereuses liées aux accidents de la route et autres.

Pour mener à bien ce projet, le processus de préparation suivant a été appliquée :

  • Rencontre avec les associations et les acteurs clés à Conakry
  • Atelier de lancement
  • Mission terrain à Moussayah, Boffa et Kindia
En lire plus sur le processus de préparation du projet

 

Cartographie des acteurs

L’équipe FORESTS a réalisé une cartographie des acteurs de la préservation des forêts dans les régions des Labé et Nzérékoré, en partenariat avec deux associations locales : Terrafrik Guinée et AFRIPD à la suite d’un appel à manifestation d’intérêt lancé auprès de 20 associations locales.

Pour guider les associations, un guide d’entretien et le tableau de collecte des données ont été transmis par France Volontaires aux 2 associations.

Une mission de terrain à Labé et N’zérékoré a eu lieu et durant laquelle l’équipe du projet FORESTS à animer 2 ateliers de restitution afin d’analyser et vérifier les données recueillies.

France Volontaires, AfriPD et Terrafrik
France Volontaires, AfriPD et Terrafrik

Diagnostic territorial

La région de Labé regorge de plusieurs forêts autre fois aménagées et classées qui sont en voie de destruction avancée surtout à cause des actions anthropiques de l’homme notamment : la coupe abusive du bois, la multiplication des briqueteries, l’agriculture sur brûlis, les récolteurs traditionnels de miel, etc. Plus loin, elle fait frontière avec au moins deux pays désertiques d’où l’avancée significative du désert dans la Région qui accroit d’ailleurs le réchauffement climatique, le tarissement des points d’eaux à travers l’assemblement poussé des cours d’eau dont la plupart des berges sont dénudés. Par ailleurs, il existe dans la région plusieurs organisations qui interviennent dans ce domaine mais de façon solitaire d’où la nécessité d’une mise en réseau et de coordination pour plus d’efficacité sur le terrain.

En Guinée Forestière, ce qui est apparu, c’est le manque de ressources de l’État, surtout le manque de formation et d’adhésion réelle sur le terrain de la part du service de protection des forêts de l’État. Les nouveaux agents ne bénéficient d’aucun transfert de connaissances et, bien souvent, ils viennent de domaines très différents. Les communautés sont conscientes du problème, mais les forêts restent leur moyen de subsistance, et elles sont fermement convaincues qu’il s’agit de leur propre terre dont elles peuvent jouir sans avoir à rendre de comptes. Leur éducation et leur participation accrues, mais surtout la recherche de moyens de subsistance autres que le charbon de bois et la revente du bois, restent les principaux défis à relever pour améliorer l’état des forêts et éviter leur disparition progressive.

Un atelier de validation finale a eu lieu à Conakry pour présenter le document final aux autorités présentes ainsi qu’aux partenaires du projet.