Rencontre avec Isabelle MIALET-SERRA, adjointe au directeur régional du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, plus particulièrement chargée de la coopération régionale au Cirad.
Rencontre avec Isabelle MIALET-SERRA, adjointe au directeur régional du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, plus particulièrement chargée de la coopération régionale au Cirad.
L’antenne de France Volontaires à La Réunion donne la parole à ses partenaires ! Épisode 2 : l’OIF.
Rencontre avec Béatrice MAHASAHY, spécialiste de programmes Langue française – Éducation – Culture – Affaires politiques et gouvernance – Développement institutionnel à la Représentation de l’Organisation International de la Francophonie à Madagascar.
La deuxième édition du Mombasa Ocean Festival s’est déroulée du 6 au 10 juin dernier à l’Alliance Française de Mombasa.
Ouverture du festival – 6 juin 2023
La cérémonie d’ouverture a rassemblé des professionnels, des artistes et des scientifiques pour partager leur implication à la protection de notre environnement, et en particulier de notre écosystème marin. Le programme comprenait un cocktail de bienvenue, des performances théâtrales par Jukwaa Arts Production et Little Theatre Club, ainsi qu’une exposition collective réunissant des artistes locaux. Cette exposition a été complétée par de magnifiques œuvres réalisées par des élèves de plusieurs écoles publiques et privées de la côte, dans le cadre du Plastic Art School Challenge (rendu possible grâce à la participation matérielle d’entreprises locales telles que Vintz Plastics, Rintz Industries et Baus Taka Enterprise).

Opening ceremony – Little Theatre Club performance
“Meet the scientists !” – 7 juin 2023
Dans le cadre du festival, l’Institut de recherche marine et halieutique du Kenya a accueilli les élèves de deux écoles, la Jeddys Academy et la Nyali School. Les enfants ont bénéficié d’une courte présentation sur les dangers qui menacent nos océans, d’ateliers de sensibilisation à la pollution marine, d’une visite de leurs locaux et des laboratoires, d’une session de plongée en réalité virtuelle et enfin d’un atelier de création d’une mosaïque géante avec Yona Mudiba, artiste plasticien connu pour son travail avec des matériaux recyclés.

Meet the scientists – Schools visit at KMFRI – Mosaic workshop
Atelier de cartographie avec Catherine Njore – 8 et 9 juin 2023
Catherine Njore est une auteure kényane spécialisée dans la cartographie pour enfants et s’est engagée à initier ces apprenants à travers des activités amusantes pendant le festival. La cartographie de l’océan aide à surveiller, planifier et exécuter les actions nécessaires tout en impliquant les apprenants dans cette démarche en utilisant des cartes colorées et des jeux.

Cartography workshop
Ocean Fiesta – 10 juin 2023
La dernière journée du Mombasa Ocean Festival était dédiée aux activités familiales autour du thème de l’océan : exposition d’art recyclé, ateliers créatifs pour les enfants, réalité virtuelle, château gonflable, atelier de peinture, cours de yoga et de zumba, jeux de société, cours d’initiation au français pour les enfants et bien d’autres encore. Une journée qui a été sponsorisée principalement par l’Ambassade, le comté de Mombasa, le Kenya Maritime Authority et CMA CGM. Plusieurs partenaires locaux étaient également présents.
Depuis mai 2022, Nilda effectue sa mission de VSI comme chargée de mission communication à l’Alliance française de Mombasa grâce à l’antenne de France Volontaires à La Réunion. Sa mission est cofinancée par le Département de Mayotte et s’inscrit dans le cadre du programme INTERREG océan Indien, cofinancé par l’Union Européenne.
En parallèle des ateliers de coopération, s’est déroulée une visite officielle de Monsieur l’Ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud GUILLOIS, et du Conseiller de coopération et d’action culturelle de l’ambassade, Patrick BOSDURE. Une rencontre à la mairie de Sainte-Marie s’est tenue le 30 mai avec les représentants locaux et le maire de la Commune Urbaine de Sainte-Marie, Joseph RAZAKA.
Dans le cadre de sa mission de Volontaire de Solidarité Internationale (VSI), Hadrien a représenté le Territoire de la Côte Ouest (TCO), communauté d’agglomération de l’Ouest de La Réunion, qui co-finance cette mission VSI et qui soutient les projets de développement à l’île de Sainte-Marie.

Réunion à la mairie de Sainte-Marie le 30 mai 2023
Les visites de terrain ont notamment mis à l’honneur la coopération décentralisée entre le TCO et la CUSM (Commune Urbaine de Sainte-Marie). Le projet de gestion des déchets porté par l’association locale partenaire 974 ACTION, en collaboration avec le GRET et le EBB (Esprit Beach et Biodiversité) a ainsi pu être mis en avant.

Déplacement de la délégation en tuk-tuk
La délégation a assisté à un entraînement de beach rugby et partagé le goûter avec les zazakely (enfants en malagasy) sur le terrain de beach du Barachois. L’occasion également pour les coopérants de rencontrer Paul, jeune volontaire en Service civique international en appui à l’animation de projets sportifs et environnements à la Cisco de Sainte-Marie, recruté par l’antenne de France Volontaires à La Réunion depuis mars 2023 (mission également co-financée par le TCO). Paul a ainsi pu échanger sur ses projets et activités au sein de 974 ACTION lors de ce moment convivial.

Entrainement de Beach Rugby avec 974 action
* Cette mission est co-financée par les fonds européens via le programme INTERREG OI V et le Territoire de la Côte Ouest (TCO).
Pouvez- vous vous présenter ?
Herynah : Je suis Herynah. J’ai 22 ans. Je suis mobilisée en tant que VSI Attachée de programme tourisme durable et économie bleue à la Représentation de l’Organisation Internationale de la Francophonie à Antananarivo à Madagascar.
Margaux : Je m’appelle Margaux, j’ai 24 ans et je vais être affectée à Madagascar en tant que coordinatrice d’actions culturelles à l’alliance française de Antananarivo.
H. : J’ai choisi de faire du volontariat afin de m’engager envers des missions permettant la réalisation des ODD (Objectifs de développement durable), mettre à profit les compétences acquises au sein de mon parcours académique, acquérir des compétences professionnelles dans un environnement interculturel, avoir une meilleure compréhension des thématiques de développement à Madagascar et plus largement dans la zone Océan Indien.
M. : J’ai entendu parler du VSI via le podcast “Bat’ karé” il y a environ deux ans. Les témoignages et les parcours des volontaires étaient très inspirants, j’ai donc gardé en tête ce projet d’expatriation car cela était un bon moyen d’oeuvrer à l’étranger tout en se rapprochant de La Réunion et de contribuer par mes missions au développement du réseau culturel de la zone océan Indien.
Comment t’es tu sentie avant de débuter le stage face à l’expérience du volontariat ?
H. : J’avais hâte de pouvoir découvrir les modules qui allaient être abordés par les formateurs et de rencontrer les futurs volontaires. Cependant, j’ai aussi eu un peu peur qu’il y ait des aspects évoqués durant le stage qui pourraient au final freiner mon envie de faire du volontariat.
M. : J’étais un peu anxieuse et septique concernant ce stage car je craignais que cela soit purement administratif.
Quelles étaient tes attentes vis-à-vis de ce stage ?
H. : J’attendais principalement de ce stage qu’il puisse me conforter dans mon envie de faire ce volontariat et de m’engager à l’international. J’attendais ensuite qu’il puisse répondre aux questions administratives que j’avais et aux éventuels imprévus qui peuvent arriver au niveau des démarches mais aussi une fois sur place. Enfin, j’espérais pouvoir discuter avec les autres futurs volontaires afin de mieux comprendre l’intérêt qu’ils ont par rapport au volontariat et leur état d’esprit durant ce stage.
M. : J’avais plusieurs attentes avant le début de ce stage : trouver des réponses aux questions relatives aux modalités et démarches administratives et médicales ; en savoir plus sur les principes du volontariat et comprendre quel est notre rôle et notre place en tant que volontaire au sein de notre structure d’accueil ; échanger sur la gestion de crise et se préparer aux éventuels risques sécuritaires et sanitaires ; instaurer un espace de confiance et d’échanges entre les différents volontaires et les membres de France Volontaires ; parler des opportunités après le volontariat.
Connais-tu le pays dans lequel tu seras affectée ?
H. : Oui, je serais affectée à Madagascar. Et étant donné que je suis originaire de Madagascar, j’ai eu l’opportunité de retourner dans mon pays d’origine plusieurs fois lorsque j’étais petite pour voir ma famille. Cependant je n’ai jamais vécu là-bas durant une longue période et je ne maîtrise pas la langue malgache donc cette expérience sera pour moi une redécouverte de mon pays et un retour aux sources.
M. : Non, je suis allée à Sainte-Marie mais jamais sur la Grande Terre, j’ai hâte !
Rencontres et présentation lors du stage de préparation à l’expérience de volontariat.
Comment s’est passée la découverte du siège de France Volontaires ?
H. : Elle s’est très bien passée ! On a été immédiatement accueillies par les formatrices du siège France Volontaires qui nous ont présenté les locaux et l’équipe de France Volontaires. Je me suis directement sentie à l’aise au sein de l’équipe, des futurs volontaires et dans les locaux, c’est donc un point que j’ai particulièrement apprécié. Je précise cependant que j’ai eu un peu de mal à trouver le siège lors du premier jour de stage du fait de travaux dans le quartier dans lequel se trouve le siège et je suis contente qu’on ait pu loger dans un hôtel qui soit vraiment proche du lieu de stage car je pense que je me serais encore plus perdue sinon !
M. : Très bien, j’ai passé une semaine qui a été productive pour la préparation de mon départ, mais aussi très riche de par la rencontre avec les volontaires et membres de France Volontaires.
Comment s’est déroulé le stage ? Quelles sont tes impressions dans sa globalité ?
H. : Le stage a été dans l’ensemble très intense et instructif. Le stage a été l’occasion de voir en détails plusieurs thèmes comme les responsabilités qu’on a en tant que volontaire, la sécurité dans le pays d’affectation ainsi que la dimension émotionnelle d’une expatriation d’un an au minimum à prendre en compte et qui sont des aspects essentiels pour une meilleure compréhension des enjeux liés à une mission de volontariat. La nature différente des activités mises en place, allant de quizz interactifs à des mises en situation a été un aspect très dynamique du stage et a contribué à une meilleure intégration au sein de la promotion de futurs volontaires. Enfin, j’ai beaucoup apprécié le témoignage d’anciens volontaires et d’entendre leurs ressentis par rapport à leur mission de volontariat.
M. : Ce fut un véritable plaisir de rencontrer l’équipe de France Volontaires et les autres futurs volontaires.
Comment a été l’ambiance durant le stage ? Comment s’est déroulée la rencontre avec les autres futur.e.s volontaires ?
H. : J’ai senti dès le début une ambiance très chaleureuse et un esprit d’équipe déjà présent au sein de la promotion. Cet esprit d’équipe s’est notamment développé grâce aux différentes activités qui ont permis de mieux connaître la personnalité et les motivations de chacun à effectuer le volontariat. Je pense sincèrement que cet esprit de solidarité qui s’est développé dans cette promotion est le point le plus important que je garde de ce stage, et je suis contente d’avoir pu échanger avec autant de personnes ayant des horizons différents mais partageant ce souhait de pouvoir s’engager et faire ses preuves à l’international.
M. : Il y a eu des moments sérieux et instructifs mais aussi beaucoup d’échanges enrichissants et du fun ! C’était très rassurant de rencontrer d’autres volontaires. Tout le monde avait un parcours très riche et atypique. Nous avons beaucoup appris par nos discussions et on a partagé de bons conseils pour notre future expatriation. Certains ont déjà vécu dans des pays où la situation sanitaire et sécuritaire est plus instable. Échanger avec eux sur ces sujets m’a beaucoup aidée pour anticiper les bonnes pratiques mais aussi pour rationaliser certaines peurs que je pouvais avoir.
Penses-tu que tu disposes maintenant de toutes les clés pour vivre au mieux ton expérience volontariat ?
H. : Oui, je pense définitivement bénéficier des outils nécessaires pour pouvoir effectuer et m’épanouir dans cette mission de volontariat.
M. : Oui, je pense avoir reçu toutes les informations nécessaires et les conseils de bonnes pratiques. Maintenant, il y a aura un temps d’adaptation que je ne pourrai appliquer que lorsque je serai dans le pays.
Quels ont été les moments marquants du stage ?
H. : Je ne pense pas qu’il y ait eu un moment marquant dans le sens où j’ai beaucoup appris des différentes interventions de chaque personne et des activités mises en place. J’ai notamment apprécié l’intervention de Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, sur l’intérêt professionnel d’effectuer un volontariat et sur les opportunités que l’on peut avoir à la fin du volontariat de manière plus générale. J’ai aussi beaucoup aimé la première activité que l’on a eu en binôme (5 vérités – 1 mensonge) et qui a permis d’apprendre à connaître de manière fun et interactive l’équipe et les futurs volontaires. Enfin, j’ai aussi beaucoup apprécié l’activité individuelle de la montgolfière qui personnellement m’a permis de mieux réaffirmer mes motivations pour cette mission de volontariat ainsi que mes motivations personnelles quant à l’avenir que j’envisage après le volontariat.
M. : Ce qui m’a marquée, ce sont les diverses discussions avec les autres volontaires, liées à notre parcours et nos aspirations dans l’exercice de nos missions. Autrement dit, comment l’on conçoit notre mission aujourd’hui en parlant de nos craintes et envies : qu’est-ce que signifie aujourd’hui pour nous réussir notre mission ? Comment nous épanouir dans notre mission et dans le pays ?
As-tu une anecdote à nous raconter ?
H. Ce n’est pas vraiment une anecdote mais il y a dans notre promotion un futur volontaire d’origine italienne du nom d’Antonio qui s’identifie énormément à la culture ivoirienne car il a eu l’occasion de grandir avec une communauté ivoirienne dans son village natal en Italie. Il s’avère qu’Antonio est tellement proche de la culture ivoirienne qu’il est même connu sur la scène musicale en Côte d’Ivoire en tant que musicien ayant collaboré avec plusieurs artistes ivoiriens en Côte d’Ivoire et en Italie. J’ai trouvé ça très intéressant d’autant plus qu’il se trouve qu’il y a un jeune en service civique de réciprocité venant de Côte d’Ivoire du nom de Marshall qui nous a accompagné durant la majorité du stage et qui a reconnu Antonio lors du stage de préparation. Preuve que le monde est petit et que nous sommes plus liés qu’on ne le pense.
Un dernier mot à ajouter ?
H. : Je voulais remercier l’équipe de France Volontaires Réunion de m’avoir permis de participer à ce stage qui au final m’a apporté beaucoup plus que ce que j’espérais notamment grâce aux rencontres avec les futurs volontaires. Je voulais aussi remercier l’équipe du siège France Volontaire de nous avoir aussi bien accueillis et guidés durant ce stage. Enfin je remercie cette promo de volontaires pour la bienveillance et l’ouverture d’esprit dont chacun a fait preuve car si cette formation s’est aussi bien déroulée c’est aussi et surtout grâce à chaque personne qui était présente dans ce stage et qui a permis à sa manière d’enrichir cette expérience.
M. : Merci aux membres de France Volontaires d’avoir si bien organisé ce stage et bon courage aux futurs volontaires pour leur mission et expatriation !

Moment convivial entre futur.e.s volontaire.s à Paris
Les missions d’Herynah et Margaux sont cofinancées dans le programme Interreg Océan Indien par l’Union européenne et la Région Réunion. L’Europe s’engage à La Réunion avec le fonds européen de développement régional.

La science à l’honneur en Union des Comores
Dans le cadre du Joli Mois de l’Europe et de la célébration de la journée de l’Europe le 9 mai, la Team Europe Initiative a participé à la 4ème édition des Journées Scientifiques de la Faculté des Sciences et Techniques qui s’est tenue du 09 au 11 mai.
Les membres de la Team Europe ont animé un stand lors de la journée du 9 mai avec pour objectif la valorisation des projets scientifiques financés par le programme INTERREG V OI en Union des Comores.
Le stand a ainsi pu réunir l’équipe du bureau de l’Union européenne, un chargé de mission du CIRAD pour le projet Food Sec Semence, ainsi que Houfrane Salim, VSI chargée de mission INTERREG en appui au ministère des Affaires Etrangères, basée à l’antenne de la Région Réunion en Union des Comores.

Houfrane, VSI chargée de mission INTERREG, au Bureau de l’Union Européenne (BUE) en Union des Comores
Les projets mis en avant lors de cette journée :
Le même soir, un cocktail a également été organisé pour fêter la Journée de l’Europe dans les jardins du Bureau de l’Union Européenne (BUE), en présence de M. Pierre BEZIZ, Chef du Bureau de l’UE aux Comores, à Moroni. Houfrane, VSI recrutée par l’antenne de France Volontaires à La Réunion, était aux côtés de Nadège LAGARDERE, responsable de l’antenne décentralisée de la Région Réunion aux Comores qui est également une ancienne VSI.

Houfrane, VSI chargée de mission INTERREG, à la 4ème édition des Journées scientifiques de la Faculté des Sciences et Techniques, à Moroni
Les Océans mis en avant à Maurice
La Délégation de l’Union Européenne à Maurice a choisi la thématique des océans pour célébrer la Journée de l’Europe. L’événement a eu lieu à Odysseo, le grand aquarium de Port Louis.
L’équipe de l’antenne de la Région Réunion à Maurice, dont fait partie Aurélien MOLLARD, VSI chargé de mission INTERREG, était présente à l’événement pour représenter la Région Réunion et le soutien de l’Europe en faveur de Maurice dans ce domaine.
Dans le cadre de sa mission, Aurélien appuie le programme INTERREG océan Indien à Maurice qui finance plusieurs projets dans le domaine de la biodiversité marine, par exemple :
Un espace d’exposition avait été prévu afin de donner l’opportunité aux projets soutenus par l’UE et ses États membres de valoriser les actions menées. Le projet PAREO était notamment représenté lors de cette soirée par Reef Conservation, qui le met en œuvre à Maurice. Il s’agit d’éduquer et de sensibiliser les plus jeunes à l’importance de protéger notre récif, à travers des jeux et autres outils pédagogiques et ludiques. Plusieurs “stands” étaient tenus par diverses organisations (internationales, ONG, ministère, etc.) afin de présenter divers projets et l’appui de l’Europe à Maurice sur ces sujets.

Aurélien, VSI chargé de mission INTERREG à l’antenne décentralisée de la Région Réunion à Maurice accompagné de l’équipe de l’antenne
Ce projet est cofinancé par l’Union européenne et la Région Réunion. L’Europe s’engage à La Réunion avec le fonds européen de développement régional.

Mathilde et Marshall font tous deux partie du programme de mobilité croisée qui prévoit l’envoi de 15 jeunes ivoiriens en service civique en France et de 15 jeunes français en service civique en Côte d’Ivoire. Pendant 6 mois, ils sont « Ambassadeur de l’engagement citoyen » et ont pour mission de suivre et de valoriser les missions des 30 volontaires du programme.
Mathilde : Avec Marshall, nous avons mis en œuvre plusieurs formats de communication pour valoriser l’action des volontaires français et ivoiriens envoyés en service civique dans le cadre du programme de mobilité croisée. N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site internet et le Facebook de France Volontaires Côte d’Ivoire pour les découvrir ! Aussi, j’ai continué de rendre visite aux volontaires français envoyés dans le cadre du programme de mobilité croisée. J’ai notamment rencontré Rémy, accueilli par l’Association Imagine le Monde (AIM) à Gonzagueville.

Avec l’Office du Service Civique National (OSCN), nous avons poursuivi la mise en mission des plus de 300 volontaires de Yopougon. En plus du suivi administratif et financier habituel, nous nous sommes rendus sur les lieux de mission de volontaires afin de vérifier que tout se passait bien pour ces derniers.
Marshall : Pour répondre aux dires de Mathilde, nous avons en effet travaillé à produire divers formats de communication pour mettre en avant les missions des volontaires. Aussi, j’ai eu l’honneur de participer à deux événements, le premier était une journée sur le volontariat international, le 24 mai dernier à Bobigny, avec Cités Unies France, la Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales (DAECT), la Délégation de la Mondialisation et l’Agence du Service Civique, révélant les enjeux du volontariat international. J’ai appris beaucoup durant cet événement.

Le second concernait la Rencontre régionale des volontaires en Normandie, un rassemblement organisé par France Volontaires, dans l’optique de tisser des liens entre volontaires, structures et collectivités. J’ai été heureux d’avoir pu rencontrer quatre de mes compatriotes ivoiriens, en mission de service civique à la Mission locale du Havre avec qui j’ai longuement échangé. Je les ai également interviewé sur leur mission de volontariat. D’ailleurs, ces interviews seront bientôt dévoilées au grand jour, restez donc attentifs pour ne surtout pas les manquer !

Mathilde : Ce mois de mai fut riche en découvertes ! Au début du mois, j’ai participé à un week-end de rencontres et de travail entre volontaires organisé à Jacqueville par France Volontaires. L’occasion de découvrir la fabrication du sel et de l’attiéké, mais surtout de profiter des plages paradisiaques de la côte ouest ivoirienne ! J’ai également pris part au milieu du mois à une visite guidée de Grand Bassam, suivie de celle d’une chocolaterie. Vous imaginez bien que je n’aurai manqué ça pour rien au monde !

Autrement, j’ai profité des week-ends prolongés de mai pour me rendre quelques jours à Tiassalé, puis à Korhogo. Le calme et la verdure apparaissent dès que l’on sort d’Abidjan, c’est très reposant. J’ai déjà quelques projets pour le mois prochain mais je vous garde la surprise pour le prochain numéro !

Marshall : Quant à moi, ce mois de mai m’a permis de me reposer, hors des remous du travail. Je me suis rendu à Paris, pour aller voir la belle et célèbre Tour Eiffel. J’ai éprouvé une profonde joie en la visitant et j’ai même eu l’occasion de monter jusqu’à son sommet. Cette découverte restera gravée à jamais dans ma mémoire. C’est grâce à cette mission de volontariat que je peux vivre ce genre d’expérience et ressentir ces multiples émotions. Ces deux mois passés en France me donnent encore plus envie de continuer et de mettre tout en oeuvre pour que mon Service Civique soit une réussite ! Encore merci à l’OSCN et à France Volontaires de m’avoir permis d’intégrer ce programme de volontariat.
Un groupe de jeunes marocains et corses s’est rencontré lors d’un chantier de solidarité internationale à Azrou, dans le cadre d’un projet porté par deux associations : l’Association Sans Frontières (ASF) et la Fédération des Associations Laïques d’Éducation Permanente (FALEP), en partenariat avec France Volontaires, la Ligue de l’Enseignement et avec le soutien du programme VVVSI du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, ainsi que du programme de volontariat soutenu par la Collectivité de Corse.
Ce voyage solidaire a duré deux semaines, du 15 avril au 1er mai, pendant lesquelles les jeunes se sont activement engagés auprès de l’association ASF en participant à la réalisation de travaux au Lycée Mohammed V.
Les jeunes volontaires ont grandement apprécié la vie à Azrou ainsi que les autres villes visitées, telles que Fès, Meknès et Ifrane. Ils ont particulièrement été touchés par l’hospitalité, la bienveillance et la richesse des échanges. Ce séjour leur a offert l’opportunité de découvrir une autre culture, de nouer des liens d’amitié et de vivre une expérience collective où ils ont réalisé des travaux concrets de solidarité internationale, tels que le jardinage, la peinture et la rénovation de la bibliothèque du Lycée. Ils ont également eu la possibilité de prendre des responsabilités et de s’épanouir grâce à des apprentissages personnels et techniques.
Rémi et Léana sont volontaires en Service Civique dans le cadre du programme de Mobilité croisée entre la France et la Côte d’Ivoire. Pour rappel, ce projet prévoit l’envoi de 15 volontaires ivoiriens en France et de 15 volontaires français en Côte d’Ivoire, sous statut de Service Civique.
Pour Léana, 22 ans, s’engager en Service Civique à l’international et particulièrement en Afrique, c’était tenter de se rapprocher de ses racines paternelles. Elle recherchait également à être dépaysée et à évoluer quelques mois dans un environnement rural.
Jeune bachelier, Rémi avait, quant à lui, arrêté ses études en début d’année scolaire. Le Service Civique à l’international était pour lui l’occasion de rester actif et d’avoir une expérience professionnalisante à l’étranger.
« A mon arrivée, le mot d’ordre était excitation ! » – Léana
Léana, envoyée par l’ONG AIME, réalise son volontariat au sein de l’association CRESAS, qui promeut l’art et la culture auprès des populations qui y ont le moins accès. Depuis le début de l’année, l’association a créé une plateforme culturelle internationale à M’Brago 2, à 40 kilomètres d’Abidjan. Les jeunes du village et des environs y sont accueillis pour participer à des activités musicales, théâtrales et littéraires.
Léana accompagne le projet depuis ses débuts. Elle participe au développement du centre, à la bonne gestion des activités ainsi qu’à la valorisation de la programmation culturelle.
« Aujourd’hui, on peut dire qu’on a bien avancé, le train est en marche ! Les activités principales sont lancées et on a gagné en auditeurs réguliers ! » – Léana
Rémi est envoyé par Eurocircle et effectue son volontariat au sein de l’association Des Livres Pour Tous. Cette dernière implante des bibliothèques dans les quartiers où l’accès à la lecture est difficile. Il accueille les enfants à la bibliothèque, leur propose des activités ludiques et répond de manière générale aux demandes des enfants (aide aux devoirs ou à la lecture par exemple).
« Ce que j’aime dans ma mission c’est proposer des activités aux enfants. Au début, on ne sait pas si ça va leur plaire et puis on les voit repartir avec le sourire, revenir le lendemain et en redemander. Ça fait plaisir. » – Rémi
Les deux volontaires aspirent désormais à mener à bien les projets qu’ils ont entrepris dans leurs structures respectives et à continuer à découvrir ce beau pays qu’est la Côte d’Ivoire ! Léana par exemple s’apprête à découvrir la côte ouest et aspire à voyager jusqu’aux hauteurs de Man dans les prochaines semaines.
« Mon objectif aussi c’est de m’améliorer en Nouchi (ndlr : argot ivoirien) afin de ramener un peu de Nouchi en Normandie ! » – Rémi
Mathilde et Marshall font tous deux partie du programme de Mobilité Croisée qui prévoit l’envoi de 15 jeunes ivoiriens en service civique en France et de 15 jeunes français en service civique en Côte d’Ivoire. Pendant 6 mois, ils seront « Ambassadeur de l’engagement citoyen » et auront pour mission de suivre et de valoriser les missions des 30 volontaires du programme.
Arrivées en France et en Côte d’Ivoire, premières impressions, missions, voici leur retour d’expérience après un mois sur le terrain.
Marshall : La semaine du mardi 12 au dimanche 16 avril 2023 a été marquée par mon arrivée sur le territoire français pour ma mission d’ambassadeur de la réciprocité dans les engagements citoyens à l’international, envoyé par l’Office du Service Civique National (OSCN). Mon arrivée s’est bien déroulée et j’ai été installé à la maison des volontaires par Thierry DEBRIS, Responsable de programme Afrique de l’Ouest, qui fut mon accueillant à l’aéroport, un endroit que j’apprécie grandement. Il s’est montré très aidant en m’accompagnant dans mes déplacements et dont je suis infiniment reconnaissant.
Au cours de la semaine de mon arrivée, j’ai participé à deux activités. La première, le jeudi 13 avril, avait pour objectif de parler du volontariat auprès des jeunes d’un quartier de Paris. La seconde, le vendredi 14 avril, consistait à participer à l’événement Cotravaux en compagnie de ma tutrice Pauline. Dans la journée, j’ai également eu l’opportunité de rencontrer Lucie MORILLON, la directrice du pôle communication, valorisation et développement des parcours d’engagement, qui m’a présenté son pôle, une rencontre qui fut très enrichissante pour moi et qui me laisse très enthousiaste à l’idée de commencer ma mission à proprement dit au sein de France Volontaires. Après cela, j’ai passé un agréable week-end en attendant avec impatience de commencer ma mission.
Mathilde : Pour ma part, j’ai atterri à Abidjan le vendredi 7 avril 2023 aux alentours de 19h, heure locale. J’ai été accueillie à l’aéroport par Daro N’DIAYE, Représentant National de France Volontaires en Côte d’Ivoire et par Souleymane SANGARÉ, Chargé du développement des volontariats. Ces derniers m’ont accompagné jusqu’à ma colocation. Une attention que j’ai particulièrement appréciée.
Le week-end de mon arrivée correspondant au week-end de Pâques, j’ai pu profiter de trois jours pour m’installer et découvrir mon quartier. Passées les nécessaires courses et le retrait de la carte SIM, j’ai pu commencer à profiter doucement mais sûrement de la douceur de vivre abidjanaise. Avec ma colocataire, nous sommes allées profiter de l’ambiance festive de Pâques à l’Internat, temple du zouglou, situé à Yopougon. Une belle introduction à l’animation d’Abidjan avant ma prise de poste à l’Office du Service Civique National le mardi 11 avril.
Marshall : Personnellement, la première grosse impression que j’ai eue en arrivant en France a été la fraîcheur, heureusement que je ne suis pas arrivé en hiver sinon ça aurait été certainement la galère. Cependant, on s’y habitue assez rapidement.
Je tiens à mettre en avant ma deuxième impression en l’honneur des membres de France Volontaires. Leur accueil, leur amabilité et surtout leur enthousiasme à l’idée que je les rejoigne dans cette aventure ardue ont suscité en moi un grand sourire, un sourire qui atteint souvent mes oreilles, pour ainsi dire ! Lors de mon premier jour de travail, pendant la pause déjeuner, j’ai été cordialement invité à partager un repas équilibré, copieux et purement français dans le restaurant situé au niveau du bâtiment de France Volontaires où il est logé. Ce repas m’a immédiatement plongé dans la gastronomie française, pour mon plus grand plaisir.

Mathilde : Sans grande surprise la première impression pour moi a été au contraire… la chaleur ! Ou plutôt devrais-je dire l’humidité. N’ayant pas grandi dans ce climat, cela m’a fait un choc les premiers jours. Mais l’on s’y fait assez vite.
Ma deuxième impression concerne l’accueil des ivoiriens. Peu importe où je me suis rendue ces premières semaines, il a été facile d’échanger et de nouer des liens. Avec mes collègues particulièrement, qui ont à cœur de me faire découvrir la culture ivoirienne et particulièrement sa gastronomie. Moi qui suis gourmande, c’est un vrai plaisir de découvrir de nouveaux plats et de les déguster ensemble !

Marshall : Ma mission de service civique en tant qu’ambassadeur de la réciprocité dans les engagements citoyens à l’international se réalise au sein de France Volontaires qui a pour vocation de promouvoir le volontariat international d’échange et de solidarité dans toute sa diversité. Ma venue s’inscrit dans le programme de Mobilité Croisée entre la Côte d’Ivoire et la France dans le cadre du partenariat avec le ministère de la Promotion de la Jeunesse de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique (MPJIPSC). Ma mission est d’animer le réseau des volontaires ivoiriens engagés en Service Civique en France, contribuer à valoriser leurs expériences et sensibiliser les publics des territoires aux engagements citoyens à l’international, tout particulièrement vis à vis de la Côte d’Ivoire.
Dans le cadre de ma mission avec l’équipe de communication, j’ai participé à un shooting photo pour le lancement de la campagne de notoriété de France Volontaires au mois de juin. J’avais donc pour rôle de réaliser des prises de vues et des captations vidéos pendant la séance photo. J’ai également eu à faire la couverture de la signature d’une convention de partenariat pour la phase 2 du projet « Place aux Jeunes ! » (PAJ) porté par Engagé·e·s et Déterminé·e·s.


Mathilde : De mon côté, je réalise mon service civique à l’OSCN. C’est un Etablissement Public National qui dépend du ministère ivoirien de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique. Une de mes missions est d’appuyer les activités de la direction du Volontariat. Cette dernière mobilise des volontaires en service civique dans les secteurs de développement de tout le pays. Mon rôle est de contribuer dans ce cadre à sensibiliser et à mobiliser de nouveaux volontaires. Ces dernières semaines, je me suis donc rendue à Yopougon avec les équipes afin de mettre en mission plus de 300 jeunes volontaires dans la commune.

Ma deuxième mission concerne plus particulièrement le programme de Mobilité Croisée entre la Côte d’Ivoire et la France. A ce titre, je suis chargée de suivre et de valoriser les missions des volontaires français impliqués dans le programme. J’ai eu la chance de rencontrer 4 jeunes français déjà présents sur place et d’échanger avec eux sur leurs missions et leur vie en Côte d’Ivoire.


La suite des aventures de Marshall et Mathilde sont à retrouver dans un mois dans le deuxième épisode du Journal des ambassadeurs !