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Le 14 Juillet, Ophélie Rallots participe, au sein d’une cohorte de volontaires, aux festivités sur les Champs-Élysées. La jeune réunionnaise, actuellement en mission de Service civique international à Madagascar, raconte ce que cette expérience lui a apporté, son attachement à l’océan Indien et l’émotion de représenter le volontariat international lors de la Fête nationale.
Ophélie Rallots participe au défilé de la Fête nationale sur les Champs-Élysées, au sein de la cohorte des volontaires. Originaire de La Réunion, elle termine une mission de Service civique à Madagascar, où elle accompagne l’association Aïna Enfance & Avenir en participant à l’organisation d’activités éducatives, sportives et culturelles, en animant des ateliers de lecture et de contes et en contribuant au développement de partenariats locaux. Nous l’avons rencontrée quelques jours avant le défilé, lors d’une répétition matinale sur les Champs-Élysées : elle est revenue sur cette expérience de volontariat, son engagement dans l’océan Indien, la fierté de représenter les outre-mer et ce que cette aventure a changé dans son parcours.
Qu’as-tu ressenti quand tu as appris que tu allais défiler pour la Fête nationale du 14 juillet, à Paris, sur les Champs Élysées ?
Un honneur, une fierté et un peu de stress. C’est un grand moment pour la République. C’est vraiment un honneur de pouvoir participer à un tel événement. Les matins sont un peu difficiles quand le réveil sonne, mais au-delà de ça tout va bien, je vais m’habituer. L’équipe est super, les autres volontaires aussi.
Comment t’es-tu préparée pour cette semaine de répétitions ?
La grosse préparation concerne l’apprentissage de la marche au pas. Apprendre à marcher au pas en tant que civils, ce n’est pas dans notre logique. La marche, l’alignement, toute l’organisation autour est… pour le coup très « militaire ». On apprend, on progresse. Les encadrants sont très gentils, ils comprennent qu’on n’a pas ça en nous en arrivant. C’est très « militaire » mais ça va, ça fait partie de l’événement.
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Que t’apporte cette semaine de répétitions ?
Elle me permet, déjà, de rencontrer d’autres volontaires, de parler avec eux de leur mission et de leurs expériences, de réaliser qu’il y a plein de Services civiques différents . Tout ça est très enrichissant. Cette semaine me permet aussi de découvrir les nombreux corps de métiers qu’on retrouve dans l’Armée. Ça m’apporte beaucoup, ça m’inspire, c’est – encore une fois – enrichissant. C’est le mot qui résume tout.
« Même si on a souvent tendance à dire que La Réunion et Madagascar partagent un lien fort, on parle d’une autre culture, d’une autre langue. Il faut savoir s’adapter, c’est un vrai choc culturel. »
Ophélie Rallots, volontaire en Service Civique international
Tu parlais des autres volontaires que tu as rencontrés. Avez-vous tissé des liens ?
Un moment comme ça, ça rapproche. Tout le monde est excité mais tout le monde stresse un peu aussi. On partage notre énergie vu qu’on vit ça ensemble. On vit également des moments de décompression, on fait des jeux collectifs pour mieux se connaître. Tout se passe très bien avec les autres volontaires.
Tu représentes le volet international du volontariat sur ce défilé. Au-delà du 14 juillet, qu’est-ce que ton Service Civique à Madagascar t’a apporté ?
De la maturité, premièrement, mais aussi un sens de l’adaptation. Même si on a souvent tendance à dire que La Réunion et Madagascar partagent un lien fort, on parle d’une autre culture, d’une autre langue. Il faut savoir s’adapter, c’est un vrai choc culturel. J’ai développé une capacité à me débrouiller dans les petits moments de galère : même si le volontariat est encadré, on est quand même « lâchés » dans l’inconnu, c’est la nouveauté.
Je ne me suis jamais sentie seule car j’étais entourée d’autres volontaires pendant ma mission. Ça a bien sûr changé la donne. Mais parfois, tu te retrouves dans des situations où la barrière de la langue peut être un vrai frein. J’ai eu quelques moments de difficulté comme ça. Mais à force de communiquer, tout va, tout glisse. Ça nous apprend à aller vers l’autre.
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Tu défiles aux côtés de volontaires français, en mission de Service Civique en France. Pourquoi as-tu choisi le volontariat international ?
C’est une décision en lien avec mon parcours et ma formation. Je suis diplômée d’un master en Anthropologie sociale et culturelle des îles du Sud-Ouest de l’océan Indien. Je voudrais, à terme, me spécialiser sur cette géographie-là et exercer à Madagascar.
Ce volontariat, c’était l’occasion de vivre une première expérience sur l’île tout en étant encadrée. Ça matchait avec mes projets. Durant ma mission, je suis venue appuyer les animations culturelles et sportives : j’organisais notamment des ateliers auprès des enfants pour promouvoir les autres îles de l’océan Indien et leurs cultures. C’est cohérent avec ma formation, ma volonté d’ancrage régional et mon projet futur.
Ça fait quoi de représenter La Réunion et les territoires ultra-marins lors du défilé ?
C’est évidemment hyper spécial pour moi. Je représente un peu les outre-mer, même si je suis entourée d’autres volontaires originaires des territoires ultra-marins pour le 14 juillet, notamment la Martinique. J’espère que l’année prochaine et les suivantes, d’autres volontaires ultra-marins seront présents pour prendre le relai. Une chose est sûre : ma famille et mes proches, eux, seront rivés devant leur télé mardi ! C’est l’événement. Déjà qu’on regardait régulièrement le défilé les années précédentes, là, je sais que tout le monde va me chercher à l’écran et essayer de me voir. La cohorte de volontaires défile à la fin de la parade, ils seront donc obligés de regarder l’entièreté
«J’espère que l’année prochaine et les suivantes, d’autres volontaires ultra-marins seront présents pour prendre le relai. »
Qu’aimerais-tu dire aux jeunes ultra-marins, de façon générale ?
J’aimerais leur rappeler qu’on peut avoir des opportunités, et qu’il faut sauter sur les occasions dès qu’elles se présentent. On peut toutes et tous y arriver si on se donne les moyens. Il faut saisir sa chance et sauter dans le bain.
Sais-tu déjà de quoi demain est fait pour toi ?
Je repars à Madagascar après le défilé pour mes derniers jours de mission. J’aimerais ensuite me former aux métiers de l’insertion professionnelle. Pendant mon Service civique, j’accompagnais notamment des jeunes dans leur recherche d’emploi et leurs candidatures. Ça m’a donné envie. En parallèle, étant déjà spécialisée dans les métiers de la culture, je vais continuer à intervenir auprès de différents établissements via les associations réunionnaises dans lesquelles je suis engagée. Je me dis que mêler insertion professionnelle et culture serait vraiment un beau projet.