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Rencontres institutionnelles et immersion aux côtés des volontaires : retour sur la visite officielle du directeur général à La Réunion

Le moment fort de cette visite a été la signature de la nouvelle convention TEVO avec la Région Réunion, en présence de Wilfrid Bertile, conseiller régional, et de nombreux volontaires et partenaires engagés dans le programme. Cette étape symbolique confirme l’importance de la réciprocité internationale et de la mobilité des jeunes réunionnais, tout en consolidant la coopération régionale et la dynamique citoyenne sur le territoire.

Mais la visite ne s’est pas limitée à cette signature officielle. Les échanges sur le terrain ont permis de découvrir concrètement l’impact du volontariat. À Ekopratik, Arsène, volontaire en réciprocité venu de Madagascar, a présenté son travail sur des projets de low-tech, montrant comment le volontariat contribue au développement local et à la transition écologique. Une coopération qui s’inscrit dans la durée puisque l’association avait déjà accueilli un volontaire l’année passée, autour de la création de fours solaires. À la ville de La Plaine des Palmistes, les volontaires accueillis au sein du CCAS ont montré comment ils favorisent le lien parent-enfant et l’accès à l’école grâce à des activités ludiques et éducatives.

 

Volontariat international à La Réunion : coopération renforcée et jeunes engagés

Les rencontres avec les collectivités ont également été très enrichissantes. Benjamin Thomas, adjoint à la Ville de Saint-Denis, et Christian Jolu, adjoint de la Ville de La Possession, ont partagé leurs expériences sur la mobilisation du VIES pour leurs coopérations.

France Volontaires a aussi profité de cette mission pour échanger avec la Délégation de Mayotte à La Réunion sur les mobilités croisées et pour rencontrer différents services et opérateurs de l’État. Des réunions de travail ont eu lieu avec plusieurs services et opérateurs de l’État : Fabienne Couty, nouvelle conseillère diplomatique du Préfet de La Réunion, l’Agence Française de Développement (AFD), qui déploie des VSI dans les programmes Interreg, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), qui mobilise un volontaire de Madagascar en partenariat avec l’Université de La Réunion, France Éducation International et la DRAJES. Ces rencontres ont permis d’aborder les défis et opportunités liés à la mobilisation des volontaires internationaux et à leur contribution au développement régional.

Le secteur associatif a été pleinement intégré à cette dynamique. Les échanges avec les CEMÉA Réunion, l’association AGIR abcd et l’équipe de préfiguration d’un RRMA à La Réunion avec la CIRRMA ont mis en valeur l’importance de l’accompagnement et le développement de projets innovants en volontariat et la mobilisation du tissu associatif.

Enfin, un moment précieux a été consacré aux volontaires eux-mêmes. Une trentaine de jeunes de l’Océan Indien – anciens, en mission ou en partance – ont partagé leurs expériences et leur engagement. Leurs témoignages ont illustré à quel point le volontariat est à la fois une aventure personnelle et un tremplin vers l’insertion et l’ouverture sur le monde.

Ces trois jours à La Réunion expose l’engagement partagé de France Volontaires et de ses partenaires pour le développement du volontariat dans la zone Afrique australe Océan Indien. Ils montrent aussi que le volontariat est bien plus qu’une mission : c’est un véritable moteur pour le développement régional, l’insertion des jeunes et le rayonnement de l’île dans la zone Afrique australe – Océan Indien.

Visite officielle du Directeur général à Madagascar : le V.I.E.S en action sur la grande île

Les volontaires à l’honneur

Dès son arrivée, le Directeur général a pris part à la cérémonie de présentation des volontaires internationaux de réciprocité en départ et en retour de mission, ainsi que des volontaires français arrivés récemment à Madagascar. L’événement s’est déroulé en présence de l’Ambassadeur de France à Madagascar, M. Arnaud Guillois, du Secrétaire Général du Ministère de la Communication et de la Culture, M. Fetraniaina Rakotondrasoava, ainsi que de nombreux partenaires institutionnels et associatifs.

Au total, 18 volontaires (6 VSI et 12 en Service civique international de réciprocité) terminent leur mission après 6 à 24 mois passés en France et à La Réunion. 15 nouveaux volontaires s’apprêtent à rejoindre la France dès septembre-octobre, tandis que 12 volontaires (9 VSI et 3 SCI-R) viennent d’arriver à Madagascar pour s’engager à leur tour. Les volontaires sont déployés dans le cadre des coopérations décentralisées entre la Région Haute Matsiatra et Métropole de Lyon, de la Région Grand Est et Région Boeny, du Territoire de la Côte Ouest à La Réunion, du programme Territoires Volontaires et autres.

Cette rencontre s’inscrivait également dans la célébration de la signature en avril dernier de l’Accord intergouvernemental officialisant le partenariat bilatéral autour du V.I.E.S., lors de la visite du Président Emmanuel Macron. Elle a également été l’occasion de rappeler que Madagascar est aujourd’hui le premier pays au monde en nombre de VSI et au titre de la réciprocité, fruit de l’engagement exceptionnel des deux États, des collectivités territoriales et des sociétés civiles.

 

Le volontariat, levier de coopération

Une des étapes clés de cette mission a été la participation à la 3ᵉ édition des Assises de la coopération décentralisée franco-malgache. Lors de la cérémonie d’ouverture, le volontariat international a été présenté comme un outil majeur de coopération et de solidarité. Les volontaires eux-mêmes ont pris la parole lors de l’atelier jeunesse, partageant leurs expériences entre missions à Madagascar et à La Réunion. La restitution de leurs travaux a été assurée par le Directeur Général, marquant ainsi l’importance accordée à l’engagement des jeunes dans la coopération.

 

Des partenariats institutionnels renforcés

Cette visite officielle a également permis de consolider les liens avec de nombreux partenaires : l’Ambassadeur de France à Madagascar, M. Arnaud Guillois et son équipe, le directeur de l’Agence Française de Développement à Madagascar M. Nicolas le Guen et son équipe, l’équipe de la représentation de l’Organisation Internationale de la Francophonie dans l’Océan Indien, ainsi que plusieurs structures d’accueil de volontaires. Ces échanges ont mis en avant l’importance du travail en réseau pour renforcer l’impact du volontariat.

La mission a également été marquée par des échanges avec plusieurs personnalités de premier plan : la Ministre des Affaires étrangères, Mme Rasata Rafaravavitafika, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Abdulah MARSONMoustapha, le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Max Andonirina Fontaine, le Secrétaire Général du Ministère de la Communication et de la Culture, ainsi que la Maire de la Commune Urbaine d’Antananarivo, Mme Harilala Ramanantsoa. Ces rencontres ont permis de réaffirmer la reconnaissance institutionnelle et politique du rôle du volontariat dans le développement durable et la coopération bilatérale.

 

Sur le terrain : l’impact concret du volontariat

Le Directeur Général a visité deux projets emblématiques illustrant la diversité et la richesse des engagements :

  • Au centre Mandrosoa, l’association Grandir Dignement agit auprès des mineurs en conflit avec la loi pour défendre leurs droits et les accompagner vers la réinsertion, avec l’appui de volontaires ;
  • À l’Alliance Française d’Antananarivo, un ciné-concert intitulé « Îles connectées : de La Réunion à Madagascar », porté par la volontaire Carole Razafinimanana (VSI), a créé un pont artistique entre les deux îles, valorisant à la fois la culture et la biodiversité, avec le soutien du Département de La Réunion et Interreg.

Au-delà des visites de projets, la mission a été ponctuée de riches échanges lors de la soirée d’accueil à l’Espace Volontariats avec les structures d’accueil, les partenaires et les volontaires internationaux d’échange et de solidarité envoyés par La Guilde, la Délégation Catholique pour la Coopération, l’IFAID, le Defap, le SCD, planète urgence, GESCOD et d’autres volontaires du programme LOHARANO. Un autre moment de convivialité avec les volontaires de l’IECD, membre récent de France Volontaires, a permis d’apprécier l’immense contribution des volontaires aux projets impactants de la structure d’accueil.

 

Une dynamique tournée vers l’avenir

En mettant à l’honneur les volontaires, en renforçant les partenariats et en valorisant l’impact concret des projets sur le terrain, cette visite a démontré que le volontariat international constitue un moteur puissant de solidarité, de résilience et de transformation sociale. Madagascar, en tant que premier pays au monde en nombre de VSI et de réciprocité, se positionne comme un acteur phare du volontariat international, au cœur d’une dynamique exemplaire de coopération entre la France et Madagascar.

La Réunion renforce son engagement international avec une nouvelle convention Territoires Volontaires

Depuis 2003, la Région Réunion est un partenaire clé de France Volontaires. Ce soutien a permis les premières affectations de volontaires et la construction progressive d’un véritable écosystème du volontariat à La Réunion.

La signature de cette nouvelle convention s’inscrit dans une continuité, mais elle marque aussi un saut qualitatif : élargir le nombre de missions, favoriser l’accueil de volontaires venus de pays voisins et inscrire plus fermement encore la jeunesse réunionnaise dans une logique de mobilité et d’ouverture sur le monde.

La convention 2025-2026 repose sur trois grands axes : multiplier les opportunités de mobilité internationale pour les jeunes réunionnaises et réunionnais, en particulier à travers le service civique international ; développer la réciprocité, en ouvrant davantage La Réunion à des jeunes volontaires venus des pays partenaires, accueillis par des structures locales ; Consolider les coopérations bilatérales et développer de nouvelles perspectives avec les pays de la zone Afrique australe Océan Indien.

Volontariat international : plus de mobilité et de réciprocité pour la jeunesse réunionnaise

“C’est pour les jeunes une façon de sortir de leur milieu habituel et de découvrir le monde, en participant à des actions de développement des pays de la zone” a souligné Wilfrid Bertile :. “Apporter une solidarité, tout en augmentant leur employabilité par la suite, c’est tout l’objectif du volontariat de solidarité internationale.”

L’un des apports majeurs de ce programme est la logique de réciprocité. Là où les mobilités étaient souvent conçues dans un rapport unilatéral Nord-Sud, TeVo met désormais l’accent sur des échanges équilibrés, permettant à des jeunes Réunionnais de s’engager dans des pays partenaires et à des jeunes venus de pays voisins de trouver à La Réunion un terrain d’apprentissage et de coopération.

Cette approche transforme les relations de coopération en véritables partenariats d’égal à égal, fondés sur l’apprentissage mutuel, la reconnaissance et le respect des cultures.

Les témoignages entendus lors de la rencontre – anciens volontaires de solidarité internationale (VSI), volontaires en service civique international, jeunes accueillis en réciprocité – l’ont montré : le volontariat est un tremplin vers l’emploi, la confiance en soi et l’ouverture sur l’autre.

En parallèle, les structures locales bénéficient elles aussi d’un apport concret : renforcement de projets, ouverture internationale, nouvelles compétences.

Les participants ont pu découvrir des portraits vidéos et écouter des volontaires raconter leurs parcours, comme Sharmila, ancienne VSI en réciprocité originaire du Mozambique, qui a effectué une mission de septembre 2024 à septembre 2025 en tant qu’assistante de langue portugais auprès des lycées de saint Paul. Ou Nathalie, volontaire SCI en réciprocité au Conservatoire botanique de Mascarin, autour de la valorisation et la conservation du patrimoine végétal endémique et indigène réunionnais depuis mars 2023. Fariale, Herynah, Aurélien, Soumaya, Nathalie, Valérie et Thaïs, anciens volontaires, ont également témoigné de l’impact du volontariat sur leur parcours professionnel et personnel après la mission.

Ces parcours et témoignages montrent que le volontariat est autant une aventure personnelle qu’un levier de transformation sociale et professionnelle, ainsi qu’un tremplin pour l’insertion après la mission.

TeVo : un programme de coopération régionale entre La Réunion et l’océan Indien

Au-delà des volontaires, les partenaires institutionnels et associatifs ont souligné la valeur du programme Territoire Volontaires. Éric Sacrez, directeur de Forma’Terra, a témoigné de l’apport décisif d’un volontaire en réciprocité pour sa structure et affirmé sa volonté d’accueillir prochainement un VSI.

Les représentants de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), de France Éducation International, du Conservatoire botanique du Mascarin et du Centre de Lecture et d’Animation Culturelle du Brûlé ont également assisté aux échanges, confirmant la richesse et la diversité d’un écosystème mobilisé autour du volontariat.

Avec ce nouvel accord, la Région Réunion financera 10 missions de service civique international (6 départs et 4 accueils) et 2 missions de VSI en réciprocité.

Sous l’impulsion de sa présidente Huguette Bello, l’institution réaffirme sa volonté de faire de la jeunesse et de la coopération régionale un axe fort de son action publique.

La signature s’est conclue par une photo de famille et un moment convivial, symboles de l’esprit de partenariat qui anime ce programme.

Avec TeVo, France Volontaires et la Région Réunion ouvrent de nouvelles perspectives d’engagement, de mobilité et de coopération.
Le volontariat n’est pas seulement un départ, un accueil ou une mission : c’est une expérience unique, un levier d’insertion pour les jeunes et un outil stratégique pour le rayonnement et l’intégration régionale de La Réunion.

 

Fundación Despierta s’apprête à accueillir trois volontaires en Amazonie équatorienne

Fondée autour d’un collectif de volontaires passionnés par les questions environnementales et culturelles, Fundación Despierta développe des projets en écodiversité et en écoculture, conciliant savoirs ancestraux et connaissances scientifiques. Comme l’explique María Gabriela Miranda González, directrice de projets chez Despierta : « Chaque fois que nous nous impliquons dans des actions volontaires, nous devenons d’abord les porte-parole. En Amazonie, beaucoup de choses se passent. Les écosystèmes vivent et survivent dans le silence. » Concrètement, Despierta agit à travers plusieurs initiatives locales dont celles de la communauté kichwa Lisan Wasi et du Centre écologique Zanja Arajuno, qui vont accueillir des volontaires dans le cadre du programme V-Amazonie.

La communauté Lisan Wasi : restaurer la forêt et préserver la culture

Située sur la rive du río Puyo, la communauté autochtone kichwa Lisan Wasi œuvre depuis plus de quinze ans à la restauration de la forêt native et à la transmission culturelle auprès des jeunes générations. Sa principale urgence : la contamination du río Puyo, affecté par les rejets domestiques et industriels qui menacent directement la biodiversité et la santé des habitants. Pour Leodán Vargas, représentant de la communauté, les défis auxquels font face Lisan Wasi sont immenses : « Nous sommes menacés physiquement, culturellement et spirituellement ».

Leodan Vargas, représentant de la comunauté Lisan Wasi.

Dans ce contexte, les volontaires de Despierta s’inscrivent dans une logique de collaboration et d’échange interculturel « Les volontaires sont un soutien supplémentaire pour travailler conjointement avec la communauté. […] Et avec eux, nous pouvons partager notre culture, notre gastronomie, notre alimentation, notre médecine,….»

Deux missions VEC seront prochainement déployées à Lisan Wasi, avec pour structure d’envoi la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) : l’une axée sur l’inventaire de la biodiversité, l’autre sur le développement d’activités pédagogiques afin de sensibiliser de transmettre les savoirs locaux.

Le Centre écologique Zanja Arajuno : la conservation au service de la forêt et des locaux

Fondé il y a près de 40 ans par Medardo Tapia Román et aujourd’hui dirigé par Lucero Mora Muñoz, le Centro Ecológico Zanja Arajuno est une réserve naturelle de 53 hectares confrontée aux pressions de la monoculture et aux risques liés à l’exploitation pétrolière. Le centre se consacre à la restauration des écosystèmes, à la réhabilitation d’animaux, ainsi qu’à l’éducation et à la sensibilisation environnementale auprès des populations locales. À ces activités s’est ajoutée l’ouverture de nouvelles perspectives. Lucero Mora Muñoz explique : « Avec Despierta, nous avons commencé une quatrième phase du Centre écologique, qui consiste à travailler avec les locaux sur l’agroécologie. Dans ce sens, Despierta nous a aidés à organiser des ateliers, à apprendre sur les engrais organiques et à comprendre que la manière adéquate d’utiliser les sols amazoniens est celle qui se fait ancestralement ».

María Gabriela Miranda González, directrice de projets chez Despierta ; Lucero Mora Muñoz, directrice de Zanja Arajuno ; Stefany Lara Páez, représentante nationale de France Volontaires Équateur ; Medardo Tapia Román, fondateur de Zanja Arajuno ; et Élise Lambin, VSI Coordinatrice Équateur du Programme V-Amazonie.

Medardo Tapia Román rappelle quant à lui la longue expérience du centre avec des volontaires : « En trente ans, nous avons travaillé avec plusieurs nationalités, des spécialistes, des chercheurs, mais la grande majorité sont des personnes ordinaires préoccupées par le destin de cette planète ». Un ou une volontaire viendra prochainement renforcer l’équipe, avec comme structure d’envoi Agir ABCD (une association de retraités, membre de France Volontaires). Sa mission : apporter un appui technique, formatif et scientifique.

V-Amazonie : une opportunité pour créer des synergies

Face à l’ampleur et à la diversité des projets auxquels contribue Fundación Despierta, le programme V-Amazonie peut offrir plus qu’un soutien humain sur le terrain. C’est l’opportunité de créer des espaces pour favoriser les échanges entre les organisations. Comme le souligne la directrice de projets de Despierta : « Avoir la possibilité de créer des espaces d’échange d’expériences entre les organisations et les projets qui vont travailler dans le cadre du programme serait très intéressant. Chacun des espaces a développé des méthodologies différentes, et les partager nous permet de renforcer certaines pratiques »  

Ainsi, les volontaires deviennent des maillons d’une dynamique plus large. La première volontaire V-Amazonie mobilisée au sein de Fundación Despierta commencera sa mission en ce mois de septembre : une nouvelle étape que nous aurons plaisir à suivre de près.

Regarder le témoignage de Rudy, volontaire chez Fundación Despierta avec Planète Urgence, membre de France Volontaires

Outre-mer : renforcer le volontariat international et l’accompagnement des jeunes en mobilité

Le déracinement, la distance avec la famille, les démarches administratives complexes et le coût des billets d’avion : partir en mobilité, que ce soit vers l’Hexagone ou à l’international, reste un défi pour des milliers de jeunes ultramarins. Conscient de ces freins, le COJ – instance consultative placée auprès du Premier ministre et chargée de créer de la cohérence dans les politiques publiques de jeunesse – a consacré son dernier rapport à la situation des jeunes des outre-mer.

Un accompagnement avant, pendant et après la mobilité internationale

Parmi ses vingt-deux recommandations, la n°11 attire l’attention : elle propose d’étendre les dispositifs de l’Agence de la mobilité en Outre-mer (LADOM) en instaurant un accompagnement systématique tout au long du parcours de mobilité des jeunes ultramarins. Celui-ci inclurait une préparation en amont, un suivi psychologique pour prévenir les décrochages liés au déracinement, et un appui administratif.

Cette orientation répond aux constats dressés par le COJ : malgré l’existence de dispositifs tels que le Passeport Mobilité Études ou Formation, la majorité des jeunes interrogés ignorent leur existence et se retrouvent seuls face aux obstacles. Sur les 2 653 jeunes ultramarins consultés, seuls 34 % avaient ainsi pu bénéficier d’une aide à la mobilité.

Le volontariat international au soutien des mobilités ultramarines

Le COJ insiste également sur l’importance du volontariat comme levier d’insertion et d’émancipation. Dans les outre-mer, l’engagement volontaire joue un rôle bien plus marqué qu’en Hexagone : un jeune sur quatre a par exemple déjà effectué un service civique, qui constitue souvent une étape décisive vers l’autonomie et l’emploi.

Une formation de candidates au départ en volontariat lors d’une formation courant juillet, dans les locaux de France Volontaires aux Antilles . © France Volontaires

Plus largement, c’est l’ensemble des dispositifs du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) qui sont désormais appelés à être renforcés. « Il semble essentiel de mobiliser davantage le volontariat international pour les jeunes ultramarins, afin de leur offrir plus d’opportunités de mobilités solidaires et de favoriser le rayonnement de leurs collectivités dans leur environnement régional », souligne le rapport. Dans ce cadre, la Délégation générale à l’outre-mer (DGOM) et France Volontaires ont déjà engagé des travaux, formalisés par une convention signée le 2 juillet dernier.

Cette dynamique se traduit aussi sur le terrain. France Volontaires a récemment ouvert une antenne aux Antilles, qui vient compléter celles déjà actives à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Une présence renforcée qui facilite l’accompagnement des jeunes au plus près de leurs réalités locales. Par ailleurs, plusieurs collectivités ultramarines s’engagent à travers leurs actions de coopération décentralisée, elles offrent à leurs jeunes la possibilité de partir en mission de volontariat dans des pays partenaires, élargissant ainsi le champ des opportunités.

Le COJ, une boussole pour les politiques publiques

Ces recommandations s’inscrivent dans la mission plus large du COJ : créer de la transversalité et de la cohérence dans les politiques publiques de jeunesse. Après avoir auditionné chercheurs, associations et institutions, et recueilli la parole de plus de 2 600 jeunes ultramarins, l’instance propose des solutions concrètes pour réduire les inégalités persistantes en matière de formation, d’emploi, de logement, de santé et de mobilité.

En plaçant le volontariat international parmi ses priorités, le COJ trace une voie ambitieuse : faire de la participation des jeunes ultramarins à des missions de solidarité internationale une expérience formatrice pour leur avenir.

 

Cinq volontaires cambodgiens en mission en France grâce au Fonds Équipe France

En cette rentrée 2025, cinq professeurs cambodgiens de français ont posé leurs valises à Paris, Rouen, Lille et Caen pour des missions de volontariat de solidarité internationale (VSI). Ce projet, intitulé  Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026, vise à renforcer les compétences linguistiques, pédagogiques et interculturelles de ces jeunes enseignants grâce à une expérience de volontariat en France. Dans le cas du Cambodge, particularité notable : les volontaires sont mis à disposition par le ministère cambodgien de l’Éducation, signe fort de l’engagement du pays dans la construction de ce partenariat avec la France autour des questions d’enseignement et de francophonie.

Volontariat international : cinq jeunes Cambodgiens en mission éducative en France

Chacun de ces jeunes volontaires intègre une structure différente, choisie pour son rôle dans le champ éducatif, culturel ou social. À Caen, l’association AFEV, qui lutte depuis trente ans contre les inégalités, accueille ainsi Sopheakneath Mao. Sa mission : co-animer des ateliers autour de la langue française et de l’interculturalité auprès d’élèves allophones et de jeunes des quartiers populaires.

À Rouen, Sokchenda Cheng rejoindra le festival littéraire Terres de Paroles, où il participera à la mise en valeur des programmations culturelles et à l’organisation d’événements. Enfin, à Lille, Pongpropey Ruot s’intégrera à l’Université catholique de Lille pour développer des activités de promotion de la langue et de la culture françaises auprès des étudiants internationaux.


Darika Soeurn (au centre), enseignante de français langue étrangère (FLE) au Cambodge, entame une mission d’un an au sein de l’association Solidarité Laïque. 

À Paris, Solidarité Laïque et la Ligue de l’enseignement reçoivent respectivement Darika Soeurn et Monyrathanak Sor. Ils contribueront à promouvoir l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), notamment à travers la mise en réseau de jeunes engagés et d’acteurs éducatifs autour des Objectifs de développement durable. « J’ai l’expérience de travailler avec des volontaires car j’en ai moi-même accueilli une dans mon lycée » explique Darika, enseignante en français langue étrangère (FLE) à Kampong Cham, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale. « Je vois donc bien ce que ça peut m’apporter, en particulier pour ce qui est de découvrir de nouvelles choses en matière d’enseignement. J’espère ramener au Cambodge plein d’idées de projets éducatifs à mettre en œuvre avec les lycéens, car il y en a beaucoup ici dans l’Éducation nationale française ».

Fonds Équipe France Cambodge : renforcer la coopération bilatérale par le volontariat

Le dispositif illustre une tendance au renforcement du volontariat de réciprocité, qui permet à des jeunes des pays partenaires de venir s’engager en France, là où, historiquement, les flux étaient plutôt en sens inverse – des Français partant en mission dans des pays partenaires. En accueillant des Cambodgiens dans ses propres structures éducatives, la France favorise une coopération équilibrée, au service de la francophonie, où chacun apprend de l’autre.

Ce programme marque par ailleurs une étape supplémentaire dans la relation franco-cambodgienne. Le fait que le ministère cambodgien de l’Éducation délègue lui-même ses volontaires traduit une reconnaissance mutuelle et un investissement durable. Pour les structures françaises, l’enjeu est double : bénéficier de l’expérience et du regard neuf de jeunes volontaires étrangers, mais aussi offrir un terrain d’apprentissage riche, propice au développement de compétences sociales, linguistiques et interculturelles, directement mobilisables à leur retour au Cambodge.

Qu’elles soient initiées depuis la France ou depuis le Cambodge, ces missions poursuivent une même ambition : permettre aux volontaires cambodgiens de s’engager en France et de contribuer au renforcement de liens de solidarité durables entre les deux pays. À l’heure où les défis mondiaux – inégalités éducatives, transition écologique, migrations – appellent des réponses concertées, le volontariat de réciprocité apparaît comme une voie concrète de coopération. En favorisant le dialogue entre sociétés civiles, il contribue à bâtir des relations durables et à donner corps à une diplomatie de terrain, proche des citoyens.

 

Trois des volontaires en compagnie du directeur des langues étrangères du ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports cambodgien, le vendredi 5 septembre dernier à l’aéroport de Phnom-Penh.

 

Le projet Promotion du français dans la perspective du Sommet de la Francophonie 2026

Lancé à l’automne dernier pour une durée d’un an, il est mis en œuvre par France Volontaires Cambodge, en collaboration avec le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge, avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères via le Fonds Équipe France.

 

Photo de couverture : Roth Chanvirak / Unsplash

I Am the Future : la jeunesse des quartiers oubliés prend la parole sur grand écran

Quatre visages, quatre destins et une même envie : dire ce que signifie avoir vingt ans dans un monde traversé par les crises. Mamadou, réfugié guinéen installé à Paris ; Dian, jeune dessinatrice de Jakarta ; Laxmi, danseuse de Delhi ; Soumayraa, photographe engagée au nord du Liban. Ensemble, ils témoignent de leur quotidien marqué par la pauvreté, les bouleversements climatiques et les inégalités sociales. Leurs trajectoires se rejoignent à New York, où ils prennent la parole devant les Nations Unies.

Entre documentaire et fiction, I Am the Future, réalisé par Rachel Cisinski et produit par Mitiki en coproduction avec LP4Y, bouscule les représentations. Ici, les jeunes ne sont pas filmés comme des victimes mais comme des acteurs, capables d’inventer de nouvelles formes d’expression – écriture, danse, photographie, dessin – pour se projeter dans l’avenir.

Donner une voix aux invisibles

« Vivre pauvrement, ce n’est pas avoir une pauvre vie », rappelle le studio Youth Visions, à l’origine du projet. Le film est né de l’expérience de terrain de Romain Mailliu, producteur, qui a passé plus d’un an et demi dans les bidonvilles de Jakarta avec LP4Y. Confronté à l’ingéniosité et à la résilience des jeunes qu’il accompagnait, il a voulu transformer cette réalité en récit cinématographique. Pendant huit mois, l’équipe a partagé le quotidien des protagonistes, de Paris aux ruelles de Delhi, avant d’accompagner leur témoignage jusqu’aux tribunes de l’ONU.

La réalisatrice Rachel Cisinski insiste : « Ces jeunes ne sont ni des victimes, ni des héros exceptionnels. Leur vision du monde est simplement indispensable pour construire un avenir commun ».

Fondée en 2009, Life Project 4 Youth (LP4Y), membre de France Volontaires, est active dans 14 pays. Sa mission : favoriser l’inclusion professionnelle et sociale des jeunes de 15 à 24 ans issus de l’extrême pauvreté. Dans ses centres, les participants apprennent l’anglais, l’informatique, mais surtout la confiance et la responsabilité. Depuis sa création, plus de 8 800 jeunes adultes ont été accompagnés.

Une résonance avec le volontariat international

I Am the Future n’est pas seulement un film, c’est une démarche : un podcast, des articles, des projections-débats dans des écoles, associations et collectivités prolongent l’expérience. En mettant en avant la créativité et la résilience de la jeunesse en situation de précarité, le projet fait écho à l’engagement quotidien de milliers de volontaires qui, partout dans le monde, œuvrent pour l’inclusion et la justice sociale.

À travers ce film, le message est clair : écouter les jeunes, surtout ceux que l’on entend rarement, est une nécessité. Et c’est aussi la promesse du volontariat international : créer des passerelles entre expériences, cultures et générations pour bâtir un avenir plus solidaire.

Des projections spéciales partout en France

Au-delà de sa sortie nationale, I Am the Future fera l’objet de projections spéciales partout en France, accompagnées de débats et de rencontres avec l’équipe du film ou des associations partenaires. Ces rendez-vous sont pensés comme des moments d’échange privilégiés, où le public pourra dialoguer directement avec les producteurs, la réalisatrice ou les structures engagées sur le terrain aux côtés des jeunes. Chaque projection sera l’occasion de prolonger l’expérience du film, de questionner les enjeux d’inclusion et de solidarité, et d’explorer le rôle du volontariat international face aux grands défis contemporains.
Les prochaines dates en septembre :
– Le 16 septembre au CGR Le Colisée au Mans avec Bertrand Guerry, producteur – 19h45
– Le 18 septembre au CGR Tours Centre à Tours avec La Cimade à 19h
– Le 19 septembre au Pathé à Orléans avec Romain Mailliu et Mathilde d’Alançon, producteurs – 19h30
Du 17 au 24 septembre à l’Omnia à Rouen
Le 25 septembre au Capitole à Uzès avec Les Pieds de Biches – 18h
Le 26 septembre au Castillet à Perpignan avec HF+ Occitanie – 19h
Le 26 septembre au Fontenelle à Marly-Le-Roi avec JRS
Toutes les dates et le programme complet est disponible ici.

Life Project 4 Youth en bref

Life Project 4 Youth Alliance est une fédération de dix-sept organisations dans quatorze pays dont la mission est le développement de solutions innovantes pour l’inclusion professionnelle et sociale des jeunes (15-24 ans) issus de l’extrême pauvreté et victimes d’exclusion. LP4Y soutient et défend l’inclusion décente de milliers de jeunes et de leurs familles dans 57 programmes, 19 centres de formation et de développement, six académies Little Angel, six villages verts, deux LP4Y Labs en Asie du Sud-Est, en Asie du Sud, au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique. LP4Y est un membre fondateur du réseau Youth 4 Change et du réseau Youth Inclusion. Il jouit d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies.

Candidatures ouvertes pour le programme des Lauréats de l’Institut de l’engagement

Depuis plus de dix ans, l’Institut de l’engagement s’est imposé comme un acteur incontournable dans l’accompagnement des jeunes révélés par leur engagement citoyen. Créé en 2012, il s’adresse à celles et ceux qui, à travers un service civique, un volontariat international, une mission de solidarité, ou un investissement associatif, ont démontré leur motivation et leur sens de l’intérêt général. Chaque année, entre 500 et 700 jeunes intègrent le programme des « Lauréats », qui leur ouvre des perspectives adaptées à leurs parcours et à leurs aspirations.

« Trop souvent, les compétences acquises dans le cadre de l’engagement ne sont pas reconnues. Notre rôle est de transformer cette expérience en un véritable levier d’avenir», résume l’Institut, qui défend l’idée que l’engagement constitue un moteur puissant d’égalité des chances et d’insertion.

Un accompagnement sur mesure

Rejoindre les « Lauréats », c’est bénéficier d’un suivi personnalisé, pensé pour répondre à la singularité de chaque projet. L’Institut propose un accompagnement vers l’emploi, un appui pour intégrer des filières sélectives de l’enseignement supérieur – y compris les grandes écoles – ou encore un soutien à la création d’activités. Ce suivi repose sur un large réseau de partenaires : plus de 350 établissements de formation, entreprises et associations.

L’objectif est clair : donner à chacun la possibilité de concrétiser ses ambitions, qu’il s’agisse de trouver une formation qualifiante, de construire un projet entrepreneurial ou d’accéder à un emploi durable. Depuis sa création, l’Institut a déjà soutenu plus de 7 000 lauréats et permis à des milliers de jeunes d’accéder à de nouvelles perspectives.

Valoriser l’engagement, susciter de nouvelles vocations

Au-delà du programme, l’Institut de l’engagement fédère une véritable communauté. Lauréats, bénévoles, partenaires institutionnels et associatifs contribuent ensemble à un cercle vertueux où l’entraide et le décloisonnement sont encouragés. Près de 2 000 bénévoles participent chaque année, que ce soit au sein des jurys de sélection, dans l’animation d’ateliers ou en tant que mentors.

Depuis 2022, un dispositif de mentorat a renforcé cette dynamique, avec déjà 3 300 jeunes accompagnés. Là encore, l’idée est de miser sur l’échange et la rencontre : « Les jeunes ont tous quelque chose à apporter, d’où qu’ils viennent. Leur diversité est une richesse pour la société », souligne l’Institut.

Avec ce programme, l’Institut de l’engagement poursuit une ambition : reconnaître et promouvoir l’engagement citoyen comme une expérience aussi formatrice qu’un parcours académique ou professionnel classique. En donnant une suite concrète à ces parcours, il contribue à renforcer la confiance des jeunes et à ouvrir des portes qui, sans cet appui, resteraient fermées.

Pour les anciens volontaires, qui ont donné de leur temps dans des actions solidaires, l’appel à candidatures des « Lauréats » représente une occasion unique de transformer leur engagement en tremplin vers l’avenir.

 

Comment candidater ?

Le programme est ouvert à tout jeune de 16 à 30 ans ayant connu une expérience d’engagement citoyen, sans condition de diplôme. Les candidatures se font en ligne, via un formulaire simplifié. Pour faciliter la démarche, les témoignages des structures d’accueil, auparavant obligatoires, sont cette année facultatifs. Un webinaire sera prochainement organisé afin de présenter le dispositif et répondre aux questions des structures ou des jeunes intéressés.

La clôture des candidatures est fixée au 22 septembre inclus. Les informations détaillées et les modalités de dépôt sont accessibles sur les réseaux sociaux de l’Institut, notamment via Instagram ou le QR code ci-dessous.

La jeunesse au rendez-vous de la Fabrique de la diplomatie

Les 5 et 6 septembre 2025, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) a organisé la première édition de la Fabrique de la diplomatie, dans l’enceinte de l’Université Sorbonne Nouvelle sur le campus Nation, à Paris. Objectif : montrer les multiples visages de la politique étrangère française et susciter des vocations, notamment auprès de la jeunesse. Le ministre Jean-Noël Barrot a donné le ton en ouverture de l’événement, reprenant les mots de son prédécesseur Robert Schuman qui déclarait, à la création de la communauté européenne en 1950, que « la paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent ». Il a ainsi invité les participants à « découvrir au cours des deux jours le métier si singulier [de diplomate], cette vocation si particulière pour trouver des solutions créatives aux enjeux du monde », tandis que Didier Le Bret, directeur de l’Académie Diplomatique et Consulaire à l’origine de l’événement, renchérissait : « Vivez pleinement cette expérience inédite et immersive qu’on vous propose, déployez, soyez curieux ».


Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a ouvert l’événement et participé à une séance de questions-réponses avec les nombreux visiteurs. 

Deux messages reçus cinq sur cinq par les 20 000 visiteurs, dont une majorité de jeunes, qui ont arpenté couloirs et amphithéâtres pour assister à des conférences, rencontrer des diplomates, découvrir les métiers liés à l’action internationale… et échanger directement avec des acteurs de terrain comme France Volontaires.

2 000 visiteurs sur le stand France Volontaires

Installé au premier étage des locaux de l’université, le stand de la plateforme du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S) n’a pas désempli : 2 000 personnes s’y sont arrêtées au fil des deux jours. Animé par des volontaires en mission ou d’anciens volontaires, un parcours pédagogique pour comprendre les différents dispositifs de V.I.E.S y était proposé : chantiers de jeunes, Service civique à l’international, Corps européen de solidarité, Volontariat de solidarité internationale (VSI)…


Le stand de France Volontaires a accueilli près de 2000 visiteurs pendant les deux jours de l’événement.

Les visiteurs ont aussi été sensibilisés aux dérives du « volontourisme » et ont pu découvrir les compétences acquises grâce au volontariat, illustrées par des témoignages concrets de missions. « Sur notre stand, l’affluence a été constante, avec des visiteurs attentifs, curieux et intéressés », a résumé Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.

Le stand mettait également en valeur une exposition photo sur la diversité des parcours de volontaires, rappelant que le V.I.E.S s’adresse à toutes et tous, à tout âge de la vie.

Parmi les visiteurs de marque venus saluer l’équipe : Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué chargé des Français de l’étranger et de la Francophonie, Anne Grillo, directrice générale de la mondialisation au MEAE, Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal, Éléonore Caroit, députée des Français établis en Amérique latine et aux Caraïbes et Guillaume Légaut, président de France Volontaires.

Un outil puissant de diplomatie

Au-delà du stand, France Volontaires a participé à l’animation intellectuelle de la Fabrique de la diplomatie en organisant une conférence dédiée au volontariat international. Autour de Charlotte Chiron, responsable de la communication, plusieurs intervenants ont pris la parole : Yann Delaunay, qui a pu présenter son parcours de diplomate, mais aussi des volontaires tels que Margaux Jacquet, ancienne service civique internationale au Cambodge et Gaël Alsiret, volontaire de solidarité internationale au Costa Rica, venus témoigner de l’impact de leur engagement.

La salle comble et les nombreuses questions posées par le public ont confirmé l’intérêt des jeunes pour ce type d’engagement citoyen. « Un moment fort pour déconstruire les imaginaires autour des métiers de la diplomatie et prouver leur accessibilité à toutes et tous », a souligné Charlotte Chiron à l’issue de la table ronde.


La table-ronde organisée par France Volontaires a permis de sensibiliser les jeunes aux dispositifs du volontariat international d’échange et de solidarité (V.I.E.S).

Au terme de ces deux jours intenses, le bilan est clair : l’enthousiasme pour l’international est au rendez-vous. Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires a tenu à rappeler la dimension stratégique de cet engagement : « Le V.I.E.S est un outil puissant de notre diplomatie. Un tel événement ne fait que renforcer notre mobilisation collective, en lien avec nos membres et partenaires dans le monde entier, pour le renforcer et le développer. »

Avec ses 20 000 visiteurs et ses multiples conférences, la Fabrique de la diplomatie a rempli sa mission : rapprocher la politique étrangère des citoyens et mettre en lumière celles et ceux qui, comme les volontaires internationaux, la rendent tangible au quotidien. Pour France Volontaires, cette édition 2025 marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle des volontaires comme acteurs à part entière de la diplomatie française.


Thani Mohamed-Soilihi, ministre délégué chargé des Français de l’étranger et de la Francophonie (à droite) et Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires.

Offre de stage : Assistant·e relations institutionnelles et genre (6 mois)

Durée du stage : 6 mois
Date de début souhaitée : 3 novembre 2025
Lieu du stage : Ivry-sur-Seine (RER C, métro 7)
Date limite de candidature : 28 septembre 2025

 

Contexte du stage

Groupement d’Intérêt Public (GIP), France Volontaires est le fruit d’une construction partagée entre des acteurs publics et associatifs impliqués dans la solidarité internationale. Opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, elle assure une mission d’intérêt général : le développement et la promotion des engagements volontaires et solidaires à l’international. Pour ce faire, elle s’appuie sur une présence en France (métropole et territoires d’outre-mer) et sur un réseau d’Espaces Volontariats en Afrique, Moyen- Orient, Océan Indien, Asie, Pacifique, Caraïbes et Amérique latine.

Au sein de la Direction de la Communication, de la Valorisation et du Développement des parcours d’engagement, le Service Reconnaissance et Valorisation a pour mission d’œuvrer à la reconnaissance de l’engagement citoyen international, en s’assurant de sa prise en compte dans les cadres nationaux et internationaux, et à sa valorisation dans une logique de parcours, au travers de trois approches complémentaires que sont les relations institutionnelles, les études et la valorisation de l’expérience de volontariat.

Cette mission amène ce service à :

  • Développer des relations institutionnelles, concevoir collectivement et mener des démarches d’influence visant à inscrire l’engagement citoyen international comme un axe fort des politiques publiques (Agenda 2030 ; Jeunesses ; Développement et solidarité internationale) ;
  • Développer une fonction d’observation et de production de données, et mettre en œuvre un programme d’études, contribuant à la mesure de l’impact et de l’utilité sociale de l’engagement citoyen international ;
  • Concevoir et diffuser des outils, ainsi que mettre en œuvre des actions, favorisant la valorisation de l’expérience d’engagement citoyen international comme plus-value dans un parcours personnel, professionnel et citoyen.

La Responsable du Service est également Référente Genre pour l’organisation, et développe une stratégie dédiée avec un comité interne de suivi.

 

Descriptif du stage

Au sein du Service Reconnaissance et Valorisation, le·la stagiaire assistant·e Relations institutionnelles et Genre a pour missions principales d’appuyer les démarches d’influence des politiques publiques en lien avec les trois axes thématiques suivants : Agenda 2030 et Objectifs de développement durable ; Politiques de Jeunesses ; Politique de solidarité internationale et de coopération.

Il·elle contribuera aux activités suivantes, en lien également avec les autres dimensions du Service, et avec le Service Communication :

  • Suivre l’actualité politique et législative, et tenir une veille sur les thématiques en lien avec l’organisation ;
  • Rédiger des notes d’analyse et de synthèse sur des sujets intéressant l’organisation, et identifier les opportunités ;
  • Participer à la production d’éléments de discours et des messages adaptés aux cibles et aux différents espaces ;
  • Participer à des événements, groupes de travail et espaces de discussions, et porter les contributions de l’organisation ;
  • Participer à l’organisation d’événements et contribuer à la visibilité des actions menées en lien avec la communication (rédaction d’articles, production de contenus etc.) ;
  • Contribuer à la mise en œuvre de l’approche Genre au sein de France Volontaires en appui à la Référente Genre.

 

Profil souhaité

  • Niveau Master 1 ou 2 en relations internationales, sciences politiques ou domaines connexes ;
  • Un intérêt et des connaissances sur l’approche Genre ;
  • Bonnes capacités d’analyse, de synthèse et de rédaction ;
  • Maitrise de l’anglais écrit et oral ;
  • Dynamique, excellent relationnel et sens de la diplomatie ;
  • Une expérience d’engagement associatif ou de volontariat, notamment à l’international, est un plus.

 

Conditions du stage

  • Durée du stage : idéalement 6 mois – à compter du 3 novembre ;
  • Gratification de stage niveau légal ;
  • Prise en charge du Pass Navigo (75%) – forfait mobilité durable ;
  • Télétravail possible selon accord ;
  • Stage basé au siège, à Ivry-sur-Seine (94) (accès RERC et M°7) ;
  • Accès au restaurant inter-entreprise sur site.

 

Pour candidater

CV et LM par mail à [email protected] et [email protected] en mettant en objet : Candidature stage RI et Genre.

Date limite de candidature : 28 septembre 2025

Sans réponse de notre part 2 semaines après la fin de réception des candidatures, veuillez considérer que votre candidature n’a pas été retenue.